samedi 13 novembre 2010
Le « Général » Sékouba Konaté a vraisemblablement ouvert la voie d’un possible éclatement du pays
Mamadou Billo Sy Savané

Il y a quelques semaines, je livrais à nos compatriotes une série de deux articles relatifs à ce que je crois être le futur possible de notre pays. Comme dautres, je minterrogeais sur le sens des nominations de copains, copines, parents, beaux-frères, tous incompétents à de hautes fonctions, des octrois ininterrompus de grades militaires, des signatures de convention liant le pays pour plusieurs années, alors que le général « qui naimait pas le pouvoir » et sa bande disent être pressés de partir.

Je rappelle que les résultats sortis des urnes, avant falsification par le général autoproclamé, Sékouba Konaté, sont les suivants : M. Cellou Dalein DIALLO (33%) des votes exprimés, M. Sidya TOURÉ (27%), M. Alpha CONDÉ (17%).

Ce rappel constant des vrais résultats sortis des urnes au premier tour, ne procède pas dintention maligne. Il nest pas non plus un plaidoyer indirect ni pour, ni contre un des candidats. Il sagit de dire les faits tels quils se sont passés. Car, quel que soit le futur vainqueur, la cohésion socio-ethnique de notre pays restera désormais profondément fragilisée par la FORFAITURE impunie du Général autoproclamé. Et cest important de ne pas cautionner une injustice Majeure au seul motif que, celui qui en est la victime, est issu de la plus petite minorité ethnique et que, son ethnie, en raison de son effectif, moins de1% de la population, nest pas en mesure de défendre un des siens. Et dans le cas qui nous intéresse, largument de dire quil vaut mieux une grande injustice qu’un petit désordre, nest pas politiquement défendable. Car au bout du compte et à moyen terme, une Grande Injustice produit toujours un grand Désordre. Largument est donc contreproductif, ou plus exactement, il engendre les maux quil prétend combattre.

Nos concitoyens ont sereinement voté au premier tour. Les suffrages quils ont émis sont allés aussi aux prétendants qui nétaient pas toujours de leur ethnie ou de leur région, même si les deux candidats au second tour avaient outrancièrement ethnicisé leur campagne. Ainsi, M. Sidya Touré est bien arrivé second avec 27% des voix, après M. Cellou Dalein Diallo (33%). Il suffisait de proclamer juste les résultats tels que sortis des urnes. Le pays aurait déjà terminé avec lélection présidentielle.

Hélas ! Le général autoproclamé et sa bande avaient un projet autre que celui dapaiser le pays. Je continuerais donc de faire ce rappel, même après ce si bizarre deuxième tour et installation du nouvel « élu ».

Les problèmes actuels du processus électoral qui semblait pourtant bien parti, du moins au premier tour, résultent mécaniquement de ce que je persiste à appeler lethnisation des résultats par falsification par le prétendu « Général » Sékouba Konaté et certains de ses conseillers dont linculte mais intrigant Secrétaire général à la présidence.

Depuis, jobserve une certaine accélération des évènements. Il me semble quémerge en pointillé, un projet autre que celui que le général autoproclamé fait semblant de nous vendre, à savoir : Restituer le pouvoir aux civils, dailleurs aussitôt accusés de lavoir « déçu », comme si un quelconque citoyen guinéen lui devait une allégeance particulière.

Le projet de ce troisième et dernier article est dexpliquer à mes compatriotes que, contrairement à ce qu’ils croient, le discours, ou plutôt les non discours du « Général » qui « naimait pas le pouvoir », ainsi que son apparente naïveté, ne sont que duplicité. Il sagit dun stratagème élaboré dans le but de conserver le pouvoir pour le compte dune oligarchie militaro-affairiste à forte connotation ethnique. Voilà ce que je mefforce de faire dans ce troisième et dernier article

Les prétentions à peine cachées dune oligarchie militaro-affairiste.

Avec lappui de ce quon nomme improprement communauté internationale, un curieux deuxième tour est organisé pour les deux ethnies majoritaires. Leurs candidats respectifs savaient peut être depuis longtemps, que ce bizarre deuxième tour leur était pré-réservé, et que le supposé premier tour nétait quune comédie visant à amuser la multitude naïve. Nous y sommes. Contre toutes nos lois et règles, on nomme un Etranger à la tête dun processus qui normalement devrait désigner à la tête de notre pays, quelquun qui aura en charge non pas le destin des Maliens, mais des Guinéens. Il ny a pas de xénophobie à dire ou à exiger que nos affaires, relevant de notre souveraineté soient confiées à des Guinéens et pas à dautres, même des Maliens pour lesquels jai personnellement de lestime. Personne ne peut sérieusement affirmer quil ny a pas de Guinéens à forte personnalité, aussi bien à lintérieur quà lextérieur capable de conduire avec rigueur et honnêteté un processus électoral national. Que certains Guinéens aient faibli devant les euros ou promesses de pavillons au Canada, ou à Paris, est incontestable. Mais déduire de cela que tous les Guinéens sont légers et malhonnêtes, est autrement plus léger. De ce que jai appris de lextérieur, notamment en France, cest quon nhumilie pas sa Patrie. Je suis sur cette ligne, dussé-je être le seul. Tant que le principe fondamental nest pas respecté, inutile despérer le respect de la règle dans le futur, puisque le principe de fond peut être piétiné au gré des intérêts de quelques uns. À mon avis, on est en présence de ce que jappelle la légèreté desprit des hommes politiques guinéens, et surtout, leur manque totale de vision. La Côte dIvoire, même en état de quasi-guerre civile, a refusé de confier à un Etranger, fut-il Africain le soin de conduire son processus électoral national.

Lélimination artificielle de M. Sidya Touré au profit de M. Alpha Condé permet de mettre face à face les deux ethnies majoritaires. Le clash en apparence ethnique, est inévitable. Cétait prévisible et prévu. M. Alpha Condé, en bon communiste soudainement « converti » à la démocratie, en construisant habilement lépisode de leau qui aurait été « empoisonnée » par un ou des Peulhs, sy emploie avec un certain succès. Les petits commerçants peulhs installés à Siguiri, Kankan, Kouroussa, Kissidougou... sont pourchassés, pillés et parfois lynchés, comme sils étaient dans un pays étranger xénophobe. Résultats : le R.P.G. seul dans les bureaux de vote. On peut imaginer le nombre de voix obtenues ou à obtenir par M. Alpha Condé dans ces régions. Il ne sen privera pas.

En inventant cet épisode de leau « empoisonnée » dont un ou des Peulhs seraient coupables, le chef du R.P.G. nest même pas méchant. Il use simplement du cynisme communiste traditionnel. Mais, avec Sékouba Konaté, ils ont un objectif précis : restituer à loligarchie militaro-affairiste malinké, les positions socioéconomiques quelle a perdues avec lavènement du défunt Lansana Conté. Le groupe Gui-co-Press est le premier maillon économique de cette entreprise politique de restauration de lhégémonie perdue, au profit dune nouvelle oligarchie peulhe. Faut-il rappeler que sous M. Sékou Touré, ladministration, la milice (armée du part-Etat), larmée nationale et léconomie, minière pour lessentiel, étaient tenues fermement par le clan familial élargi du tyran défunt et à son profit quasi-exclusif. Les autres groupes ethniques étaient voués à des fonctions subalternes, sils nétaient pas persécutés. Et, ce fut le sort réservé aux Peulhs, mais pas seulement à eux.

Les Soussous par exemple, après avoir été instrumentalisés par M. Sékou Touré pour la conquête du pouvoir, ont été cantonnés à des rôles sociaux pas forcément valorisants dans nos sociétés. Ils étaient souvent « danseurs », footballeurs, ou délateurs par nécessité alimentaire pour le compte du parti-État. Contraints, ils avaient abandonné métiers et champs. Pas de perspective de promotion par la réussite scolaire. Lécole était abandonnée, la formation négligée et lidéologie survalorisée. Ce qui explique en grande partie selon moi, leur extrême misère daujourdhui. Il suffit de se promener dans les quartiers comme Tombo, Coronthie, ou Boulbinet à Kaloum pour sen rendre compte. Ils ne sont donc plus que du bétail électoral dans lequel les représentants des deux ethnies majoritaires viennent puiser leurs supplétifs, le temps dune campagne.

Sil navait pas été arbitrairement écarté par M. Sékouba Konaté, lélection fort probable de M. Sidya Touré aurait perturbé le projet revanchiste des oligarques militaro-affairistes. On est donc assez éloigné du spectre dune guerre tribale quinvoquent déjà complaisamment certains journalistes et observateurs occidentaux. Nous sommes plutôt en présence dune âpre compétition entre clans oligarchiques dans le but de contrôler pour leurs clans, les recettes extérieures futures susceptibles dêtre générées par la probable exploitation prochaine des ressources énergétiques identifiées dans le pays.

Contrairement aux discours souvent répandus, le pouvoir de Lansana Conté a été terrible pour les Soussous en Basse-Guinée (Je ne suis ni de la Basse-Guinée, ni Soussou). En plus de la misère matérielle, ils sont méprisés. Ils ne sont pas pauvres. Ils sont misérables. Abrutis par la misère, on imagine facilement quils nont même plus conscience que leur survie est en train de basculer dans la tragédie, car trop occupés à regarder par terre ou à se demander si cet après-midi leurs rejetons affamés, revenus de lécole, pour ceux qui y vont, trouveront quelque chose à manger au taudis. Il ma été rapporté quau premier tour, certains candidats demandaient à leurs représentants de rencontrer des familles Soussous dans les quartiers où la détresse est visible à lœil nu, pour leur proposer le marché suivant : elles échangent leurs cartes délecteurs contre un sac de riz. La carte ainsi échangée est immédiatement détruite. Car cela fait des voix de moins pour le candidat pour lequel les Soussous sont supposés voter. Les autres petites ethnies un peu moins maltraitées ne vivent pas pour autant dans lopulence. Selon moi, la FORFAITURE commise par le « Général » Sékouba Konaté réveillera très vite des exigences identitaires à caractère ethnique, puisque, un candidat, en raison de son appartenance à la plus petite minorité ethnique, peut être arbitrairement privé des suffrages que ses concitoyens lui ont librement accordés.

Il serait juste et honnête de dire que Lansana Conté partageait son pouvoir au plan économique avec des clans oligarchiques, pour lessentiel constitués de quelques commerçants peulhs, souvent illettrés. Il était leur associé principal. Il leur assurait protection et marchés publics de gré à gré.

En contrepartie, eux lui assuraient fins de mois, ravitaillement pour son armée devenue une corporation syndicale, frais de soins médicaux en Suisse....Il est de notoriété publique que parfois, ce sont quatre ou cinq commerçants qui proposaient à Lansana Conté des personnes à nommer à telle ou telle fonction ministérielle. Les gouvernements successifs et ceux quon appelle ici les « gros commerçants », à partir de 2000, se manifestaient des allégeances croisées sur la base dintérêts réciproques.

Le contrebandier Mamadou Sylla de FUTURELEC était devenu si puissant, quil se vantait à juste raison, davoir obtenu le limogeage de Cellou Dalein Diallo, alors premier ministre. Mais avant lui, bien dautres gros commerçants avaient eu la peau dautres ministres et hauts fonctionnaires.

Il nest pas blâmable quil y ait une connexion intelligente entre pouvoir dEtat et une classe dentrepreneurs. Selon moi, cela est même souhaitable. Mais, les commerçants illettrés de notre pays ne sont pas des entrepreneurs. Ce sont des négociants, et pour être précis, des importateurs revendeurs. Ce sont plutôt des rentiers par les liens de parenté quils entretiennent avec les hauts fonctionnaires des administrations économiques et financières du pays. Ils ont plus facilement accès aux marchés publics, aux licences, agréments et autorisations diverses. Tout cela est difficilement accessible à ceux qui, hier, sous le régime de Sékou Touré, occupaient les places fortes socioéconomiques du pays. Ils sont aujourdhui vendeurs de pièces de pièces de rechange doccasion, et parfois, exploitants miniers (or et diamant). On est là au cœur du débat. Le programme socioéconomique de M. Alpha Condé peut se résumer en une seule phrase : Restaurer les oligarchies militaro-affairistes dans leurs privilèges davant avril1984. Doù sa détermination visible à casser du commerçant Peulh. Ces derniers, derrière M. Cellou Dalein Diallo sont tout aussi déterminés à conserver par tous les moyens, les places fortes acquises sous Lansana Conté. Laffrontement économique à coloration ethnique est donc inévitable. Et la détermination de chaque camp est dautant plus grande que dans nos contrées, ne pas être au pouvoir, ou en être éloigné est synonyme de mort sociale, économique, et parfois physique.

Par ailleurs, nos commerçants ne sont pas capables de transformer les profits commerciaux colossaux en investissements destinés à produire des biens matériels. Ils nen nont pas la formation, ni la culture. Ce quils appellent investissements, ce sont des placements immobiliers. Or ce sont les investissements visant la production de biens réels qui sont créateurs demplois et de richesse pour le plus grand nombre. Leurs « entreprises » sont très parentalisées au sens de clans élargis, pour celles qui sortent du secteur informel. Leurs employés sont souvent des proches de la famille ou du village dorigine. Du coup, le citoyen ordinaire a limpression vraie ou supposée, que certains secteurs dactivité économique sont ethnicisés, et que, ne pas être Peul, vous ferme la porte de tout emploi lié au commerce, aux finances ou banques..... Il nest pas rare dentendre ici ou là, notamment dans les quartiers miséreux que « si tu es Soussou ou de la Guinée Forestière, inutile de chercher à travailler à la banque centrale, ou dans les pièces de rechange. La porte est fermée, et la clé jetée à la mer ». Fausse impression. Mais il ne sert à rien de répéter cest faux, cest faux...La réalité est que, il ny a que très peu dentrepreneurs au sens schumpétérien du terme. Un entrepreneur cest un « aventurier » de léconomie, libéré des entraves psychologiques traditionnelles, ouvert aux autres et capable de fédérer autour des lui, les individus de toute origine pour tenter cette aventure économique quest lentrepreneuriat.

Tant que cette barrière psychologique nest pas franchie, et cest le cas en Guinée, nous aurons affaire avec des négociants importateurs de pacotilles asiatiques dont lenrichissement sera toujours suspect et économiquement stérile pour la collectivité nationale.

Et les rentiers ne seront jamais des entrepreneurs, en tout cas pas dans nos pays. Ils le seront dautant moins que leur rente de situation est liée aux réseaux croisés de parents, amis, compatriotes de village détenant les leviers importants des administrations économiques, financières, politiques et sécuritaires du pays.

De mon point de vue, cest le nœud du conflit entre les oligarchies militaro-affairistes de M. Alpha Condé, en Général Malinké, et les oligarchies affairistes commerçantes liées à M. Cellou Dalein Diallo. Elles sont pour lessentiel Peulhes.

À lavenir, aucun leader politique issu dune minorité ethnique du pays, ne pourra accéder à la magistrature suprême par voie électorale. Lélimination arbitraire et désinvolte de M. Sidya Touré au profit de M. Alpha Condé par les clans militaro-affairistes de Sékouba Konaté, en est lillustration. Si elle devait être définitivement entérinée, souvrirait alors pour notre pays, une nouvelle ère politique pleine de surprises, pas toujours souhaitables.

Nous devrions, dès maintenant proposer clairement une réforme exigeant une alternance régionalo-ethnique, puisque, cest cela la réalité sociopolitique observable à ce jour. La décision arbitraire de Sékouba Konaté contre M. Sidya Touré, mais en faveur de son parent dethnie Alpha Condé, illustre parfaitement cette réalité. Ce serait légitime, car par voie électorale, ils naccéderont jamais à la magistrature suprême du pays auquel pourtant ils appartiennent. On ne pourra pas indéfiniment sabriter derrière le nombre pour tenir à la lisière de la magistrature suprême des compatriotes autrement plus méritants. Ce nest pas cela la démocratie.

En définitive, les autres campagnes électorales à venir dans cinq, dix ou vingt ans... seront ethnicisées à outrance. Et les candidats Malinkés et Peulhs seront toujours au second tour, ne serait-ce que par leffet mécanique de leur démographie. Le « Général » Sékouba Konaté a vraisemblablement ouvert la voie dun possible éclatement du pays.

Est-ce le rôle dun militaire ?

Cest quoi déjà la Trahison ?


Mamadou Billo Sy Savané à Conakry.


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
GilBlack, lundi 15 novembre 2010
Si l`ethnie est l`arme des médiocres et que cela se pratique en Guinee a travers l`ethno-stratège,alors nos efforts seront toujours voués à l`echec malgré les 52ans de misères qui en sont une preuve d`ailleurs.Puisqu`on nous propose la DEMOCRATIE mais nous préférons la fusilcratie,l`ethnicratie,la médiocratie,la mangécratie,la magouillecratie...Et donc,aussi longtemps que ces idées retrogrades existeront dans nos murs,nous continuerons a basculer dans des mefaits de celles-ci qui gangrenent notre société et entravent son Developpement dans tous les domaines.Reconnaitre et rétablir chacun dans ses droits devraient primer sur tout maintenant en Guinee hélas cela n`est pas la preoccupation du Guineen.Un beau Monde est frustré,préjugé,opprimé,violenté,...parce que soit faible,minortaire,sans defense...Voilà tant d`elements qui pourraient justifier un eventuel eclatement ou instabilité en Guinee dans un avenir tres proche.Vive le nouveau regime militaro(Konaté)-civil(Alpha), l`oligarchie-affairiste malinké et mafieux.Ah chers condécitoyens,un nouveau Camaradougou vous attend!
GNATAKOLI, dimanche 14 novembre 2010
Mon frère Youssouf, Ne brûlons pas notre maison à cause du moustique. Si demain, votre mentor Alpha Condé vous nommait ministre de la Propagande, je sais que j`irais boire dans votre fontaine. Aujourd`hui, c`est les PEULHS qui sont indexés comme le mal de la Guinée, demain ce sera les Soussous , les Tomas, les Kissi, les Landoumas, les Bassaris, les Diakhankés ou les Malinkés. Ce qui est arrivé à nos frères Peulhs en Haute Guinée, c`est une honte pour tout le monde. Combattons ensemble l`incitation à la haine éthnique de tous les côtés. En tout cas, si vous êtes fier du comportement de nos Frères SOUSSOUS de KALOUM sans perpectives d`avenir, les enfants drogués, les maris chomeurs à vie sans défense, à la merci de nos SOI-DISANTS SAGES ET REPRESENTANTS DE LA BASSE Côte à la solde de Alpha Condé ou de Cellou Dalein Diallo; ces Répresentants égoistes et malhonnêtes ne pensent qu`à leurs petites personnes et à leurs petits postes, mais par la grâce de DIEU, ils seront déçus du voyage. Je suis désolé, mon frère Youssouf, je ne suis pas de votre genre. Bonne chance dans le nouveau gouvernement. Salut.
Mory Sylla, dimanche 14 novembre 2010
C`est faux,c`est faux(rires).C`est moi qui suis le Soussou dont les ancetres sont issus de Boffa.Je doute fortement que cela soit votre cas a vous mr.Tutankamon. Vous dites que je ne dois pas me rendre coupable de delit de patronyme a votre egard? Alors il faut appliquer la loi de la reciprocite`.Sinon que faites vous alors quand vous cataloguez les autres rien qu`en entendant leurs noms,a la television en plus? Mr.Yete Barry,soyez logique avec vous meme.Merci.
Barry Tutankhamon, dimanche 14 novembre 2010
voyez cet aveugle. A cause de mon nom il me ramene au Fouta. Combien de fois il faudra leurs dire que le nom ne fait pas forcement l`ethnie. je suis soussou, Mory. je suis issu d`une grande famille soussou de Boffa. Alors Ne te fie pas aux apparences ni au nom. je suis aussi peulh de Dalaba; malinke de siguiri et toma de lola. je suis un guineen de toute la guinee. Surtout Ne te demande pas comment ça marche ! Demande toi à quoi ça sert ! ...
Mory Sylla, dimanche 14 novembre 2010
Il est vraiment dommage de voir certains freres s`enliser dans les calculs tribaux les plus choquants.Les Soussous sont traites de tous les noms d`oiseaux.L`autre meme qui se dit aussi Soussou nous taxe de damnes.Tout ca a cause d`une election dont tout les etres lucides savaient deja l`issue.Barry Tutakamon,c`est pas de notre faute si les "Fouta Pele`" n`ont aucun talent pour jouer en equipe nationale.
Barry Tutankhamon, dimanche 14 novembre 2010
Merci pour cet aticle . je vois maintenant pourquoi mes freres sont plus nombreux dans le Syli National que dans les bureaux de dieu.Suivez un match du Syli vous n`entendrez que des............
Mamady BERETE, dimanche 14 novembre 2010
ou est ma reaction?
Youssouf bangoura, dimanche 14 novembre 2010
Gnatakoli, si tu as honte d`être Soussou, ben alors, donnes toi la mort, tu ne manquerais à personne . Pour ma part, autant j`apprecie l`analyse du Doyen Savané sur la situation politico-économique de la guinée, autant je desapprouve sa vision carcaturale sur les Soussous en reduisant cette ethnie uniquement au niveau de la population du Kalum. Il est vrai que dans ces quartiers la pauvrété et manque d`education sont palpables, mais peut-on deduire que tous les Soussous sont sans education et affamés, bien sûr que non . ce que Doyen savané a oublié de dire ou peut être ne sait pas, ce que dans ces familles, la plus part des chefs de familles ont été mis arbitraire au chomage depuis des longus années ou sont pensionnés dû au PAS( programme d`Ajustement structural) imposé par le FMI à la fin des années 80 . Les personnes appelées communement deflatés. Du jour au lendemain se sont retrouvées à la touche sans indemnité. beaucoup de ces pères de famille travaillaient à l`ONAH, à Sonatex, à Libraport etc... Par ailleurs les Soussous ne sont pas moins eduqués que les autres ethnies, moi qui connais bien fouta, haute guinée et un peu la guinée forestière je sais de quoi je parle .
GNATAKOLI, dimanche 14 novembre 2010
J`approuve parfaitement votre analyse sur l`éthnie SOUSSOUS. En 1956 et 1958, nos parents et grands parents se sont détruits pour faire élire le sanguinaire Sekou Touré. Le Président feu Lansana Conté a tout fait pour sortir les SOUSSOUS de leur misère, mais malheureusement, nous sommes les damnés et les traitres de la Guinée; les Kassory Fofana, Facinet Touré, Fodé Bangoura, Mamadou Sylla, Kiridi, Makalé Camara, Fodé Soumah, Keira, qui sont sortis de leur misère; grâce au Président Lansana Conté. Ces hommes et femmes sans honneur, ont préfèré des sacs de riz au développement du pays et au bonheur de leurs frères et soeurs SOUSSOUS et Guinéens qui croupissent dans les ghettos de Kaloum. J`espère que ces traitres SOUSSOUS ne joueront plus les MOMOJOS de Sekou Touré. Le Bon DIEU les punira tous, car leur Alpha Condé est une calamité pour la Guinée et pour l`Afrique. J`AI HONTE D`ETRE SOUSSOU.
M.B.D, samedi 13 novembre 2010
Mr: Savané vous avez parfaitement raison. A partir d´aujourd´hui, aucun Guinéen ou Guinéenne issu(e) d´une ethnie minoritaire ne sera Président de la Republique de Guinée sauf si dans le futur on organise une alternance regionalo-ethnique. Et votre texte sur le duel économique des 2 ethnies majoritaires en Guinée est aussi juste que le mot. Cet article est une très bonne analyse. Félicitation.
Mory Sylla, samedi 13 novembre 2010
Mr.Sy Savane`,avec tout le respect,je desapprouve totalement de cette analyse partielle et partisance de la situation Guineenne.Je vous ai envoye` un email de protestation.Vous allez le recevoir dans votre boite a lettre.
Oumar Bah, samedi 13 novembre 2010
Excellent article monsieur Savane, franchement j`ai apprecie celui ci.Mais a la place d`une alternance regionalo-ethnique mais je pense qu`il faut exiger que l`armee soit equilibree pour un debut, chaque region y aura 25% d`officiers, de sous-officiers et de soldats. Ce quotas ne sera pas forcement maintenu pour toujours mais tout juste pour un debut pour qu`on puisse guarantir que cette armee ne sera pas utilisee pour la conquete du pouvoir. En effet la Guinee s`est foutue dans un probleme sans precedent. J`espere qu`il en reviendra a notre generation de resoudre ces problemes. merci
Amenofils, samedi 13 novembre 2010
Je suis toyt a fait d`accord avec cette analyse et je pense qu`il faut faire une demiocratie avec une alternance des regions a la tete de ce pays. Comme le faisait le fouta theocratique mais cette fois ci a plus grande echelle.
Cisse, samedi 13 novembre 2010
Eclatement Eclatement, on est fin pret. Allons a l`eclatement

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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