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Le 4 octobre, les policiers et les sapeurs-pompiers de Guinée, quelques 17 000 agents sont allés en grève. Leurs revendications : être payés en fonction du grade, riz subventionné, tenue, application du statut particulier de la police. « Les soldes dans l'armée et la gendarmerie ont été ajustées aux grades. Par contre, la police et la protection civile n'en ont pas bénéficié. La police et la protection civile subissent une discrimination dans le traitement et les avantages liés au service. Nous sommes moins payés, nous ne sommes pas ravitaillés en même temps, ni en même quantité que l'armée et la gendarmerie. Il y a cinq ans que la police n'a pas été habillée par l'État », explique un policier.
Le 2 octobre, Général Toto Camara, ministre de la Sécurité et la protection civile a essayé de parler à son monde. « Ils ont hué le général, l'ont traité de menteur. Un mot d'ordre de grève a été lancé à toutes les unités de police : à partir du lundi 4 octobre, pas de travail jusqu'à nouvel ordre », cafte un capitaine de policier.
Le lundi 4, à la CMIS 5, Compagnie mobile d’intervention et de sécurité d’Enco 5, le général Sékouba Konaté a rencontré les grévistes. « Vingt cinq ans sont passés avant nous ; ce que nous faisons actuellement pouvait être fait pendant ce temps. Vous avez certes des droits, mais nous ne tolérons plus l'indiscipline dans aucune unité, armée, gendarmerie ou police. Nous avons déclenché un processus de démocratisation ; avant cela, l'État n'a pas d'aide. Nous avons beaucoup de promesses soumises à condition de la part des partenaires : réussir les élections ». Le général s'engage à résoudre deux points : « Au chef d'État major des armées, au ministre de la Sécurité et l'intendance, je demande de tout faire pour voir la situation des salaires et du ravitaillement des policiers. Pour le statut particulier, je vous demande d'attendre après les élections. Avec l'aide des partenaires, le futur président s'occupera de votre problème. Pour le moment, allons aux élections ». Le mot d'ordre de grève a été levé à la mi-journée. Sachez, policiers, qu’au moindre prétexte, l'armée revient dans la cité. Aidons le Général Sékouba Konaté à garder nos turbulents soldats dans les casernes.
Barka de Conakry pour www.guineeactu.com
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