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Corrupteur et corrompu font partie des plus vieux personnages du monde en général et de la Guinée en particulier.
Au même titre que la prostitution, la corruption est un des plus vieux phénomènes au monde.
On se rappelle que la carrière de Cicéron a fait un grand bond lorsqu’il y a plus de 2000 ans, il s’est permis de dénonce le corrompu VERRES.
Dans Wilkipedia on note à propos de la corruption :
La corruption est la perversion ou le détournement d'un processus ou d'une interaction entre une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d'obtenir des avantages ou des prérogatives particulières ou, pour le corrompu, d'obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l'enrichissement personnel du corrompu ou à l'enrichissement de l'organisation corruptrice (groupe mafieux, entreprise, club, etc.[1]). C'est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires, politique...).
Elle peut concerner toute personne bénéficiant d'un pouvoir de décision, que ce soit une personnalité politique, un fonctionnaire, un cadre d'une entreprise privée, un médecin, un arbitre ou un sportif, un syndicaliste ou l'organisation à laquelle ils appartiennent.
On distingue la corruption active de la corruption passive. La corruption active consiste à proposer de l'argent ou un service à une personne qui détient un pouvoir en échange d'un avantage indu. La corruption passive consiste à accepter cet argent. Un exemple classique est celui d'un homme politique qui reçoit de l'argent à titre personnel ou pour son parti de la part d'une entreprise de travaux public et en retour lui attribue un marché public. L'homme politique pourrait être accusé de corruption passive : il a reçu de l'argent, alors que l'entreprise peut, elle, être accusée de corruption active.
Les grands partis, n'arrivant pas à se financer via les cotisations d'adhérents, auraient institutionnalisé la corruption: attribution des marchés publics aux plus offrants, subventions à de pseudo-associations. Cette situation a conduit à la réforme des modes de financement des partis et des campagnes électorales comme à une indépendance accrue du pouvoir judiciaire
La corruption, note Yves Mény[], met en péril la dissociation du public et du privé caractéristique de l'État. En faisant intervenir des commissions occultes, elle est une régression de l'un des principes fondamentaux de la démocratie, l'égalité d'accès des citoyens aux marchés, aux emplois et aux services publics, sans autres considérations que la capacité et le mérite.
Le succès aux élections dépend en partie de l'intensité de la propagande électorale. Trouvant que le financement public est insuffisant pour emporter les élections, certains partis politiques s'efforcent d'obtenir une contribution financière des entreprises, tout particulièrement celles dont l'activité économique dépend de l'obtention de commandes, d'autorisations ou de subventions des instances publiques. Le droit pénal a toujours prévu des peines très sévères pour ces pratiques qualifiées traditionnellement d'extorsion de fonds ou de concussion, quel que soit par ailleurs l'emploi de ces fonds, enrichissement personnel ou détournement à des fins électorales. Donatella Della Porta et Yves Mény[] observent que la corruption politique engendre tout une foule d'intermédiaires qui n'appartiennent ni à l'État ni au marché, et qui violent les règles des deux. Ces acteurs, dirigeants d'offices publics de gestion, caissiers de partis, émissaires des politiciens, ne relèvent ni du contrôle bureaucratique ni de l'investiture démocratique.
Y a-t-il une différence entre corruption active et corruption passive ?
Je ne suis pas d’accord avec ceux qui pensent que la corruption passive est moins grave que la corruption active. Le corrupteur est autant coupable que le corrompu. Corrupteur et corrompu sont complices et méritent la même peine.
Comme le disait l’autre :
Le corrompu ? Honni ! Le corrupteur ? Honni ! Le couple inséparable et peu fréquentable ! Je dirai même le couple infernal. L’un peut-il exister sans l’autre ? Non assurément ! Que serait la notion de corruption s’il n’y avait pas les 2 mamelles qui la nourrissent, l’une appelée le corrupteur et l’autre le corrompu ? La corruption ne serait alors qu’une notion de l’histoire des règles morales. On en parlerait comme un grave vice des hommes d’avant ! Comme une négligence dans l’éducation….
Naturellement certaines personnes ne sont pas d’accord avec moi et pensent que : Le corrupteur dispose d'un seul moyen, celui de payer. Le corrompu dispose de tous les éléments. Il a le pouvoir de décider, et le pouvoir de décider de monnayer sa décision.» Conclusion immédiate, de l'analyse logique à l'analyse morale: celui qui dispose du pouvoir endosse la responsabilité essentielle
C’est tout le débat qui existe entre Homme de loi et philosophes.
Les causes de la corruption :
Ce qui me fait dire que la Guinée est un paradis pour la corruption.
En apportant cette contribution je ne m’érige pas en donneur de leçons,
Même si chaque Homme/Femme a son prix, je me dois de me poser des questions :
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Dans la même position que nos ministres corrompus qu’aurais-je fait ?
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Pourquoi le ferais-je ?
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Qui me comprendra ?
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Suis-je dans une situation aussi catastrophique qui m’oblige à passer à l’acte ?
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Suis-je excusable?
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Suis-je punissable ? ou Faut-il me punir ?
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Ai-je déjà fermé les yeux sur des pratiques de corruption ?
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La société est elle responsable ?
En Guinée, tout le monde ferme les yeux sur des cas de corruption et rares sont ceux qui n’ont encore corrompu personne. Ça part des 1000 francs que l’on donne à un policier dans la circulation aux millions que l’on donne à X pour décrocher un Marché. On se connaît en Guinée comme on aime à le dire et Montesquieu va plus loin en disant que « les hommes se regardent de trop près pour se voir tels qu’ils sont. Ils sont toujours d’eux-mêmes des témoins fidèles des juges corrompus »
Sow Jean Bertrand
www.guineeactu.com
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