lundi 28 décembre 2009
Le général Konaté se rend à Rabat pour rencontrer Dadis Camara
Sékouba Konaté

Le dirigeant par intérim de la Guinée, le général Sékouba Konaté, se rend lundi au Maroc auprès du chef de la junte, hospitalisé à Rabat depuis plus de trois semaines, après avoir été blessé à la tête par son aide de camp, a annoncé la junte dans la nuit de dimanche à lundi.

"Le général de brigade Sékouba Konaté, ministre de la Défense nationale, président par intérim, quittera ce lundi 28 décembre 2009 Conakry pour se rendre au Maroc auprès du chef de l'Etat, son excellence le capitaine Moussa Dadis Camara, président de la République, chef de l'Etat, commandant en chef des forces armées, pour une visite de courtoisie et de consultation", selon ce texte diffusé dans la nuit de dimanche à lundi sur la radio nationale.

Le texte a été lu par le commandant Mandjou Dioubaté, directeur du bureau de presse de la présidence de la République.

Le général Konaté n'a pas rencontré le chef de la junte depuis que ce dernier a été blessé, le 3 décembre, par son aide de camp qui a ouvert le feu sur lui dans un camp militaire à Conakry.

Cette visite à Rabat du général a été plusieurs fois programmée puis reportée.

Depuis que le capitaine Camara a été opéré, officiellement d'un "traumatisme crânien", les autorités guinéennes diffusent le même type de message officiel: "Il va mieux et a l'intention de retourner le plus vite possible à Conakry". Mais, un ministre aurait récemment rapporté au général Konaté que le capitaine Camara était, en fait, dans "un état assez déplorable".

Moussa Dadis Camara avait été porté au pouvoir par l'armée le 23 décembre 2008, au lendemain de la mort du dictateur Lansana Conté (1984-2008).

Par ailleurs, Sékouba Konaté a ordonné, durant le week-end, au ministre chargé de la Communication à la présidence et au ministère de la Défense, Idrissa Chérif, de s'abstenir désormais de toute déclaration sur la Guinée et sur l'état de santé du chef de la junte, a confié un ministre proche du général.

Les "déclarations tapageuses contre Bernard Kouchner et la France ne sont pas de nature à améliorer les relations entre la Guinée et l'Union européenne", qui vient de durcir ses sanctions contre la junte, a fait valoir ce ministre proche du chef de l'Etat par intérim.

"Si les instructions du général ne sont pas respectées, Idrissa Chérif sera mis aux arrêts, nous sommes toujours en régime d'exception", a-t-il ajouté.

M. Chérif avait plusieurs fois accusé le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, d'avoir cherché à "déstabiliser le régime" et "d'être en contact avec ceux qui ont tenté d'assassiner" le chef de la junte.


AFP
/ 28 décembre 2009


www.guineeactu.com

Retour     Imprimer cet article.    

Vos commentaires
Barry Ab, mardi 29 décembre 2009
Mr SOW n`est pas a la page du tout
Webmaster, lundi 28 décembre 2009
Réponse à M. Sow: Comme indiqué à la fin de l`article, il s`agit d`une dépêche de l`AFP qui, généralement, ne raconte pas n`importe quoi.
Baldé Mamadou, lundi 28 décembre 2009
Nous devons tous lutter contre un pouvoir Militaire Nous devons tous lutter contre un pouvoir militaire dans notre pays, surtout nous les jeunes. Aujourd’hui, avec la mondialisation aucun pays ne peut vivre seul surtout les pays pauvres comme la Guinée. On a tendance nous Guinéens à se voiler la face en disant que notre pays est riche, notre pays est riche on se trompe, au 21 siècle la richesse d’un pays c’est les ressources humaines et sa stabilité. Notre pays a besoin des capitaux étrangers, des investisseurs étrangers pour nous aider à avancer. Mais le malheur est que, la Guinée est un pays à haut risque, le risque pays est très élevé. Personne ne va investir dans un pays où le Président se déplace avec des centaines de soldat, personne ne va investir dans un pays où chaque carrefour c’est un camp militaire, personne ne va investir dans un pays où partout tu rencontres des militaires armées jusqu’aux dents, en résumé un pouvoir militaire n’exprime pas confiance aux investisseurs. C’est le cas de la Guinée. On n’a même pas 50 entreprises dignes du nom contre des milliers au Sénégal alors que la nature est plus favorable dans notre pays. Même les projets de développement financés par les bailleurs de fond qui étaient destinés à la Guinée sont détournés vers le Sénégal ou le Mali à cause des risques. Les conséquences de ces risques sont énormes surtout pour nous les jeunes, la plus grave c’est le chômage. Chaque année, il y a des milliers de jeunes qui sortent de nos Universités, parmi eux 90% ne trouvent pas du travail et ceux qui trouvent le plus souvent les travaux ne sont pas liés à leurs qualifications. Le pire mes frères, est que un diplôme obtenu aujourd’hui, avec l’évolution de la recherche s’il ne trouve pas du travail lié à la qualification, dans trois ans il n’aura plus de valeur. Mes chers frères nous devons tous réfléchir objectivement. Si Dadis n’a pas confiance à ces leaders il y a quelques part un Guinéen de bonne foi civil qui peut diriger ce pays. Nous devons tous lutter contre les militaires et en même temps lutter pour avoir un bon civil au pouvoir de bonne foi, digne. Je ne veux pas de Dadis parce que c’est un militaire, je rêve de voir un civil de bonne foi, je dis bien de bonne foi diriger ce pays. Je sais qu’il y en a au moins un parmi les 10 millions de Guinéen. Baldé Mamadou
SOW JEAN BERTRAND, lundi 28 décembre 2009
D`où vous tenez cette info? Le général n`a jamais bougé de conakry pour rabat. Vérifiez vos sources avant de nous faire avaler des couleuvres

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
© Tous droits réservés guineeActu.com 2011