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L’accaparement d’espace intervient toujours, quand l’occupant se rend incapable de : le préserver ; l’entretenir ; l’honorer ; le défendre, avec jalousie, face à l’envahisseur.
La montée au créneau du Pouvoir judiciaire guinéen ; l’un des 4 piliers Républicains de notre Démocratie, contre certaines pratiques du CNDD en est illustrative.
Comme toute action en appelle une réaction, que la gente en robe noire défende avec « bec et ongles» le territoire, qui leur est dévolu est de bonne guerre, mais mêmes les lois ne sont pas éternelles et sont sujettes à des amendements.
Ceux-ci interviennent, selon la nécessité, les réalités du terrain, et selon la volonté populaire.
Les textes, une fois adoptés, et avalisés par l’Instance suprême, deviennent force de loi.
Je m’en vais pour exemple, dire que la Constitution américaine, qui parait la meilleure du monde, a été une fois révisée sur les remarques d’un paysan agriculteur. Donc, ne pas admettre, que la loi n’est pas éternelle est utopique.
D’ailleurs comme toute action en appelle une réaction, quel a été le détonateur de leur mouvement ? A ce que je sache, ce sont les nouvelles pratiques adoptées par le CNDD qui les auraient dérangés et irrités.
Se sont-ils posé la question de savoir le mobile de l’adoption de ces pratiques ?
Tous les Guinéens s’emploient à dire, que la qualité minable de services ou prestations de ces agents en robe noire en est la cause.
Devant ces cas de procès très probants, où des citoyens, de par leur état démuni, devenaient automatiquement les perdants, même si la vérité était de leur côté, est révoltant.
La balance penchait toujours en faveur de celui, qui avait la possibilité de soudoyer.
Cette pratique déloyale, favorisant les blanchisseurs d’argent sale, est à la base d’expropriation de tant de paisibles familles, des héritages, que leur auraient légués les grands parents.
Conscient du fait, que la loi devant être pour tous, ne l’était pas dans notre cité, où elle était dictée par l’argent, il va de soi, que des volontés de changement interviennent.
A l’étape d’aujourd’hui, vu que les 4 piliers de notre Démocratie ne représentaient, que des coquilles vides, si la question était soumise à référendum populaire, les Guinéens, en soif de justice sociale, pencheront en faveur de cette forme de tribunal populaire, d’où le pauvre tirera un atout considérable.
N’étant pas pour une quelconque dépréciation des termes de cette Institution Républicaine, il y a cependant grand besoin de toilettage, pour que le riche ne soit pas par le biais de sa fortune, le seul ayant toujours droit à la victoire sur le pauvre.
Aussi toute ouverture à l’amendement, qui ferait objet de nécessité établie mérite soutien.
Heureusement que rien ne sera désormais comme auparavant, car cette couche démunie les aura toujours à l’œil pour que ne soient prononcées que des sentences justes et équitables.
Nory Nati keita
Ingénieur
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