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Silence, on tue… à Conakry. Au début de l’après-midi, le samedi 23 octobre 2010, vers 13h30, Aliou Barry, président de l’Observatoire national des droits de l’homme (ONDH), reçoit un appel téléphonique l’alertant que des militaires en tenue sont en train de tabasser un homme. Il prend son véhicule et arrive sur les lieux, sur la route Le Prince à Hamdallaye, dans la banlieue de Conakry, pour porter secours à la malheureuse victime. Il est ainsi fréquemment sollicité. Il s’avance vers les soldats pour tenter de s’interposer et se présente à eux.
« Encore un autre Peulh », s’écrie l’un des soldats. Et les voilà qui se jettent sur Aliou. Ancien officier de l’Armée française, il est de taille à se défendre, mais pas face à une meute d’une dizaine de loubards en tenue militaire de la Garde présidentielle. Il réussit à s’échapper et se réfugie dans une boutique proche, un magasin de « construction de fenêtres ». Les assaillants le poursuivent et lui tombent dessus à coups de crosse. « Bâtard, lui crient-ils, jamais un Peulh ne va gouverner ce pays ». Le magasin est alors complètement saccagé. Les militaires le transportent à la Gendarmerie, à quelque 200 mètres. Là, ils tirent sur le tas à balles réelles. Deux jeunes sont abattus. Pour l’exemple. Aux cris de : « On vous tuera tous », c’est-à-dire tous les Peulhs. Aliou a l’avant-bras gauche fracturé, des hématomes aux yeux, un traumatisme crânien, des blessures sur d’autres parties du corps, une balle l’a raté de peu en l’égratignant au ras du cou-de-pied et a tué une personne qui était derrière lui. Son téléphone et ses lunettes ont disparu.
Dans la cour de la Gendarmerie, des centaines de personnes sont détenues, des Peulhs exclusivement. Une liste des plus récalcitrants ou de ceux qui sont considérés comme des meneurs a été dressée. Ils reçoivent chacun cent coups de fouet. Les opérations se déroulent sous l’autorité du commandant-adjoint de la Garde présidentielle, appelé De Gaulle, et du chef de la brigade, le commandant Cissé. « On va vous bastonner, vous couper les tendons, comme ça vous n’irez plus voter », ne cessent de crier les tortionnaires.

| | Aliou Barry | Aliou Barry n’a eu la vie sauve qu’à la réaction d’un colonel, à la fin de la journée, qui a dû se dire qu’il n’était pas bon de tuer le représentant d’une organisation des droits de l’homme. L’officier ordonna à un gendarme de reconduire Aliou à sa voiture. Un jeune, qui était présent, prit le volant et le conduisit à la clinique Ambroise Paré. Evacué d’urgence à Paris, par un billet d’avion sur la compagnie Air France payé par lui-même, Aliou Barry a été accueilli à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle par un ami, El Hadj Alpha Nouhou Barry, qui l’a conduit, à 6 heures du matin, le 26 octobre 2010, aux urgences de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris. Les encombrements aux urgences font qu’il n’a pu être opéré (pour réduire la fracture de son avant-bras gauche) que le 27 octobre 2010, la nuit.
C’est un véritable pogrom qui est organisé, à l’heure actuelle, contre les Peulhs, par les autorités militaires guinéennes au vu et au su du général Sékouba Konaté, président de la République par intérim et président de la Transition. Les militaires entrent dans les familles, à Hamdallaye, à Cosa, à Bambéto et dans les quartiers à majorité peulhe, tabassent les jeunes, les arrêtent, les transportent dans les gendarmeries, et certains de ces soudards vont jusqu’à violer les femmes.
L’objectif est clair. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’éliminer l’électorat peulh. Les commanditaires de cette manœuvre croient ainsi empêcher l’élection de Cellou Dalein Diallo (43% des voix au 1er tour, le 27 juin 2010, contre 18% pour Condé Alpha) à la magistrature suprême.
Le premier ministre de la Transition, Jean-Marie Doré, prête main forte à ces manœuvres, notamment celles visant à fausser les résultats du second tour de l’élection présidentielle, de concert avec le candidat Condé Alpha, convaincu qu’il ne peut pas gagner loyalement, par les urnes.
Il suffit, pour s’en convaincre, d’observer le comportement de Doré depuis que Sékouba a décidé de lancer l’élection présidentielle. Il a d’abord traîné des pieds pour retarder la date du 1er tour. Ensuite, il a tenté de transférer au ministère de l’Intérieur (le Matap) les prérogatives de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) pour pouvoir influer directement sur les résultats du scrutin, comme du temps de Lansana Conté. Puis, il a établi, de connivence avec Louncény Camara, élu frauduleusement à la tête de la Céni, un faux listing électoral. De fait, si le second tour de l’élection présidentielle avait eu lieu le 24 octobre dernier, Condé Alpha aurait été élu avec 50,70% des voix contre 49,3% pour Cellou Dalein Diallo, selon le scénario prévu par Sékouba Konaté, Jean-Marie Doré et Condé Alpha.
Cela, à l’aide des 17 ordinateurs volés à la Céni, des listes falsifiées, des quelque 200 000 nouvelles cartes alphanumériques appartenant à l’électorat de Cellou Dalein mais non distribuées et des informaticiens amenés de France et de Côte d’Ivoire par Condé Alpha. Il était prévu également de substituer le logiciel d’une officine sud-africaine acquise au candidat Condé Alpha à celui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) qui a servi au 1er tour. Tout était organisé pour voler à Cellou Dalein sa victoire, pronostiquée par tous les observateurs qui constatent, à l’heure actuelle, un rapport de force de 70% (Cellou Dalein) contre 30% (Condé Alpha) sur le terrain.
Le parti-pris de Jean-Marie Doré pour Condé Alpha saute aux yeux. A preuve, la dernière manipulation montée par ce dernier. A son retour de tournée à l’intérieur du pays, samedi dernier, il a organisé un rassemblement au Palais du peuple. Les jus de fruit distribués (bissap, djin-djan, etc.) avariés en raison d’une mauvaise conservation (ou volontairement empoisonnés sur instruction de Condé Alpha - son machiavélisme est sans limite) ont causé des malaises aux participants qui les ont consommés. Transportés à l’hôpital Ignace Deen, la directrice de l’établissement refuse de signer un acte d’empoisonnement non prouvé médicalement. Condé Alpha accuse l’UFDG de Cellou Dalein d’avoir empoisonné les boissons. Le premier ministre Jean-Marie Doré démet immédiatement de ses fonctions la directrice de l’hôpital, le Docteur Binta Bambadion Diallo, qui est sanctionnée pour son appartenance peulhe. Les mesures arbitraires et vexatoires de ce type n’en finissent plus. Sans compter que Jean-Marie Doré n’a pas levé le plus petit doigt lorsque les locaux de la Céni ont été incendiés et que des ordinateurs ont été volés.
Pour en revenir à Aliou Barry, le président de l’ONDH, sauvagement agressé par la Garde présidentielle de Sékouba Konaté, a été ciblé pour être devenu le défenseur le plus visible des droits de l’homme en Guinée. L’organisation qu’il dirige, qui est une structure républicaine dont la création a été recommandée par les Nations unies, n’a cessé depuis 2008 de dénoncer les violations répétées des droits humains en Guinée. La principale proposition de l’ONDH pour sortir de la crise de la Céni qu’Aliou Barry a défendue au cours des semaines dernières a été finalement adoptée et mise en œuvre, sous la pression de la communauté internationale. C’est ainsi que le représentant de l’OIF (Organisation internationale de la Francophonie) dans la résolution de la crise guinéenne, l’officier malien Toumani Sangaré, a été désigné président de la Céni, le 22 octobre 2010. D’où un grand soulagement, mais très vite dissipé par l’information selon laquelle ce dernier serait très proche de Condé Alpha.
La connivence entre Toumani Sangaré et Condé Alpha s’est avérée car, dès la nomination du Malien, ce dernier a aussitôt proposé la tenue du second tour de l’élection présidentielle, la semaine suivante, proposition approuvée aussitôt par Condé Alpha. Avant même que les listes électorales falsifiées ne soient revues et corrigées, comme il se doit.
Sékouba Konaté a compris qu’il fallait, pour sauvegarder les apparences, décaler la date d’au moins une semaine. C’est ainsi qu’il a fixé cette date du second tour au 7 novembre 2010. Il aurait fallu beaucoup plus de temps pour assainir les listes électorales truquées par Condé Alpha avec l’aide de Louncény Camara.
De fait, la précipitation avec laquelle Toumani Sangaré a proposé de tenir le second tour de l’élection présidentielle le 31 octobre 2010, proposition aussitôt acceptée par Condé Alpha, confirme que le Malien est de mèche avec ce dernier. Surtout que la question des listes électorales falsifiées n’a pas été tirée au clair.
Pour remonter la formidable avance que Cellou Dalein a sur lui, Condé Alpha ne recule devant rien. Il a mis de son côté le président de la Transition, Sékouba Konaté, et le premier ministre, Jean-Marie Doré. Ces deux personnages, qui ne raisonnent qu’en termes d’espèces sonnantes et trébuchantes, se sont mis à s’enrichir à tour de bras, en pillant les finances publiques de manière effrénée (il n’y a qu’à voir la villa à 1 million 500 000 euros que s’est construite Jean-Marie Doré pour s’en convaincre) et se faisant arroser copieusement par l’homme d’affaires véreux Mamadou Sylla – « j’ai misé toute ma fortune sur Condé Alpha et je n’entends pas perdre mon argent », dit haut et fort Mamadou Sylla.
Condé Alpha a déclaré la guerre aux Peulhs, dont il dit dans un livre qu’ils représentent le tiers de la population guinéenne, et auxquels il voue une haine viscérale. Si Sékouba Konaté est le fer de lance du projet d’épuration ethnique ayant pour objectif l’élimination de l’électorat peulh, c’est Condé Alpha qui tient le manche de l’épée et Jean-Marie Doré le bouclier. Ce trio infernal s’appuie sur la « Bande des quatre » : l’apprenti sorcier Kiridi Bangoura ; le parjure Louncény Fall, qui avait juré, lors de sa démission du poste de premier ministre de Lansana Conté, qu’il ferait de son propre corps un rempart pour empêcher Condé Alpha d’arriver au pouvoir, cet homme auquel il se soumet aujourd’hui servilement ; Ousmane Kaba, le plus grand pilleur des finances publiques guinéennes lorsqu’il était au gouvernement et qui, avec ce pactole, a construit une université, que nous appelons aujourd’hui à être boycottée par tous les parents d’élèves ; la griote médiocre, opportuniste et anti-peulh notoire Daraba Saran.
Le Trio infernal et la « Bande des quatre » ont lancé la guerre contre les Peulhs en utilisant des bandes de loubards en tenue militaire composant la Garde présidentielle de Sékouba Konaté. Ils sont prêts à marcher sur des cadavres pour porter Condé Alpha au pouvoir. Leur machiavélisme est tel qu’ils sont prêts à mettre la Guinée à feu et à sang pour assouvir leurs désirs. Si leur projet de faire élire Condé Alpha, par la magouille, la falsification des listes électorales et le détournement des suffrages de Cellou Dalein, venait à échouer, leur plan B est de proclamer Sékouba Konaté Président de la République. Le peuple guinéen n’acceptera pas ce plan machiavélique.
Comment les populations guinéennes de la Haute-Guinée et de la Guinée Forestière peuvent-elles entendre l’appel hypocrite au calme de Sékouba Konaté, alors que Condé Alpha appelle, dans les coulisses, à tuer tous les Peulhs ? Les attaques contre les Peulhs à Siguiri, à Kankan, à Kouroussa et à N’Zérékoré répondent directement aux manœuvres machiavéliques de Condé Alpha. Les populations peulhes quittent massivement ces régions. C’est par camions entiers qu’elles s’embarquent pour rentrer en Moyenne Guinée. A Kouroussa, des barrages sont dressés à la sortie de la route principale. Les camions de passagers sont arrêtés. Des miliciens font descendre tous les Peulhs, reconnaissables à leur aspect physique, les bastonnent et leur jettent au visage : « Rentrez chez vous, vous ne voterez pas ici ». Condé Alpha est derrière toutes ces manœuvres. Fort heureusement, en Guinée Forestière, les populations autochtones se sont interposées pour empêcher le pogrom contre les Peulhs.
Condé Alpha est passé maître dans l’art de la désinformation – qu’il a appris de ses maîtres soviétiques –, du faux et de l’usage du faux. Il se pare du titre prestigieux de professeur, alors qu’il n’a été qu’un simple assistant à la faculté de droit.
Condé Alpha (du vrai patronyme de son père, Koné) est un faussaire. La seule publication scientifique dont il peut se vanter remonte à près de 40 ans. Elle est intitulée : « La Guinée, néo-colonie américaine ou Albanie de l’Afrique ». De bonnes sources, nous savons qu’il se serait emparé des écrits de Baldé Samba, ancien président de l’UED (Union des Etudiants de Dakar), victime de Mai 1968 dans la capitale sénégalaise. Depuis que Baldé Samba (mort en prison à Dakar en 1968) a disparu, Condé Alpha n’a plus rien écrit. Comment un professeur, chercheur scientifique, comme il prétend l’être, se serait-il éteint brusquement ?
Tout le monde sait que c’est également le professeur Alpha Ibrahima Sow, de la fameuse Ecole des Langues-O à Paris (pas un professeur de pacotille celui-là) qui tenait la main à Condé Alpha, pas seulement la main, mais aussi la plume.
De graves accusations pèsent aussi contre Condé Alpha : il aurait subtilisé de la bibliothèque universitaire Cujas à Paris l’unique exemplaire de la thèse de doctorat d’Etat du professeur Alain Cournanel portant sur « Planification et investissement privé en Guinée », un document irremplaçable sur l’évolution économique de notre pays de 1958 à 1970. Quel égoïsme ! Rien que d’y penser, il s’en faut de peu que le cœur ne me fend, comme dirait François Villon.
Tous ceux qui ont approché Condé Alpha savent que cet homme est le Diable en personne. Il est de la même étoffe que Sékou Touré. Ne vous trouvez pas sur son chemin, car il va vous séduire, vous utiliser et vous jeter comme une simple peau de banane. La vie d’un être humain ne compte pas pour Condé Alpha. Tout ce qui compte pour lui, ce sont ses intérêts personnels, et sa conquête du pouvoir.
De père burkinabè et de mère guinéenne, Condé Alpha use de ses trois nationalités : burkinabè, française et guinéenne. Tout compte fait, c’est un apatride. Après avoir vécu plus de 50 ans en France, il rentre en Guinée pour y conquérir le pouvoir car il ne peut le faire ni au Burkina Faso ni en France. Et il invoque, pour cela, le ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner (qui, fort heureusement, va être bientôt remercié par le président Nocolas Sarkozy), le président sénégalais Abdoulaye Wade, le président burkinabè Blaise Compaoré et le président ivoirien Laurent Gbagbo. Ces chefs d’Etat africains savent que la Guinée pourrait devenir la locomotive économique de l’Afrique de l’Ouest et surclasser très rapidement leur pays. Alors, ils veulent coûte que coûte favoriser l’arrivée au pouvoir en Guinée d’un apatride, qui n’a pas d’attache familiale avec la Guinée profonde, qui est prêt à brûler ce pays, tout comme Houphouët-Boigny l’avait fait avec Sékou Touré. C’est pourquoi Condé Alpha est prêt à marcher sur des cadavres pour arriver au pouvoir en Guinée. Et il a réussi pour cela à instrumentaliser Sékouba Konaté et Jean-Marie Doré.
Sékouba Konaté est à 50% malinké, à 25% libanais et à 25% français. Condé Alpha est, quant à lui, à 50% burkinabè et à 50% guinéen. Nous sommes obligés d’entrer dans cette macabre comptabilité, car Condé Alpha nous y oblige. Alors, qui est étranger en Guinée ? Ce ne sont certainement pas les Peulhs, contrairement à ce qu’a déclaré Condé Alpha dans sa campagne électorale en Guinée Forestière, puisqu’ils sont là depuis cinq siècles.
Toute la communauté guinéenne salue le sang-froid et le sens des responsabilités de Cellou Dalein Diallo. Mais, elle lui demande, à présent, de monter au créneau, de dire une parole forte, pour prendre la défense des jeunes qui sont massacrés quotidiennement dans les gendarmeries et les commissariats de police par la soldatesque du général Sékouba Konaté. Il faut que Cellou Dalein dénonce les dérives de cet officier qui a jeté par-dessus bord son serment de fidélité au peuple de Guinée. On voit bien la connivence de Sékouba avec Condé Alpha lorsque ce dernier refuse ouvertement d’aller avec Cellou Dalein prêcher la non-violence dans les quartiers et les villes aux prises avec les violences ethniques.
La communauté guinéenne en France, ayant pris conscience des risques de guerre ethnique dans notre pays, a appelé à un sursaut patriotique. C’est ainsi qu’un vaste rassemblement de tous les partis politiques, des associations, des ONG et des personnalités indépendantes qui souhaitent l’instauration de l’Etat de droit dans notre pays ont créé, le 24 octobre 2010 à Paris, le « Collectif contre la violence politique en Guinée (CVPG) ». Ce mouvement, qui est sans précédent, a porté à sa tête une personnalité dont l’engagement pour l’instauration de l’Etat de droit en Guinée est unanimement reconnu et salué, Mme Sanaba Coné Camara.
Le « Collectif contre la violence politique en Guinée » est composé des sections France de tous les partis politiques qui composent l’ « Alliance Cellou Dalein Diallo Président », d’associations, d’ONG et de personnalités indépendantes :
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UFDG (Abdoulaye DT Diallo, Hadiatou Kadia Diallo)
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UFR (Ibrahima Sory Makanéra)
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NGR (Mohamed Sampil)
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GECI (Sory Yansané)
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PUP (Ousmane Bangoura)
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UFD (Ousmane Garan Baldet)
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NFD (Ibrahima Bangoura)
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Guinée Mémoire (Nabbie Ibrahim « Baby » Soumah)
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DLG (Aboubacar Fofana, Khadry Sylla)
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CFG (Collectif des Femmes Guinéennes, Mme Yaya Barry)
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Assiatou Bah-Diallo (Directrice du newsmagazine Amina)
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Karomoko Sadabiou (érudit et guide spirituel)
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Alpha Nouhou Barry (qui a accueilli Aliou Barry et l’a transporté à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière)
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Thierno Satina Rampnoux Diallo (Afrik Horizon)
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Etc…
Et la liste n’est pas close.
Le Collectif contre la violence politique en Guinée (CPVG) avance trois grandes propositions :
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Traduire Alpha Condé devant les juridictions guinéenne et française pour incitation à la violence raciale, juridictions compétentes pour juger de cette infraction pénale.
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Placer la Guinée sous la tutelle de la communauté internationale, comme la Guinée-Bissaü ; appeler en Guinée une force d’intervention des Nations unies et procéder à une nouvelle élection présidentielle transparente, libre, claire et démocratique. Si une telle consultation a lieu, Condé Alpha n’a aucune chance de gagner.
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Recenser les maisons, les appartements et les résidences qui ont été achetés en France par tous les dignitaires du régime de Sékouba Konaté pour empêcher leurs familles de venir s’y réfugier pendant que les sbires du général Sékouba allument le feu en Guinée. Nous savons d’ores et déjà que la famille de Sékouba habite à Grigny, dans la banlieue parisienne. Nous allons la traquer et lui rendre la vie impossible dans ce pays, et empêcher tous ces gens de venir se soigner en France alors que les établissements hospitaliers guinéens manquent des médicaments de base et des plus élémentaires.
« Nous sommes tous des Peulhs », s’est exclamé Mohamed Sampil, lors de l’assemblée générale constituante qui a créé le Collectif contre la violence en Guinée, le CVPG. « Non à la poullophobie ! », a confirmé Nabbie Ibrahim « Baby » Soumah. « Je ne suis pas malinké, peulhe, soussou, kissi, toma, guerzé, landouma, baga, mikiforé ni bassari. Je suis Guinéenne. Un point, c’est tout », a approuvé Sanaba Coné Camara. « Susciter deux, trois, plusieurs Aliou Barry, telle est la consigne ! », a conclu Alimou Camara. Tout est dit en ces termes. Il n’y a plus rien à ajouter. Sauf, un seul mot :
Où est donc Boubacar Yacine Diallo, qui dit être né le jour où Dieu a banni la peur ? Où est Tibou Camara, qui s’est malheureusement mis au service de Sékouba Konaté ? Où est Modi Oury Barry, le dernier descendant vivant de Bocar Biro ? Où sont les preux chevaliers peulhs qui, jadis, portaient sur l’épaule gauche le Livre et sur la droite le sabre ? Puisse le Très-Haut nous apporter son aide et barrer la route au trio infernal Sékouba-Jean-Marie Doré-Condé Alpha et empêcher un autre Rwanda en Guinée.
Alpha Sidoux Barry Directeur de publication de www.guineeactu.com
Nous remercions très chaleureusement Mesdames Kady Diallo, Yaya Barry et Binta Dembélé pour le soutien logistique qu’elles nous apporté durant la mise sur pied du Collectif contre la violence politique en Guinée (CVPG).
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