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C’est sans précédent ! C’est une triste première dans les annales de la diplomatie, de l’administration, de la politesse, de la bienséance, des relations humaines et, enfin, des droits et devoirs d’un chef de mission diplomatique ! Et quel chef de mission ?
Mme l’Ambassadrice de Guinée en France.
L’histoire qui suit parait à peine croyable tant elle dépasse tout ce que le Guinéen peut imaginer de surréaliste. Mme l’Ambassadrice vient tout simplement d’infliger le pire des camouflets au C.N.D.D. et, à travers lui, à son chef le Président de la République de Guinée.
Pour corroborer ces lignes, il est tout simplement demandé aux éminents membres de la Délégation du C.N.D.D. dont tous les Guinéens ont découvert la liste sur le net, d’infirmer ou confirmer la présente narration d’événements qui relèvent de l’ubuesque.
Dans le cadre d’une campagne d’explication et de sensibilisation du C.N.D.D. envers certains partenaires au Développement (U.E., O.I.F.) et autres Institutions pour se justifier et argumenter sur les raisons de leur irruption dans la gestion du destin de la Guinée, après quelques capitales africaines, les voici à Paris pour rencontrer l’Organisation Internationale de la Francophonie (O.I.F.) au Quai André Citroën (75015).
Dès l’annonce de cette venue, il est tout de suite question qu’accessoirement cette délégation rencontre la Communauté guinéenne de Paris, de France, voire si le timing le permet d’Europe…Aussitôt des logistiques, des moyens humains et techniques sont mis en branle afin que ces nouveaux dignitaires communiquent avec leurs administrés, ce qui est la moindre des choses dans une…République.

| | Makalé Camara | Hélas ! Trois fois hélas ! Les faits vont se révéler la pire des humiliations que connaîtront sans aucun doute les Guinéens de France d’une part, la délégation du C.N.D.D. avant longtemps d’autre part. Pis, ce sera l’occasion d’apporter la preuve patente que Mme l’Ambassadrice de Guinée en France serait peut-être rongée par un ressentiment sans nom, une frustration sans commune mesure et, enfin, en filigrane, une soif de vengeance hors du commun. Sinon, comment expliquer la succession d’événements tous plus iniques, ubuesques et surréalistes les uns que les autres qui viennent de survenir à Paris en deux jours. En voici les détails chronologiques. Et avec les plus basses excuses de l’auteur s’il y a erreur. Ce sera par simple omission.
Au sujet d’une rencontre avec les ressortissants guinéens, une redondance se fait tout de suite jour entre Guinéens de France. En effet le président de la Coordination des Associations Guinéennes de France (C.A.G.F.) qui, comme de nombreux Guinéens, a eu connaissance de l’organisation d’Assises de la Société Civile des Guinéens de France, est passé outre en mettant seulement ce Vendredi 16 une annonce invitant ses compatriotes à rencontrer une délégation du C.N.D.D. à Paris dans le 11e Arrondissement, mais surtout à une heure inhabituelle: entre 10 et 13 heures, en dépit donc des contraintes qui pèsent sur toute famille…
Le Comité chargé de piloter les Assises citées plus haut conseille simultanément, d’un côté, au Président de la C.A.G.F. de se joindre à la rencontre qu’ils ont eux déjà proposée pour le même jour mais à partir de 14 heures afin notamment de permettre à tous ceux qui en ont le temps et les moyens (et ils sont extrêmement nombreux à avoir une grande envie d’échanger avec leurs nouvelles autorités, celles-là même qui viennent de littéralement les délivrer de ce qui risquait de se muer en un CHAOS…) de venir donc à la Bourse du Travail de St Denis en banlieue parisienne. Et effectivement, comme en pareille circonstance, les Guinéens se sont déplacés qui depuis la province, qui depuis des pays limitrophes comme la Belgique et la Suisse…pour honorer la République. Mais c’était compter sans d’obscurs desseins de la part du Président de la C. A. G. F. mais, surtout, et geste d’une extrême gravité, le comportement de l’Ambassadrice dont nul ne sait si par ailleurs elle avait donné sa caution à l’invitation faite par le Président de la C.A.G.F.
En tout état de cause, venus par dizaines donc à St Denis, nous allions apprendre, au fur et à mesure, que Mme l’Ambassadrice a littéralement «confisqué» la délégation et que la communauté guinéenne serait sevrée de ses représentants. Avalant donc des couleuvres avec les colères rentrées que l’on imagine, l’assemblée a poursuivi ses travaux jusqu’à leur terme et décidé de constituer un organe ad hoc pour aller rencontrer les nouvelles autorités au pays. Concomitamment, il est décidé de constituer deux délégations dont la première irait séance tenante porter des doléances à l’Hôtel «IBIS», lieu de résidence de la délégation du C.N.D.D. en lui signifiant son désappointement, et demander le rappel pur et simple de cette personne dans laquelle aucun Guinéen ne se reconnaît, la seconde ce Lundi 19 à l’ambassade de Guinée afin de protester auprès de Mme l’Ambassadrice et lui signifier la demande de TOUTE la communauté guinéenne de France donc de la signification de son rappel au C.N.D.D. pour cette faute.
Cet affront sans précédent étant fait à la face de la communauté guinéenne de France, je crus que les choses en étaient restées là.
Que nenni! C’était mal connaître la chef de la mission diplomatique accréditée en France. Ce qui suit va vous paraître absolument incroyable. Il s’agit pourtant de la stricte vérité, même si elle est corroborée sous le sceau de sources dignes de foi et l’anonymat.
Cela doit-il être assimilé à de l’insolence, inaptitude à l’exercice diplomatique ou outrecuidance, Mme l’Ambassadrice donc ne va même pas aviser son personnel de la venue en France de cette illustre délégation. Pis, l’accueil de cette dernière se fera dans les locaux d’une mission diplomatique…privée de chauffage au moment où la France vient de fournir 90.500 MW (tous records battus) pour empêcher sa population de grelotter. Les membres du C.N.D.D. arrivent d’une Guinée où les effets du réchauffement climatique font que j’entends souvent des températures à faire pâlir des bédouins.
Comble de tous les affronts - et déficits en tous genres - l’Ambassadrice, après l’entrevue qu’a eu la délégation guinéenne avec l’Organisation Internationale de la Francophonie au Quai André Citroën (dans le 15e), confine les éminents membres du C.N.D.D. dans un…Combi VW, un petit camion où ils sont littéralement empilés comme des sardines, dans un dénuement digne de simples cantonniers que l’on achemine vers une quelconque carrière de bauxite. Elle-même se carre à l’arrière de sa limousine (Mercedes) et se fait ramener à son domicile de Louveciennes (dans les Yvelines 78) où sont parquées, entre autres limousines (dont certaines sous bâches), deux Citroën C6, limousines acquises (en moyenne 55.000,00€, soit environ 400.000.000,00 FG d’alors) à l’époque de l’ancien premier Ministre Lansana Kouyaté.
Qu’a la Guinée de plus honorables, sacrés, intouchables et pour lesquels on donnerait sa vie que le Drapeau, l’Hymne National et la République ? Or cette dernière est désormais (bien) incarnée par le Président «Dadis» et son Gouvernement. S’attaquer alors à ces symboles c’est souiller la Nation. Fouler aux pieds ces représentations c’est faire montre à la fois d’une impolitesse sans nom, d’un déficit d’éducation civique sans précédent et c’est déclarer tout simplement la guerre aux Guinéens.
Comble de mépris et dédain, Mme l’Ambassadrice a poussé le bouchon jusqu’à «oublier» de faire bénéficier la délégation du C.N.D.D. des us et coutumes diplomatiques d’un passage par un Salon d’honneur. Goutte qui a fait déborder le vase, Mme l’Ambassadrice n’a même pas raccompagné à l’aéroport la délégation du C.N.D.D. lors de son retour en terre guinéenne. Sauf le respect que je dois à tous ceux qui liront ces lignes et c’est inhabituel, de qui se fout-on alors?
Passons sous silence - selon des échos - le mépris et la morgue avec lesquels elle traite son personnel, le langage très peu châtié dont elle use à l’endroit des citoyens et pointons la destination des deniers alloués au fonctionnement de la représentation diplomatique guinéenne en France.
Sans vouloir la charger car cette observation remonte à une époque où cette diplomate n’exerçait pas ici (1983), aucun ressortissant guinéen ne m’opposera que l’ambassade de Guinée en France est à des années-lumière de faire partie des sources de fierté de notre pays. A une époque la représentation était en cessation de paiement. Bref une seule question revient à mes lèvres:
- A quoi sert donc cette ambassadrice dans laquelle aucun Guinéen sans exclusive ne se reconnaît ni ne soutient ?
Qu’attendent les autorités guinéennes pour nous offrir des femmes et des hommes dont la compétence, la probité professionnelle, la diction et l’usage de syntaxes appropriées et l’acharnement à la défense des intérêts des Guinéens et de la Guinée est et demeurera l’essence même de leur travail quotidien ? A quand d’authentiques diplomates ? A la moindre présentation de lettres de créances, je rase les murs de honte et d’humiliation. Evidemment il faut dire que tous les Guinéens savent les conditions de nomination de nos supposés diplomates depuis 1958…
Comme pour enfoncer le clou, Valéry Giscard d’Estaing n’a-t-il pas raillé la nomination-gag d’un individu par Sékou Touré lors de son mémorable voyage officiel en Guinée à la fin des années ’70 ? Comment dans ces conditions veut-on que les Occidentaux ne nous prennent pas pour de «grands enfants» et viennent abuser de notre crédulité, notre immaturité et surtout notre incompétence, le tout teinté de clientélisme, ostracisme, division et sectarisme, bref les sempiternels maux qui ont été exportés en lieu et place de tout ce qui sous-tendait la compétitivité de la Guinée de jadis ?
L’Ambassadrice aurait-elle, comme en certaines occasions historiques, senti le champ du cygne ? Y aurait-il eu pressentiment du crépuscule de celles et ceux qui s’étaient jusqu’alors senti des Déesses et Dieux inexpugnables?
Heureusement que le ridicule ne tue pas. Il fallait d’autre part que «Dadis» et l’opinion publique guinéenne en soient avertis. La diplomatie guinéenne est restée jusqu’à aujourd’hui, cantonnée dans la démagogie, les ronds de jambes des éloges des (ex)dirigeants, la pire expression de la médiocrité élevée en système de représentation diplomatique. Comme à son habitude, la Guinée est encore l’exception qui confirme toutes les règles de déontologie en matière de diplomatie….
A toutes fins utiles et pour éviter tout caractère diffamatoire, il sera loisible à tous ceux qui en auront l’opportunité de se rapprocher des membres de la délégation du C.N.D.D. qui vient donc de séjourner ici dans le cadre d’une rencontre avec les autorités de l’O. I. F., délégation qui comprend respectivement :
- M. Boubacar BARRY, Ministre d’Etat à la Présidence, Ministre en charge de la Construction, de l’Aménagement du Territoire et du Patrimoine Bâti Public.
- Mme Maïmouna DIALLO, Directrice de Cabinet du Président de la République.
- Commandant Biro DIALLO, membre du C. N. D. D.
- Mme Sara DARABA, membre de la Société Civile
- M. Ben Sékou SYLLA, Président de la C. E. N. I. (Commission Electorale)
- Mme Penda DIALLO, syndicaliste de la C. N. T. G.
- M. Abdou Demba CAMARA, membre de l’Administration
…afin de leur demander leur témoignage sur le déroulement de leur mission en France.
Détail important: je n’ai jamais vu, à ce jour, Mme l’Ambassadrice de Guinée en France. Je ne la reconnaîtrais pas dans la rue et n’ai, personnellement, rien contre elle. Elle est juste l’incarnation du pire cauchemar diplomatique d’un pays africain à l’étranger. Depuis mon arrivée en France, en 1978, j’ai dû, après qu’une parente m’eut forcé à aller saluer… Aboubacar Somparé - oui le même - alors ambassadeur, j’ai donc dû me rendre à l’ambassade peut être…cinq fois, toujours aux fins d’obtention de visas.
Agissez en patriote, en votre âme et conscience pour l’intérêt national !
LA GUINEE VOUS LE RENDRA !
Bonnes lecture et méditation.
Bali De Yeimbérein, écrivain pour www.guineeactu.com
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