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Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons faire comprendre aux autorités de la transition, Sekouba Konaté en premier, que nous réclamerons notre victoire avec la dernière énergie. Que la patience pour juste satisfaire les exigences du camp adverse ne font plus partie de notre approche de maintien de la paix. Dès maintenant, le seul moyen efficace de garantie de la paix à disposition des autorités de la transition devrait être et rester l’équité dans le traitement, la transparence dans le processus électoral et ce à équidistance des deux camps.
Le silence, voire le mutisme apparent de Sékouba Konaté depuis la proclamation des résultats du premier tour du scrutin présidentiel, qu’il faut rappeler ici s’est tenu depuis le 27 Juin 2010, en dit long sur ses intentions. Sinon comment s’explique son indifférence quand on trimbalait le Président de la CENI, Ben Sékou Sylla, malade et au crépuscule de sa vie devant le tribunal en violation de toutes les dispositions de la loi qui garantissent une immunité aux membres de cette institution ? Ce même tribunal qui a condamné Ben Sekou Sylla et El Hadj Boubacar Diallo condamne aujourd’hui Lounseny Camara pour atteinte à la sincérité du scrutin présidentiel du 27 Juin 2010. La nomination de Lounseny Camara comme vice-président de la CENI comme représentant de l’alliance Arc-en-ciel confirme ce que tout Guinéen de bonne foi savait et disait, à savoir qu’il est un membre et agent actif du RPG, de ce fait ne pouvait être neutre et équitable en tant que président de cette institution. Le président par intérim de la transition, Sékouba Konaté estimait tout simplement que la présidente intérimaire Mme Aminata Camara de cette autre institution de la transition ne pouvait être confirmé à ce poste, car elle n’était pas fiable en tant membre du PUP de l’Alliance des bâtisseurs.
Pourquoi les autorités de la transition n’ont-elles pas cherché jusqu’à maintenant à situer la responsabilité sur ces incendies qui ne s’emparent que des locaux abritant le matériel électoral, avec seulement 24 heures d’intervalle, à quelques jours des dates préalablement fixées pour le scrutin et de surcroit à quelques mètres des bureaux de la présidence de la république, parce qu’à l’intérieur du camp Samory d’une part et au siège de la FOSSPEL dans la cité des nations d’autre part, donc dans le périmètre théoriquement le plus sécurisé de Conakry ?
Pourquoi ces vols répétitifs totalisant plus de vingt ordinateurs de la CENI comme si elle est la seule institution à avoir cette denrée certes rare, mais qui soudain devient si convoitée par les brigands à col blanc de Conakry ?
Pourquoi quand les Guinéens demandaient l’assistance de Sékouba Konate pour trouver une personne neutre à la tête de la CENI, celui-ci se sentait-il plus obliger à chercher un premier imam pour la mosquée Fayçal, comme si les Guinéens, profondément croyants attendaient de lui cet acte pour officialiser leur croyance et prier dans cette maison d’Allah après le décès du premier imam rhatib, El hadj Ibrahima Bah, Paix à son Ame ?
Pour quel motif le Gouvernement de Jean Marie Dore offre-t-il la tribune de la primature et le plateau de la télévision nationale à une soi-disant coordination régionale pour dire qu’elle n’acceptera pas que les votes de leur fils, entendez Alpha Condé, soient annulés même en cas d’irrégularité, comme si les Sydia Toure, Abe Sylla, Cellou Dalein et autres n’étaient pas des fils d’autres Guinéens connus et identifiables jusque dans leurs villages respectifs et relevant aussi de coordinations régionales ?
Pourquoi Sékouba Konate s’attaque-t-il uniquement à Mouctar Diallo parce que son parti, le NFD, a choisi de rejoindre l’Alliance des bâtisseurs et pas à Mansour Kaba, qui au même moment voyageant aux frais de l’Etat et du contribuable guinéen battait campagne pour l’Alliance Arc-en-ciel d’Alpha Condé en France ?
Pourquoi Sekouba Konate a-t-il attendu qu’il y ait des morts pour penser à satisfaire une demande aussi élémentaire, à savoir assister les Guinéens à trouver une personne consensuelle à la tête de l’institution en charge d’organiser les élections pour question de transparence, d’équité, de paix et de sécurité après un premier tour dont le climat de déroulement a été unanimement salué tant par les Guinéens que la communauté internationale et les résultats acceptés par tous les 24 candidats en compétition, et confirmés par la cour suprême ? La nomination du malien Siaka Toumani Sangaré saluée par tout un chacun et acceptée par toutes les parties en compétition aujourd’hui prouve à suffisance qu’il était beaucoup plus d’une question de choix et responsabilité de la part de Sékouba Konaté que d’élection au sein même de la CENI.
Quand on a organisé une élection où on a réussi à départager 24 candidats, pourquoi achever cette élection avec deux candidats en liste devient instantanément plus laborieux, plus difficile, plus compliqué et chère psychologiquement et économiquement pour le commun des guinéens.
Aujourd’hui Sekouba Konate dit que Dadis Camara résidant à Ouagadougou, au Burkina Faso a peur de le rencontrer. Sekouba Konate quant à lui, devant son miroir et face à lui-même et sa conscience devrait avoir peur de lui-même et honte devant les Guinéens qui lui accordèrent une confiance apparemment démesurée et un respect qu’il n’a pas encore eu ni le courage, ni la sagesse de mériter. Espérons qu’il va se ressaisir et faciliter la tâche au nouveau président de la CENI et ainsi occuper une place plus honorable dans l’histoire de notre pays.
La question qui nous hante encore est de savoir qui de lui Konate ou de son compagnon Dadis est le vrai faux-type. Toujours une équation guinéenne qui ne revient qu’à lui seul de résoudre. Bientôt en Guinée, la démocratie triomphera avec ou sans Sekouba Konate.
Wassalam!
Oury Diallo
www.guineeactu.com
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