Peuple de Guinée, luttons ensemble pour que jamais plus, des incompétents, corrompus et cruels, s’accaparent du pouvoir en Guinée. Unissons nos forces pour sortir définitivement notre pays, de cette dictature militaire qui a commis crimes, atrocités, viols, atteinte à la vie et à la dignité des guinéens, et retarder le développement économique et social de notre pays.
Peuple de Guinée, la prise du pouvoir par la junte militaire le 23 décembre 2007 à la mort du Général Lansana Conté, avait suscité un espoir immense au sein de nos populations. Ces jeunes militaires semblaient détenir toutes les clés pour sortir la Guinée définitivement de l’ombre de son histoire. Le Président autoproclamé avait réaffirmé son attachement à la Guinée et confirmer son engagement à ne jamais essayer de briguer un mandat électif en Guinée ni maintenant ni plu tard. Selon ses propres mots dans l’adresse à la Nation et à la Communauté International le 23 décembre 2009 à la prise du pouvoir, il a déclaré : « Je suis militaire et je le demeure, mon engagement pour ma patrie est un acte solennel d’amour et rien ne me départira de ce idéal » et d’ajouter « notre patrie comme le disait Obama au Ghana n’a pas besoin d’homme fort mais de fortes institutions, c’est pourquoi je vous exhorte très chers compatriotes à me soutenir dans cette démarche pour rendre le pouvoir aux civils et garantir la démocratie en Guinée à l’instar de certains de nos voisins proches et lointains ». Vis-à-vis de ces engagements, les guinéens voyaient en cet avènement, se réaliser enfin, les vœux de changement tant souhaité par le Peuple de Guinée, pour l’instauration d’une démocratie véritable et favorable au développement économique et social de notre pays. Rappelons que dans cette lutte pour ce changement, plus de 200 jeunes patriotes sont tombés sous les balles des militaires lors des mouvements de revendication de janvier et févier 2007.
Il est vraiment dommage et même calamiteux, qu’à la place de cet engagement, la junte impose aujourd’hui aux Guinéens, un dialogue de sourd. Le sentiment qui se dégage des agissements de la junte, ce qu’elle ne vie pas dans le même monde que les populations Guinéennes. Elle passe par tous les moyens pour imposer sa loi au peuple guinéen au détriment de sa souveraineté et sa volonté d’aller vers le changement.
Les intellectuels et artisans du mal au service du CNDD se servent des médias publics exclusivement réservés à la propagande du Gouvernement, pour véhiculer des discours d’un autre âge semant la confusion aux seins de la communauté et aggravant l’autarcie entretenue par la mal gouvernance passée.
La stratégie mis en place par les machiavels vise la déstabilisation des Partis politiques. Ils s’attèlent à cet effet, à créer contre toute logique, des mouvements de jeunes et de femmes et d’autres corporations parallèles qui sont destinés à s’opposer à ceux des Partis politiques. Il faut tout de suite dénoncer ce manque de responsabilité de cette clique d’intellectuels pervertis ignorant les intérêts supérieurs de la Nation et particulièrement ceux qui consistent à la préservation de la paix dans notre pays. Ces gens de mauvaise foi dont l’acharnement est incompréhensible entourent le Chef de la junte et œuvrent inlassablement, pour diviser la société Guinéenne. Si l’on n’y prend pas garde, ils parviendront à émietter le tissu social déjà fortement entamé pour faire basculer le pays dans une crise d’une gravité sans précédent de notre histoire.
Ils sont entrain de faire dévier le Président Dadis d’un principe cardinal des régimes démocratiques, celui de considérer les Partis politiques agréés, comme la seule voie d’expression légale du citoyen aux suffrages universel.
Jeune de Guinée, réfutons ces méthodes et refusons au fils du diable, la reconstitution de l’empire démoniaque qui a engendré la pauvreté et la misère, que nos populations vivent aujourd’hui malgré nos importantes richesses naturelles.
La mal gouvernance et l’isolement conséquente que notre pays a subit pendant un demi siècle, n’a pas permis à nos populations de jouir du grand potentiel de richesses naturelles de nos sols et sous sols. Ainsi, cette autarcie entretenue durant les 50 ans de notre indépendance, a fait que les conditions de vie des Guinéens se sont dégradées à l’extrême et ce qui a engendré les troubles sociaux dont il a été fait mention ci-haut.
Pour la petite histoire, présentons quelques illustrations sur le caractère néfaste de l’immobilisme et de la mal gouvernance de notre pays par le précédent régime.
Le Général Lansana Conté, après un coup d’état militaire, s’est accaparé du pouvoir en 1984. Après 9 ans d’un pouvoir d’exception imposé par la force des armes, il a fini par se légitimer par une suite d’élections truquées, qui l’on permis de se maintenir au pouvoir pendant 23 ans. Presque illettré, incompétent et malade il a bénéficié dans cette œuvre, du soutient de l’armée et d’un certain nombre d’intellectuels véreux et sans scrupule.
Durant son règne, le pays était géré comme dans une chefferie traditionnelle. Ainsi, il considérait que le pays et toutes ses richesses étaient sa propriété.
Les raquettes qu’il effectuait quotidiennement à la Banque Centrale, à la douane et au trésor sont connues de tous. Ils se ravitaillaient dans les caisses de l’Etat comme bon lui semblait, et personne ne pouvait l’en empêcher.
Dans le cadre particulier de la gestion des marchés de l’Etat, le Général se donnait la liberté d’attribuer des marchés de travaux ou de fournitures et cela en violation des textes des Marchés Publics Guinéen, de gré à gré à qui il voulait. Plusieurs marchés financés sur le Budget national ont été ainsi attribués à SANTULO son ami de nationalité Italienne qui œuvrait près de lui comme le fait actuellement GUICO PRES auprès du CNDD.
Pour citer quelques exemples de marchés passés avec SANTULO nous avons par exemple, le Petit Palais de la Présidence de la République, la Cité de Chemins de fer, la route Conakry-Fria, etc.
Dans ces marchés financés sur BND, l’entrepreneur était autorisé, de rapatrier ses avoirs dans son pays d’origine. Ainsi, le Gouvernement Guinéen était tenu d’honorer ses paiements dans la devise concernée à travers la Banque Centrale de la République de Guinée et au cas échéant, les factures étaient payées à l’extérieur du pays, au moyen des recettes sur la vente de ressources minières.
Ces marchés passés de gré à gré excluant toute concurrence, donnaient la liberté à l’entrepreneur d’imposer ses prix. Dans cette manœuvre, il arrivait facilement à se tirer d’affaire et à alimenter d’autres comptes privés ouverts à dessein à l’extérieur du pays.
Cette exportation des devises, a été l’une des causes fondamentale, de l’épuisement de la réserve de change de la Banque Centrale et en conséquence, de la dégradation de la monnaie Nationale.
Par manque de devises à la BCRG, les opérateurs économiques ont été désormais, exposés aux spéculations non contrôlées des cambistes qui règnent aujourd’hui en maître, sur le marché de change dont la conséquence a été la dégradation de la monnaie nationale.
Cette gestion calamiteuse des affaires de l’Etat, a fait que La Guinée est aujourd’hui à la traîne de tous les pays de la sous-région.
Le pouvoir d’achat du Guinéen est aujourd’hui, le plus faible de toute la sous-région.
Le salaire moyen mensuel du haut cadre Guinéen est aujourd’hui (2009) de 600 000 GNF et représentent à peine 100 USD avec un taux de change au marché libre de 1USD = 6000 GNF.
Ce même cadre touchait un salaire moyen de 300 000 GNF qui représentait à l’époque 300 USD, le taux de change étant de 1USD=1000 GNF. Cela explique clairement, que le pouvoir d’achat a baissé de trois fois de 1990 à 2009 pour le fonctionnaire guinéen.
Sachant que le pouvoir d’achat est l’un des paramètres déterminant de l’environnement régissant le développement du secteur privé National moteur de la croissance, sa détérioration pénalise fortement le développement des affaires en Guinée.
Les secteurs productifs tels que le transport, la pêche, l’agriculture, le commerce et autres, souffrent profondément de cette baisse.
Pour citer quelques exemples, observons ceci :
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Dans le secteur de la pêche, on se rend compte que malgré la richesse de nos eaux en produits halieutiques de qualité, du fait de la faiblesse du pouvoir d’achat de nos populations, la majeure partie des Guinéens ne se nourrissent que de bologuis et de bongas. Les produits de bonne qualité sont vendus ailleurs, hors de nos frontières.
Les femmes marchandes de poissons fumés font face aux marchés de la Sierra et de Côte d’Ivoire et ailleurs pour rentabiliser leurs activités.
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Dans le secteur de l’agriculture également, le riz local n’est accessible qu’à une frange très faible de la population à cause de son prix. Ce riz, est également vendu en grande partie en dehors de nos frontières.
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Dans le secteur du transport, les opérateurs (taximètres) sont confrontés au même problème. Nous avons récemment vécu la grève des taximètres autour d’une revendication portant sur l’augmentation de deux (2) passagers dans les taxis. L’objectif visé par les taximètres, était de leur permettre à travers ce rajout, de rattraper la perte qu’ils enregistraient, face au prix consensuel fixé entre le syndicat des transporteurs et le Gouvernement, compte tenu du pouvoir d’achat des usagers.
Cet état de fait ayant persisté pendant plus d’une décennie, le développement du secteur privé en tant que facteur de croissance et principal pourvoyeur d’emplois, a été profondément affecté dans notre pays. La défaillance du secteur privé a accru le chômage de la jeunesse qui est devenu un phénomène endémique.
Aujourd’hui, on retrouve des milliers des jeunes sortis des Universités Guinéennes il ya plus de 10 ans, qui n’ont pas encore accédé au premier emploi.
Ce désœuvrement a mis ces jeunes dans les rues dont un bon nombre, a pris le chemin de l’exil, où ils espèrent trouver de meilleures conditions de vie.
Ce manque chronique d’emplois a engendré une pauvreté de masse en Guinée dont les conséquences sont, la criminalité, la prostitution, l’alcoolisme, le tabagisme etc.
A tout cela, il faut ajouter l’état de déliquescence dans laquelle Lansana Conté a laissé l’armée Guinéenne. Le pays a hérité d’une armée qu’on peut appeler sans se tromper, « bande armée » au sein de laquelle, la discipline militaire a complètement disparue. Les supérieurs ne sont plus respectés et plusieurs troupes se sont formé sous l’autorité des chefs de troupe. Dans ce cadre, les membres d’une troupe ne respectent que son chef.
L’armé loin de refléter les qualités d’une armée républicaine, elle s’est transformée en une armée d’affaire, qui attend le paiement de chaque service rendu.
Peuple de Guinée, voilà des réalités qui nous permettent d’apprécier quelques paramètres importants de l’environnement dans lequel notre pays a enregistré l’avènement du CNDD.
A la prise du pouvoir par le CNDD, le 23 décembre 2008, face aux engagements et multiples déclarations de bonne foi du Capitaine Dadis, devant le Peuple de Guinée et la Communauté Internationale, certains esprits éclairés avaient malgré tout, émis des réserves et fait des mises en garde par rapport à ce changement qui s’amorçait en Guinée. Il s’agit d’Alpha Oumar Konaré du Mali et de Bah Mamadou Banque Mondiale.
Le premier a conseillé aux Guinéens dès les premières heures du décès du Président Lansana Conté, d’éviter de « faire Conté sans Conté ». Il avertissait ainsi sur l’existence sournoise des esprits maléfiques qui continueront à lutter pour la continuité de la gestion du pays dans le système entretenu par le défunt Président.
Le second, en répondant à la question d’un journaliste qui tentait de recueillir ses sentiments autour de la succession du pouvoir du Général Conté par une junte militaire, a réagit sans embase, en disant au journaliste, de ne pas lui demander de faire un choix entre la peste et le choléra. Ce visionnaire exprimait ainsi son désespoir, sachant que la présente junte militaire n’aura aucune autre façon de procéder si non, replonger le pays dans les mêmes pratiques autoritaires et anti-démocratiques et de corruption que le pays a connu pendant les 50 ans de son indépendance.
Peuple de Guinée, l’évidence de ces paroles prophétiques ne s’est pas fait attendre.
Les premières actions engagées par la junte ont dès le départ, susciter de sérieuses inquiétudes sur la capacité de celle-ci à pouvoir sortir la Guinée de la situation socio-économique décrite ci-dessus.
Les décisions du chef de la junte, étaient caractérisées par des improvisations, de non respect de l’orthodoxie financière et de l’anarchie militaires.
Dans le cadre de la gestion du patrimoine public, le Gouvernement qui a vocation de donner de l’abri aux sans abris, s’est évertué dans certaines localités tel que la Préfecture de Dubréka, à vider des familles indigentes de leur concessions pour les démolir sans contrepartie. Paradoxalement, on retrouve dans la cité ministérielle de Donka, des édifices et/ou des chantiers privés (bâtiments à étages et villas somptueux), sans que les propriétaires soient inquiétés. On peut citer en exemple dans ce cadre, le logement de la 2e dame du feu Général et sa fondation et autres bâtisses privées.
De même à la Belle vue, un marché dont l’Investisseur a bénéficié d’un bail en bonne et due forme par l’Etat, a vu détruire les ouvrages mis en place sans aucun recours. De telles décisions relèvent d’un manque de vision de la part de ces nouveaux dirigeants. Ils ignorent que dans le bail, les infrastructures mis en place, sont la propriété de l’Etat et que l’investisseur n’est que locataire. En effet, ce marché, en dehors du soin qu’il aurait apporté à l’image des lieux, aurait favorisé l’octroie d’emplois dont on a sérieusement besoin dans ce pays (il ya de milliers de jeunes sans emplois dans les rues). Il aurait de surcroit permis, une entrée non négligeable de recettes pour l’Etat.
Il est ainsi établit, que depuis l’avènement du CNDD, aucun programme cohérant n’est élaboré et aucune méthode rationnelle n’est mis en œuvre pour la gestion des affaires publiques. La presque totalité des services publics ne fonctionnent pas. Le prix des denrées alimentaires ne font que grimper. La Guinée ressemble aujourd’hui au voilier du roman de Prosper Mérimée, quand Tamango s’est emparé du gouvernail pour reconduire ses hommes au pays de ses ancêtres, après avoir fait assassiner les blancs membres de l’équipage par ses esclaves. Tamango au gouvernail, c’est le naufrage qui s’en ait suivi.
La gabegie actuelle dans la gestion des finances publiques est pire qu’à l’époque de Lansana Conté. On se rend compte que Dadis a hérité de son feu père, le caractère de s’approprier des biens publics sans coup férir, mais au-delà, il prétend que le pouvoir l’appartient à lui seul et qu’il en décidera comme il veut. Dans ce cadre, Il a déclaré publiquement, qu’il empêcherait aux anciens premiers ministres leadeurs politiques, qu’il taxe sans preuve d’avoir bradé les biens publics en trompant son père Lansana Conté, d’être candidats aux élections présidentielles. Il oubli que sous le régime défunt, sa gestion du carburant de l’armé est connu de tous. Dadis ne niera jamais qu’il était placé à ce poste pour tout simplement détourner ce carburant au profit du fonctionnement des machines travaillant dans les plantations et chantiers du Général Lansana Conté. C’est bien à travers ces services rendus, que l’amitié a été tissée entre les deux hommes.
A la prise du pouvoir en avril 1984, Lansana Conté avait dit à la face du monde que « Nous sommes venu au pouvoir pauvres; si demain vous constatez que quelqu’un parmi nous s’est enrichit, sachez qu’il a volé » Dadis lui, s’est déclaré honnête et incorruptible. Il a défié quiconque tenterai de le corrompre en proposant des cadeaux à lui et /ou à sa famille et à ses collaborateurs membres du CNDD. On l’avait même vu mettre aux arrêts, un de ses amis qui avait proposé de donner une voiture à son fils. Nous l’avons ensuite suivi sur l’écran de la RTG, entrain de proférer des insanités envers son beau frère et ami le Colonel Korka Diallo Ministre du Commerce, qui a du accorder des facilités à sa fille dans le montage d’un dossier (agreement) pour une affaire de transport de carburant. Aujourd’hui le monde entier a compris que tout cela était du bleuf monté pour convaincre. Il s’agit du machiavélisme dont il fait souvent allusion dans ses discours.
En en 10 mois de pouvoir, observons ce qui se passe autour de cet homme qui se qualifie d’honnête, de sincère, de patriote et d’incorruptible. Sous ses yeux, ses compagnons s’enrichissent sur le dos du Peuple de Guinée.
Son Ministre « obligé » de la Sécurité Présidentielle a dans ce laps de temps de 8 mois édifié et équipé insolemment, cinq (5) duplex à Tobolon (Kabélé) sur les anciens domaines du feu Général Lansana Conté.
Dadis a lui-même acheté une villa au bord de la mer à la minière (le lieu dénommé la jetée) ; Le Président du CNDD avait focalisé plusieurs de ces discours sur la Cité de la Minière, quand il avait engagé la casse des bâtiments construits sur les domaines publics de l’Etat. Il a particulièrement vanté la somptuosité des bâtiments construits sur les lieux qui éveillait même selon lui, la jalousie au sein de la population. A présent on comprend aisément qui était le jaloux dont il faisait allusion.
Tout ceci est couronné par les milliards de Francs Guinéens, que cette équipe est entrain de pomper au niveau du Budget National, à travers cette entreprise dénommé GUI-CO-PRESS. Les marchés dont cette entreprise est chargée de la réalisation, sont passés de gré à gré en violation de textes des marchés publics guinéens. Les prix de ces marchés sont gonflés pour permettre aux commanditaires de se sucrer proprement. Ce détournement du Budget National de Développement est un crime crapuleux au détriment de nos pauvres populations.
La mobilisation monstre des moyens de l’Etat qui est observée ici et là pour la promotion de la candidature du Capitaine Dadis Camara provient bien de ces actions de détournement ci-dessus décrites.
Peuple de Guinée, en si peu de temps la junte a dévoilé sa nature. Son masque est tombé avec le carnage qu’il a organisé le 28 septembre 2009 au stade du même nom.
Ce crime odieux qui s’est soldé par la mort de plus de 150 personnes, plus de 1000 blessés et de dizaines de femmes et petites filles, violées, blessées, humiliées et tuées dans et autour du stade a été perpétré parce que, ces Guinéens désarmé sont sortis pacifiquement pour demander la non candidature du Président du CNDD. Le Peuple de Guinée a simplement voulu ce jour, faire savoir au Capitaine Dadis qu’il ne veut plus du pouvoir militaire dictatorial en Guinée en lui demandant de respecter son engagement pour l’organisation d’élections démocratiques, transparentes et apaisées. Les Guinéens rêvent aujourd’hui à l’image des autres pays de la sous-région, d’un pouvoir civil dont le Président est librement et démocratiquement choisi par le Peuple de Guinée. Pour le peuple de Guinée, l’armée doit retourner à sa mission originelle, celle de la sauvegarde de l’intégrité territoriale et de la sécurité des personnes et de leurs biens. Les Guinéens aspirent à vivre dans la paix, la dignité, la liberté et la justice.
Peuple de Guinée, le Capitaine Dadis et son équipe ne finissent pas d’étonner le monde. Après ces horreurs, alors que les familles endeuillées n’ont pas finis de sécher leurs larmes et que certains corps restent toujours introuvables par les siens, la junte se lance dans une campagne médiatique monstre à travers laquelle il apparait clairement qu’elle n’a rien regretté de ce qui s’est passé et continu à s’accrocher au pouvoir.
Dans le discours du Président de la junte tenue à l’occasion du 51e anniversaire de l’armée guinéenne et aussi des battages médiatiques organisé actuellement par les médias publics, l’équipe au pouvoir se montre sourde et indifférente aux préoccupations des Guinéens. La junte a en effet, reconstitué l’ancienne équipe de la RTG du temps de la révolution, rompue dans les activités de manipulation de l’opinion et du culte de la personnalité. La RTG aujourd’hui ressemble à la voie de la Révolution des années 1975.
Dans un instinct de suicide et d’insouciance totale, le chef de la junte et ses principaux collaborateurs se montrent indifférents et sourds à toutes les condamnations, plaintes et complaintes des populations Guinéennes suites aux évènements du 28 septembre 2009.
Ils s’évertuent à porter un doigt accusateur sur les forces vives, les taxant d’avoir manipulé les jeunes pour les mettre dans les rues et occasionner ainsi les tueries lors des mouvements de revendication de janvier et févier 2007 et du 28 septembre 2009.
Les hommes réfléchis et responsables sont bien édifié quand à la situation de désœuvrement actuelle de la jeunesse dans notre pays et comprennent parfaitement leurs motivations dans ces mouvements.
Ces responsables mal avisés doivent savoir, que des milliers d’universitaires ayant terminé leurs études il ya plus d’une dizaine d’année, n’ont pas encore trouvé le premier emploi et se retrouvent dans les rues. Ils doivent se rappeler que, les démolitions effectuées à Kapororail ont aussi fait des sans abris, dont la plupart des enfants sont restés dans les rues. Aussi, la pauvreté de masse due à la mal gouvernance passée et qui a mis beaucoup de familles dans l’incapacité d’envoyer les enfants à l’école, a également a été la cause de l’errance de milliers d’enfants dans les rues à la recherche de la subsistance.
Il est alors aisé de comprendre, pour des gouvernants respectueux des droits de cette couche vulnérable que constitue la jeunesse avenir de la nation, que les Forces Vives lors de ces mouvements, n’ont fait qu’accompagner la jeunesse étant bien conscientes que, c’est seulement à travers l’épanouissement des jeunes que notre pays pourra s’en sortir.
La jeunesse Guinéenne est désespérée, fortement désespérée. Les jeunes ont besoins de travail pour s’épanouir. Ils se sentent inutiles et trouvent la vie absurde, s’ils ne peuvent se marier et faire des enfants, s’ils ne peuvent s’intégrer à la société et apporter leurs contributions à l’édification nationale.
Loin de se préoccuper de la situation malheureuse de la jeunesse, cette junte au pouvoir s’est fait entouré d’opportunistes, aveugles, sans scrupule et sans vision qui imaginent toutes sortes de manèges pour tirer profits au détriment des intérêts supérieurs du Peuple de Guinée. Dans ce cadre, Ils conçoivent et organisent des mouvements de jeunes et de femmes au sein des masses ignorantes (analphabète) pour le soutient de la candidature du Capitaine Dadis et son maintient au pouvoir, contrairement à son engagement tenu dans son discours adressé au Peuple de Guinée et à la Communauté Internationale lors du coup d’état du 23 décembre 2009.
Le parjure d’un chef militaire pour l’armée, est comme le blasphème d’un croyant en matière de religion. Ce parjure est entrain de salir l’image de l’armée guinéenne qui n’est pourtant pas composée que de médiocres. L’armée guinéenne regorge de militaires républicains et valeureux. Parmi eux il ya des hauts cadres compétents et bien éduqués. Aujourd’hui ces bons militaires sont relégués au second plan et sont souillés malgré eux, par la force des circonstances.
Comme au temps de la révolution, les bons cadres sont ségrégués certains parmi eux, sont arrêtés emprisonnés, torturés et humiliés. Ceux qui ne le sont pas, sont marginalisés, réduits et rendu inoffensifs.
Les putschistes crient au complot et traitent les leadeurs politiques d’être des traitres à la solde des multinationales en insinuant des actions qui visent la déstabilisation de la Guinée à cause de l’appétit que ces grandes Nations ont pour les immenses richesses naturelles du pays. Ce sont des discours d’un autre âge qui ne feront qu’aggraver l’autarcie entretenue par la mal gouvernance passée et dont l’aboutissement, sera des crises sociales qui risquent de faire basculer sans nul doute, le pays dans une violence sans précédent de notre histoire.
A l’introduction de la Tora, le messager de Dieu Moise disait « s’il n’ya pas de vision le Peuple périt » (1er verset de la Bible).
Jeunes de Guinée, pour sauver notre Peuple, il nous faut aujourd’hui aux commandes, des d’hommes instruits, éduqués, expérimentés et intègres, pour nous éviter ces improvisations et cette anarchie destructive. Ces hommes, doivent pouvoir faire le vrai diagnostic de nos maux et préconiser les remèdes à court, moyen et long termes sur la base desquels seront élaborés les plans d’action pour sortir notre pays, de la léthargie actuelle.
Chers guinéens, chers frères, selon les enseignements du Coran (sourate joseph) il est dit : « Quiconque est responsable d’une affaire d’intérêt public, doit receler à la fois l’intégrité qui le porte à respecter les droits des gens, et le savoir qui lui permet de bien gérer ces affaires conformément aux lois et règles établies ».
Dans le même ordre des choses, il est indiqué que « l’incompétence est aussi grave que la corruption et la fraude, car elle mène au même désordre et aux même pertes ». Il est dit également que « Celui qui œuvre sans être doté de savoir, fait plus de mal que de bien ».
C’est à juste titre que le Messager de Dieu dit : « Lorsque le pouvoir de décision est donné à des gens qui n’en ont pas la compétence, il faut s’attendre à la fin du monde ».
Peuple de Guinée, engageons-nous donc fermement et irrévocablement à combattre la reconstituion de l’empire du diable, pour nous permettre de conquérir définitivement le changement positif pour l’instauration d’un Etat respectueux des valeurs démocratiques, favorable au développement économique et social de notre pays.
Pour arriver ces fins, les Guinéens doivent refuser les pouvoirs personnalisés reposant sur des hommes forts et lutter pour assoir des institutions fortes.
DIAKITE MS
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