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Lansana Kouyaté a voulu être trop gourmand et en politique cela tue. Décidément, le Premier Ministre est devenu l'homme des espoirs déçus tant, il y avait d'énormes espoirs sur sa nomination à la tête du gouvernement issu des violences de Janvier et Février 2007. Il était celui qui incarnait l'espoir de tout un pays au sortir des ces violences. Mais il a tout gâché en tombant dans l'indifférence générale.
Tout a commencé par la formation de son gouvernement devenu le symbole du déséquilibre géostratégique de la Guinée.
Le deuxième coup de son auto-flagellation qui a dévoilé les mauvaises intentions du Premier Ministre viendra avec la nomination des gouverneurs et Préfets en tournant le dos aux réalités évidentes de l'urgence de l'unité du pays en respectant les équilibres ethno-régionaux sur un dénominateur commun de la compétence, du mérite et de l'honnêteté dans le choix des cadres.
Depuis, c'est la descente aux enfers qui commence avec le régime de corruption qui amplifie le népotisme et le favoritisme. Les groupes qui gravitent autour de Lansana Kouyaté dilapident les biens de l'État. Kouyaté favorise son entourage en majorité composé de membres de sa famille. L'essentiel des ressources du pays depuis son arrivée à la Primature est consacré à sa « lune de miel politique » et aux fêtes de réjouissance de ses courtisans qui voient « rouge » quand il dit « rouge » et ne parviennent pas à lui dire la vérité.
Le Premier ministre Lansana Kouyaté s'est entouré d'un troupeau d'incompétents, de courtisans et de profiteurs, qui se contentent de lui mentir sur la situation désastreuse du pays et de l'archaïsme qui frappe de plein fouet tous les domaines du pays : économique, politique, social, culturel.
L'essentiel dans la vie d'un homme, c'est d'agir en pleine harmonie avec sa conscience, après une bonne analyse et un bon examen de l'ensemble des paramètres. Ce qui fait défaut au Premier Ministre.
Le culte de la personnalité est cultivé par ses courtisans qui sucent les mamelles de l'État à travers des ONG, clubs de soutien et Medias dont le Premier Ministre raffole.
Pendant que Kouyaté et ses courtisans fêtent leur conquête du pouvoir, la situation économique du pays devient de plus en plus calamiteuse alors que la corruption est devenue plus que la norme mais une religion. C'est la généralisation de la corruption. Le mérite n'est plus à l'ordre du jour, le système éducatif voué à l'abandon, le système sanitaire négligé, une politique sociale inexistante…
Il est entrain de détourner tout le pactole à son profit personnel. Depuis son arrivée à la Primature il y a 10 mois, il en a distribué énormément pour asseoir son pouvoir, d'abord parmi son entourage, les courtisans du régime pour l'animation politique destinée au culte de sa personnalité, mais aussi il distribue le trésor public aux puissances occidentales pour monnayer leurs soutiens.
Lansana Kouyaté, c'est l'homme des occasions manquées.
Dix mois après la mort de plus de 300 citoyens Guinéens innocents dont la seule faute reste de demander la fin de la corruption, l'instauration de la démocratie et de la bonne gouvernance, Lansana Kouyaté avait sur un plateau en or, la chance unique d'être l'homme que l'histoire du pays allait comparer à « Nelson Mandela » en étant un unificateur, un rassembleur, un « healer » (guérisseur) qui allait, à l'image de Nelson Mandela, cimenter l'unité nationale, panser et guérir les plaies béantes qui divisent la nation, et organiser une conférence Nationale pour réconcilier les Guinéens avec eux-mêmes et avec leur passé. En lieu et place, il a enfoncé des couteaux dans les plaies et est entrain de remuer les couteaux à l'intérieur des ces plaies pour causer plus de douleur et rendre la cicatrisation impossible afin d'être le « Chef » au chevet d'une nation en douleur constant.
L'unité du pays a volé en éclat. La paix a cédé la place à l'horreur et à la peur permanente. Faites vos jeux, rien ne va plus !
Malheureusement, Lansana Kouyaté est devenu l'homme des occasions ratées. Il a ajouté son nom sur la liste de ceux que l'on qualifie d'acteurs principaux des malheurs de la Guinée.
Il s'est entouré de conglomérat d'opportunistes et d'aventuriers, foyer de médiocrité, enclin à la course effrénée à l'enrichissement rapide, à la rapine, au pillage des biens d'autrui et de l'État, au vol organisé et surtout aveugle devant l'impunité.
Frappé par un délire de grandeur, Lansana Kouyaté a commis l'erreur de se croire aussi plus grand que le pays dont il était chargé de sortir de l'ornière.
Au lieu de travailler pour être un grand et véritable « Homme d'État » dont le pays a urgemment besoin, il est pris dans les mailles de cette culture tribaliste qui montre surtout qu'il ne savait pas lire les signes de temps.
Kouyaté s'est plus donné aux grandes folies, futilités, distractions familiales au lieu de chercher à corriger les erreurs qui ont retenus ce pays, malgré ses richesses, à l'âge de la pierre taillée et tenter honnêtement de le développer avec tous les Guinéens réunis. Il est entrain de rendre les Guinéens plus ridicules aux yeux des autres populations de la sous région par sa megestion, népotisme, favoritisme, impunité, corruption et surtout la création d'une administration de fainéants incapables avec leurs idées diaboliques de prendre tout et de ne rien laisser au pays, et cela au détriment des vaillants compatriotes compétents dont le seul péché était celui d'appartenir soit à d'autres tribus ou d'autre tendances politiques que celui du Premier Ministre lui-même.
Et aujourd'hui, ce qui est plus regrettable c'est que toute personne qui critique le gouvernement Kouyaté, est jugée comme étant un traitre. Pour les courtisans de Kouyaté : « Mr. le Premier Ministre tout va très bien ». Qui rend service au Premier Ministre ? Les courtisans qui disent que « tout va bien » et insultent ceux qui critiquent Kouyaté ou ceux qui critiquent et crient au feu car il y a bien le feu dans la maison « La Guinée » ? Il faut rappeler à tout le monde que l'éternité n'appartient qu'à Dieu. Chaque chose a sa fin et chacun sera jugé à la fin de son parcours sur cette terre. D'abord par ses semblables et en enfin par le « Créateur ». C'est un principe divin. Dieu ne juge pas le début d'un ouvrage mais son résultat. Il ne juge pas l'homme à sa naissance, mais après sa mort : « Mieux vaut la fin d'une chose que son commencement ».
La Guinée doit avoir moins peur de ceux qui critiquent mais plus de peur de ces opportunistes qui ont changé de chemise, il y en a eu beaucoup, ceux qui ont vendu leur âme au diable. Comprendront ceux qui comprennent Mamadou Diallo, MD, Administrateur de Guinea-Forum, Membre Fondateur de l'ANDD nampougou@yahoo.com ou webmaster@guinea-forum.org En collaboration avec Amadou Sadio Diallo, Directeur des Ondes de Guinée Les Ondes de Guinée // Partenaire de Guinea-Forum diallo.amadousadio@gmail.com
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