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Après avoir accédé au pouvoir par le putsch du CNDD, le « général » auto proclamé Sékouba Konaté, avec l’aide d’Alpha Condé, « opposant historique » tel que désigné par la TV France 24, a poussé le capitaine Dadis Camara à la FAUTE lors du massacre de près de 200 militants de l’opposition à la dictature sanguinaire du CNDD au stade du 28 septembre à Conakry.
Suite à ces massacres, la pression était telle sur le CNDD, que la décision d’élections Présidentielles a été acceptée par la junte militaire du CNDD. Mais, pendant cette période, la « communauté internationale », en réalité Bernard Kouchner (à l’époque Ministre des Affaires Etrangères français) a décidé d’aider Alpha Condé à accéder au pouvoir et à le garder grâce au groupe Konaté Sékouba, Jean Marie Doré (ancien milicien du sanguinaire Sékou Touré) et surtout Alexander Lambsdoff (responsable des observateurs de l’UE), ainsi que le bras armé de Kouchner en Afrique, l’OIF et Abdou Diouf !
Pour cela, Konaté devait accepter de mettre à la Présidence de la Guinée, un civil Alpha Condé et, Sékouba Konaté allait occuper le Ministère de la Défense (en réalité être Président de Fait).
Alpha-Konaté et JM Doré vont aider à protéger les intérêts des « copains » c’est-à-dire Kouchner, A. Diouf de l’OIF et ceux du Hezbola libanais.
Pour éliminer Dadis, Konaté a utilisé le Lieutenant Diakité Toumba en faisant croire à ce dernier que Dadis l’avait lâché et accusé des massacres du 28 septembre 2009. Après, le Lt Diakité Toumba s’est senti abandonné et nous connaissons la suite : Dadis en convalescence forcée au Burkina, Compaoré (parrain des rébellions en Sierra Léone et au Libéria) a pu obtenir à la Présidence de la Guinée (pays qui recèle dans son sous-sol tout ce qui manque au Burkina), un Burkinabé qui prétend être guinéen.
Kouchner, l’OIF avec A. Diouf à Paris, Alexandre Lambsdorff, qui est membre du parlement européen, Siaka Sangaré et J.M. Doré à Conakry ont fait « voler » les ordinateurs de la CENI puis les ont reconfigurés afin de permettre, la victoire d’A. Condé.
Pour mener à bien cette forfaiture, ces individus ont mis en place des stratégies machiavéliques dont la plus visible a été le mensonge de « l’intoxication » de l’eau faite par des Peulhs et faire croire ce mensonge aux habitants de Siguiri, Kouroussa et Kankan avec la complicité des gouverneurs de ces régions (c’est-à-dire de l’Etat). Ainsi, l’Etat avec à sa tête J.M. Doré (ancien milicien du sanguinaire Sékou Touré), n’a à aucun moment dénoncé les tueries et la chasse aux Peulhs dans ces villes. Près de vingt mille (20.000) Peulhs ont été chassés pour certains, et tués pour d’autres, sans qu’aucune autorité nationale ne dénonce ces pogroms.
Pendant que des milliers de Peulhs (près de 20.000) sont chassés de Siguiri, Kankan, Kouroussa (régions de la Haute Guinée où l’ethnie majoritaire est maninkas - l’ethnie d’Alpha Condé et de Konaté Sékouba), par des loubards maninkas, avec des hommes tués, des maisons et boutiques détruites, sans que les forces de l’ordre n’interviennent pour arrêter les malfaiteurs ou protéger des innocents. Aucune enquête n’a été diligentée, ni à fortiori des sanctions prononcées contre les auteurs. La télévision nationale (en fait la voix des sanguinaires), n’en a jamais fait cas.
Par contre, dès qu’il y a eu des troubles en région Peulh (Pita), alors là, le préfet de Pita (étant lui-même Peulh) a été sanctionné.
La « communauté internationale », l’ONU, l’UA, la CDEAO, le GIC,…n’ont pas dénoncé ces pogroms. Pire, ces fonctionnaires qui n’ont jamais été capables de travailler réellement sur les élections en Guinée, se sont limités à faire exactement ce que les « décideurs du monde » ont décidé pour la Guinée, et non le choix des Guinéens dans la mesure où le scénario était déjà écrit.
On ne s’étonnera pas dans ces conditions que M Alexandre Lambsdorff. Responsable des observateurs de l’Union Européenne, contre toutes les évidences nie la réalité de la répression exercée contre les Peulhs dans ce pays.
Aujourd’hui, le massacre des Peulhs continue et, non content d’avoir volé aux Guinéens leur vote à travers cette mascarade électorale, le trio Alpha Condé-Konaté et Jean Marie Doré continue la chasse aux Peulhs jusque dans le Foutah profond avec le silence coupable de la « communauté internationale » qui de fait n’était d’autre que les intérêts inavouables de B. Kouchner.
Les Guinéens notamment les Peulhs vont-ils continuer à s’abriter derrière des Règles de Droit qui sont inexistantes pour les FAIBLES et protectrices pour les FORTS ?
Pouvons-nous accepter comme cela a été le cas lors de « l’indépendance » qu’une « bande de voyous » impose une nouvelle dictature ? Pouvons-nous accepter qu’une milice déguisée en armée nationale continue à massacrer des citoyens guinéens du simple fait de leur appartenance à une ethnie ?
Nous pensons que NON et mille fois NON !
Maintenant, comme les forces armées ont pour seule mission de tuer dans le silence la communauté peulhe, il est temps que les responsables de cette communauté s’organisent pour se défendre par tous les MOYENS.
Les démocrates guinéens notamment la communauté visée, c’est-à-dire les Peulhs, doivent REFUSER et condamner tous ceux qui de près ou de loin, accepteront de collaborer avec ce groupe d’individus qui ne méritent que MEPRIS !
Refuser de se battre aujourd’hui sous de faux prétextes, c’est mettre en péril l’existence même de cette communauté. Au Rwanda, au Libéria, en Côte d’Ivoire etc.… les Peuples se sont soulevés et se sont battus pour faire respecter leur DROIT de citoyen. En Guinée, il est temps que ça commence !
Alpha BARRY Gbessia Conakry
www.guineeactu.com
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