« Celui qui peut régner sur la rue régnera un jour sur l’Etat ; car toute forme de pouvoir politique et de dictature a ses racines dans la rue » GOEBBELS
J’ai déjà évoqué la malédiction de la Guinée, dont les signes extérieurs sont évidents et frappants. L’absence de l’Etat, ou son non existence constitue une autre évidence.
Je voudrais rebondir à la sortie de la vice-présidente de la Banque Mondiale qui a fait allusion aux revenus miniers en termes clairs : Ces revenus ne profitent pas au pays. TOUTE LA MISERE DU PAYS TROUVE SON ORIGINE DANS LA DESTRUCTION DE CE SECTEUR !
Le jour n’est plus loin pour que les Guinéens soient éclairés sur :
- La location Gérance de Friguia, d’abord, et sa « cession » à Russal ensuite
- Le montage de Global Alumina et sa « cession » à BHP Billiton ensuite
- Les dessous des conventions Rio TINTO, les affaires SEMAFO, SAG, AREDOR et autres contrats intra CBG.
Les Guinéens comprendront ce jour que Souaré n’a été qu’un faire-valoir depuis sa rentrée au gouvernement jusqu’à sa nomination comme « premier Ministre »
Arrêtons de nous voiler la face et allons aux faits.
Des vautours opulents, affamés et insatiables ont transformé le pays en mangeoire.
Lansana Conté leur sert de table publique et de chef inconscient, incompétent et irresponsable.
Souaré a manqué de créer un seul département dans sa structure, c’est celui chargé de la gestion des anciens Premiers Ministres et ministres sous l’ère Conté, afin de trouver le cadre de concertation adéquat pour situer les responsabilités des uns et des autres dans la casse public.
Que les Guinéens sachent que le jour de son jugement devant le tribunal de l’histoire, Lansana Conté n’aura comme complices plus coupables que lui que quelques énergumènes qui ont trônés aux mines, aux finances, à la BCRG, à l’agriculture, la pêche, les transports et les TP, la communication.
A ceux-là, il faudra ajouter ces commerçants pirates et narcotrafiquants qui n’ont un sens du business que dans les fraudes fiscales à grande échelle.
La vice-présidente de la Banque Mondiale est partie avec dans ses dossiers, les revenus de l’Etat dans les sociétés minières de 1958 à 1984, de 1984 à 1993 et depuis 1993 à nos jours. C’est tout simplement renversant et incompréhensible.
L’ampleur du désastre dans lequel a plongé le pays la destruction de nos mines ne peut être évaluée, encore moins appréciée à sa juste valeur. C’est du génocide économique que la Guinée a connu.
Mais les Guinéens s’accommodent de la misère et l’intègrent dans leur monde de vie.
Aucune alternative n’est possible à la RUE pour chasser CONTE et arrêter le festin des vautours.
Drahmane Toure