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Paris-Moscou, l’axe se réchauffe : Après une quinzaine de contrats commerciaux et d’accords entre la France et la Russie, accords qui étaient vus avec les yeux torves de la part des partenaires et alliés occidentaux, la France rebelote et fait l’ingénue pour provoquer l’entropion en vendant cette fois 4 machins de type Rafale à la Russie pour qu’elle fasse peur aux moineaux qui l’entourent et qui sont trop enclins à regarder vers l’ouest. L’adhésion de certains à l’OTAN va être reléguée aux calendes grecques. Au diable, la guerre froide quand l’aspect économique préoccupe tout le monde après cette crise financière. Vendre, vendre et vendre tout à tout le monde, sauf l’uranium enrichi à plus de 20% à l’Iran…
Les raisons ne manquent pas, et elles sont historiques : « Pour le malheur général, trop souvent depuis des siècles l’alliance franco-russe fut empêchée ou contrariée par l’intrigue ou par l’incompréhension. Elle n’en demeure pas moins une nécessité que l’on voit apparaître à chaque tournant de l’histoire. La France qui souffre est avec la Russie qui souffre. La France qui combat est avec la Russie qui combat. La France, sombrée au désespoir est avec la Russie qui sut remonter les ténèbres de l’abîme jusqu’au soleil de la grandeur. »
Cela se vérifie mais de qui est cela ? J’aimerais bien offrir une orange à qui trouvera l’auteur de cette phrase. Promis !
Les bâtons dans les roues de Tiégboro : Les services spéciaux, après de remarquables actions salvatrices dans le démantèlement des réseaux de narcotrafiquants, ont voulu aller trop vite en besogne et se sont emmêlé les pinceaux, c’est le moins que l’on puisse dire. En voulant être au four et au moulin, ils ont fait patatras dans les procédures. On se souvient encore ce qui s’est passé avec Doura Chérif dans l’affaire des faux médicaments et voilà encore les assises pour traduire les prévenus pour le 15 de ce mois alors que, selon les avocats de la défense, la chambre d’accusation n’a pas terminé le boulot. En outre, le collectif des avocats trouve le moment opportun de ressortir les vielles querelles du temps où Dadis s’insurgeait dans les locaux de la cour d’appel pour s’immiscer dans les affaires judiciaires. Pour eux, il faut battre le fer maintenant pour que plus jamais l’exécutif ne mette son museau dans les trucs judiciaires. Et quand Tiégboro avait mis à la disposition du procureur général de la cour d’appel les bâtiments saisis à ces narcotrafiquants et avait ordonné la cessation de tous travaux et de la saisie des paiements de loyers, les avocats s’y sont aussi opposés parce que le jugement n’ayant pas encore eu lieu, il y a présomption d’innocence. Mais on se rappelle que le procureur général avait semblé enchanté (comme ce cafard) de se saisir de cette affaire. N’était-il pas au courant que la procédure était encore inachevée, ou l’ignorait-il tout simplement ? Ensuite, les mêmes avocats veulent s’opposer à la médiatisation de ce procès qui pourrait être qualifié de procès du siècle en Guinée. Et il faut que les Guinéens apprennent quelque chose de ce procès, de l’avis de la majorité des Guinéens, dont certains pensent à tort ou à raison que les services antidrogue ont donné aux avocats l’occasion de défendre l’indéfendable à cause de l’argent, et il y en a, dans cette affaire. Cela ressemble à l’affaire Marc (ou Jacques) Dutroux, en Belgique, quand Martine Von Praet s’était portée candidate à la défense, alors que cette affaire avait ému la Belgique et toute l’Europe. Tout tourne autour des procédures. On va laisser les avocats guinéens essayer de faire comme en Europe tout en espérant que la mentalité des Guinéens leur soit favorable.
Parlant toujours de la justice, on avait oublié de dire la fois passée comment les noms des magistrats de la CPI sont rébarbatifs et effrayants : Voyez-vous, ça : Luis Moreno Campo envoie les accusés au camp pour que Béatrice le Frapper les passe à tabac, et si cela ne suffit pas, Fatou Bensouda les fait passer au chalumeau. Brrr !!
Ah, la justice avec ses arcanes et ses rouages !
Les bâtons dans les roues du gouvernement Doré. La cherté de vie et l’inflation en escalade juste au moment où le gouvernement de tous les espoirs se met en route. Cela ne peut tomber plus mal, surtout au moment où la monnaie de singe fête ses cinquante ans. Une monnaie qui n’a pas de jetons. La valeur commence véritablement avec les coupures de 500 francs, et dire que cette monnaie veut faire de la parade. On a fait venir le vieux professeur Djibril Tamsir Niane pour une animation de cette monnaie presque morte. Un billet de 10000 fg, une fois mis en détail s’envole comme une torche tant les prix sont hauts. Parlant de ce vieux Tamsir, voilà un qui n’a pas été du tout gâté par son pays. Comme dirait ce proverbe éloquent « personne n’est prophète en son pays ». Avec le vieil archéologue et médiéviste de l’histoire du Manding, cela est bien à-propos. Trouvera-t-on l’occasion d’aller lui poser quelques questions ?
Il ne s’agit pas de la lycanthropie mais il faut hurler avec les loups puisqu’il n’est question que de cela depuis le 1er mars.
D’abord les impôts et taxes diverses sont montés en flèche pour appauvrir les plus vulnérables. Les mesures de compensations font des misères. Les délogés des bâtiments des narcotrafiquants grandissent le nombre des chercheurs de logements et les propriétaires immobiliers en font leur chou gras, en ce moment pour indexer automatiquement les prix des loyers sur l’augmentation des prix des carburants. Il y a maintenant une différence de 500 francs entre le pétrole lampant et les deux autres inflammables. Si le transport pour chaque tronçon n’a pas complètement varié à cause des petites coupures de 100 francs, il n’en sera pas de même des autres produits de première nécessité. Attendons les heures et jours à venir.
On augmente les taxes d’exploitation des PME alors que l’eau et le courant font plus que jamais défaut.
Quant aux mesures de compensation, il ne faut pas que les syndicats s’en félicitent trop. S’ils ont réussi à soulager quelque peu les travailleurs, ce ne sont pas tous les Guinéens qui sont des travailleurs. La grande partie est composée d’ouvriers, d’artisans informels et le reste de la population, tous laissés pour compte dans cette cruelle course aux profits.
Ces mesures de compensation, vues sous un angle réaliste, ressemblent bien à une fuite en avant. Ça s’explique : en augmentant le salaire et autres indemnités, on gonfle la masse monétaire et l’inflation est automatique, la contrefaction, également. Et cela conduit à la stagflation, c’est-à-dire que le pays est inondé d’argent mais les biens de consommation restent inabordables. Les commerçants ne sauront à quel Saint se vouer. Les PME sont en stagnation et rien ne bouge. Comment provoquer la désinflation et la déflation ? Les spécialistes nous le diront certainement, puisque cela ne peut pas continuer éternellement, à moins que l’on ne cherche à atteindre le niveau du pouvoir d’achat des autres.
Ce qui fait douter dans cette affaire, c’est la porosité des frontières. Quand, en 2007, on avait proposé de cerner les frontières pour empêcher la sortie des produits de la Guinée pour les pays voisins, des personnes s’étaient élevées pour parler du libre échange et le la libre circulation des personnes et des biens. C’est bien beau mais ces personnes oublient que l’intégration économique dont parlent les politiques n’est que vœux pieux et utopie car cette intégration économique au sein de la CEDEAO n’est pas pour demain avec des monnaies différentes, les barrières douanières différentes et les pouvoirs d’achats différents. Même avec cette augmentation des prix des carburants qui fait jaser, les carburants en Guinée sont encore en deçà des prix pratiqués dans les autres pays, alors, faut-il laisser ces carburants prendre les chemins des pays voisins ?
Autre chose, certains avaient pensé qu’au lieu d’augmenter le prix de ces carburants en gonflant le salaire des fonctionnaires, mieux valait prendre cette masse d’argent et continuer à subventionner ces mêmes carburants tout en cernant avec rigueur et vigueur les frontières.
Mais, la balle est déjà en jeu et comme le vin est tiré, il faut le boire. Le contrôle des prix, poids et mesures doit être effectif dans toute sa rigueur. Libéralisme ne veut pas dire libertinage. Il y a des lois et restrictions dans tous les pays du monde et tout le monde ne peut et ne doit être importateur et exportateur sans réglementation et sans que rien ne soit profitable à l’Etat.
Le service des prix et conjonctures doit plus que jamais entrer en action pour éviter les remous sociaux qui pointent à l’horizon. Et si l’Etat veut le beurre et l’argent du beurre, il risque une indigestion sans remède.
Bâtons dans les roues des forces vives Les Forces nationales (FONA) s’érigent contre les Forces Vives, en contrepoids. De prime abord on est tenté de penser que ces FONA font du « faux-ya » et que, pour parer à la disqualification du CNDD ou du « Céndédé », les groupements favorables au CNDD, frustrés de n’être pas dans le gouvernement d’union nationale, se sont mués en Forces Nationales pour mettre les bâtons dans les roues des Forces Vives. Mais en écoutant bien leur blabla, on peut voir honnêtement qu’il y a un bien fondé à leur érection sur la scène politique nationale. Le CNDD hors-jeu, seules les Forces vives font la parade. Et il faudrait bien qu’il existe des « surveillants » qui puissent stopper les dérives et dérapages éventuellement, même si on peut, en toute quiétude se fier à cette équipe, qui n’aura rien à ne pas faire l’histoire. D’ailleurs, la presse à citron est aussi présente et veille bien au grain. Mais trop de précautions ne nuisent parfois pas.
Ce qui nous fait dire que le calendrier des élections doit être revu et corrigé pour les besoins de la cause. Le problème des Guinéens de l’extérieur, comme il fallait s’y attendre, est sur la voie d’être résolu, donc un rallongement du délai est nécessaire, à moins que la CENI ne trouve d’autres subterfuges, pardon, d’autres astuces, pour rester dans le temps et dans le délai impartis. Tous les Guinéens doivent obligatoirement voter car s’ils ne peuvent participer au scrutin présidentiel, le prochain président démocratiquement élu en déplacement à l’extérieur sera-t-il reconnu et accueilli par ceux-ci ou sera-t-il désavoué et accueilli avec des tomates et œufs pourris, comme le fut la délégation du CNDD aux USA ?
Aussi, si les Guinéens de l’extérieur doivent prendre part au vote présidentiel, ils ne doivent par contre pas voter aux législatives, aux communales et communautaires. Ne vivant pas au pays, ils ne peuvent voter pour les lois du pays, étant soumis et régis par les lois des pays d’accueil qui sont parfois bien différentes de la Guinée. L’excision, le mariage forcé, mariage précoce, mariage homosexuel, le voile intégral, la polygamie etc…. sont-ils vus et acceptés de la même façon de part et d’autre ?
Pour avoir les bâtons dans les roues, ils sont de tous ordre et dans tous les camps !
Moïse Sidibé L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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