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Si la politique c'est l'art de la dissimulation et de l'amusement, Jean-Marie Doré, le boutiquier de l'UPG, que l'on nomme Lapin Doré dans le satirique guinéen, Le Lynx, est un véritable virtuose. Signe distinctif de l'individu: il réplique à tous ses contradicteurs par des interviews. Il fabrique très rarement, lui-même, un écrit pour rétorquer. Un esprit presque retors. Le bateleur de la politicaillerie guinéenne vient de plonger à nouveau ses pinces dans le cambouis de la révolution sékoutouréenne: "Le régime dirigiste de Sékou Touré a fait le barrage du Tinkisso pour éclairer les villes, une usine d'huilerie à Dabola (...). Sékou Touré a fait l'effort d'apparaître comme un grand président national. Pour faire l'hymne national, il a pris l'hymne d'un roi peulh. L'on ne peut pas fêter le cinquantenaire sans glorifier Sékou Touré." Hou! Quand l'amuseur number one de l'UPG raconte ce genre de conneries ce n'est pas de "l'ignorance ou de la manipulation" de sa part. A ce jour, il ne peut manipuler que des kids de son acabit. Or c'est une espèce qui est presque en voie de disparition au bled sinon son UPG allait égaler du point de vue nombre d'adhérents le parti politique de Charles Pascal Tolno ou de cet autre parti qui se réclame héritier de toutes les cochonneries du Parti Des Geôles. Le jongleur de l'UPG était un fin et machiavélique collabo de Sékou Touré, son mécène. Il est d'ailleurs aujourd'hui pour cela l'un des façonniers de l'histoire de la révolution. Quel est ce roi peulh dont l'hymne a servi à forger l'hymne de la connerie ? Quel mensonge flatteur ! C'est sûrement Sékou Touré qui lui a débité cette contre-vérité. Vous savez! le fabricant de l'UPG et le crieur de la révolution ont en commun un complexe: le certificat d'étude primaire est leur unique diplôme d'étude. Et le premier est dévoué corps et âme au second qui l'avait d'ailleurs catapulté à l'étranger comme son "mouchard". Dieu seul sait le nombre de citoyens guinéens liquidés par des tueurs à gage à la solde du démon à l'étranger. L'ancien mouchard doit garder dans sa caboche beaucoup de trucs pas du tout catholiques. Comme l'habitude est une seconde nature, la plupart des opposants à la dictature du Général Lansana Conté ont toujours soupçonné Doré de continuer à les moucharder pour le compte cette fois-ci du présent régime. L'on soutient que c'est comme ça qu'il a toujours mérité "le prix de la sauce" dans les couloirs du ministère de l'Administration du Territoire. Recoupez là-bas l'info ou l'intox auprès de Moussa Solano ou d'autres. Comment ne peut-on pas célébrer "le cinquantenaire sans glorifier Sékou Touré" ? Quel mouche maléfique a piqué le hâbleur de l'UPG? Ah! non, Jean-Marie Doré. Vous n'êtes pas nostalgique à ce point quand même. Glo-ri-fier, quelle bassesse! Quel mot déplaisant! Combien de syllabes décapantes dans glo-ri-fier? Est-ce que notre régionaliste Jean-Marie Doré n'a pas des problèmes psychiques, psychologiques, des problèmes mentaux, comme le gâteux président Lansana Conté ? Il est excusable s'il s'avère qu'il se trompe d'époque. Hé! Lapin Doré, montez vite à bord de la galaxie du 21è siècle. Le temps de l'affabulation et de la glorification est révolu depuis le 26 mars 1984. A l'ère du règne dévastateur de Sékou Touré, le développement du patelin avait pour soubassement le mirage. C'est pourquoi nos villes électrifiées jadis sont aujourd'hui retombées dans les ténèbres. C'est pourquoi l'usine d'huilerie d'antan de Dabola a disparu comme par enchantement. Tout s'est écroulé comme un château de mauvaises cartes parce que tout simplement tout était justement fait pour "glo-ri-fier" le crieur de la révolution et non dans le but d'un développement à long terme. Malheureusement l'animateur de l'UPG est trop politicard pour comprendre ce langage de développement durable. Glo-ri-fier Sékou Touré? Il faut commencer d'abord par fondre l'UPG dans le Parti Des Geôles du bled. Ce ne serait nullement une fusion contre nature. Hop là! fusionnez vos choses. Jean-Marie Doré est vraiment un politicard rétrograde, archaïque, passéiste. Voilà pourquoi, il ne réussit pas à donner une envergure "nationale" à sa chose là qu'est l'UPG. Dites, parolier du groupe musical de l'UPG? En quoi le boucher de la révolution a-t-il fait l'effort d'apparaître comme un grand président national ? Il a attisé les haines ethniques dans le bled. Il a semé la mort et la désolation dans tout le pays. Il a plongé la Guinée dans un obscurantisme et un retard de réflexion inégalés dans la sous-région. Des millions de Guinéens ont traversé les frontières à leurs risques et périls pour fuir la révolution et ses misères noires. Mais au même moment des privilégiés du boucher, dont vous peut-être, se gaussaient de leurs massacres aux frontières. Ecoutez! Jean-Marie Doré. De grâce, faites enfin votre éclipse politique et ne vous amusez pas à enquiquiner les populations guinéennes aujourd'hui plus que jamais tournées vers un devenir meilleur. Dites, Jean-Marie Doré ? Pourquoi vous adulez tant le régime totalitaire de Sékou Touré ? N'fa Bakari Kourouma, lui aussi, l'idolâtre. Dans ses récriminations contre Maurice Jeanjean, auteur de "Sekou Touré, un totalitarisme africain", il affabule. Ecoutez! N'fa Bakari, vous ne pouvez prendre la liberté de vous bidonner sur le net et caler par ricochet la passe d'arme entre vous et Maurice Jeanjean seulement. Afakoudou! l'on va fabuleusement jeter nos pincées de piment et de sel dans votre "sauce" déjà trop bien salée et pimentée. Vous dites qu'"Il y a beaucoup trop de vérités qui ne se disent que dans les salons." Pourquoi ne pas les crier carrément sur les toits ? A vous en croire aussi Andrée Duplantier Touré, son rejeton Mohamed et consorts ne lisent pas "des livres écrits par les ennemis du défunt président." Vous êtes sûrement bien introduit dans leur cercle. Ils lisent tout de même les babillages de Kobélé Keïta, leur histrion favoris. Mais vous fabulez quand vous embrayez sur le fait que "De toutes manières ils (Andrée Duplantier, Mohamed et consorts) sont persuadés que personne n'y croit!" Seraient-ils de petits dieux? Les Guinéens épluchent beaucoup de livres consacrés au démagogue de la révolution. Et Andrée Touré et ses proches n'ont pas cette magie de "Mamiwata" pour lire dans les coeurs des lecteurs guinéens pour se fixer réellement sur leurs états d'âme, leurs sentiments après lecture de bouquins écrits sur Sékou Touré. Votre argument c'est que partout à Cona-crimes où ils traînent leur carcasse "c'est encore la courbette et les éloges. Vous verrez même des gens qui ont écrit et dit beaucoup de mal sur Sékou Touré saluer avec respect et grand sourire." Les ex-aigrefins du régime de l'ogre sont bien sûr prompts à se mettre à quatre pattes pour faire un baisemain à la jolie Andrée Duplantier. Jean-Marie Doré par exemple est capable de ça. Mais ne vous fiez pas trop aux sourires. C'est des masques. Vous ne griffez que lors de l'agression, le crieur de la révolution, sa chaude moitié, et son garde du corps Kalagban "sont sortis en catimini par une porte arrière pour une destination inconnue sans même crier gare à ceux qui étaient encore à la présidence." Mais...N'fa Bakari Kourouma! c'est cette trouvaille que vous pouvez savourer dans le livre de Kaba 44 sur l'événement. C'est dire que vous avez le devoir moral d'exciter les "membres de la famille directe" du pervers dictateur à prendre enfin connaissance de tous les gribouillages sur leur idole. Nul ne doute maintenant que Sékou Touré avait trahi "ceux qui étaient encore à la présidence". Il n'avait pas voulu sonner le cor pour qu'ils prennent au moins leur disposition d'autodéfense. Quand de courageux bidasses sont venus le trouver dans sa cachette pour récupérer les clés des armements cadenassés dans les camps, le pétochard s'est livré à eux en implorant: "Ne m'humiliez pas! Tuez-moi mais ne me livrez pas au peuple..." Ils l'apaisent: "Non, président! Nous sommes venus seulement récupérer les clés des armements..." Après le retrait des agresseurs repartis avec l'otage portugais trop facilement retrouvé et vite embarqué dans le bateau tanguant aux larges de Cona-cris, Sékou Touré a zigouillé la plupart de ceux à qui il avait adressé ses propos rabaissants. N'fa Bakari, vous parlez de "traumatisme" qu’Andrée Duplantier Touré aurait subi pendant sa détention. Est-ce que hadja Andrée Touré aurait été victime de viol de la part de ses geôliers comme c'est le cas de milliers et de milliers d'autres pauvrettes femmes dans les geôles de son mari ? Qu'elle porte plainte si c'est le cas. L'on pourrait l'aider, elle au moins, à identifier ses coupables. L'on connaît des avocaillons au bled qui seront prêts à défendre avec honneur et sans kopeck son dossier jusque dans le bureau de Lamine Sidimé, le président nasillard de la Cour Suprême. Il est établi qu'aux lendemains de la mort de Sekou Touré, la plupart de ses sbires ont été tués. Et N'fa Bakari de griffonner: "Pendant que l'on criait "plus jamais ça", l'on finançait aussi secrètement la répétition de ça." Est-ce que c'est dans "les salons" de Jean-Marie Doré ou d’Andrée Duplantier Touré ou de Justin Morel Junior ou de Boubacar Yacine Diallo ou d’Alpha Condé ou de Baniré Diallo ou de Boubacar Somparé que vous avez appris ça? Qui finançait, selon vous, Lansana Conté à exterminer les sbires et les reîtres du sanguinaire Sékou Touré pour qu'ils ne témoignent jamais? Croyez-vous que les familles des victimes de Sékou Touré souhaitaient vraiment la mise à mort de Diarra Traoré, l'un des rares Guinéens à oser avouer connaître le défunt tyran "jusque dans son slip"? Humez ça et réfléchissez, un peu seulement, les narines grandement ouverts. Ha! N'fa Bakari Kourouma, le personnage de Sékou Touré que vous peinturlurez, dans votre article du 2 mars dernier, est dégoûtant. "Lorsque l'aîné d'une famille dite de "5è colonne" était arrêté, Sekou Touré donnait souvent un poste à un frère cadet ou un cousin de la même famille en se disant qu'il fallait au moins quelqu'un pour assurer le "prix de la sauce" à la famille en question." Quel machiavélisme! C'est ainsi donc que Sékou Touré a réussi à casser des familles, à briser des liens de sang, à empoisonner des relations parentales. Il a fait de la méfiance et du soupçon et de la délation une arme redoutable de survie entre membres d'une même famille qui s'épient méchamment. Et c'est ce même Sékou Touré que le timonier de l'UPG qualifie de "grand président national". L'on comprend maintenant pourquoi les collabos de Sékou Touré en veulent tant à l'actuel dictateur Lansana Conté. En fait Conté, lui, après avoir introduit le deuil dans une famille, ne permet pas, aux yeux de tous, à celle-ci de gagner le "prix de la sauce". Et l'on se goinfre de cette sauce aux arrières goûts sanglants. Tension...hein! Conté aussi y a pensé à un moment donné. Pour preuve, le fils de Siaka Touré, le bourreau du camp Boiro, gagnait "le prix de la sauce" à la SGS (Société Générale de Surveillance). Ce truc de magouille a permis à beaucoup d'assurer "le prix de la sauce". Renseignez-vous. Vous savez, le plus grave des retards dans un pays n'est pas le retard économique. Afakoudou! c'est le retard mental. Parlant de la générosité débordante de l'ogre, N'fa Bakari Kourouma prend les internautes pour des toqués. Lisez ça: "A la mort de son beau-père, Ibrahima Sory Keïta en 1958, laissant derrière dix veuves et une trentaine d'enfants, Sékou Touré a donné des postes à Seydou Keïta et Mamady Keïta." C'est bien ancré. N'fa Bakari poursuit son raisonnement calamiteux avec ses "demi" cassants: "Si Sékou Touré a donné des postes à un demi-frère et un demi-cousin aux demi-frères de sa femme, il n'allait sans doute pas priver les maris de ses deux seules petites soeurs sorties du même ventre que lui et pour qui il représentait tout! Inutile d'aller chercher des explications diaboliques à l'ascension de Sekou Cherif, quoi de plus normal." Ah! non, N'fa Bakari Kourouma. C'est très utile de trouver ces explications pour barrer la route aux falsificateurs de l'histoire comme Kobélé Keïta ou Jean-Marie Doré. Il nous faut absolument comprendre les finasseries du défunt despote. La réponse de Maurice Jeanjean vous suffit certes. Il a soufflé dans vos soupapes d'échappement qu'on attend du "président d'un Etat qu'il s'occupe de tous ses citoyens, car ce n'est pas seulement sa famille qui a besoin du "prix de la sauce", mais tous les citoyens guinéens qui en ont été privés." Est-ce que c'est clair? Papotons maintenant, malgré vous, autour de "l'ascension de Sékou Cherif", le mari de Noukoumba Touré qui est la soeur cadette de Sékou Touré. Selon le livre de Maurice Jeanjean, Sékou Touré a fait l'amour avec sa propre soeur Noukoumba pour garder le pouvoir comme le lui a dicté un satanique marabout ou charlatan. Ensuite, il a nommé Sékou Cherif ministre pour que celui-ci garde le silence sur son acte incestueux. N'est-ce pas Sékou Cherif qui brouillonnait en parlant de "la gare voiture des avions de Labé"? Si ce n'est pas une nomination de complaisance couvrant l'inceste, donnez-nous alors les véritables "explications diaboliques" quand on connaît le niveau d'étude nul et chaotique de Sékou Cherif. Edifiez-nous sur cette douloureuse affaire de Noukoumba. Elle a été une victime de son sadique frère. Y-a-t-il eu inceste ou non? Elle a sûrement besoin d'un psychiatre. Tendez bien vos oreilles dans "les salons" pour nous confirmer si c'est vraiment Sékou Cherif qui avait exécuté l'ordre de la mise à mort des quatre dernières victimes du régime de son beau-frère, le 21 mars 1984 au stade de Mamou. Ou bien n'y a-t-il jamais eu d'exécution publique ce jour là dans le pays? N'fa Bakari, prenez la raquette et balancez votre droit de papotage. ça va être un plaisant ping-pong ! Benn Pepito, pour www.guineeactu.com
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