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Le gouvernement de JMD ne s'occupe pas d'élections
Personne ne met en doute l'utilité des audits, en dehors de l'utilisation politicienne qu'on veut en faire pour discréditer certains candidats, mais avant de remonter aux années 1996 (date de la création d'un poste de Premier Ministre) et suivantes, il serait plus opportun d'être réactif à ce qui se passe sous nos yeux.
En effet, lorsqu'on découvre la déclaration du Forum des Forces Vives (FFV) de Guinée n°19, et notamment sa condamnation du gouvernement de JMD, on a malheureusement peine à être surpris.
On reproche essentiellement à ce gouvernement, de ne pas s'occuper des élections, qui constitue pourtant sa seule raison d'être.
En effet :
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qu'en est-il des listes électorales ?
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combien de Guinéens ont-ils été recensés à l'étranger ?
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les préfets militaires, que tout le monde dénonçait sous Dadis, et qui seront responsables des élections dans les préfectures, ont-ils été changés ? par qui ?
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combien y aura t-il de bureaux de vote et où ?
où les résultats seront-ils dépouillés ? par qui ? en présence de qui ?....
Bref, il existe tout un tas de problèmes techniques (voire politiques) non résolus, et qui devraient prendre tout le temps du gouvernement de transition.
Le gouvernement de JMD fait autre chose que ce pourquoi il a été « mandaté »
De même, et c'est la deuxième critique adressée à ce gouvernement par le FFV, en vertu de quoi est-il habilité à signer des marchés de gré, ou à brader les ressources minières de l'État guinéen ?
Sommes-nous donc des imbéciles ?
Pourquoi ne sommes-nous toujours pas capables après 50 ans d'indépendance, de prendre des décisions conformes à nos intérêts nationaux, sans passer par des intermédiaires, dont le seul but est de s'enrichir sur notre dos, et non pour nous amener une éventuelle expertise. Tout expert - quel que soit son domaine – doit être payé pour son expertise, point final. Il n'a pas vocation à faire des affaires avec l'État guinéen – ou plus exactement ceux qui croient le représenter.
Qu'est ce qui empêchait l'État par exemple, en plus de traiter directement avec les sociétés anglo-australiennes BHP Billiton et Rio Tinto, de le faire avec les entreprises Vale (Brésil) et Chinalco (Chine), et d'en tirer des intérêts plus conséquents ?
Pourquoi faut-il que ce soient des incompétents et/ou des malhonnêtes qui bradent illégalement des pans entiers de notre sous-sol, comme s'il s'agissait de leur jardin potager ?
J'encourage donc énergiquement les Forces Vives à contacter tous les protagonistes de cette affaire, y compris les sociétés étrangères, pour leur signifier que le gouvernement futur remettra en cause ces conventions entre des individus.... par intérim, de transition, bref illégitimes !!!
Associer les Guinéens aux décisions
Même si un gouvernement doit trancher en dernier ressort, tout projet d'envergure doit être discuté à l'Assemblée nationale, ce qui permet à chaque citoyen, et notamment ceux compétents en la matière, de faire valoir le maximum de points de vue, et notamment les plus intéressants économiquement et financièrement pour l'État guinéen. Ibrahima Soumah par exemple, vient de publier chez l'Harmattan en 2010, un ouvrage pédagogique sur les mines de Guinée. Les partis politiques, mais aussi le gouvernement, feraient bien au minimum, de s'en inspirer.
Lorsqu'il n'y a pas d'Assemblée comme actuellement, on sursoit à la signature d'engagements. Cela fait 50 ans que les Guinéens attendent, ils peuvent bien attendre 6 mois de plus, pour en espérer davantage.
L'hebdo Jeune Afrique laisse sous-entendre que le Transguinéen ne constituait pas une condition sine qua non, à l'exécution du contrat lié au Projet de Simandou, puisque le minerai de fer pourrait être exporté via le port libérien de Buchanan.
Pour différentes raisons qu'il n'est pas utile d'expliquer (tout le monde comprend), il est absolument essentiel du point de vue guinéen, que le Transguinéen voit le jour (on en parlait déjà en 1951, donc bien avant l'indépendance). Cette condition doit même être imposée, et il ne peut y avoir d'échappatoire. Il n'y a pas à transiger, car c'est même une question de vie ou de mort pour le développement économique guinéen.
Internautes de tous les pays...
Il serait donc rassurant (obligatoire ?) de voir les partis politiques (et notamment ceux qui appartiennent aux Forces Vives), indiquer clairement et individuellement qu'ils remettront en cause ces pseudos contrats. Ils ne doivent pas se cacher derrière les Forces Vives pour jouer au caméléon, et il n'est pas davantage question, qu'un leader quelconque fasse de la surenchère, uniquement pour garnir ultérieurement son portefeuille. J'invite par ailleurs tous les internautes à mettre la pression sur tous les partis politiques et ce gouvernement.
Il faut enquêter (la signature est encore toute fraîche) pour connaître tous les responsables guinéens de ces détournements - le vol est un crime - et les prévenir de poursuites ultérieures. Ou on veut le changement et cela passe par la condamnation, mais surtout la poursuite de tels agissements, ou on continue à regarder certains individus détourner au vu et au su de tous. Le fait d'obtenir un décret présidentiel récent (19 Mars 2010) ne change rien à l'affaire, car si cette présidence là est tolérée pour des raisons de paix civile, cela n'enlève rien à son caractère illégitime.
Il y aura par ailleurs bien d'autres questions, où les partis politiques devront s'exprimer (Transguinéen, Franc CFA) avant les élections, pour éviter de lire dans des journaux étrangers, ce qui se passe en Guinée, souvent à notre détriment.
En attendant, il était dit que le CNT devait coller JMD à la culotte !
On ose espérer que le relèvement des salaires des fonctionnaires – une autre mauvaise décision sur la forme – n'avait pas pour but d'endormir les syndicats...
… alors une nouvelle fois, chers internautes, unissons-nous !
Gandhi, citoyen guinéen
www.guineeactu.com
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