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Si, selon le dictionnaire, la patience a des limites, pour les Guinéens, elle est illimitée. Sydia Toure est venu à un moment où les caisses étaient à sec, ayant été dévorées par les vautours. Sa venue avait pour but de remplir les caisses à nouveau. Quand ce fut chose faite, il fallait à nouveau se ravitailler, d'où le licenciement sans préjudice de Sydia. En plusieurs années de puisage, il fallait s'attendre à ce que le vase se vide; et la question était : comment l'approvisionner de nouveau ? Simple, faire appel à quelqu'un qui inspire confiance aux bailleurs de fonds. Qui? Fall. Mais, ayant compris tôt le but, il refuse de se compromettre. En échange, Celou arrive avec une conviction, tout faire pour ramener les argentiers. Il arrive quand même à en convaincre certains. Le vase de nouveau rempli, exit Celou. Désormais, le partage était difficile vu le montant à partager et le nombre de candidats au partage, d'où une guerre interne. La suite, on la connaît : l'implosion sociale. En bon stratège, Conte fait appel à Lansana Kouyate pour utiliser son savoir, et le peuple l'accepte dans l'espoir qu'il serait le mieux indiqué. Dommage, ce qui est arrivé mais, c'était prévisible. Toujours aux aguets, les caisses pleines, il va sans dire que les charognards sont attirés par le péché mortel : le cadavre. Alors les prédateurs passent à l'action sans penser au pauvre peuple qui subit cette guerre qui n'a pas de fin. La patience a ses limites n'est pas guinéen... Alpha Souleymane Diallo, Londres, UK
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