dimanche 8 août 2010
La question du second tour : pour la clarté du débat !
Diaby Kalifa

De toutes les postures intellectuelles et politiques, la contradiction inappropriée est la plus insupportable.

De l’actuel débat sur la date du second tour, la contradiction des tenants d’une organisation rapide du second tour est l’élément le plus flagrant de leur posture.

C’est quoi le débat ?

Contrairement à ce qui est dit, il ne s’agit pas de savoir si le second tour aura lieu ou pas. C’est une évidence, il y aura bien un second tour en Guinée. Il n y a aucune raison que ça soit autrement.

Alors, pourquoi faire croire aux Guinéens le contraire ?

La seule raison que je vois, c’est la volonté manifeste d’occulter le vrai débat.

Le débat n’est pas là. La question est celle-ci : quel second tour voulons-nous pour la Guinée ? Après ce premier tour qui n’a été qu’une mascarade, quoi qu’on en dise !

Est-on en droit de demander que les failles et les manquements (volontaires ou pas !) unanimement constatés au premier tour soient corrigés afin d’avoir, dans la mesure du possible, un second tour qui donne une chance et un traitement égal des citoyens et des candidats ?

Cette exigence me semble être de droit tant pour les citoyens guinéens que pour les deux honorables candidats du second tour.

Avant de souligner la contradiction flagrante et étonnante de ceux qui exigent un second tour maintenant et de suite, je voudrais souligner que des principes démocratiques, l’égalité de traitement est un des plus fondamentaux.

Ayant été de ceux et celles qui ont défendu l’adoption de la nouvelle loi fondamentale guinéenne par référendum, il me paraît aujourd’hui étonnant que ceux et celles qui me reprochaient mon trop grand formalisme juridique comme moyen de défense pour une adoption par décret (une première historique !!) se fassent passer pour des légalistes.

Assez de faux-semblants !!

Je suis juriste et très respectueux de la loi, mais, quand on a commencé un processus en allant d’exception juridique en exception juridique, il ne me semble guère pertinent de faire appel tout à coup à l’exigence légale comme argument dans une problématique essentiellement politique.

A quoi sert-il de vouloir le respect d’une légalité qui peut et risque d’amener ce pays dans le chaos ?

Cela me semble relever d’une forme d’irresponsabilité.

On a eu une transition qui est allée d’anormalité juridique et exception juridique. Il est essentiel de faire en sorte que l’évolution des choses permet le respect de la légalité future et surtout de sa substance politique.

Car, en droit, il ne suffit pas de respecter formellement la loi, il faut aussi faire en sorte que l’esprit de la loi soit respecté.

Depuis le commencement du processus électoral, il y a eu beaucoup de dérogations à la loi.

Du lancement de la campagne électorale, à la validation des listes de candidatures, en passant par la proclamation des résultats (provisoire ou définitif), les délais fixés par la loi fondamentale n’ont jamais été respectés. Pourquoi tout à coup jouer la posture légaliste, quand cela risque en plus de mener notre pays à une crise à l’issue imprévisible et incertaine ?

On reproche au gouvernement de se mêler du processus électoral. Quelle bizarrerie ! Non seulement, cela relève de sa mission naturelle, mais en plus l’accord de Ouagadougou en fait une de ses missions principales.

Il y a encore peu de temps, on reprochait au même gouvernement de faire autre chose que de s’occuper de l’organisation des élections…

Une autre contradiction étonnante !

Je ne préjuge de rien. Je n’en sais rien, si le gouvernement ou le premier ministre a un candidat préféré ou pas. Il revient aux candidats et à leur parti respectif de veiller à ce que le gouvernement exerce sa mission dans le respect de la loi et du principe d’égalité de traitement pour chacun.

Mais, c’est faire un mauvais procès au gouvernement que de lui reprocher d’assurer sa mission et de se soucier de l’après élection.

D’ailleurs, j’avais cru comprendre que ce gouvernement était composé de représentants des principaux partis politiques. Il revient donc à leur(es) représentant(es) de veiller à ce que le gouvernement agisse en toute transparence et neutralité.

Je rappelle aux faux légalistes que la cour suprême vient de valider le report du second tour. Je passe d’ailleurs sur le fait que cela contredit implicitement sa propre décision rendue…

Puisque cela signifie qu’il y a eu des problèmes qui ont entaché le processus et qui, sans corrections, risqueraient d’entacher le second tour.

Le mieux, et pour ce qui est de dire le droit, aurait dû être l’annulation pure et simple de toute l’élection ! Là encore on s’est accommodé avec la loi électorale… Mais bref !!

En vrais légalistes, ceux qui prêchent le respect de la loi et l’organisation rapide du second tour devraient prendre acte de la décision de la Cour suprême et veiller à ce que les choses se passent dans la transparence et le respect du chacun.

Pour défendre le résultat du premier tour ils rappellent à souhait que la Cour suprême a rendu sa décision de validation. Comme un blanc-seing !!

Et pourquoi ne pas en faire de même pour la décision relative au report du second tour ? Allez savoir !

Quant au fait que la CENI aurait dit pouvoir organiser le second rapidement, moi je me méfie des dires de la CENI. Vu le résultat du premier tour, alors qu’elle avait garanti une élection propre, sincère et démocratique (respect du fond et de la forme !).

Je ne fais aucun crédit des déclarations hâtives et empressées de la CENI.

Une institution qui vit sous des pressions diverses, variées et contradictoires.

Après avoir précipité l’organisation du premier tour, qui fut un festival d’irrégularités, la seule chose qui va dans l’intérêt de la Guinée et des Guinéens serait de prendre le temps nécessaire pour corriger tous les manquements du premier tour. Cela me paraît absolument indispensable !

Il serait hasardeux et irresponsable d’organiser le second tour sans corriger ses nombreux manquements et permettre la tenue d’un second tour qui permette une expression honnête, sincère et transparente du suffrage universel.

La communauté internationale devrait avoir la modestie d’exiger la tenue immédiate du second tour et de trop s’ingérer dans les affaires internes de la Guinée, vu le résultat technique et administratif du premier tour. Sachant qu’elle a pressé la Guinée, pour des raisons objectivement incompréhensibles (et parfois inavouées !!!) à aller à cette élection de façon inconséquemment précipitée.

Il ne revient pas non plus au Président burkinabé de fixer la date du second tour.

Je dois d’ailleurs dire qu’en ce qui me concerne, les leçons de démocratie de Monsieur Compaoré me feraient terriblement rire… si cela ne concernait pas le destin de la Guinée.

S’il y a demain un chaos en Guinée, ce sont seuls les Guinéens qui payeront le prix. Il faut donc qu’ils usent de leur bon sens, de leur intelligence et de leur sens des responsabilités pour décider ce qui est bon ou pas pour la paix en Guinée en toute bonne foi et en leur âme et conscience.

Il viendra le temps du choix. Mais à ce jour, j’affirme solennellement que monsieur Dalein et monsieur Condé, ont tous les deux le même droit de prétendre à la magistrature suprême en Guinée.

Si en Guinée, on attaque un peulh parce qu’il est peulh, je deviendrai peulh pour ressentir et partager avec lui l’offense et la peine qu’il ressent.

Idem pour toutes les autres ethnies !

J’ai horreur des discriminations sous quelques formes que ce soient. Et je ne fais jamais des réflexions en fonction des affinités ethniques ou autres, ni pour plaire ni pour déplaire !

Que cela soit clair !

Je trouve les candidats très dignes et très honorables, et je m’interdis toute autre démarche vis à vis d’eux, au-delà des débats d’idées politiques et intellectuelles.

Je souhaite à tous les deux bonne chance. !

Je souhaite surtout à la Guinée et aux Guinéens sans aucune exclusion, qu’ils puissent sortir de ce processus électoral plus unis et avec moins de sentiment d’injustice.

C’est pourquoi, je demande à ce qu’on prenne le temps nécessaire pour organiser un second tour qui satisfasse l’enjeu et l’attente qu’il incarne. Afin que le résultat soit très difficilement constatable et que le Président élu soit celui de tous les Guinéens.

Il faut faire en sorte que le Président élu puisse bénéficier d’une légitimité forte et difficilement contestable.

Le contraire serait un désastre pour la Guinée !

Le vrai débat est et doit être là, pas dans des procès d’intentions !!


Diaby Kalifa
Juriste


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Le justicier, dimanche 15 août 2010
C`est FIDEL qui a pris le pseudo de Mickmack pour insulter Monsieur Sékou Oumar Camara et Gandhi.
mickmack camara, jeudi 12 août 2010
(suite) Je suis persuadé qu`au sein du CNT et meme du gouvernement il y a des personnes de qualité fussent-elles des forces vives ou non qui si elles n`étaient pas dans ces structures auraient posé beaucoup de soucis. La plus grande réussite est d`avoir interdit est d`avoir imposé la neutralité des membres de ces deux structure dans le débat. En agissant dans l`ombre pour ou contre le processus ils sont nettement moins efficaces.J`en connais plus d`un qui ont envie de monter au créneau mais qui ne le peuvent pas.
Mick mack Camara, jeudi 12 août 2010
A mon avis Jean Marie Doré candidat aux élections aurait été plus nocif après des élections de piètre qualité qu`il ne l`est aujourd`hui en qualité de PM. En bon politicien et bon orateur doublé cette situation de fraude nationale aurait été du Pain béni pour lui. Je pense aussi qu`il y a
Mick mack Camara, jeudi 12 août 2010
A mon avis Jean Marie Doré candidat aux élections aurait été plus nocif après des élections de piètre qualité qu`il ne l`est aujourd`hui en qualité de PM. En bon politicien et bon orateur doublé cette situation de fraude nationale aurait été du Pain béni pour lui. Je pense aussi qu`il y a
Kourouma Ibrahim, mercredi 11 août 2010
La CENI est incompétente et nulle même, soit. Mais elle a réussi ce qu`aucune institution nationale n`a réussie depuis 1958: organiser dans un pays exsangue des élections libres et transparentes! Pour cela elle a réçu les félicitations du monde entier y compris des dirigeants des plus vieilles démocraties européennes et américaines. Mais comme les perdants ont toujours la bouche pleine d`arguments, ils rejettent en bloc leur echec sur la tête des organisateurs du scrutin! c`est de bonne guerre seulement cela ne changera rien et absolument rien au résultat final du scrutin le 19 septembre. Alors les perdants n`auront plus que leur amertume pour seule consolation.
mickmack Camara, mercredi 11 août 2010
Que Dieu excauce tes prières. Inch`allah on se vera et en ce moment tu ne t`imagineras jamais à quel point je te connais. Mon avantage c`est que moi je te connais très très bien. De façon plus sérieuse il faut que tu saches que je n`ai rien, alors là rien à foutre que tu n`aies jamais postulé pour le Public. Les faits sont là tu es un ancien de la Présidence de la Republique.Détrompe toi cher ami j`ai une longueur d`avance sur toi. A bien reflèchir on ne s`engueulera meme pas quand on se vera. On rira de nos betises. Tes mots ne me choquent pas, car je te connais et je sais qu`à moins que l`on te pousse à bout tu es incapable d`insanités de la sorte. Et là je t`ai poussé à bout et tu es entrain de donner la pleine mesure de ce qui est mauvais en toi. Dans chaque homme il ya du bon et du mauvais et ton coté négatif est apparu à mes yeux et je puis te dire que ça m`a édidifié. Le débat tu peux le clore à tout moment si tu y tiens.
M.Diaby Kalifa, mercredi 11 août 2010
M. S.O.Camara, vous avez le soupçon facile… ! Je ne disculpe pas le gouvernement. Je regarde la situation guinéenne avec toute la complexité et la confusion des rôles qui la caractérisent. En vous lisant, on a l’impression que le problème guinéen d’aujourd’hui est du fait de ce gouvernement. C’est bien votre droit de penser cela, mais je ne partage pas cette analyse. Je la trouve trop caricaturale, trop simple. Le gouvernement a t-il ou a-t-il eu des arrière-pensées ? Bien évidemment. Était-il souhaitable qu’il le fasse ? Non ! Vous me parlez des deux missions du gouvernement du gouvernement. Je vous trouve quelque peu contradictoire. Quelques fois vous reprochez au gouvernement de se mêler à tort du processus électoral pour le bloquer. Et quand il s’abstient, vous lui reprocher de ne rien faire. Il faut savoir ce que vous voulez. Ou vous avez confiance à ce gouvernement et il est en droit de se mêler de toutes les affaires de la nation, y compris l’organisation des élections, qui est d’ailleurs une de ses missions principales. Ou vous n’avez pas confiance à ce gouvernement, dans ce cas dites le sans chercher des prétextes. Je vous rappelle simplement que ce gouvernement est celui des forces vives y compris les partis politiques… Il fallait y penser avant de un politicien à la tête d’un gouvernement d’union nationale de transition (sic !)… Quand à l’époque je critiquais la formule et le choix, ceux qui s’accusent aujourd’hui, étaient bras dessus bras dessous… Si cette situation complexe ne vous suffit pas comme souci et enjeu politique, et que vous voulez demander au CNT en quelque sorte de contrôler les actions du gouvernement, je vous souhaite beaucoup de courage pour faire face à une nouvelle crise qui risquera à coup sûr de bloquer le pays pour très longtemps. Vous savez, ce qui nous différencie, c’est que vous dites souvent qu’on est dans une situation exceptionnelle, mais vous analysez et envisagez des choses comme dans une situation normale. Vous faites erreurs. Continuez à voir la situation toujours comme exceptionnelle et n’accordez aux institutions en place, ni plus ni moins que la légitimité et la fragilité qui les caractérisent… Si vous touchez à ce château de cartes si fragile et si complexe, en opposant frontalement les institutions de la transition (déjà en mauvais termes quelques fois), sous prétexte de contrôle, vous ferez effondrez tout le schéma de la transition ! Que toutes les institutions publiques, y compris le gouvernement, se mettent au travail pour nous préparer un second tour sérieux afin de garantir des résultats très difficilement contestables. Là se trouve le défi principal aujourd’hui pour le pays. Laissez tomber les querelles politiciennes, chacun y va avec sa bonne et mauvaise foi !!! Essayons de sauver ce pays pour le bonheur de tous.
Sékou Oumar Camara, mercredi 11 août 2010
M. Diaby, encore une fois vues identiques et appréciations divergentes...Toujours un plaisir d`échanger avec vous. Bonne fin de journée et bon ramandan!
M.Diaby Kalifa, mercredi 11 août 2010
M. S.O.Camara, vous avez le soupçon facile… ! Je ne disculpe pas le gouvernement. Je regarde la situation guinéenne avec toute la complexité et la confusion des rôles qui la caractérisent. En vous lisant, on a l’impression que le problème guinéen d’aujourd’hui est du fait de ce gouvernement. C’est bien votre droit de penser cela, mais je ne partage pas cette analyse. Je la trouve trop caricaturale, trop simple. Le gouvernement a t-il ou a-t-il eu des arrière-pensées ? Bien évidemment. Était-il souhaitable qu’il le fasse ? Non ! Vous me parlez des deux missions du gouvernement du gouvernement. Je vous trouve quelque peu contradictoire. Vous reprochez au gouvernement de se mêler à tort du processus électoral pour le bloquer. Et quand il s’abstient, vous lui reprocher de ne rien faire. Il faut savoir ce que vous voulez. Ou vous avez confiance à ce gouvernement et il est en droit de se mêler de toutes les affaires de la nation, y compris l’organisation des élections, qui est d’ailleurs une de ses missions principales. Ou vous n’avez pas confiance à ce gouvernement, dans ce cas dites le sans chercher des prétextes. Je vous rappelle simplement que ce gouvernement est celui des forces vives y compris les partis politiques… Il fallait y penser avant de un politicien à la tête d’un gouvernement d’union nationale de transition (sic !)… Quand à l’époque je critiquais la formule et le choix, ceux qui s’accusent aujourd’hui, étaient bras dessus bras dessous… Si cette situation ne vous suffit pas comme souci politique est que vous voulez demander au CNT en quelque sorte de contrôler le contrôler, je vous souhaite beaucoup de courage pour faire face à une nouvelle crise qui risquera à coup sûr de bloquer le pays pour très longtemps. Vous savez, ce qui nous différencie, c’est que vous dites souvent qu’on est dans une situation exceptionnelle, mais vous analysez et envisagez des choses comme dans une situation normale. Vous faites erreurs. Continuez à voir la situation toujours comme exceptionnelle et n’accordez aux institutions en place, ni plus ni moins que la légitimité et la force qu’elles méritent. Si vous touchez à ce château de cartes si fragile et si complexe, en opposant frontalement les institutions de la transition (déjà en mauvais termes quelques fois), sous prétexte de contrôle, vous ferez effondrez tout le schéma de la transition ! Que toutes les institutions publiques, y compris le gouvernement, se mettent au travail pour nous préparer un second tour sérieux afin de garantir des résultats très difficilement contestables. Là se trouve le défi principal aujourd’hui pour le pays. Laissez tomber les querelles politiciennes, chacun y va avec sa bonne et mauvaise foi !!! Essayons de sauver ce pays pour le bonheur de tous.
Sékou Oumar Camara, mercredi 11 août 2010
M. Diaby, j`ai l`impression que vous disculpez trop facilement le Gouvernement...N`oubliez pas que ce Gouvernement N`A QUE DEUX MISSIONS: organiser l`élection présidentielle et réformer l`armée. Sékouba Konaté s`occupe seul de la seconde mission. Le Gouvernement est censé s`occuper de la première. Il se trouve que non seulement le Gouvernement ne voulait pas accomplir sa mission (cf. toutes les déclarations absconses de JMD à propos des élections) mais il semble avoir obstrué le processus électoral (là également, il suffit d`entendre les diatribes de JMD contre la CENI pour se faire une idée de ses manigances)...J`évite dans mes commentaires d`entrer dans des considérations générales et de rester concis et précis mais il importe de préciser que le Gouvernement est responsable de la bonne marche des affaires du pays. Sous toutes les latitudes. Si le Gouvernement croise les bras ou, pire, agit contre l`intérêt général, il engage sa responsabilité. Dans un pays normal, des enquêtes (administratives, judiciaires et parlementaires) seraient actuellement en cours pour situer toutes les responsabilités du chaos électoral. D`ailleurs, malgré les insuffisances institutionnelles actuelles, il serait bien indiqué que le CNT ouvre une enquête globale sur ce scrutin, quitte à solliciter l`appui technique des partenaires de la Guinée pour situer toutes les responsabilités...Quant à la CENI, elle n`est malheureusement pas une CENI de rêve mais c`est au Gouvernement de veiller à ce qu`elle fasse convenablement ce qu`elle a à faire. Bien entendu, cela est possible sans remettre en cause l`indépendance de la structure. Mais tout est question de bonne foi. Ce qui, malheureusement, à Conakry, est aussi rare qu`un foie de bovin...Mouctar Diallo a donc du boulot, dans son ministère et aux NFD!
Sékou Oumar Camara, mercredi 11 août 2010
"Mickmack", sache que je suis un homme extrêmement patient. Je finirai par te déculotter. Rien ne presse. Quant à ce que tu considères comme exploit, c`est-à-dire divulguer mon "secret", je t`invite à rechercher "Sékou Oumar Camara" sur google...N`importe qui peut avoir quelques bribes d`infos sur moi...Sur mes infos faceebook, figure mon CV. Je n`ai aucun secret à cacher et je ne vois pas pour quelle raison je vais crier sur tous les toits que j`ai été un conseiller de Dadis (bien sûr, je l`ai été). Je ne connais personne qui puisse me demander des comptes sur ce que j`ai fait ou je n`ai pas fait dans le cabinet de Dadis...Si je t`excite tant c`est justement pour que tu déballes ce que tu sais de moi...Pour clore définitivement (avant le jour J) ce débat avec toi, je t`informe que je n`ai jamais cherché un emploi public en Guinée, je n`en cherche pas et je n`envisage pas d`en chercher...
Gandhi, mercredi 11 août 2010
Comme je l`ai déjà dit à d`autres, je n`ai pas besoin de me cacher derrière un pseudo. Comme tout le monde, je ne suis ni omniscient, ni infaillible, mais en revanche j`assume mes actes et opinions. Si vous voulez en avoir le coeur net, il ne tient qu`à vous Mic Mac de me rencontrer, ma proposition tient toujours !!! car votre humour noir devient lassant. Sur ce site, ceux qui écrivent réellement, pas ceux qui croient se cacher derrière un pseudo (les traces numériques sont indélébiles) s`affichent en tant que tels, photo y compris. Il vous sera facile de voir que contrairement à vous, d`autres assument pleinement leurs opinions et leur identité. Moi, je ne connais Sékou Oumar Camara qu`à travers ses commentaires, et le seul point commun avec lui, sont que je partage beaucoup de ses avis. Cela est d`autant plus surprenant si le fait qu`il ait travaillé avec Dadis soit réel : voilà quelque chose qui m`intrigue... En effet, ceux qui prennent le temps de lire mes textes, savent que non seulement Dadis n`est pas mon pote, mais je suis de ceux qui considèrent qu`il doit être jugé en Guinée, par des Guinéens pour ses responsabilités diverses dans tous les aspects de sa gestion (notamment le 28 Septembre) entre Décembre 2008 et Décembre 2009. En revanche, ceux qui le soutiennent (je ne parle pas de ses complices de fait ou de droit), quelles qu`en soient les raisons restent des Guinéens, dont n`importe quel gouvernement aura à s`occuper, parce qu`ils ont les mêmes droits et devoirs que les autres citoyens. Il y a un temps pour les luttes politiques, les campagnes électorales, où tout doit être dit, où tout le monde peut se lâcher (dans le respect et la cordialité si possible) et il y aura un temps pour la construction, où tous devront travailler pour des objectifs identiques. Quand on construit une route Conakry-Kankan par exemple, la route ne demande pas les papiers d`identité de ceux qui la traversent. Pour le reste, le respect et la cordialité concerne tous les émetteurs et tous les destinataires de messages généraux et/ou personnels. Si je prend un peu plus de temps ces temps-ci pour répondre, y compris aux injures, c`est uniquement parce que j`ai le temps actuellement. Car sinon, certains ne méritent que l`ignorance ou les coups de pied au c..
Oumou, mercredi 11 août 2010
Cher Ghandhi- A chaque fois que je vous lis, je perds encore mon latin et me rends a la conclusion qu`il n`est point besoin de debattre avec vous des questions de droit. Si vous etes juristes, vos amalgames en la matiere m`inquietent enormement. A penser que vous etes enseignant...Je suis curieux de savoir quelle matiere enseingnez-vous? En tout cas pas le droit...Encore une fois je n`ai nullement dit que parce que Monsieur est citer a comparaitre devant un tribunal qu`il etait coupable. Relisez-moi tres bien. La reference a la citation a comparaitre devant un tribunal demontre que les responsables de la CENI peuvent bien etre interpeles par la loi en cas de violation des lois auxquelles ils sont soumis. Immunite, je ne veux vraiment pas faire un cours de droit ici.Je me mefie de ce terme qui a servi a des personnes comme jacques chirac et certains deputes verreux dans certains pays de se soustraire a la justice et meme dans ces cas il y a ete tres difficile de le faire...Pour ce qui est des responsables de la CENI n`allons pas aussi loin en leur accordant une immunite de frauder, une impunite comme si l`on etait dans un etat sauvage...vide juridique un concept creux et qui n`a absolument rien avoir l`objet de notre debat.Fraternellement et ce fut un plaisir d`echanger avec vous.
Mickmack Camara, mercredi 11 août 2010
De façon plus sérieuse Monsieur Sékou oumar t`es-tu déjà cogné la tete contre un Pot? Si non tu devrais l`essayé un de ces jours et ça t`aidera car Lorsque l`on se cogne la tête contre un pot et que cela sonne creux, ça n`est pas forcément le pot qui est vide.Essayes et tu n`auras plus de doute.
MICK MACK CAMARA, mercredi 11 août 2010
GANDHI et SEKOU OUMAR sont une seule et meme personne. Dr JEKYL et Mister Hyde en version internaute.
mick mack CAMARA, mercredi 11 août 2010
Sékou Oumar Camara m`en veut encore pour avoir mis son petit secret d`ex conseiller de DADIS sur la toile. A moins que je ne me trompe tu ne souffrirais pas d`un dédoublement de la personnalité par hasard?. Tu n`es pas GANDHI et c`est à Gandhi que je m`adresse. Dis toi bien que Tu n`aurais pas le temps de refaire mon éducation lorsqu`on se vera que je t`aurai plié en Quatre une fois pour toute.Tu défends tellement mal tes idées que tu te perd dans des insultes. T`es malin cher ami. Tu es à court d`idées et tu t`en prend aux autres.Gandhi=sékou oumar??? non je n`arrive pas à le croire.
Sékou Oumar Camara, mardi 10 août 2010
"Mickmack" Camara, ce que tu considères être de l`humour est en réalité un manque d`éducation. Une personne de haute extraction ne s`amuse avec l`honneur d`autrui, n`interpelle pas autrui comme s`il était un vulgaire compagnon de maquis, ne se débaptise pas de façon si vulgaire puisqu`aucun officier de l`état civil n`accepterait une déclaration d`un enfant prénommé "Mickmack" fut-elle faite par la DASS...J`ai vu que tu t`es encore permis de m`interpeller avec toute l`indélicatesse dont tu sais faire preuve. Comme je l`ai indiqué précédemment, j`étais persuadé que tu me connaissais. Mais, non. Alors, saches que je ne provoque jamais mais quiconque me cherche me trouvera. Sois-sûr alors que je te retrouverai pour refaire ton éducation.
Gandhi, mardi 10 août 2010
Ma chère Oumou, ce sera mon dernier message vous concernant, car vous avez raison de dire que les débats sont parfois stériles (mieux vaut sans doute une justice expéditive !!!). De toutes façons, ni vous, ni moi sommes devant un prétoire, il n`est donc nul besoin d`épiloguer. Dernières précisions toutefois : la possibilité d`adresser des citations à comparaitre, ne signifie pas qu`on est dans son bon droit. Mais il ne faut pas me faire dire, ce que je n`ai pas dit. Si le RPG s`estime lésé, il a parfaitement le droit - et même le devoir (pédagogique) - de le faire respecter. Je me suis exprimé sur le formalisme très particulier en droit public, pas sur le fonds de l`affaire que je ne connais pas, autrement qu`à travers des sites, qui n`offrent pas toutes les garanties de fiabilité nécessaires. Soyez patiente, si les juristes guinéens font bien leur job - et il n`y a aucune raison, qu`ils ne le fassent pas -, vous comprendrez ultérieurement la distinction entre les différentes branches du droit. Enfin pour ce qui concerne l`existence de règles de droit sans sanction, je ne voudrais, ni jouer sur les mots, ni vouloir paraître donner des leçons (j`oublie parfois que je ne suis pas devant mes étudiants, déformation professionnelle sans doute !), alors je me contenterai de vous inciter à revoir les conséquences de l`application de concepts tels que : dispense de peine, immunité, impunité, et même vide juridique. Fraternellement.
Mickmack Camara, mardi 10 août 2010
Gandhi, j`ai lu toutes tes interventions et rassures toi je les respecte et je vois que ton intellect est au dessus du mien comme tu le préjuge. Je vois aussi que mon sens de l`Humour a fait des dégats .Sorry. Ce ci étant tu n`imagineras jamais qui je suis et quand je m`invite à certains échanges sur ce site que j`aime bien pour la qualité des débats, c`est fou comme j`apprend et décompresse à la fois.Mais blague à part il faudrait quand meme m`expliquer le fond de ta pensée lorsque tu me dit qu`un membre de la CENI ne peut etre poursuivi pour délit par ce que "INDEPENDANT". Ne t`en fait pas un des ces jours tu auras mon adresse electronique pour échanger ensemble et alors tu veras que je ne suis pas si idiot que ça.J`ai de l`humour noir mais .....
Mr Diaby Kalifa, mardi 10 août 2010
Monsieur S.O.Camara, vous me demandez si je me réjoui par rapport à la date du 19 septembre ? Comme je l’ai toujours dit, il ne me revient pas à moi de dire combien de temps faut-il exactement pour corriger les failles et manquements constatés lors du premier tour de l’élection présidentielle. Ce temps, il me semble, doit être défini par la collaboration entre les institutions chargées d’organiser cette élection et de veiller à son bon déroulement , en associant les deux formations politiques. La précipitation date du lancement même de ce processus électoral. Bref, cela est fait ! Maintenant, il faut tout faire dans la mesure du possible pour réduire, minimaliser et contenir les failles, les erreurs et les manquements constatés au premier tour. Je n’ai donc pas à dire si cette date est bonne ou mauvaise. C’est le résultat final qui le dira ! J’estime toutefois que ce fut une bonne et sage décision de ne pas avoir pris la décision d’organiser de suite le deuxième tour. De ce point de vu, la date du 19 septembre est une bonne chose. Maintenant, il faut se mettre au travail. Et travailler sur chacun des points qui ont posé problème au premier tour, et faire en sorte d’y apporter des solutions convenables. Il faut établir un programme d’action, et un organe chargé de veiller à la bonne réalisation de ces actions. Et à chaque étape vérifier que les corrections ont bien été faites, toujours dans la mesure du possible. Puisque le temps nous a manqué depuis le début du processus. Voilà ce que je peux dire par rapport à la date du 19 septembre. Pour moi, ce report n’est une victoire, ou plutôt une chance que la Guinée et son peuple. A condition que cela nous permette de réellement travailler pour corriger clairement les choses. Sur la question de l’Etat, je partage en partie votre analyse. En effet, si je suis d’accord avec vous sur le constat de l’absence remarquée de l’Etat à certaines étapes importantes de ce processus électoral, je ne suis pas d’accord avec vous sur les raisons de cette absence. Cette absence à mon sens n’est pas une volonté délibérée de ce gouvernement. Mais plutôt l’expression d’une méfiance pathologique vis-à-vis des structures étatiques en Guinée.( je renvoie à mon avant dernier texte !) Que le gouvernement de JMD s’engouffre dans cette brèche, cela ne me paraît impossible. Mais il ne me semble pas intellectuellement totalement fondé de mettre sur le dos de ce gouvernement tous les blocages et tous les manquements du processus électoral. C’est un gouvernement de politicien, est ce donc étonnant qu’il profite des erreurs politiques des forces vives ou des partis politiques ? Moi je m’étais à l’époque exprimé contre la nomination d’un tel gouvernement. Donc je ne peux pas être soupçonné de le soutenir ! Cela est clair ! J’avais à l’époque expliqué qu’il nous fallait des techniciens et des cadres hors politiques ( je sais bien qu’en Guinée cela est difficile à trouver….mais l’espoir est toujours permis). Quelle preuve de naïveté que de preuve un gouvernement de politiciens et de s’étonner qu’il fasse de la politique ? Quand on fait de la politique, a défaut d’avoir des vertus, on évite de faire des erreurs stratégiques. C’est tout de même étonnant quand Guinée on exige des vertus politiques qu’on n’est pas soit même en mesure de donner !! cela est valable pour toutes les parties ! Il n y a pas de naïveté à avoir en politique. La seule façon de se protéger c’est agir en amont ou alors d’être soit même irréprochable. Donc, bien sûr que le gouvernement peut avoir des arrière-pensées. Mais ni plus ni moins que ceux qui l’accusent d’en avoir ! Les ami(e)s et alliés d’hier sont devenus des ennemis d’aujourd’hui. S’il fallait une preuve que chacun a des arrière-pensées… Il faut souhaiter que l’intérêt national soit à un moment donné, placé au dessus des querelles politiciennes…
Oumou, mardi 10 août 2010
Mr Ghandhi- Encore tant de ligne en droit pour rien.Qu`il s`agisse du droit prive ou public, lorsqu`une regle de droit est violee-elle doit etre sactionnee. Je ne sais pas pourquoi vous nous servez la distinction entre droit prive et droit public lorsque, si vous etes un juriste averti, vous auriez toute suite saisie que cette distinction n`enleve en rien la sanction qui est attache a la violation d`une regle de droit ou plus precisement d`une loi.Quelle soit du domaine administratif ou civil, prive ou public. Je souhaiterais vous ramener a votre cours de premiere de droit: il n y pas de regles de droit sans sanctions.Ce qui peut encore faire l objet d`une autre disssertation. Connais-tu un sujet de droit qui ne soit pas assujeti a des sanctions penales ou civiles en cas de violation de la regle de droit ou de la loi? Tout le reste je vous l`affirme de nouveau releve a de la charabia pour noyer le debat.
Oumou, mardi 10 août 2010
Ghandhi- Vivant aux USA je prends la liberte de tutoyer. Je remets le vous tant cher a nos amis francais. Biens sur Mr Ghandhi que l`on est pas au cirque...En vous lisant des le debut et faisant etalage inutile de vos connaissances lapidaires en droit dans pour autant connaitre ce qui a ete fait sur le terrain en Guinee car une citation a comparaitre a faite a l`encontre de Mr Diallo de la Ceni qui par ailleurs dit qu`il n`a pas peur d`alller en prison ( je te renvoie oh je m`excuse je vous renvoie a sa conference de presse d`hier)...Lorsque je parle j`essaie autant que possible d`etre concret et precis et ne rentre pas dans details theoriques ennuyeuse pour nos lecteurs.
Oumou, mardi 10 août 2010
Encore beaucoup de Charabia pour rien Mr Ghandhi. Si vous suivez l`actualite politique dans votre pays et aviez pris le temps de cherche a lire le courrier qui a ete adresse par le RPG et ses allies a Mr le President de la Republique, vous auriez su qu`une citation a comparaitre a ete faite l`encontre du Sieur Diallo de la CENI et les faits a lui approche sont relates sans ce courrier officiel adress au President. Je ne souhaite pas rentre dans un debat debat juridique que vous maintrisez mal. Le RPG est une personne morale donc par consequenet peut valablement ester en justice contre l`une des personnes de la CENI; Ce qui est fait dejat et ce monsieur doit comparaitre devant la justice le 12 Aout. Vous faites toujours de la distraction dans vos ecrits et continue sur un verbiage inutile. Je n`ai ecrit nulle part qu`un citoyen pouvait saisir la justice pour un contentieux electoral.La question de la qualite d`ester en justice est un autre debat que je trouve inutile ici.Pas de lecon de recevoir de vous dans ce sens..
Sékou Oumar Camara, mardi 10 août 2010
M. Diaby, vous avez conclu votre article en demandant que l`on prenne le temps nécessaire pour organiser un bon second tour. Êtes-vous satisfait par rapport à la date du 19 septembre 2010? M. Bangoura, concernant les fameux PV de vote non communiqués à la Cour suprême, il y a un certain nombre de questions qui n`ont pas encore de réponse: 1. La Cour suprême avait-elle demandé la communication de ces PV, vu qu`elle devait et pouvait le faire? 2. La CENI a-t-elle refusé, le cas échéant, de communiquer ces PV? 3. Pourquoi la Cour suprême ne nous a-t-elle pas dit (dans l`arrêt qu`elle a rendu ou par un communiqué de presse) pourquoi ces PV n`ont pas été communiqués? 4. Pourquoi personne ne demande des comptes à la Cour suprême, eu égard aux pouvoirs étendus du juge de l`élection électorale en matière de preuve? 5. Pourquoi la CENI ne nous dit pas quel fut le sort de ces PV, malgré les tirs ciblés contre elle ?...Par ailleurs, le RPG accuse nommément un certain El Hadj Boubacar Diallo d`avoir retenu les PV en question. L`intéressé affirme que c`est faux. La vérité ne peut être que d`un côté. Attendons la fin du procès annoncé pour savoir au moins la vérité judiciaire...Concernant la responsabilité des dysfonctionnements constatés lors du premier tour, elle incombe principalement au Gouvernement qui, contre le bon sens mais pour d`évidentes raisons ventrales, a laissé faire...Dans l`article précédent de M. DIABY, il a, à juste titre, souligné le fait que l`Etat, le tiers-garant, ait été pratiquement écarté des opérations de vote. Cette situation est due à la carence du Gouvernement de JMD. Il faut que les choses soient claires: si l`objectif est vraiment d`organiser un bon second tour, il faudrait alors faire un diagnostic sans complaisance et situer toutes les responsabilités avant de proposer des solutions idoines. Mais si l`objectif n`est pas avouable, comme je le pense, alors on distrait et on parasite le débat...
Gandhi, mardi 10 août 2010
Chère Oumou, non seulement vous êtes dénuée d`éducation à tutoyer tout le monde, sans savoir à qui vous avez à faire, mais en plus vous vous rendez ridicule en parlant de "charabia", alors que votre français approximatif ne vous permettrait pas en effet, d`acquérir une licence en droit, que vous jugez inutile. Ce sont toujours ceux qui n`ont pas de diplômes qui trouvent qu`ils ne servent à rien (phrase ô combien ambigüe si on prend la peine de la lire posément, et de chercher à quoi se rattache le "qu`ils"). Mais puisque je ne suis pas rancunier, et à défaut de pouvoir vous édiquer (c`est bien un "I" que j`ai inscrit volontairement, les initiés comprendront), je m`en vais vous brosser sommairement pourquoi je faisais la distinction entre droit privé qui intéresse les personnes physiques ou morales (droit civil, droit pénal, droit commercial..) et droit public qui régit les relations avec l`État ou l`administration. Dans le premier cas, tous les citoyens peuvent contester en justice et assez facilement tout manquement aux règles. En revanche, il est beaucoup plus difficile pour un citoyen de contester une décision administrative, a fortiori constitutionnelle ou politique. Je ne dis pas que ce n`est pas possible, je dis que c`est très réglementé, afin d`éviter les recours intempestifs. On peut contester facilement un individu, mais pas une institution. Si n`importe quel citoyen pouvait en effet contester juridiquement ou judiciairement les décisions politiques, administratives, ou constitutionnelles... ce serait l`anarchie, chacun ne se soumettrait qu`à sa propre loi... de la jungle, et non aux règles communes. Et que cela nous plaise ou non, les membres de la CENI représentent une institution, et les citoyens que nous sommes (Cellou Dalein et Alpha en sont aussi) doivent suivre des règles très précises. Ce n`est pas l`objet ici d`aller plus avant, puisque tout le monde est juriste (sic...) et que nul n`est censé ignorer la loi, dites-vous (pas besoin de licence en droit). Je vous renvoie néanmoins à certains principes : le flagrant délit (où seules certaines personnes sont habilitées à le constater et dans un délai n`excédant pas une semaine, ce qui est déjà très élastique), l`indépendance institutionnelle (la CENI ne reçoit d`ordre de personne, même si certains comportements individuels montrent qu`on a encore confondu médiocratie et méritocratie) et d`immunité (pas de poursuite à raison des opinions ou actes commis par les membres de la CENI, dans l`exercice de leurs fonctions), ce qui complique encore les recours. Enfin pour répondre partiellement à votre question - moi je ne me défile pas -, je dirais que cela est difficile en l`absence d`éléments concrets. A priori, la CENI est une institution, et l`une de ses missions est de recevoir sous pli scellé les PV des Bureaux de vote. J`imagine mal que les membres de la CENI réceptionnent ces PV non pas au bureau, mais à leur domicile personnel. Si cela est avéré, cela suppose qu`il y a eu une enquête judiciaire avec perquisition chez l`intéressé pour récupérer les documents. S`il y a eu enquête, cela suppose qu`une plainte a été déposée. Par qui ? la question est d`importance politiquement (c`est facile à comprendre pourquoi), mais également juridiquement, car les personnes habilitées à le faire sont strictement limitées. Il faudra en outre l`avis du Bureau de la CENI pour permettre de lever l`immunité du membre indexé, en dehors du flagrant délit. Les règles procédurales sont très encadrées, et tout le monde sait qu`on peut même relaxer un coupable pour défaut de respect du formalisme.... Encore une fois, je ne dis pas que les rumeurs lues sur Internet sont fausses, mais en droit guinéen, inspiré du droit français, nous sommes dans une procédure inquisitoire et non dans un modèle accusatoire. N`ayant pas tous les éléments du dossier, je n`ai aucun avis à donner sur le fonds de l`affaire. Si problème il y a, il doit se régler juridiquement, voire judiciairement, mais en tous cas, pas médiatiquement. Nous ne sommes pas au cirque, même si je constate que de faux procureurs se font de plus en plus nombreux, à chaque coin de rue. J`espère vous avoir donné des clés pour approfondir la question.... et je vous rappelle, ce proverbe appris en Guinée, et qui dit à peu près la chose suivante : "pourquoi se faire des ennemis, alors que c`est tout aussi facile de se faire des amis...". Fraternellement.
Gandhi, mardi 10 août 2010
Ici on essaye de débattre, même si ce n`est pas simple pour tous, et a priori en toute cordialité, et avec respect, même si évidemment on a le droit de ne pas être d`accord. L`origine de la création des parlements a souvent été de régler par des débats même houleux au sein d`une assemblée, les litiges en cours, qui se réglaient auparavant sur des champs de batailles. Le Mac a beaucoup d`imagination, mais s`il n`a pas la capacité intellectuelle pour le faire, je ne peux rien pour lui. En revanche, je peux lui montrer mon écclectisme, et me mettre exceptionnellement à son niveau, en relevant son défi (ce que le Mahatma n`aurait pu faire), mais il faudra qu`il commence par éviter les mic mac et me donner ses vrais coordonnées pour ne pas polluer inutilement ce site, qui sert à autre chose. Je suis d`autant plus disponible, que je suis en congés.
Mickmack Camara, lundi 9 août 2010
Gandhi, INDEPENDANCE n`est pas égal à Imunité.Ce que tu affirmes relève de la fiction et heureusement d`ailleurs pour nous.Si ton homonyme (Le mahatma) était vivant il t`aurait flanqué une de ces raclées que tu t`en souviendrait toute ta vie. Les membres de la CENI ont tous preté serment et tu ne t`imagines meme pas pourquoi?
M.Diaby Kalifa, lundi 9 août 2010
Monsieur Barry Abdourahmane, contrairement à ce que vous semblez penser, je partage, en théorie, une partie de votre analyse. Pas celle qui insinue…qui déduis…et qui suppose… ! Je peux me retrouver avec vous, en théorie, sur vos développements sur la notion de contrat. Mais en partie seulement, car je vous rappelle juste certaines choses relatives à l’idée de contrat. Tout d’abord, tout contrat juridique peut avoir besoin d’avenant…puisque c’est de la notion juridique du contrat dont il est question. ( pour le contrat dans le cadre politique, autrement dit le contrat social, les choses sont beaucoup plus complexes…et parfois mêmes paradoxales ! mais ce n’est pas le sujet ici !) Ensuite, comment pourriez exigez le respect d’un contrat dont les termes initiaux (dans le cas précis, je parle de la loi électorale : sincérité du scrutin, principe d’égalité du traitement de tous les citoyens, principe d’égalité territoriale, etc…) n’ont été respectés ? Dans un Etat de droit, ou dans une société qui se voudrait tel, on ne s’accorde pas sur le non respect des normes. Cela relève d’une question d’ordre public. Alors, si on est un vrai légaliste, on se doit d’abord de répondre aux nombres violations de nos normes et principes juridiques, avant de se soucier du respect d’une autre règle juridique, qui dans la situation actuelle mènera en plus le pays dans l’impasse. C’est l’illégalité qui mène à l’illégalité. Si on avait respecté ou si on avait tout fait pour que le droit soit respecté au premier tour, on se trouverait pas dans la situation de ne pas respecter le délai de 14jours ! Enfin, voyez-vous, la notion de confiance est assez complexe. Elle ne s’obtient que dans la mesure où les parties en jeu acceptent de s’écouter et surtout de s’entendre pour apporter l’une a l’autre le surplus nécessaire de motifs de confiance. La confiance ne s’exige pas. Elle se construit, surtout dans une société politique… Alors, le contrat de base n’ayant pas été respecté, ni vis-à-vis des dispositions juridiques qu’on invoque inlassablement, ni vis-à-vis du peuple de Guinée, il était indispensable de lui adjoindre des avenants ou de prendre des mesures supplémentaires pour assurer sa pleine expression. Pour cela on avait inévitablement besoin de temps. Mais il ne m’appartient pas à moi de le définir ce temps. Je pense que la décision de reporter le second tour au 19septembre est une bonne et sage décision. Il faut mettre à profit ce temps pour remédier aux failles et aux manquements administratifs et techniquement et prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour un meilleur respect des lois électorales. Une fois que tout aura été fait, dans la mesure du possible, vu le contexte de la transition et la façon par laquelle elle a été menée, que les parties s’engagent après constatation objective des corrections sur le terrain, à ne pas contester les résultats au-delà des procédures juridiques. Maintenant il faut se mettre au travail pour garantir aux guinéens une sortie de transition paisible, sans heurts !!
Oumou, lundi 9 août 2010
Ghandhi- Beaucoup de charabia pour rien. Droit public ou droit prive, lorqu`une regle de droit est viole lorsqu,un individu dans le cadre de l`exercice da sa fonction ou mission ne serait-ce que le President de la republique viole la loi en subtilisant les PV ou faire usage de fraude l`on pas besoin d`une licence en droit pour savoir que des sanctions doivent suivre.Comment veux-tu organiser un deuxieme tour qui ont refuser de transmettre des PV a la cour supreme? Toute la question est la-Le reste releve a de la mauvaise foi. Bien sur que le RPG s`incline devant la decision de la cour surpreme- c`est pourquoi elle n`a jamais conteste dans le fond cette de decsion. En revanche ce qu`elle demande legitimement c`est de corriger les manquements notes ca et la par les acteurs politiques et acceptes par la CENI. Ghandhi je vous pose vertement une question a laquelle je voudrais que vous repondiez en toute franchise. S`ils s`averent que des PV ont ete retrouve dans le bureau de Mr Diallo de la CENI, pensez-vous oui on non qu`il a commis une faute grave et qu`il merite d`etre sanctionne? Ou en d`entre termes trouvez-vous normal qu`un responsable de la CENI subtilisent frauduleusement un document adminiistratif car cela pourrait meme etre qualifier de vol, des documents qu`il se doit de transmettre a la cour surpreme et que cette cour sanctionne cette non transmision d`autres sujet de droit du fait de cette non transmission? Je ne doute pas un seul instant que vous feriez preuve de courage en repondant honnetement et sans discourir a cette question. Bien a vous
Souleymane Bangoura, lundi 9 août 2010
Ghandhi- Vous avez ecrit tant de ligne pour rien. Sauf flagrant delit comme vous le dite l`on peut poursuivre un membre de la CENI. Lorsque des PV sont saisis, caches dans le Bureau de Mr Diallo membre de la CENI et responsable polilique de l`ufdg on parle de quoi alors? Si cela n`est pas un flagrant delit c`est quoi alors? Tout le reste releve a de la distraction inutile et je ne souhaite pas m`attarder la dessus.L`efficacite d`une regle juridique se mesure a la possibilite de saction qui y est attache en cas de non respect ou violation. Une regle elementaire Mr Ghandhi et cela s`apprend en premiere annee de droit.
Barry Abdourahmane, lundi 9 août 2010
Mr Diaby, je suis heureux de vous entendre dire que vous n’êtes pas pour la modification des règles en cours de partie. Pourtant le fait de prolonger indéfiniment la tenue du second tour vaut toutes les modifications assumées de la règle du jeu. Car, voyez-vous, j’ai la faiblesse de penser que dès lors que les deux tours sont exagérément espacés, comme c’est de plus en plus le cas aujourd’hui, le contexte n’étant plus le même, on est plus tout à fait dans la même élection. L’esprit de la loi auquel vous tenez tant est-il respecté ? Vous ne pouvez pas dans ces conditions éviter que les gens pensent que le « bon » candidat étant confronté à un revers de fortune, on s’arrange pour lui garantir un moment plus propice, ou, plus grave encore, on échafaude en coulisse des stratagèmes plus ou moins avouables pour lui permettre d’emporter la partie. En cautionnant de telles pratiques nous finirons par nous installer dans un système dans lequel les règles qui régissent nos rapports pourront être systématiquement modifiées au gré des intérêts de ceux qui sont le plus à même de les imposer aux autres. Nous n’aurons pas rompu avec la société que nous ont léguée Sékou Touré et Lansana Conté, c`est-à-dire une société régie par la loi du plus fort. C’est là, à mon avis l’un des meilleurs moyens pour saper la légitimité des institutions et d’ouvrir un jour la voie à la violence. Une des leçons qu’on peut retirer des autres, notamment des pays (Etats-Unis, France…) plus rompus que nous à cette tradition du vote, et qui sont quelquefois confrontés au type de désagrément que nous venons de connaitre au premier tour, c’est, me semble t-il, d’abord le respect des règles collectivement élaborées par la société à un moment donné. Du moment qu’on s’est mis d’accord sur une règle, on la respecte, quitte à la faire évoluer à froid, c`est-à-dire après coup, si elle ne donne pas entière satisfaction. C’est, dans tous les domaines (actes civils, relations commerciales ou politiques), la garantie de la confiance, de la cohésion et de la cohérence du fonctionnement de la collectivité. C’est le principe même du contrat, connu des juristes, qui régit, ou devrait régir le fonctionnement de toutes les sociétés humaines évoluées. Et si, comme vous le craignez, le respect obtus de la légalité risque de faire sombrer le pays dans le chaos, c’est bien parce que certains ne s’estiment pas tenu de respecter les engagements auxquels ils ont souscrits librement, et préfèrent faire appel à la rue. Et, en réalité, il me semble que ceux que vous soupçonnez d’être des légalistes de circonstance sont d’abord des gens qui font passer avant toute chose ce principe fondamental et indispensable à la formation de toute société humaine digne de ce nom : le respect de la parole donnée, le respect des termes du contrat civil. Quand vous parlez d’égalité de traitement, vous semblez insinuer, plusieurs choses : d’abord qu’un des candidats bénéficie d’appuis plus ou moins occultes lui permettant d’avoir un avantage indu sur son rival. Ensuite, c’est comme si les règles élaborées l’ont été par un des candidats à son seul profit, et à l’insu de tous les autres. À ma connaissance, tous les partis étaient d`accord sur les règles régissant le scrutin avant de s`engager dans celui-ci et, semble t-il, le parti qui rechigne aujourd`hui à aller au second tour encore plus que les autres; la partie ayant été engagée sur ces bases, elle devrait être menée à son terme sans modification des règles. Dans le cas d’espèce qui nous occupe, je pense que la mise en œuvre de l’égalité de traitement des différentes parties passe par le respect de ces règles. Mais comprenez-moi bien : je ne nie pas que des imperfections, des manquements (volontaires ou non, pour reprendre vos mots) soient apparus au cours de ce premier tour et qu’il faille les corriger. Deux remarques, à ce propos : que n’a t on mit à profit tout ce temps pour corriger les défaillances observées (en travaillant nuit et jour, au besoin), afin de se donner les moyens de respecter ces délais que les autorités en vigueur se sont elles-mêmes imposées ? Depuis le 27 juin (près de deux mois maintenant), avec de la volonté, on aurait pu remédier largement à l’essentiel des faiblesses constatées. Encore faut-il que ce soit réellement l’ objectif recherché. Deuxième observation : avec la meilleure volonté du monde, il arrive parfois que les règles, les lois ne soient pas toujours parfaites, C’est pourquoi elles sont souvent amendées, voire abrogées au profit d’autres textes. Mais Paris ne s’est pas construite en un jour ; nous devrions être modestes et ne pas penser que nous pouvons inventer en un mois un système exempt de toute faiblesse. L’Etat de droit et la démocratie sont une œuvre de longue haleine qui ne peut se faire que si les parties en présence, au-delà de leurs intérêts légitimes respectifs, se respectent et ont la conviction qu’elles peuvent se faire confiance pour construire un destin commun. En somme, je suis de ceux qui pensent qu’au-delà du problème crucial qui nous occupe aujourd’hui (l’élection « propre» d’un président de la République), il y a une question plus importante encore : pouvons nous nous faire confiance en tant qu’êtres humains, et vivre en bonne intelligence dans la même société ? Ce qui passe évidemment par un minimum de respect de la parole donnée (le respect des termes d’un contrat, comme diraient les juristes). C’est, je crois, le plus important pour nous qui avons, après tout, été soumis, pendant plus d’un demi-siècle, à des dirigeants autrement moins légitimes que le président qui sortira de ce scrutin. Contrairement à vous donc, je pense qu’on peut, en étant de bonne foi, élire un président aujourd’hui de manière imparfaite (d’autant que son mandat est à durée déterminée), mais nous ne pouvons pas nous permettre de montrer qu’entre nous il ne peut exister de règles, de parole donnée ; l’imprévisibilité des comportements, l’incertitude et la méfiance qui résulteraient d’une telle attitude nous replongerait dans une sorte d’ « état de nature », et sonnerait à coup sûr le glas de tout espoir de renforcer la cohésion de notre pays. En tout cas, soyez remercié pour ce débat stimulant.
mickmack Camara, lundi 9 août 2010
La date du second tour a été fixé au 19 septembre. N`eut été l`immensité des irrégularité à corriger on perd là une sacrée occasion d`avoir un vote quasi parfait. Je suis peut etre naif, mais je pense qu`en faisant le vote en plein mois de careme, mois saint par excellence, les mal intentionnés auront la pudeur de mettre leur pulsion en veille de peur de recevoir en pleine face la colère de Dieu. On ne PECHE PAS pendant le mois de careme. Pas de vol, pas de triche, pas de fourberies, etc tout est clean et tout le monde est clean.
Youssouf Bangoura, lundi 9 août 2010
les lois ne valent que ce que valent les hommes . le code electoral dit que le second tour doit se faire 14 jours après le premier, mais vu ce qui s`est passé au premier tour , il etait hors de question de respecter ce delai . Il fallait proceder d`ailleurs à la disolution pure et simple de la CENI . Ils n`ont pas joué le leu de la transparence et de l`impartialité, c`est inacceptable de favoriser d`un camp au detriment de l`autre . En principe, le gouvernement doit prendre les choses en main pour eviter des contestations à venir . Peu importe le delai que cela prendra. Mr Diaby a eu le malheur de mettre son prénom et nom .Son texte est très brillant, il y a aucun parti pris, ceux qui l`insultent ne savent faire que ça . Nous qui sommes de profanes en droit, nous avons besoin des papiers comme cela .
M.Diaby Kalifa, lundi 9 août 2010
Il n y a pas plus sourd et plus aveugle que celui qui ne veut pas entendre et voir. On a mené ce pays à une élection si décisive, dans un état d’impréparation politique, administrative et technique évident. Après un premier tour « frauduleux » dont les résultats ont provoqué quelques tensions jusqu’à la menace de démission du Président par Intérim, que faut il faire pour éviter de tels risques au second tour ? Tel est le vrai débat ! Car, la vérité politique et sociologique en Guinée, tout le monde la connaît. Contrairement à ce qu’on dit ici et là, on n’a pas évité une grave crise après les résultats du premier par la prétendue sagesse du peuple de Guinée (je ne dis pas pour autant qu’il n’est pas sage !!). La vérité, c’est que les partis « perdants » au premier tour n’avaient pas une capacité de nuisance suffisante pour boquer le processus de transition. La Vérité, et tout le monde la connait en Guinée, seuls le RPG et l’UFDG (L’UFDG et le RPG !) ont cette capacité de nuisance et de blocage. Et la rivalité politique (parfois même, malheureusement, une animosité évidente) e Guinée est entre ces deux formations politiques. Si l’une de ces deux formations avait été éliminée au premier tour, dans ces conditions là, on en serait certainement à un autre niveau de gravité et de blocage. Pourquoi donc faire semblant de croire que, sans prendre des mesures nécessaires pour éviter ce qui est arrivé au premier ne se reproduise au second, les choses pourraient aller mieux avec un second tour aussi désastreux que le premier ? C’est faire preuve d’une irresponsabilité inouïe que de mener les guinéens, pieds et mains liés dans un désastre à l’issue imprévisible. Mon souci à moi est d’éviter cela à la Guinée et aux Guinéens. Et pour éviter cela, il faut corriger sérieusement les manquements ADMNISTRATIFS ET TECHNIQUES révélés par le premier tour. Pour faire en sorte que le vainqueur soit le Président objectivement légitime de tous les guinéens et que le vaincu ait peu d’arguments objectifs et légaux pour contester les résultats. Et je dis, que face à cet enjeu, aucun juridisme et aucun légalisme ne me paraissent probants. Surtout, quand ce légalisme suicidaire risque de mener au chaos le pays. Je redis qu’il me paraît étrange que cela vienne de la part de ceux qui n’ont pas toujours fait preuve d’un tel respect pour les principes juridiques dans le cadre de cette transition ! C’est tout mon propos ! C’est le sens de mon texte ! Dès lors, que ceux qui veulent lire entre les lignes le fassent ! Que ceux qui m’accusent d’arrière pensée ne se gênent pas ! Que ceux qui s’arrogent le monopole du patriotisme et de la démocratie, ne s’en privent pas ! Je rappelle toutefois quelques vérités : - Au lieu de passer son temps à critiquer le gouvernement pour éviter le vrai débat sur les risques d’un second tour raté, il serait plus souhaitable de veiller à la neutralité du gouvernement sans l’empêcher d’assumer sa mission naturelle de s’impliquer dans l’organisation des élections (Et l’accord de Ouagadougou le dit expressément !) - Faut il rappeler aussi que ce gouvernement qu’on accuse être le responsable du blocage et de partialité, est un gouvernement presque désigné par les forces vives d’hier (Principalement le dit premier ministre !) qui deviennent de plus en plus des forces ennemies et neutralisantes ! Je rappelle pour ceux qui me jugent en lisant entre les lignes, que moi j’avais à l’époque été contre la nomination de JMD (ou plus exactement d’une personnalité politique à ce poste). J’avais aussi signalé, vu la structuration des institutions, un fort risque de conflit institutionnel entre le CNT et le gouvernement. Ceux qui tirent à boulet rouge sur le gouvernement n’étaient pas d’accord avec moi à l’époque. Toujours cet amateurisme politique, sans jamais voir le long terme ! - A chacun de mes déplacements à Conakry, J’ai eu le plaisir de débattre à plusieurs reprises avec BAH OURY, ancien ministre, VICE PRESIDENT DE L’UFDG. Une personne brillante et mesurée et pour qui j’ai beaucoup de respects. Mais à l’époque, à chaque fois que je soulevais une question ou un principe juridique, il m’objectait que vu la situation guinéenne un trop grand formalisme juridique ne pouvait avoir lieu en Guinée et ne pouvait que mener le pays dans l’impasse. Il m’accusait (sans méchanceté !!) d’être trop rigoureux sur les principes et les règles juridiques. Pourquoi ce qui était valable hier et peut l’être aujourd’hui ? Et surtout quand l’enjeu est autrement plus risqué ! - Moi je ne demande aucune tête, ni à la CENI, ni au gouvernement. Je demande qu’on travaille pour la tenue d’un second tour sérieux et dans la grande mesure du possible, objectivement incontestable. L’effort pour cela doit être réel. Et l’argument selon lequel il n’existe pas d’élection parfaite est inopérant et insensé. Au lieu de répéter cette antienne, mieux vaut encourager nos institutions à travailler pour corriger et améliorer les choses. D’autant plus que, pour qui se veut sérieux, entre une énorme différence entre l’œuvre humaine par nature imparfaite, et notre festival d’irrégularités et de mascarades du premier tour. IL N Y A AUCUN PAYS AU MONDE, OU ON PEUT VALIDER UNE ELECTION, ALORS MEME QUE TOUS LES CANDIDATS RECONNAISSENT DES FRAUDES MASSIVES. SANS AJOUTER LE FAIT, QUE QUELQUES JOURS APRES LE SCRUTIN, ET LE RESULTAT PROVISOIRE, LES URNES SE BALADAIENT DANS LA NATURE ! du parfait au moins parfait, en Guinée on a franchi la barre de très haut !!! En Guinée, le ridicule ne tue jamais !!!! Je n’ai aucune date à préciser comme certains me le demande. Je rappelle que je ne suis ni membre du gouvernement, ni membre du CNT, ni membre du la CENI. J’ai noté la nécessité absolue de ces corrections. Si cela peut se faire en un jour, 1semaine ou un mois, on ira au second tour après. C’est à ceux qui ont pour tache d’organiser ces élections qu’il revient de fixer une date et pas à moi ! -
Gandhi, lundi 9 août 2010
Bonjour Mr Souleymane Bangoura, L`article 40 de la loi L/2007/013/PRG/SGG/07 du 29 Octobre 2009 qui créé la CENI (le "I" de CENI signifiant indépendant), dispose que les membres de la CENI bénéficient d`une immunité, ce qui entraine leur non poursuite à raison de leurs opinions ou actes commis par eux, dans l`exercice de leurs fonctions (y compris par les plus hautes institutions). Seul le flagrant délit (article 7) permet de poursuivre un membre de la CENI, mais cela semble difficile dans la mesure où leurs travaux n`étant pas publics, seuls les représentants des partis politiques à l`intérieur de la Commission sont en mesure de le faire. Le RPG et l`UFDG en comprennent vraisemblablement au moins un. Dès lors aucun citoyen (Cellou Dalein et Alpha sont encore des citoyens) ne peut poursuivre individuellement ou collectivement la CENI à raison de ses activités. Contrairement à l`armée qui s`impose en pointant ses armes sur nos tempes, personne n`a obligé les partis politiques à concourir au premier tour dans les conditions déplorables que l`on sait et qu`on pouvait facilement anticiper. Pourquoi ce qui était acceptable le 27 Juin ne l`est plus aujourd`hui ? Nul n`étant censé ignorer la loi, Mr Bangoura, je concède donc qu`on a pas besoin d`une licence en droit pour savoir que droit privé et droit public ne sont pas soumis aux mêmes règles, et que les citoyens que nous sommes, peuvent penser ce qu`ils veulent, mais n`ont pas la capacité juridique pour contester les décisions de la CENI. Dès lors, si vous ne voulez pas changer les textes, appliquez ceux qui existent (ils sont excellents dites-vous, raison de plus), et ne venez pas inclure du droit pénal dans un domaine qui ne ressort pas de son application. A quel moment considérez-vous par ailleurs qu`une élection est bien ou mal faite ? Considérez-vous que toutes les élections qu`a connues la Guinée depuis 1958, et toutes les non élections (autoproclamation de présidents sortis de nulle part) sont préférables à celle-ci. Vous avez parfaitement le droit d`avoir cet avis, mais dites-le et ne vous cachez pas derrière des prétextes fallacieux. Vous voulez un État de droit, c`est à dire un système où tout le monde (vous et moi), mais surtout les plus hautes institutions (y compris l`État) sont soumis au respect du droit. En bout de course, il y a aura toujours des hommes. Si nous considérons que la Cour suprême est l`instance ultime (il n`y a plus rien après), alors il faut s`incliner devant ses décisions. Pourquoi la Cour suprême a t-elle laissé faire, s`il y avait rétention de PV ? Faut-il révoquer les membres de la Cour suprême complices de n`avoir pas fait leur travail ? Sauf que personne ne peut le faire dans un état de droit, à moins que vous considériez que nous sommes dans un régime d`exception et que tout est permis... Dans les conditions actuelles, une injustice (à minimiser autant que faire se peut, bien entendu) est préférable au désordre, que tout le monde (!!!) cherche à éviter. Dans le premier cas, on peut réparer l`injustice, alors que du désordre peuvent naître beaucoup plus d`injustices, éventuellement irrémédiables. Si nous ne nous plions pas aux règles communes (encore une fois acceptées par tous les protagonistes), demain n`importe qui peut contester pour n`importe quoi, et faire sa propre loi. Les 17 mesures correctives du RPG sont des mesures de bon sens que la CENI actuelle peut fort bien appliquer et qui auraient du être prises en compte avant même le premier tour. C`est la raison pour laquelle le comportement actuel du RPG ressemble davantage à des manoeuvres dilatoires, qu`à la mise en oeuvre de procédures de contestation classiques.
Ansoumane Koly, lundi 9 août 2010
Ce débat surnaturel est vraiment congénital à cette frange de guinéens qui estiment que l`"exception guinéenne" justifie tout et que l`on peut se permettre de faire des entorse à la logique la plus élémentaire rien que pour arriver au pouvoir. Si les partisans du second tour "maintenant et à tout prix" avaient mis la même énergie à exiger la correction des dysfonctionnements du premier tour, on serait peut-être déjà en train d`élire notre Président. Au lieu de ça, on nous bassine avec des exemples bon marché d`arbitre et de match de football, comme si cette élection était un jeu! Félicitations monsieur Diaby pour cette analyse.
IBRAHIMA, lundi 9 août 2010
C’est rassurant de voir les guinéens essayer de discuter dans un débat d’idée les problèmes actuels de notre cher patrie avec un certain nombre d’effort de retenu et avec moins d’injure. Pour plonger dans le débat, j’ajouterai à Mr. Diaby que les acteurs de la transition en acceptant la formule actuelle des instances transitoires (pour ne pas dire des institutions de la transition) et en adhérent aux concessions qui ont produit et maintenu ces instances ont acceptées de facto le fruit de la gestation de tout ce système. Si tout le monde s’accorde a ce que des efforts supplémentaires soient déployées pour corriger certaines imperfections constatées lors du premier tour, les commentateurs ont bien attiré votre attention sur le fait que ce n’est point un problème de temps (aout ou septembre n’est pas le problème mais plutôt pourquoi Aout ? et pourquoi Septembre ?). Et là toutes les parenthèses sont ouvertes et pour enfoncer le clou je dirai même les deux camps se dégagent UFDG-Aout contre RPG-Apresseptembre. Et ne soyez pas étonner que les commentateurs vous demandent d’ajouter (le logo de ?otre partie <> quand vous demandez plus de temps au temps pour l’organisation du second tour. Et en entant que juriste, ils vous taxeront certainement d’avoir prêché dans la banalité en ignorant les articles les plus élémentaires de notre code électorale (qui fixent le second tour 14 jours après le premier, légalement du moins). Pour revenir au temps ; c’est tellement facile d’accuser le temps (le temps ne nous permet pas de faire ceci ou cela), mais le problème a toujours été un manque de volonté de la part de nos responsables quand sa les arrange pas. C’est facile que JMD cri au scandale mais ce qui est déconcertant dans sa position ce que lui ne propose jamais des mesures correctives et leur calendrier d’exécution (D’ailleurs y’a un adage qui dit que << qui veut peux…>>). Les gens comprennent finalement que c’est une mauvaise foi de la part de notre PM national de vouloir rejeter aux calendes grecs la tenue d’un second tour d’une élection présidentielle de tous les risques. Je suis tout à fait d’accord avec Mr. THEA quand il dit que les acteurs de la transitions doivent travailler nuit et jours pour corriger les imperfections. Je suis d’accord aussi avec Mr. Olémou Cécé Michel Hervé, quand il vous pose la question de savoir ce que vous entendez par <>. N’essayez pas non plus d’empêcher les gens de lire entre les lignes, puisque les lignes et les entre lignes sont toutes des parties intégrantes de votre texte (difficile de rester impartial quand on traite de telles sujets). Amicalement IBRAHIMA
Boubacar Diallo (Washington), lundi 9 août 2010
Remarque d’un supporteur! Au tant la publication de toute expression d’idées et opinions responsables est louable et digne d’un site comme le vôtre, au tant la publication des mots non-traduits dans la langue de votre publication est, de fait, une forme de censure, si ce n’est pas simplement de consentir, d’être un véhicule de transmission de messages personnels. C’est une question de choix. Merci! Boubacar Diallo (Washington)
FIDEL, lundi 9 août 2010
Ah Môrô Diaby, i Gassamma. Alla khi gnakhoulou dia karamokhoba horomoto.
Abdourahamane, lundi 9 août 2010
c` est toujours un sentiment de satisfaction et de fierté qui m anime quand je constate que des cadres qualifiés apportent leur part de contribution au processus de democratisations de la Guinée. Mr DIABY a clairement expliqué sa position par rapport à la fixation de la ate du 2ème tour des élections et n` a fait aucun jugement portant sur la personne, ce qui est très digne et honorable, c ` est pourquoi j` invité tous ceux qui sont incapables de faire des débats d` idée de s` abstenir de faire des commentaires injurieux et des jegements sur la personne des gens qui au moins essayent de faie avancer les choses en donnant leur point de vue par rapport aux sujets d` actualité guinéenne.
Diallo Amadou, lundi 9 août 2010
Alpha Condé, candidat du RPG : « Le président Wade est venu pour s’enquérir de la situation. Je l’ai rappelé que j’ai été le premier à demander lors du sommet de la CEDEAO des chefs d’Etat à Ouaga à ce qu’ils viennent aider la Guinée. Il est venu s’enquérir. D’abord, je lui ai expliqué que ce qui s’est passé au premier tour était très grave et que nous souhaitons que les dysfonctionnements qui sont constatés par tout le monde soient résolus. Je ne savais pas qu’il venait aujourd’hui sinon j’allais lui faire un dossier. Nous avons envoyé un mémorandum à la CENI pour dire voilà les choses que nous souhaitons voir corrigées. Et la CENI nous a répondu en disant ‘’ votre mémorandum est constitue un véritable bréviaire pour le deuxième tour.’’ Nous souhaitons que les dysfonctionnements soient corrigés. Deuxièmement, certains membres de la CENI ont commis des délits qui sont punis par la loi. C’est le cas d’Elhadj Boubacar Diallo de l’UFDG à la CENI qui a subtilisé et caché les procès verbaux qui n’ont pas été transmis à la Cour Suprême. Nous avons donc porté plainte à la Cour Suprême pour que la loi soit appliquée. En même temps, nous avons écrit au président de la République pour que ces gens qui ont commis des délits soient sanctionnés. Voilà ce que j’ai expliqué au président, Me Wade. Pour moi ce n’est pas la date qui compte. Il faut la CENI comme l’a demandé le président Blaise, fasse un chronogramme pour dire que tel programme sera résolu à telle date… Si les dysfonctionnements sont résolus, même si c’est demain, j’irai aux élections. Toujours est-il que ces dysfonctionnements soient évacués et nous avons fait un dossier qui a été transmis à la CENI, à toutes les chancelleries
Souleymane Bangoura, lundi 9 août 2010
En voila des juristes et personnes capables de reflechir; Lorsque je lis le commentaire des un et des autres en l`occurence Sekou Oumar Camara et Ghandi, je parviens a la conclusion que l`on a une tendance facheuse a occulter le fond du probleme en operant des distarctions inutiles. La qualite de ce texte de Mr Diaby est bonne et ses inquietudes sont des plus legitimes quant on sait des elections ou tous les acteurs y compris celui qui est arrive en tete on reconnut des cas de fraudes notoires et de non transparences de la part de la CENI. La question que l`on se doit de se poser est la suivante: LES RESPONSABLES DE LA CENI ONT-IL VIOLES LES TEXTES DE LOI QUI REGIT CETTE INSTITUTION EN PRATIQUANT LA FRAUDE DE LA PART DE L`UN DES CANDIDATS? SI CETTE REPONSE NE PEUT ETRE QUE POSITIVE, EN CE CAS IL FAUT PENSER SUR LA BASES DES TEXTES PENALES A LES TRADUIRE EN JUSTICE ET LES REVOQUER DE LEUR FONCTION. L`on a pas besoin d`un Deug en droit pour aboutir a cette conclusion. L`on ne demande nullement de changer les texte de lois qui sont excellent chez nous, ce que l`on demande c`est de revoquer, sanctionner les responsables de la ceni qui a saboter ce processus en violant la loi. Les consequences d`une election mal faite, non acceptee des acteurs politiques sont graves dans un pays. Nous pouvons citer le Kenya comme une example eloquent de ce qui font des petits calculs politiques et qui seront surpris de voir le pays basculer dans la violence parce que la CENI a frauder en faveur d`un candidat. Sekou Oumar, ton argumentaire s`interesse plus a JMP qu`aux responsables de la CENI qui ont commis manifestement une faute lourde dans l`accomplissemnt de leurs missions. JMD n`a jamais demander au responsable de la CENI de garder le PV dans son bureau par devers lui....Encore une fois, le probleme ne reside nullement dans l`imperfection des textes de lois mais dans la mauvaise foi et les turpitudes de certains responsables de la CENI qui ont completement saboter le processus. La solution serait donc d`appliquer d`abord la loi en sanctionnant les coupables de fraudes, de pervision du processus electoral; ensuite il faudrait que pour le deuxieme les responsables de la CENI soient neutres et irreprochables pour ce qui est de leur moralite dans la conduite de elections. Changeons les hommes qui se sont rendus coupables de delit au premier tour et j`en appelle au juriste dans ce forum qui parfois recitent leurs cours de droit et oublie qu`il y a des lois dont la violation emporte des sanctions....Personne ici n`en parle. Nous voulons un etat de droit, nous voulons des elections libres et transparentes gagent de paix sociale dans notre pays alors ne nous precipitons pas dans une election baclee.
mickmack camara, lundi 9 août 2010
"L`ordre national des Avocats a tenu hier vendredi 6 août un point de Presse à la Maison de la Presse, pour relever ses observations face au Premier tour du scrutin tenu le 27 juin dernier. Pour le barreau de Guinée, la plus grande fausse note a été la partition de la Commission Electorale Nationale Indépendante qui serait totalement passée à côté de sa mission. C`est pourquoi, dans son exposé, le Bâtonnier de l`ordre des avocats, Me Mohamed Sampil, a estimé que tous les membres de la CENI devraient démissionner ou être virés pour incompétence"Paru sur Aminata.com
mickmack Camara, lundi 9 août 2010
Tiens tiens revoici Sékou oumar Camara mais cette fois ci en version améliorée. Je ne vous savais pas capable de positiver et de faire des propositions concrète. L`Ane n`est plus un Ane et c`est la preuve que seul les imbéciles ne changent pas. Bravo. Le deuxième tour doit avoir lieu dans les meilleurs délais. La CENI doit tout simplement se séparée de ses brebis Galeuses et tout ira pour le mieux et vite.Encore une il s`est passé des choses inadmissibles et les auteurs doivent etre exclus du process.Par ailleurs JMD a été celui qui le Premier a dénoncé les insuffisances du processus mais il avait été traité de tous les maux. Je me souviens que la Présidente du CNT avait alors ménacé de démissionner en cas de report des élections du 1er tour du 27 à une autre date.
Gandhi, lundi 9 août 2010
Personne ne conteste l`idée que le second tour doive se passer dans des conditions optimales, c`est le délai nécessaire à l`obtention de celles-ci qui pose problème. Plus on passera de temps à essayer de corriger a priori d`éventuels dysfonctionnements, plus on risque d`attiser les tensions, qui peuvent être le prélude à la volonté de certains militaires d`intervenir pour soi disant respecter « l`ordre républicain ». On connait la musique... Vous jouez sur les mots en disant que vous ne voulez pas modifier la constitution. Si vous décidez d`augmenter unilatéralement le délai de 14 jours entre la date du second tour et la proclamation des résultats définitifs du premier (article 28 de la Constitution), de quoi s`agit-il alors ? Pourquoi voulez-vous augmenter le délai de 14 jours, voilà la seule question qui m`intrigue. Pour le reste nous pouvons être d`accord. Vous voulez dès à présent un système électoral propre alors que les hommes qui gèrent le système politique actuel ne le sont pas. Il ne faut pas vouloir l`impossible, et augmenter ce délai sans changer le système ne résoudra rien. Si vous considérez par ailleurs que je suis « obsédé » par l`élection d`un président civil, cela signifie a contrario que vous vous accommodez fort bien d`un président militaire. Alors dites-le. Moi j`annonce clairement que je préfère un président élu, même au prix de quelques irrégularités ponctuelles (comme il peut en exister en France et aux État-Unis) que des élections truquées à 95% (sous Sékou Touré ou Lansana Conté), ou un président auto-proclamé, donc sans élections (que ce soit Dadis Camara ou Sékouba Konaté). Dans tous les cas, on se trouvera avec un président civil, alors si les élections sont relativement crédibles par rapport aux règles du jeu acceptées par ces deux candidats, je ne vois pas pourquoi vous voulez être plus royaliste que le roi. On est loin de ce que je souhaiterais à titre personnel dans l`absolu, mais mon avis n`a aucune importance, par rapport à ce qui est attendu par la population guinéenne. Pour vous paraphraser, « de bonnes élections ne font pas forcément un bon président ». Comme je l`ai dit précédemment, en 1933, les Allemands ont élu démocratiquement Hitler à la chancellerie. J`ai dit qu`on ne votait pas pour mettre en place un État de droit, mais pour élire un président. Sous ce régime d`exception, ne jouons pas les pères la rigueur, alors que les nouveaux textes ont déjà été violés dix fois ou plus. Je dis sortons vite (14 jours) de l`ancien système, conformément à la nouvelle constitution, pour passer à autre chose, dont l`un des objectifs à moyen ou long terme sera l`élaboration d`un État de droit. Pour terminer, je vous indique que le français est ma langue maternelle ; donc je fais rarement des erreurs de sémantique, et je pense être suffisamment clair dans mes propos. Les commentaires que beaucoup de compatriotes font, sont divers, mais quel que soit leur tonalité, ils visent à obtenir des éclaircissements. La moindre des choses c`est d`y répondre et non de stigmatiser tel ou tel sur son style, ou sur ses soi-disant procès d`intention. Comme je l`ai dis, ce que je souhaite c`est de comprendre RÉELLEMENT pourquoi vous voulez aller au-delà des 14 jours de délai. Je peux partager vos explications relatives à une meilleure préparation, mais cela ne suffit pas à me convaincre que c`est la seule raison.
Sékou Falil Doumbouya, lundi 9 août 2010
Une question de justice sociale est évoquée par M. Diaby : assurer un « égal » traitement des participants au second tour de l’élection. Je pense qu’un fort consensus se dégage pour le respect de ce principe d’égalité. La question qui se pose est le contenu de cette égalité. D’où le débat : Egalité de « quoi » ? Certains ont proposé de rechercher l’égalité en matière de satisfaction par rapport à la correction des imperfections du premier tour. D’autres ont proposé de définir alternativement l’égalité en matière de satisfaction par rapport au respect des procédures légales de délibérations du second tour . Ces deux approches sont louables, mais pour les autorités, il faut en passer par un tri entre ce qui est important et ce qui l’est moins. Au fonds, même les deux approches susmentionnées opèrent un tel tri, fût-ce d’une façon simpliste et discutable. Envisager de laisser ce tri au débat démocratique est une option raisonnable mais un peu trop facile, car le débat démocratique doit lui-même être alimenté par des propositions. On peut donc encourager tous ceux qui risquent de mettre en avant des propositions concrètes, dont de nombreux intervenants de ce site mais aussi des personnalités extérieures comme les Présidents Compaoré, Wade et l’ambassadeur des tats-Unis.
Sékou Oumar Camara, lundi 9 août 2010
M. Diaby, le débat sur le second tour de la présidentielle guinéenne mérite effectivement d`être éclairci. Ne serait-ce que parce qu`il est parasité par le grand sophiste de la primature...En effet, je rappelle que l`une des missions du Gouvernement, telles qu`énoncées dans la "Déclaration de Ouaga" est l`organisation de l`élection présidentielle. Il se trouve que nous avons tous été témoins de la démission du Gouvernement, PM en tête, du processus électoral. JMD est allé jusqu`à déclarer que l`élection présidentielle est l`affaire de la CENI et non du Gouvernement. Il s`est donc expressément abstenu d`apporter le concours de l`Administration à la CENI. Résultat: un scrutin entaché d`irrégularités et de fraudes. Très heureusement, la communauté internationale, la classe politique et les électeurs sont d`accord sur le fait que les anomalies constatées ne sont pas de nature à mettre en cause la sincérité du vote. La vraie question qui se pose à présent est celle de savoir comment qualifier d`avantage le second tour pour éviter des contestations et des troubles. JMD propose de mauvaises solutions puisqu`il souhaite faire reporter le second tour à janvier 2011 et à disqualifier la CENI au profit du MATAP. Il s`agit-là d`une forfaiture de plus de la part de JMD, puisque s`il avait apporté son concours à la CENI, sûrement que le premier tour se serait bien déroulé. Autrement, il est incompréhensible que le VRAI RESPONSABLE de l`échec programmée de la CENI puisse monter aujourd`hui sur ses grands chevaux pour accabler cette dernière et proposer une vraie fausse solution. A mon avis, il ne faut pas se leurrer: la loi confie à la CENI la maîtrise d`œuvre des élections; le Gouvernement et l`Administration doivent lui apporter leur concours. Vouloir changer cette situation suppose alors que le CNT adopte une nouvelle loi retirant à la CENI certaines de ses attributions. Il ne me semble pas que l`entre-deux tours soit suffisant pour modifier les statuts de la CENI. Si donc l`objectif du Gouvernement est d`organiser un bon second tour, il faudrait d`abord que celui-ci se tienne dans les meilleurs délais possibles. Ensuite, compte tenu des circonstances, impliquer sur toute la chaîne les deux partis en lice pour le second tour, pour plus d`efficacité et plus de transparence. Enfin, il faut absolument que JMD mette son Gouvernement et l`Administration à la disposition de la CENI; il faut qu`il mette les ressources financières nécessaires à la disposition de la CENI; il faut que l`Administration veille au respect par la CENI de ses attributions et à la bonne utilisation du budget électoral.
KIKOOOO, dimanche 8 août 2010
Monsieur Alhousseny, avant de faire des procès d’intention à Monsieur Diaby, vous ferez mieux de bien lire son texte d’en comprendre la substence cela vous évitera des propos superflus. Les questions que vous posez figurent déjà dans son papier : Vous évoquez la prétendue violation flagrante d’une partie de votre constitution, il y a répondu en la mettant en balance avec les irrégularités massives du premier. De deux choses l’une : ou se renferme dans un rigorisme juridique stupide en organisant le second tour dans les conditions de pagailles que connaissez, ou alors on fait valoir la raison sur le droit écrit, car le droit c’est d’abord un acte raisonné, et à ce moment-là on se donne les moyens de gommer les imperfections du premier tout en minimisant au mieux les conséquences d’éventuels irrégularités consubstantiels à toute entreprise humaine Votre deuxième interrogation porte sur l’immixtion du gouvernement dans le processus électoral, soyons un peu sérieux, quels moyens humains en matériels dispose la CENI pour l’organisation des élections si ce n’est les fonctionnaires du ministère de l’intérieur? Il ne s’agit pour le gouvernement de se substituer à la CENI mais je ne trouve pas choquant qu’elle ait son mot à dire étant entendu qu’elle a une capacité technique largement supérieure à celle de la CENI Parce que l’auteur de ce papier s’appelle Monsieur Diaby , un des intervenant en infère qu’ il est du même bord politique que Alpha Condé, encore du chemin à faire dans la lutte contre les clichés ethnocentristes
Olémou Cécé Michel Hervé, dimanche 8 août 2010
M. Diaby,je comprends votre souci d`avoir des élections propres surtout lorsque le premier tour a été comme vous le dites "un festival d`irrégularités" qui a pourtant permis de désigner les deux premiers candidats qui sont bien convaincus de mériter leur place. Aucun d`entre eux n`a honte d`être dans cette position à la suite de ce scrutin tant décrié. C`est dire que malgré tout nous avons accepté ce scrutin.Si je suis d`accord avec vous qu`il faut corriger les imperfections du premier tour, je ne peux comprendre qu`on prenne tant de temps. Qu`entendez-vous par "prendre le temps nécessaire"? Est-ce 3 mois? 6 mois? Je vous rappelle que les ivoiriens sont en train de prendre "le temps nécessaire" et cela fait 5 ans. C`est vrai que le contexte est tout à fait différent mais... Dans le cadre de la Guinée, sans vouloir jouer les `il n`y a qu`à", je pense qu`à la lumière du 1er tour il faut prendre les dispositions suivantes: 1-Supprimer le vote par procuration. 2-S`en tenir strictement à la liste électorale en évitant d`inscrire des électeurs le jour du vote sous prétexte qu`ils n`ont pu retrouver leurs bureaux de vote malgré leurs cartes d`électeurs. 3-Faire vérifier les cartes d`électeurs par les deux représentants des candidats. 4-Permettre aux candidats d`envoyer des représentants dans tous les bureaux y compris dans les zones reculées ou manifestement ils n`ont pas d`électeurs potentiels car la logique voudrait que le représentant soit inscrit sur la liste du bureau de vote où il représente son candidat. 5-Prévoir suffisamment de lampes afin que le dépouillement se fasse sur le lieu même du vote dès la fermeture en présence des électeurs et des forces de l`ordre pour la sécurité. 6- Après le dépouillement,remettre immédiatement aux représentants les copies des PV signés par eux-mêmes et par les responsables de bureaux de vote. 7-Acheminer tout le matériel deux jours avant le scrutin. 8- Faire en sorte que tous les inscrits le soient effectivement dans un bureau de vote. A mon sens il ne faut pas un mois pour prendre toutes ces dispositions. Il faut simplement vouloir le faire. Nous avons déjà perdu un mois et demi. Comme je le disais, je comprends votre attachement à la perfection mais "prendre le temps nécessaire", c`est ouvrir une boîte de pandores. Ne prenez pas en compte les invectives et les insultes. C`est le lot quotidien de certains internautes qui plutôt que d`enrichir le débat en donnant leur point de vue le dénaturent, aveuglés qu`ils sont par la passion.
Seydou Coulibaly, dimanche 8 août 2010
Mr. Diaby: 1- Si on lit bien entre les lignes, on se rend compte que vous ne faites pas confiance a` la CENI. Vous me permettrez de vous poser les questions suivantes: Faites-vous confiance a` la CENI? Faut-il changer sa composition actuelle? Comment definissez-vous l`independance de cette institution? 2-La Guinee vit dans le chaos. Elle a deux presidents, un gouvernement Dore,un autre gouvernement ou cabinet Konate`, un CNDD et un Conseil National. 3- Nous voulons un respect des regles du jeu. Tous les candidats ont accepte` lesdites regles et la CENI avant l`organisation du premier tour. Nous disons maintenant pour ne pas permettre aux intellectuels vereux d`empecher le vaillant peuple Guineen de retrouver les institutions de sa republique et choisir son president. Nous avons un autre professeur qui fait attendre les Ivoiriens depuis 5 ans pour organiser une election presidentielle. 4- Nous sommes tous pour une egalite` de traitement mais statistiquement, nous ne pouvons pas parler d`egalite` de chance sachant que l`un des candidats a obtenu plus de 43% au premier tour et son rival au second a obtenu moins de 19% au premier tour. Les compteurs reviendront a` zero mais le premier tour est un excellent indicateur sur les intentions de vote au second tour.5- Au nom de la non ingerence dans les affaires interieures d`un autre etat, des millions d`Africains ont ete` tue`s et/ou deplace`s de leurs foyers a` cause des regimes imbeciles et criminels qui n`ont aucun respect pour la vie humaine. La communaute` internationale intervient pour aider la Guinee a` ne pas glisser dans la guerre civile. Les voisins interviennent parce qu`une instabilite` de la Guinee aura des consequences nefastes sur eux. 6- Personne n`est oppose`e a` une amelioration de quelques details techniques mais nous sommes oppose`s a` la malhonnete` intelletuelle et a` l`ethnocentrisme.
Alphonso, dimanche 8 août 2010
En réalité je suis tout à la fois je suis pour et contre une election rapide, je suis le chaud et le froid, je suis pour Alpha et Cellou, je suis de toute la Guinée, je suis la chose la plus difficile(l`impartialité). Aujourdhui dans ce pays d`Afrique de l`ouest qu`est la Guinée on est accusé à tord ou à raison: election le plus vite=Cellou election le plus tard=Alpha CNI=Cellou Gouvernement=Alpha Peul+Soussou+-?=Cellou Malinké+Forestier+-?=Alpha Pour ne pas avoir sa place vaut mieux ne pas donner son nom et ne pas parler de pro ou con c`est çà la sagesse et c`est çà l`impartialité.
M.Diaby Kalifa, dimanche 8 août 2010
Monsieur Alhousseny, vous trouvez que s’en prendre à mon identité personnelle, familiale et culturelle (Je vous renvoi à son texte ou il parle de mon nom), n’est pas injurieux ? Moi je trouve que c’est injurieux, c’est haineux et une preuve palpable de faiblesse intellectuelle. Je ne lui ai pas donné de leçon de morale. Je lui ai exprimé mon dégoût de ce genre de procédé ! Et je n’ai pas de leçon à recevoir de vous sur comment devais je faire ! Que cela soit clair !! Fuir le débat ? A d’autres, pas à moi. C’est peu me connaître que de penser cela ! Pour ce qui concerne vos questions, je ne vais pas me répéter indéfiniment. Je vous renvoi à mon texte. Mes réponses y sont !
M.Diaby Kalifa, dimanche 8 août 2010
Monsieur Gandhi, décidemment vous ne voyez et entendez dans mon texte que ce que vous voulez. Tout d’abord, je n’ai jamais parlé d’élection parfaite. J’ai souligné l’absolue nécessité de faire en sorte que le second tour se déroule dans des conditions meilleures que celles du premier tour. Il me paraît assez incroyable de ne pas comprendre cette nécessité, pour la démocratie, pour la paix sociale en Guinée. Même la commission ad hoc a constaté de sérieux manquements et souhaité des mesures de corrections pour le second tour. En suite, vous ne voyez nulle part dans mon texte une demande de changement de Constitution, du code électoral, de la Cour suprême ou de la CENI. Je demande juste que tout soit mis en œuvre techniquement et administrativement pour que les choses se passent dans le strict respect de la loi et de son esprit. Franchement, je ne peux pas être plus clair ! Si vous voulez comprendre autre chose, libre à vous ! Vous me demandez pourquoi je ne veux pas que ce soit le futur Président qui fasse ses modifications ? Je ne comprends pas votre question. Vous voulez un Président mal élu, qui fasse en sorte que l’élection prochaine soit mieux faite (Car dans mon texte, il est question d’élection et spécialement du second tour !!). Si ce second tour ne se passe pas correctement, votre Président civil n’aura ni les moyens, ni la légitimité, et peut être même ni la volonté suffisante pour engager ces modifications. Votre obsession du Président civil et de vouloir tout remettre à plus tard comme mécanisme d’analyse m’étonne beaucoup. La sérénité et l’effort que vous attendez du Président doivent se construire dès maintenant. Des mauvaises élections font des mauvais présidents et des mauvais présidents gouvernent mal !! Vous dites que ce processus ne consiste pas à construire un Etat de droit, mais à élire un Président civil. Si vous élisez un Président sans le respect du droit, vous n’aurez ni un bon Président, ni l’Etat de droit ! Vous semblez me prêter d’autres intentions. Dites moi, pourquoi vous ne pouvez pas vous empêcher de faire toujours des procès d’intention ? C’est vraiment pénible à la fin !!! Contentez vos de mon texte. Critiquez mes analyses et mes arguments. Le reste ne vous regarde pas. Sauf si vous préférez le statut de procureur !!!
mick mack Camara, dimanche 8 août 2010
JMD en tant que chef du Gouvernement a le droit de demander des comptes à la CENI qui n`a d`Indépendant que le nom. Il y a des membres assermentés de la CENI qui se livrent à des actes "hors la loi" et sous prétexte que l`on doit élire un président civil il faut repartir avec ces memes personnes pour un second tour. L`impunité ne doit pas etre un simple bruit dans la bouche. Ces gens n`ont rien n`a voir au sein de la CENI. La CENI doit une fois pour toute etre impartiale et indépendante.Pour avoir fait ce qu`ils ont fait ces gens ne mériteraient meme pas de travailler dans l`administration Guinéenne.Mais nous sommes en Guinée comme on le dit souvent et ne soyez pas étonné de voir un futur ex membre de la CENI dans le prochain gouvernement issu d`élections libres et...transparentes. Dites moi...j`ai cru lire dans les accords de Ouaga qu`il appartenait au Gouvernement d`organiser les élections.Non?.J`ai cru entendre par ci par là que ce gouvernement ne devrait pas s`occuper des aspects de Dévéloppement mais plutot de s`atteller à l`organisation des élections. Et aujourd`hui on me dit que JMD et on son gouvernement ne doivent organiser ces memes élections. Il faut savoir ce que l`on veut. On ne peut pas Vouloir d`une chose et de son contraire
kalil, dimanche 8 août 2010
ce qui m`a un peu choqué c`est quand monsieur diaby qualifie de bizarra celui qui demande que les elections aient lieu et au contraire ne dit rien celui qui exige que certains membres de la CENI soient limogés.je vois pas votre impartialité dans cet article.
SYLLA MOHAMED TOULOUSE, dimanche 8 août 2010
Bonjour Barry Amadou , dans un débat il est nécéssaire d éviter les grossièretés et les amalgames . pour le débat proprement dit il est préférable de donner son avis en respectant celui de son interlocuteur au lieu de l insulter . je vous informe que ce Monsieur DIABY est professeur à l université de Toulouse1 Capitole donc il n a pas besoin de vos appréciations sur sa formation de juriste . arrêtez de juger les gens sur leur Nom de famille !!!! WASSALAME
Paul THEA, dimanche 8 août 2010
Monsieur Diaby, j`ai lu attentivement votre article et il ya des points que je partage avec vous; Nous devons favoriser un véritable débat d`idée dans le respect mutuel; nous sommes tous guinéens obligés de vivre ensemble et donc de batir le pays ensemble. Je partage votre point que qu`aucune ethnie ne doit être discriminée chez nous donc tous les candidats méritent le respect. Tous le monde est aussi d`accord sur les erreurs du premeier tours et qu`il faut les corriger avant d`aaler au second. Mon seul désaccord avec vous est sur le temps entre les deux tours. Pusique le mal est connu, les autirités compétentes doivent travailler nuit et jour s`il le faut pour rectifier le tir et aller au second tour. Plus le delai sera long entre les deux tours, plus il y aura des complication et de la lassitude. N`oublions que l`économie du pays tourne est presque au ralenti. C`était là ma petite participation au débat. Regards. Paul
Alhousseny, dimanche 8 août 2010
M. DIABY KARIFA, je crois que vous exagérez un peu en prétendant que le propos de M. BARRY AMADOU est scandaleux au point que vous préfériez ne pas réagir et à vous contenter de lui faire de la morale. S`il est évident que son ton est acerbe, il vous a néanmoins posé des questions concrètes et a réagi sur le fond de votre article. Alors au lieu de fuir le débat, venez plutôt répondre aux questions posées. Vous n`espériez tout de même pas qu`en publiant votre article, votre propos doit couler de source pour tout le monde? En tant que juriste, que faites-vous d`une violation flagrante d`une disposition essentielle de la constitution de notre pys? Que dites-vous de l`immixtion du premier ministre dans un processus électoral qui relève des compétences exclusives d`une institution indépendante et constitutionnelle en s`impliquant dans la fixation de la date pour le second tour ? Répondez à ces questions précises et vous pouvez même être acerbe si vous le souhaitez, mais ne fuyez pas.
M.Diaby Kalifa, dimanche 8 août 2010
Monsieur Seydou, arrêtez de nous ressortir cette rengaine « on ne change pas de règles de jeu en plein match ». Et pourquoi pas ? Si d’autres principes supérieurs n’ont pas été respectés, je ne vois pas au nom de quoi on ne change pas de règles en cours de jeu. Voyez vous, ce n’est pas une démarche intellectuelle de faire une déclaration aussi pompeuse et péremptoire, pourtant sans solidité devant la rigueur de l’analyse. D’ailleurs, en ce qui me concerne, je n’ai jamais demandé qu’on change de règles. Je demande à ce que tout soit fait (techniquement et administrativement) pour que l’expression d suffrage universel au second tour soit réellement conforme à la volonté populaire. Dites-moi où vous voyez dans mon texte un seul mot sur la démission des membres de la CENI ? Je vois votre technique. Vous regardez mon texte, mais vous avez dans votre tête des déclarations du RPG. Alors vous mettez dans mon texte ce qui n’y est pas ! Ce n’est pas honnête ! Débattons de ce que je dis. Moi je ne suis responsable que je mes propos à moi. Je sais que cela vous serait difficile, puisque forcement vous considérez si on n’est pas avec vous, on est forcement avec l’autre et contre vous. C’est votre droit. Mais sachez monsieur qu’en Guinée, personne ni aucune structure ne peut me priver de ma liberté et de mon indépendance politique et intellectuelle. Cela vous semble tellement difficile pour vous…puisque vous avez fait du procès d’intentions, du clabaudage votre fond de commerce. Alors oui, je le dis et le redis que cela vous plaise ou pas, que tout doit être fait pour que le second tour ne soit pas la mascarade qu’on a connu au premier tour. Pour cela, il n’est pas question de changer de règles du jeu. Il est question de tout faire pour que la loi et l’esprit de la loi soient respectés ! Et le rôle de la CENI est là. Elle est chargée de l’organisation des élections, techniquement et administrativement. Ce n’est pas la CENI qui fait la loi électorale, elle est chargée de sa stricte application. C’est tout ce que je demande. Et en tant que guinéenne, ce droit je me l’accorde, que cela plaise ou pas !!! Et vous, repondez aux argumentations que je donne dans mon texte, au lieu de voir dedans la photo du RPG. Vous voyez le RPG et Alpha partout. Cela vous obsède au point d`alterer votre sens sens du raisonnement et de la critique. Que dites vous des contradictions mentionnées dans mon texte? Ou étiez vous lors des premières exceptions formelles aux dispositions électorales? Puisque vous êtes si légalistes, que pensez vous donc de la décision de la Cour suprême? Monsieur Seydou, apprenons à réflechir et à raisonner même quand cela va contre nos propres affinités. C`est cela un travail intellectuel. Et moi, je m`applique modestement à cette mission. Essayez vous verrez qu`au début ce n`est pas ficile, mais cela rend libre. c`est tout le mal que je vous souhaite!!!
M.Diaby Kalifa, dimanche 8 août 2010
Monsieur Barry Amadou, Quand vous aurez décidés de débattre des idées et des opinions dans le respect, faites moi signe! D’ici là, je vous laisse vomir votre haine et vous installés dans votre asthénie pitoyable !!! Je suis scandalisé par votre irrespect et votre grossièreté. Ce qui m’inquiète, c’est d’imaginer que des gens comme vous se fassent passer pour des démocrates… !! A votre égard, j’économise mon mépris et mon dégoût, car vous ne mérités même pas cela !!!
Gandhi, dimanche 8 août 2010
Tout le monde est pour le changement, donc si vous demandez à ceux qui sont sur une branche de la scier, il y a de fortes chances qu`ils ne le fassent pas. Autrement dit, c`est le système actuel qui est grippé, et si rien ne change cela risque de durer encore. Pourquoi ne voulez-vous pas que ce soit le futur président de la république qui, avec l`aide de tous (son adversaire du jour, les autres partis, les forces vives, la société civile, etc...) fasse les modifications nécessaires. Contrairement à ce que vous dites, personne n`attend un second tout parfait : les élections ont pour but de choisir un président de la république civil. Le processus actuel ne vise pas à l`élaboration d`un État de droit, nous sommes encore dans un régime d`exception, qui n`est toléré que parce qu`il aboutit à des élections libres. Nous sommes dans un processus électoral nouveau, mais avec un système ancien : tout le monde - et notamment les deux derniers candidats en lice - a accepté la règle du jeu (nouvelle constitution, code électoral, composition de la CENI et de la Cour suprême, etc...). Donc terminons ces élections, sans modifier les règles en cours, sinon c`est la porte ouverte à toutes les dérives, car si des civils montrent aux militaires que les règles qu`ils ont eux mêmes édictées, peuvent être bafouées dès que l`un d`entre eux se sent en difficulté, c`est permettre à n`importe quel militaire d`en faire autant dans le futur. L`UFDG et le RPG veulent un État de droit, alors qu`ils commencent eux-mêmes à montrer l`exemple, et nous les y aiderons. Le but est d`en finir vite (avec le régime militaire), bien entendu dans des limites acceptables, mais qu`est ce qui est moins acceptable que le bourrage des urnes à la Conté, ou des coups d`État à la Dadis. Ce que veulent les Guinéens ce ne sont pas des élections parfaites (les Allemands en ont en 1933), mais un président civil qui fera les modifications d`hommes et de structures, nécessaires à un décollage de la Guinée et à la résolution des problèmes de base. Que les élections se passent parfaitement ou pas, on aura un président civil, ce qui devrait vous ravir, alors pourquoi attendre ? A moins que cette posture ne cache d`autres intentions, et que ce qui compte, soit la victoire d`un seul des deux. Dans ce cas il ne faut pas se cacher derrière un juridisme de façade et jouer cartes sur table.
Mickmack Camara, dimanche 8 août 2010
Ne soyez pas aveuglés par votre passion ou vos intérets partisans. Il s`agit d`un débat et je pense que Mr Diaby a planté le décor et au lieu de l`insulter, réflechissez et prouvez lui le contraire. C`est de la discussion que jaillit la lumière. A moins que vous soyez condamné à rester dans les méandre de l`ignorance, démontez son analyse pour que vive le débat. Quant à Mon cher Ami, Toute chose étant égale par ailleurs, 19% de 1993 ne peuvent en aucun cas etre pareils que 19% de 2010. La croissance démographique tu en fait quoi? Le changement de mentalité et de conviction tu en fais quoi. Entre 1993 et 2010 tout à évolué.Meme nos candidats ont évolué.Comparons ce qui est comparable. Les élections de 1993 ont elles été plus correctes que celle de 2010? A mon avis on ne pourra jamais faire pire que 2010.Quel est le votre? le débat est ouvert. A propos de la CENI, pensez vous qu`il était necessaire d`avoir une CENI quand il n`ya ni parti au pouvoir, ni président candidat à sa propre succession,ni premier ministre et membres du gouvernement candidat, ni membre du CNT et présidente candidats? La CENI était à dissoudre au lendemain de la déclaration de Ouaga. A ce propos, je pense que la déclaration de Ouaga devenait le nouveau cadre juridique, puisqu`elle a eu le mérite de légitimer et légaliser le poste de Président de la Transition. N`est ce pas Mr Diaby? Et si tel est le cas cette déclaration a mis la CENI hors jeu de façon subtile en faisant du Gouvernement le seul organisateur des élections. En Guinée chacun comprend et interprète en fonction de son intéret.En respectant les règles cette élection aurait du etre annulée. On ne change pas les règles du jeu en plein match! La pallice n`aurait pas fait ou dit mieux. Moi je dis qu`un match de foot se joue à 11 contre 11 mais quand on s`apperçoit que les équipes en face font jouer des gens qui ne sont pas inscrits sur la feuille de match ou que certains joueurs ont de fausses licences qu`est ce qu`on fait?? Eh bien en foot on Porte Réserve et on attend la décision des instances supérieures.Voilà
Seydou Coulibaly, dimanche 8 août 2010
Mr. le juriste: Vous savez tres bien que nous ne pouvons pas changer les regles du jeu en plein match!!!! Nous voulons un second tour conformement aux regles!!!! Nous constatons que vous voulez non seulement un changement desdites regles mais votre parti exige egalement la demission et/ou le limogeage de quelques membres de la CENI. Soyez serieux! De grace, n`insultez pas nos intelligences. Votre candiadt a eu 19% en 1993. Il a eu les memes 19% 17 ans apres!!!! Je vous conseillerai de dire a` Alpha 19 qu`il a vieilli. Il doit nous aider a` apaiser le climat politique et non a` creer une tension parce qu`il tient a` etre le president! QUE SIGNIFIE CENI? ET POURQUOI A-T-ELLE ETE` CREEE???? Vous etes le juriste, n`hesitez pas de repondre aux questions!!!
BARRY Amadou, dimanche 8 août 2010
Mr DIABY KALIFA, je dois te dire que tu fais vraiment la honte de la ta profession en Guinée. Seulement je me demande comment tu as fait pour avoir ce titre là, qui est pourtant Noble. Je n`arrive pas à te comprendre lorsque tu nous dis que tu ne prends pas parti pour quelqu`un ou une ethnie, tu es cynique et ridicule, mais de part TON NOM je te comprends. Donc en tant que Juriste, tu trouve normale comme cela qu`on bafoue la loi et qu`on se mette à reporter indéfiniment le 2 ème tour. Ou as-tu appris ton métier de juriste, tu me fais rire, lorsque tu affirmes qu`on ne doit pas accuser le Gouvernement. De nos jours dis-moi franchement qui bloque le PROCESSUS?. L`ingérence flagrante de Jean Marie Doré n`est-elle pas une preuve pour toi et tu le voix bien qu`il a pris fait et cause pour un Candidat. Mais en Guinée, comme les gens sont bornés et inculques, ils ne le voient pas comme je le dis ici. Saches seulement que des juristes comme toi, la Guinée n`en veut pas et pour te rassurer, je voudrais te dire que tu ne mérites pas Ton Titre de Juriste, c`est vraiment dommage pour mon pays que ce soit des gens comme toi qui doivent dire la loi, voilà.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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