mardi 30 mars 2010
La seule alternative crédible est NGR!
Faya L. Millimouno

La Guinée est en campagne ! Le 27 juin 2010, les Guinéens, partout dans le monde, seront aux urnes pour choisir, parmi des dizaines de candidats à la fonction de Président de la République de Guinée, celui qui devra sortir notre pays du cycle infernal de violences politiques, de détournements, de vols, de viols, de corruption, de népotisme, de favoritisme, d’ethno stratégie, de faillite économique, de naufrage moral, etc. C’est une première depuis 51 ans que nous sommes indépendants. Chacun de nous retient son souffle et prie pour que ces élections soient libres, transparentes et justes. Amen !

Parmi les candidats, nous identifions deux grands groupes qui ont en leur sein de sous groupes. Le premier grand groupe est composé des candidats dont les figures nous sont très familières. Ceux-là ont dirigé notre pays pendant des années, voire des décennies. Le second grand groupe comprend tous les candidats qui n’ont jamais été aux commandes de notre pays.

Le premier grand groupe compte deux sous-groupes en son sein : les permanents et les candidats à la permanence. Les permanents qui se métamorphosent en fonction des circonstances sont aux commandes de notre pays depuis les années 60 ou 70. Pour apparaître différents ou jeunes, ceux-là se teignent les cheveux en noir. Comme pour nous dire que le changement que nous ambitionnons, celui pour lequel nombreux de nos compatriotes ont fait le sacrifice ultime en payant - de leur sang et de leur vie - notre liberté et notre prospérité, se ferait dans les apparences. Ils sont convaincus que le changement ne sera que cosmétique. Ils ont bu à la source du PDG-RDA qui constitue leur seule référence idéologique. Pour eux, le changement c’est le retour vers le passé « glorieux » fait de grands discours fleuves, de réceptions somptueuses, de normes, de brigades, de FAPA, de milices, de police économique, de révolution culturelle socialiste, de CER, de camp Boiro, de complots permanents, de pendaisons publiques, de cinquième colonne, et que sais-je encore. Idéologiquement, ceux-là croient en l’Etat providence. Ils pensent que l’Etat devait être le créateur de richesses, le pourvoyeur de tout. Ils étaient parti et Etat à la fois. Ils ne croient pas que c’est l’Etat qui dépend de nous et non le contraire. Ceux-là continuent à nous dire qu’ils ont changé et qu’en leur renouvelant notre confiance, ils feront de notre pays un paradis terrestre.

Les candidats à la permanence sont eux aussi, bien entendu, des figures familières comme les permanents. Généralement, ce sont les fils, filles, neveux ou nièces des permanents. Ils sont ceux qui ont dirigé notre pays pendant les 24 années du régime de Lansana Conte.

Idéologiquement, les candidats à la permanence diffèrent un peu des permanents par leur choix libéral. Mais leur libéralisme est hors normes en ce sens qu’il s’apparente à une anarchie dont la première caractéristique est la privatisation de l’Etat. D’où leur politique de self-service.

Ceux-là sont riches, voire même très riches. Ils le sont devenus en touchant des salaires qui ne peuvent permettre au bénéficiaire de construire une maison même modeste de trois chambres que si le bon Dieu lui accordait une longévité qui défie toute logique : au moins mille ans. Même là, s’il doit manger, se vêtir, se loger, se traiter en cas de maladie, etc., il aurait besoin de l’aide d’un cousin ou d’une cousine qui se trouve en Europe, en Amérique ou en Asie pour y arriver.

Quand nous crions au vol, au détournement et à la corruption qui ont mis notre pays en faillite, et demandons justice en réclamant les audits, ces candidats à la permanence nous répondent en nous mettant au défi. Ils nous exigent de leur présenter les preuves de vols ou de détournements. Quelque part, ils ont raison parce qu’on ne peut pas fournir une preuve qui n’existe pas. Nous sommes dans une république bananière où chacun se sert et efface les traces en quittant.

En écoutant individuellement chacun de ceux qui ont géré la Guinée jusque là, on se rend compte que chacun défend, à corps et à cri, son « brillant bilan » quand il était aux affaires. Pour celui ou celle qui ne connaît pas la Guinée, en les écoutant, il aurait l’impression que ce pays devait compter parmi les plus avancés au monde. Aucun des gestionnaires, à l’exception des morts, ne semble reconnaître que sa gestion ait été à l’ origine de la misère indescriptible du guinéen.

En mettant bout à bout les périodes que chacun a passé aux affaires, nous obtiendrons, le 27 juin 2010 prochain, exactement cinquante et un ans – neuf mois – trois semaines et quatre jours. Cela correspond au temps qui se sera écoulé depuis l’accession de notre pays à l’indépendance, le 2 octobre, 1958.

Deux façons au moins ont été utilisées pour détourner les maigres ressources de l’Etat guinéen : en prenant le peu qui est dans la caisse ou en empêchant que l’argent rentre dans la caisse. Prenez l’exemple d’un douanier qui laisse rentrer 150 conteneurs en enregistrant dans les registres comptables de l’Etat seulement 50 conteneurs. L’argent qu’il récolte pour les 100 conteneurs non enregistrés ne peut être audité, parce que c’est comme si les 100 conteneurs ne sont jamais rentrés en Guinée.

En vérité, la vision socialo-communiste du PDG-RDA n’a jamais quitté la Guinée. L’Etat a toujours eu le monopole dans tous les domaines. L’apparence de libéralisme constaté durant les années du CMRN et du PUP n’était que l’expression d’une délégation du monopole de l’Etat, à quelques privilégiés, par le biais des marchés de gré à gré. C’est ce qui fait d’ailleurs qu’il est difficile de trouver un operateur économique, qui ait véritablement réussi en Guinée, qui ne soit pas impliqué dans la mafia d’Etat.

Bref, le résultat des actions antérieures posées par les candidats de ce premier grand groupe est que le quotidien du guinéen est fait de misère indescriptible. La situation est si désespérée qu’elle enlève toute pertinence à la dénonciation devenue récurrente de l’échec des gestionnaires de la Guinée indépendante.

Les questions importantes que nous devons nous poser avant de mettre notre bulletin dans l’urne est de savoir à quel moment les gestes qui ont mis notre pays en faillite ont été posés. Qui a posé ces gestes ?

Puisque personne d’entre ceux qui nous ont dirigé jusque là ne reconnaît avoir posé un geste explicatif de l’état de misère dans lequel nous nous trouvons, nous devons bien nous rendre à l’évidence que, quelque part, quelqu’un n’est pas entrain de nous dire la vérité. En attendant de savoir qui ne nous dit pas la vérité, érigeons-nous tous en auditeurs le jour du vote pour envoyer tous les candidats du premier grand groupe à la retraite.

Albert Einstein a dit que la folie, c’est faire la même chose tout le temps et s’attendre à un résultat différent. Et oui, nous ne pouvons pas reconduire les mêmes qui, nous sommes certains, reproduiront les mêmes choses qu’ils ont faites dans le passé, et s’attendre à une amélioration de la situation guinéenne. Si on ne peut pas empêcher autrui de penser que nous guinéens sommes des fous, nous pouvons quand même lui montrer que nous sommes capables de prendre notre destin en main en votant pour le candidat qui offre les meilleures chances de changer positivement notre pays. Ce candidat n’est pas dans le premier groupe ainsi décrit.

Le second grand groupe annoncé plus haut est composé des candidats dont les figures ne nous sont pas tout à fait familières. Cela se comprend dans la mesure où ceux-là n’ont jamais été aux commandes de notre pays. Cet autre groupe se subdivise en deux sous-groupes : les nostalgiques et les rêveurs.

Les nostalgiques sont des candidats qui prônent l’idéologie socialo-communiste. Ils sont de l’international socialisme. Ceux-là reprochent au père de l’indépendance de notre pays le fait de n’avoir pas bien appliqué l’idéologie socialo-communiste pendant les premiers 26 ans de notre indépendance. Le chef de file de ce sous-groupe, qui se destine à une victoire dès le premier tour, a déjà annoncé sa première décision au soir du jour des élections présidentielles : décrété l’assurance maladie gratuite pour tous les guinéens.

Cela nous amène à parler du choix socialo-communiste et de ses conséquences. En effet, déjà en 1938, Ludwig Von Mises prédisait ce qui fut, parlant du socialisme. Cet auteur avait prédit que seules les nations socialistes seraient condamnées à la décadence. Cela s’est vérifié.

L'histoire nous a appris que la décadence a toujours été le destin des peuples qui ne se sont pas engagés dans la voie du libéralisme et de la promotion des initiatives individuelles ou qui s'y sont arrêtés prématurément. L'ordre social socialiste est irréalisable. Tous les efforts tentés pour l’instaurer ont abouti à la destruction de la société. Les fabriques, les mines, les chemins de fer se sont arrêtés ; les villes sont devenues désertes dans tous les pays de l’Europe de l’Est d’alors. Plus près de nous, il suffit de se rappeler le désert créé par le PGD-RDA en Guinée pour s’en convaincre.

 

La société est le produit de la volonté et de l'action des hommes. Comme disait Mises, « Toute la mystique et tout le symbolisme de la philosophie collectiviste ne sauraient supprimer le fait qu'on ne peut parler qu'au figuré de pensée, de volonté et d'action de la collectivité…. »

La société ne vit et n'agit que dans et à travers les individus. Elle n'est rien d'autre qu'une attitude déterminée de leur part. Chacun porte sur ses épaules une parcelle de la société. Personne ne peut être délivré par d'autres de sa part de responsabilité.

La société, l’Etat, etc. sont véritablement les œuvres de l'homme. Ce sont ses créations. Ils dépendent de l'homme et non le contraire.

Bref, l'échec des économies planifiées des régimes d'inspiration marxiste-léniniste n’est plus à démontrer. Il suffit de penser à la débandade qui est arrivée à l’Union Soviétique d’alors. Il suffit de se rappeler du naufrage de tous les pays du bloc socialo-communiste de l’Europe de l’Est d’alors. Plus près de nous, il suffit de se rappeler de la ruine du PDG-RDA et de la faillite des révolutions africaines d’inspiration marxiste-léniniste. Plus contemporain encore, il suffit d’observer la descente aux enfers de la belle Côte d’Ivoire dont le choix idéologique aux couleurs de l’international socialisme est un des facteurs explicatifs.

Le socialisme collectiviste ou communiste entendait soumettre les individus à la volonté du groupe pour tendre vers ce qui serait supposé être l'intérêt général. En économie, les moyens de productions seraient communs et seul le groupe ou ses représentants, les conseils ouvriers, auraient un pouvoir décisionnel. L’égalité et la liberté deviendraient monnaie courante. Or, on le sait maintenant que ceci était et reste encore de l’utopie, puisque dépourvue de son essence qui est la démocratie. Alexis de Tocqueville nous apprenait que « pendant que la démocratie cherche l’égalité dans la liberté, le socialisme tend à trouver l’égalité dans la tyrannie. »

Alors que dans une économie à base individuelle et libérale chaque acteur peut tester concrètement ses propres idées, ce qui conduit à de nombreuses variantes, au contraire le groupe socialo-communiste ne teste, le plus souvent, qu'une seule option à la fois. La prise de décision par un groupe dans un système collectiviste est toujours plus lente et plus difficile que la prise de décision par un individu seul. Inversement, il est difficile pour le groupe du système collectiviste, de revenir sur une décision antérieure.

Devant ce tableau jusqu'à présent sombre, l’espoir est-il permis ? Oui, avec le sous-groupe des rêveurs. Car comme le dit Walt Disney, « Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver. Ensuite, réveillez-vous calmement et allez d'un trait jusqu'au bout de votre rêve sans jamais vous laisser décourager. »

Le rêve que les membres de ce sous-groupe ont pour la Guinée est à l’image du rêve américain. Il s’agit d’un rêve de liberté, de justice, de paix et de bonheur pour tous les guinéens ; le tout grâce au travail dur et honnête. Le titre de notre hymne nationale n’est-il pas LIBERTE ?

Ce qui différencie le sous-groupe des rêveurs de celui des nostalgiques est, entre autres, leurs conceptions de l’Etat. Les nostalgiques croient en l’Etat providence, donc au grand gouvernement, parce que devant tout faire. Leur principe cardinal est le nivellement par le bas. Ils pensent que dans une société, il y a des pauvres parce que certains sont riches. Or cela n’est vrai que dans un contexte ou la politique prend le sens de self-service comme c’est le cas en Guinée depuis l’indépendance jusqu'à maintenant. Au nom du collectivisme, ils parlent plutôt de droits du peuple que de droits de l’homme. L’homme est soumis à la volonté du groupe. Tout le monde travail pour le « peuple » et les biens sont « collectifs ».

A l’opposé de cette vision, les rêveurs pensent à un homme libre, car la poursuite du bien être est incompatible à la pensée unique, à la soumission à une idéologie dogmatique. La poursuite du bien être requiert la créativité qui n’est possible que quand nous sommes libres. Et dès qu’on parle de liberté, on parle nécessairement de responsabilité. Dans la pensée des rêveurs, c’est l’Etat qui dépend de l’homme et non le contraire. Entant que tel, ils rêvent d’un gouvernement limité qui s’occupe seulement du rôle qui lui ai propre et laisse l’opportunité à l’homme de créer les richesses nécessaires à son bien être.

L’illustration de la différence entre les nostalgiques et les rêveurs est le contraste entre la Côte d’Ivoire indépendante sous son premier président et la Guinée indépendante sous son premier président. En effet, l’un des piliers du développement économique de la Côte d’Ivoire était la production du cacao et du café. Comme la Côte d’Ivoire, la Guinée avait autant de potentiels dans la production de ces deux produits. Mais pendant que la politique agricole des autorités ivoiriennes visait à encourager les planteurs, à leur trouver les meilleurs prix pour qu’ils jouissent pleinement du fruit de leur labeur, en Guinée on dépossédait les pauvres paysans de leurs récoltes. On leur prenait leur café à crédit, jamais payé, à un prix dix à vingt fois inferieur à celui qui était pratiqué dans les pays limitrophes. On tirait à balles réelles sur quiconque tentait d’envoyer ses produits dans les pays environnants qui payaient dix à vingt fois plus. Résultat, certains planteurs ont préféré mettre le feu à leur plantation pour cultiver le riz dont les récoltes leur étaient aussi prises.

Le parti dans la course qui incarne le mieux la vision des rêveurs est incontestablement la NGR. C’est pourquoi la NGR est la seule alternative crédible aux prochaines élections. Son leader, M. Ibrahima Abe Sylla, est à pied d’œuvre pour faire du rêve de la NGR pour la Guinée une réalité. Il le partage avec tous les guinéens. Il est réalisable. La misère de notre peuple n’est pas une fatalité. Il nous suffit de rêver tous ensembles. Car, comme le dit Elder Camara «Lorsqu'on rêve tout seul, ce n'est qu'un rêve alors que lorsqu'on rêve à plusieurs c'est déjà une réalité.»

La politique économique de la NGR reposera sur la promotion de la stabilité macroéconomique (en terme d'inflation, de solde budgétaire, de solde extérieur..), l’établissement d’un environnement juridique saint, la restructuration financière par l'élaboration et la mise en œuvre d'une politique monétaire avec une banque centrale indépendante et capable de gérer la monnaie et de réguler l'économie. La promotion des initiatives privées, qui sont créatrices d’emplois, sera un des piliers de la lutte contre le chômage des jeunes. La mobilisation de l’épargne des guinéens, de l’intérieur comme de la diaspora, pour le financement de la construction des grandes infrastructures et de l’éducation, nécessaires à la transformation sur place de nos ressources naturelles, sera une manière d’affirmer l’indépendance du pays et d’encourager les guinéens à investir dans leur propre développement. L’objectif ultime de la NGR par rapport à nos ressources naturelles sera de créer un cadre économique qui encourage les entreprises guinéennes ou intervenant sur le sol guinéen à exporter des produits plutôt que des matières premières.

Pour les prochaines élections présidentielles, législatives et municipales, le choix est donc clair : la NGR. L’avenir de notre pays pour les cinq prochaines années et même au delà en dépend.


Faya L. Millimouno
Ph.D.


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
hadja maimounatoulaye conte new york, vendredi 10 septembre 2010
mort sylla le flis de Mme sano doussou conde je te parle mory sylla moi hadja mai conte je parle de mon choix donc parle ton choix donc tu refait sa encore j`merciappelle ta mere sur son cell donc tu stop et ferme toi
Mme tounkara hadja maimouna conte n.york, samedi 3 avril 2010
bonjour Mr faya millimouno rien que votres commentaires suiffitje vous donne parfaitement raison la NGR merite nos voix merci.
Mory Sylla, vendredi 2 avril 2010
Le projet politique de la NGR(en tout cas tel que decrit ici)ressemble plus a un chapelet d`incatations. Presentez un programme de gouvernement sans ambiguite` et chiffre`.Seulement apres nous reflechirons si oui ou non la NGR merite nos voix.
Balde M S USA, jeudi 1 avril 2010
Je souhaite q les guineens vous entendent, malhrsmnt je suis pessimist....Ils snt tous dans la ferveur et la folie de participer pr la 1 ere fois aux elections avec un president non-candidat. Tous le monde voit les elections, on relechit peu sur la la periode post elctrl... Meme les guineens de l`extrieurs ont ete tous oublieRs....Je me demande comment Le CNT a pu etre compose avec seulmnt 8% des de la Diaspo? cependant les reslt actuels sont le fruit d`un travail commun de nous tous tous, 30% au moins etait mieux......Ce qui fait encore peur pour ces elections, c`est de voir des communauteR ethnic se consulter, avec un des point de leur ordre du jour LES ELECTIONS...J`ai peur pour la guinee.
Faya L. Millimouno, mercredi 31 mars 2010
J’apprécie les réactions des uns et des autres par rapport à ce message qui, j’en suis certain, aidera les électeurs guinéens à faire leur choix aux élections prochaines. En cela, son objectif aura été atteint. Sur la critique de « l’ultra libéralisme » déjà collé à la NGR et à son leader, M. Ibrahima Abe Sylla, je dois dire qu’elle est subjective dans la mesure où M. Abe Sylla est incontestablement plus sensible aujourd’hui à la cause des plus démunies de notre pays que les socialo-communistes, cela malgré la longévité de ces derniers sur le terrain politique. A l’actif de M. Ibrahima Abe Sylla, des écoles, des forages, des puits, des hôpitaux construits avec des fonds propres, honnêtement acquis, qui profitent aujourd’hui aux plus faibles de notre pays. L’histoire nous enseigne que les socialo-communistes ont partout manipulé les plus faibles pour confisquer leur liberté en vue de mieux les exploiter. L’on se rappelle des 26 ans du PDG-RDA en Guinée. Les plus faibles de la couche paysanne ont subi les pires exploitations accompagnées d’humiliations au profit des privilégiés de la cour royale communiste. La NGR n’est pas pour n’importe quel libéralisme. C’est pourquoi elle a commencé par faire la critique objective et incontestable de celui qui l’a précédé : le self-service qui a donné lieu à la privatisation de l’Etat même en Guinée. Dans la vie, tout commence par un rêve ! Pensons-y !
Lamine Camara, mercredi 31 mars 2010
Sacré NGR ! Plus libéral que le parti républicain des USA. Une banque centrale indépendante du jamais vu. Même les banques centrales de l’Amérique, de la Grande Bretagne, du Japon ou de l’Allemagne ne sont indépendantes, elles sont autonomes et ont l’obligation de soutenir les politiques économiques et financières de leur gouvernement respectif. La NGR semble s’accaparer de la théorie libérale du prix Nobel Milton Friedman (uni de Chicago) qui a lamentablement échoue au Chili et ailleurs dans les années 70 et 80. A cet ultra libéralisme manque la privatisation des prisons, de la police, de la justice et peut-être de l’armée. Et bienvenue a la ‘Guinée Inc.’, ‘Guinée AG’, ‘Guinée Sarl’ ou ‘Guinée Ltd’ et comme CEO ou PDG Mr. Abe Sylla.
Gandhi, mardi 30 mars 2010
C`est vraiment étonnant : j`ai parcouru les "projets" (ou ce qui y ressemble) des principaux partis politiques (il faut parfois chercher profondément) et bizarrement, tous promettent le maintien des grands équilibres macro-économiques, la création d`un État de droit, la mise en oeuvre d`une politique monétaire restrictive avec une BCRG indépendante, la promotion du secteur privé, la lutte contre le chômage des jeunes..... Du reste, il parait difficile de faire autrement. Sans entrer dans le détail de ce qu`il nous faut comme chef d`État (Abe Sylla m`apparait davantage comme ayant le profil éventuel d`un Ministre de l`Énergie), il serait préférable de connaitre le contenu de son projet (on ne vote pas pour un sourire !!!), mais malheureusement je n`ai rien trouvé, pas même de site web. Or, il s`agit d`adhérer à un projet et non de choisir un candidat par défaut. Quant à une vision ultra-libérale pour la Guinée, il est vrai qu`il faut d`abord créer des richesses avant de redistribuer, mais justement il ne faut pas oublier de redistribuer... sous forme collective (protection en matière de santé, formation permanente....). On attend donc la suite...
André Loua, mardi 30 mars 2010
Monsieur Millimono, Votre exercice est fort intéressant dans la mesure où il peut servir d’avertissement. Cependant, votre choix (que je respecte) pour lequel vous semblez nous convier n’est pas aussi sans danger. Il s’agit de l’INCONNU. Et, comme vous le reconnaissez, bien évidemment, la politique de la NGR repose essentiellement sur un aspect automatique, excluant généralement la volonté : le Rêve. De par son caractère imaginaire et souvent onirique, la prudence est de mise. Le pays est encore à un autre tournant fatidique de son histoire. Le choix que nous devrions opérer ne doit pas être bousillé et escamoté par une distraction littéraire simpliste de courte vue.
mohamed sampil, mardi 30 mars 2010
Je suis en plein accord avec vous, Mr SEKOU OUMAR CAMARA..D`oû l`importance de la sécurité qui n`est en somme qu`une manière de redistribuer les richesses nationales étant entendu que la première richesse de la GUINEE ce sont les guinéens..mohamed sampil
Observateur, mardi 30 mars 2010
Je vous félicite pour l`approche de votre écrit. Cependant, je trouve que vous n`aviez pas pu demontrer que si le NGR arrivait au pouvoir que son sytème serait différent de celui de Conté/PUP. Dans leur cas, vous l`aviez dit, l`état etait complètement privatisé au point qu`il n`existait plus. Ainsi, tout le monde vivait selon ses initiatives franchement libérées, et sans aucune règle! On ne peut pas être plus libéral que ça! Tenez-vous bien, il est impossible de compter le nombre exact de ministres avec lesquels Conté a collaboré, et pour la plupart du temps, il les sortait du trou, totalement inconnu du grand public. On a vu aussi parmi ceux-ci, certain(es)qui avaient une bonne renommée. Collaborer avec Conté malgré son système, ne peut pas faire de vous un voleur ou une personne douteuse. Le NGR à travers Abe Sylla, s`activait dans un passé recent, à collaborer avec Conté aux bons soins d`un certain Kassory. Comme vous êtes tous à Washington, verifiez.
Abdoul.H, mardi 30 mars 2010
Si les États Africains acceptaient de consacrer 15% du budget national à la santé, on pourrais donner des spoins gratuits au moins aux populations vulnérables, comme les femmes enceintes les enfant de moins de 5 ans. Plusieurs pays africains sont déjà entrain d`appliquer cette politique. c`est le cas du Burundi, de l`Uganda...Croyez moi que les frais pour les soins de santé sont une barrière réelle pour nos populations, l`expérience l`a prouvé. Si on ne veut pas faire des exclus, il faut y penser. La santé c`est quand même un droit et non pas un privilège.
mc, mardi 30 mars 2010
l`auteur prend un raccourci hallucinant en decrivant ceux qui n`ont jamais exerce une parcelle de pouvoir. il est vrai kil y a 2 categories mais il s`agit : 1- ceux qui on passer leurs vies a se battre pour ameliorer nos vies ces 50 dernieres annees au pris de leurs carrieres, santes, familes, ki sont alles en prison, ki ont ete battus, humilies, malmenes et dans certains cas tues. ceux ci mr millimouno les qualifient de nostalgiques. 2- ceux ki se la coulait douce en se moquant des premiers cites. ils ont fait fortune, c`est a leur credit, ils ont travaille dur (pour eux meme), ils ont reve et continuent de reve, c`est leur droit. ils ne seraient jamais la sans le sacrifice des autres. un proverbe de chez nous dit, si tu vois loin c`est peut etre parce que tu es arrete sur les epaules d`un geant. la ngr a bcp de merite et son pdt certainement des qualites mais ce texte n`est pas a leur honneur
BALDE, mardi 30 mars 2010
NGR a, il est vrai, le mérite d`avoir un leader aux mains propres mais ce n`est pas une garantie suffisante. De même que Sekou Oumar Camara, je pense qu`une touche sociale dans le fonctionnement de nos sociétés est la clé du succès. Le socialisme d`aujourd`hui est différent du socialisme d`hier, a fortiori du communisme, ces deux systèmes ayant montré leurs limites mais si je peux le préciser, le libéralisme a montré aussi ses limites. Il est temps de remettre l`Homme au centre de la politique de développement. Petite question : n`est-ce pas risqué d`être trop rêveur, ou plus exactement de faire rêver le peuple, non seulement parce qu`avec trop de promesses on déçoit forcément car une fois aux commandes, la réalité sera différente et là le NGR fera comment ? Et si la NGR remporte les présidentielles, les législatives et les communales, n`est-ce pas là un début de communisme (juste pour rire) ? Merci
Sékou Oumar Camara, mardi 30 mars 2010
PS: je vous félicite d`avoir bâti votre discours sur la divergence de vues idéologiques des différents acteurs politiques. C`est nettement mieux que les attaques ad hominem.
Sékou Oumar Camara, mardi 30 mars 2010
Je ne sais pas si la NGR est l`unique alternative crédible mais je sais à présent que c`est un parti libéral, voire même ultra libéral. Je suis moi-même un partisan du libéralisme mais aussi du pragmatisme. L`État guinéen, comme celui de tout pays pauvre, ne peut se contenter (malheureusement) de réglementation et de régulation. Il se doit parfois d`être opérateur, là où les opérateurs privés sont absents ou défaillants. Quant à la question spécifique de la santé, que je répugne à admettre dans le secteur marchand, je pense que dès lors que l`Homme est la première ressource d`un pays, surtout si ce pays est en voie de développement, l`Etat a le devoir de trouver les voies et moyens devant garantir à tous la santé physique et mentale. Je ne trouve pas socialisant, en l`espèce, que l`on mette en œuvre une politique de gratuité de certains soins ou, à tout le moins, que l`on mette en place une politique de solidarité et de mutualisation afin que chaque guinéen soit mis à l`abri de la maladie. Pour, à un moment de ma vie, avoir eu une couverture médicale à 100%, je puis vous assurer que ce serait une formidable manière de libérer les personnes de certaines angoisses et, indirectement, d`accroître leur productivité.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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