dimanche 24 octobre 2010
Le faux type, de Dadis et Konaté, aujourd’hui qui est réellement le vrai ?

Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons faire comprendre aux autorités de la transition, Sekouba Konaté en premier, que nous réclamerons notre victoire avec la dernière énergie. Que la patience pour juste satisfaire les exigences du camp adverse ne font plus partie de notre approche de maintien de la paix. Dès maintenant, le seul moyen efficace de garantie de la paix à disposition des autorités de la transition devrait être et rester l’équité dans le traitement, la transparence dans le processus électoral et ce à équidistance des deux camps.

Le silence, voire le mutisme apparent de Sékouba Konaté depuis la proclamation des résultats du premier tour du scrutin présidentiel, qu’il faut rappeler ici s’est tenu depuis le 27 Juin 2010, en dit long sur ses intentions. Sinon comment s’explique son indifférence quand on trimbalait le Président de la CENI, Ben Sékou Sylla, malade et au crépuscule de sa vie devant le tribunal en violation de toutes les dispositions de la loi qui garantissent une immunité aux membres de cette institution ? Ce même tribunal qui a condamné Ben Sekou Sylla et El Hadj Boubacar Diallo condamne aujourd’hui Lounseny Camara pour atteinte à la sincérité du scrutin présidentiel du 27 Juin 2010. La nomination de Lounseny Camara comme vice-président de la CENI comme représentant de l’alliance Arc-en-ciel confirme ce que tout Guinéen de bonne foi savait et disait, à savoir qu’il est un membre et agent actif du RPG, de ce fait ne pouvait être neutre et équitable en tant que président de cette institution. Le président par intérim de la transition, Sékouba Konaté estimait tout simplement que la présidente intérimaire Mme Aminata Camara de cette autre institution de la transition ne pouvait être confirmé à ce poste, car elle n’était pas fiable en tant membre du PUP de l’Alliance des bâtisseurs.

Pourquoi les autorités de la transition n’ont-elles pas cherché jusqu’à maintenant à situer la responsabilité sur ces incendies qui ne s’emparent que des locaux abritant le matériel électoral, avec seulement 24 heures d’intervalle, à quelques jours des dates préalablement fixées pour le scrutin et de surcroit à quelques mètres des bureaux de la présidence de la république, parce qu’à l’intérieur du camp Samory d’une part et au siège de la FOSSPEL dans la cité des nations d’autre part, donc dans le périmètre théoriquement le plus sécurisé de Conakry ?

Pourquoi ces vols répétitifs totalisant plus de vingt ordinateurs de la CENI comme si elle est la seule institution à avoir cette denrée certes rare, mais qui soudain devient si convoitée par les brigands à col blanc de Conakry ?

Pourquoi quand les Guinéens demandaient l’assistance de Sékouba Konate pour trouver une personne neutre à la tête de la CENI, celui-ci se sentait-il plus obliger à chercher un premier imam pour la mosquée Fayçal, comme si les Guinéens, profondément croyants attendaient de lui cet acte pour officialiser leur croyance et prier dans cette maison d’Allah après le décès du premier imam rhatib, El hadj Ibrahima Bah, Paix à son Ame ?

Pour quel motif le Gouvernement de Jean Marie Dore offre-t-il la tribune de la primature et le plateau de la télévision nationale à une soi-disant coordination régionale pour dire qu’elle n’acceptera pas que les votes de leur fils, entendez Alpha Condé, soient annulés même en cas d’irrégularité, comme si les Sydia Toure, Abe Sylla, Cellou Dalein et autres n’étaient pas des fils d’autres Guinéens connus et identifiables jusque dans leurs villages respectifs et relevant aussi de coordinations régionales ?

Pourquoi Sékouba Konate s’attaque-t-il uniquement à Mouctar Diallo parce que son parti, le NFD, a choisi de rejoindre l’Alliance des bâtisseurs et pas à Mansour Kaba, qui au même moment voyageant aux frais de l’Etat et du contribuable guinéen battait campagne pour l’Alliance Arc-en-ciel d’Alpha Condé en France ?

Pourquoi Sekouba Konate a-t-il attendu qu’il y ait des morts pour penser à satisfaire une demande aussi élémentaire, à savoir assister les Guinéens à trouver une personne consensuelle à la tête de l’institution en charge d’organiser les élections pour question de transparence, d’équité, de paix et de sécurité après un premier tour dont le climat de déroulement a été unanimement salué tant par les Guinéens que la communauté internationale et les résultats acceptés par tous les 24 candidats en compétition, et confirmés par la cour suprême ? La nomination du malien Siaka Toumani Sangaré saluée par tout un chacun et acceptée par toutes les parties en compétition aujourd’hui prouve à suffisance qu’il était beaucoup plus d’une question de choix et responsabilité de la part de Sékouba Konaté que d’élection au sein même de la CENI.

Quand on a organisé une élection où on a réussi à départager 24 candidats, pourquoi achever cette élection avec deux candidats en liste devient instantanément plus laborieux, plus difficile, plus compliqué et chère psychologiquement et économiquement pour le commun des guinéens.

Aujourd’hui Sekouba Konate dit que Dadis Camara résidant à Ouagadougou, au Burkina Faso a peur de le rencontrer. Sekouba Konate quant à lui, devant son miroir et face à lui-même et sa conscience devrait avoir peur de lui-même et honte devant les Guinéens qui lui accordèrent une confiance apparemment démesurée et un respect qu’il n’a pas encore eu ni le courage, ni la sagesse de mériter. Espérons qu’il va se ressaisir et faciliter la tâche au nouveau président de la CENI et ainsi occuper une place plus honorable dans l’histoire de notre pays.

La question qui nous hante encore est de savoir qui de lui Konate ou de son compagnon Dadis est le vrai faux-type. Toujours une équation guinéenne qui ne revient qu’à lui seul de résoudre. Bientôt en Guinée, la démocratie triomphera avec ou sans Sekouba Konate.

Wassalam!


Oury Diallo


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mamadi Komodou KONATE, mardi 26 octobre 2010
Plus faux que Sekouba, il n`existe pas. C`est vraiment un satan qui osé à renier son propre ami Dadis en plein jour. Il est plus que Simon Pierre disciple de Jésus. Il a même oublié que c`est Dadis qui a fait ramener sa famille de la France qui l`avait quittée.
kindi, lundi 25 octobre 2010
Pas de comparaison. Konate est un traitre et Dadis, un nationaliste sans experience.
Boubacar DIALLO, lundi 25 octobre 2010
Le général Siaka Sangaré organisera difficilement le 2d tour des présidentielles. Il est nommé à la tête d`une organisation pourrie. Une grande machine à fraudes avait été érigée en lieu et place d`un processus ethique,transparent et équitable. Il lui faudra alors des ressources de qualité pour remettre une bonne machine électorale sur les rails. Au nombre de ces ressources citons en premier les ressources humaines. Notre pays, contrairement à ce qui se dit en manque cruellement. Est-ce qu`il ne faudra pas même envisager une "internationalisation" à 100% de la CENI. Je pense en tout cas que l`expert de l`OIF ne va pas se salir s`il se rend compte qu`il est empêché de poursuivre honnêtement son travail. S`il couve la nature des problèmes incompatibles avec un scrutin que la communauté internationale souhaite transparent, il aura à salir l`organisation qu`il représente. Il ne s`agit pas d`organiser des élections vaille que vaille. Il faut d`abord mettre en place les conditions qui font que les deux candidats soient à égalité de chance sur la ligne de départ. Ces préalables faisaient défaut au moment où le tout nouveau président de la CENI prenait ses nouvelles fonctions.
GilBlack, lundi 25 octobre 2010
Héééhéiiii Gardez vos jugements d`abord le match n`est pas fini. Mr BALDE,j`apprécie ton raisonnement mais qui sont nos deux finalistes???? Le vide et le néan? En tout cas comme je l`ai dit,le match n`est pas fini donc GAFF...
TANIKO, lundi 25 octobre 2010
sincerement DADIS est plus serieux et plus net que sekouba
Balde, dimanche 24 octobre 2010
Monsieur Diallo, entre ces deux sanguinaires c`est comme si tu me disais de choisir entre le caïman et la vipère. L`un deverse des venins mortels, l`autre avale ses proies. La différence entre eux est que l`un agit à visage découvert et l`autre dans l`ombre. Pour ce qui est de nos syndicalistes dont Monsieur Oumar Bah fait cas dans son commentaire, ils sont tous rentrés dans la politique pour des gains immédiats. Ils ne défendent que leur interet personnel. Depuis qu`ils ont accepté de rentrer dans les structures politiques de l`Etat, ils ne sont plus crédibles. Après les élections présidentielles et législatives, ils doivent tous être remplacer. Ensuite les lois ou règles qui devront désormais régir leur appartenance politique seront changées aussi. Aujourd`hui, ni les gens qui parlent au nom de la société civile, ni ces syndicalistes ne sont crédibles. Ils ont tous mordu à l`apat des politiciens. Les citoyens sont des laissés pour compte. Sinon comment expliquez-vous le silence coupable de ces mecs après les multiples exactions et violations de ces dernières semaines. Ils font parties des confusionnistes de l`Etat. Ils se sont partagé entre les trois blocs politiques qui gérent l`actuelle longue confusion.
Oumar Bah, dimanche 24 octobre 2010
Pour moi, DADIS ET SEKOUBA, c`est les meme idees, meme facons de fair et meme objectifs. Le CNDD en tant que tel doit quitter le pouvoir tout comme les forces vives doivent etre ecartees du combat pour la democratie. Nos leaders politiques et syndicaux se sont montres incapables de tenir tete a ces bilakros c`est pourquoi on est dans cette situation tres dangereuse.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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