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Le président du Parti de l’espoir pour le développement national (PEDN), Lansana Kouyaté, a animé un point de presse le jeudi dernier, à sa résidence de Matoto, pour apporter un éclairage sur une information parue récemment dans la presse, selon laquelle une alliance serait en train d’être scellée entre son parti et l’Union des forces démocratiques de Guinée (l’UFDG), de Cellou Dalein Diallo.
Au cours de ce point de presse, le président du Parti de l’espoir pour le développement a indiqué qu’une telle information tendrait à « créer la confusion au niveau du paysage politique du pays ». Pour Lansana Kouyaté, il serait prématuré de parler d’un projet d’alliance pour le moment. Alors que les deux partis sont déjà dans la course pour le fauteuil présidentiel. « Quand on discute avec un autre parti, et que l’on voit son projet de société, l’important ce n’est pas comment se partager le gâteau. Mais est-ce que nous voulons les mêmes méthodes pour développer la Guinée », a-t-il expliqué, avant de dire qu’il existe plusieurs méthodes pour développer un pays.
D’après Kouyaté, le moment n’est pas encore opportun de parler d’alliance, donc.
« Si vous faites une alliance, ça veut dire qu’il y a l’un qui doit démissionner au profit de l’autre. Chacun à ses calculs », a-t-il souligné.
« A partir d’aujourd’hui, vous savez qu’il n’y a aucune alliance et même en perspective entre l’UFDG et le PEDN », a fait savoir l’ancien Premier ministre.
Pour lui, ces campagnes doivent se faire de façon, dit-il, civilisée, afin de montrer que la Guinée est sur la voie démocratique.
« Chercher à savoir qui a sa photo sur les éventails ou sur la torche avec Cellou Dalein Diallo, vous comprendrez qui peut avoir intérêt à créer une telle zizanie », a lancé le président du PEDN, qui affirme n’avoir peur d’aucun parti.
Concernant les rumeurs sur un éventuel appui de la France à un candidat, pendant les élections, le président du PEDN a indiqué que ce sont des informations démenties à la fois par le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, la cellule africaine de l’Elysée, et le président Sékouba Konaté.
« C’est d’abord une insulte à la maturité politique de notre pays », dira Kouyaté.
Quant à la facture portant sur les frais de voyage impayés, qu’on lui attribue, Kouyaté a martelé : « Je ne paierai pas et je n’accepterais pas que l’Etat paie un franc ».
Ismaël Diallo Le Démocrate, partenaire de www.guineeactu.com
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