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 | Alpha Ousmane Diangolo Barry |
Le Patron du CNDD crie au loup à la bergerie, annonce tambour battant à coup de monopolisation des médias publics que les opposants avaient abandonné le terrain politique.
Ce qu'il ignore, c'est que les partis politiques sont structurés et vont au-delà de la classe dirigeante.
En d’autres termes, ce sont les militants à la base qui font vivre les partis et supportent la classe dirigeante et non le contraire. Dadis doit savoir que les choses ont définitivement changé, et qu’aucun pays ne peut vivre en vase clos ; même les États-Unis d’Amérique, la première puissance du monde s’ouvre aux autres, ce n’est pas un petit pays, mal dirigé et en pleine déliquescence qui pourra faire exception.
S’il comptait occuper seul le terrain politique et continuer à orchestrer la manipulation avec ses multiples comités de soutient, financés sur les deniers publics, il se trompe et risque de butter sur un mur de béton.
Les leaders politiques sont sur le chemin du retour après une mission bien remplie et des contacts solides qui seront au service de la Guinée.
Alpha CONDÉ est déjà au pays, Mouctar DIALLO et Sydia TOURÉ s'apprêtent à faire leur retour dans les prochains jours. ABE Ibrahima SYLLA le leader de la NRG prépare son retour définitif au bercail.
Ce samedi 12 Septembre, Sydia TOURÉ, Président de l'UFR, est en conclave avec la communauté guinéenne de France et d'Europe dans un grand rassemblement pour imposer une transition démocratique et la neutralité de l'armée, du CNDD et du gouvernement pour les prochaines échéances électorales. Ce fut un grand succès.
Ce même Samedi 12 septembre, 2009 Cellou Dalein devait prendre son avion de Dakar pour Conakry où une énorme mobilisation de militants et sympathisants pour son accueil l’attendait.
C'est le moment qu’a choisi le CNDD pour fermer l'Aéroport de Conakry à tous les vols commerciaux, dans le seul but d’empêcher, Wade et la Présidente du Libéria de constater l’adhésion et le soutien du peuple de Guinée à leurs leaders.
La peur a réellement changé de camp et la panique s’invite subitement au cœur du régime. Nous apprenons que 4 militants de l’UFDG sont arrêtés devant le siège de leur parti à Hamdallaye.
Le CNDD et son Président doivent savoir que les arrestations arbitraires et les intimidations de militaires et civils n’arrêteront pas la volonté et la détermination de tout un peuple d’empêcher une troisième dérive à connotation dictatoriale en Guinée.
Aujourd’hui, la Guinée est coupée du monde et suspendue de l’Union Africaine, de la CEDEAO et de tous les accords conclus avec l’Union Européenne, les Etats Unis et les institutions de Breton Wood.
En plus d’une crise socioéconomique grave et sans précédent, la transition est dans une phase très critique mettant le pays dans une situation de blocage, voire d’implosion imminente.
Nous sommes en face d’un groupe de militaires qui ignorent tout des règles de bonne gouvernance politique et économique d’un pays, et qui pensent qu’avec les armes, ils peuvent imposer leurs volontés au peuple.
Depuis que le capitaine Dadis dit vouloir se présenter, bafouant tous les engagements annoncés à la prise du pouvoir, la majorité des Guinéens conteste l’autorité de la junte au pouvoir et sa légitimité à conduire désormais la transition qui doit aboutir á des élections libres et crédibles.
Les Guinéens étaient loin de s’imaginer que les ambitions du Capitaine était le pouvoir, rien que le pouvoir et les privilèges liés à la fonction.
Le passage en force ne marchera pas, car les Guinéens sont tous prêts à barrer le chemin à toute forme de pouvoir militaire.
L’armée doit retourner dans les casernes pour défendre l’intégrité territoriale du pays en assurant la sécurité des biens et des personnes. C’est cela son rôle, pas la gestion du pays.
Les dix derniers mois ont suffi aux Guinéens pour comprendre la catastrophe que pourrait engendrer un maintien des militaires au pouvoir quelque soit la forme.
Pour finir, la sagesse et l’intérêt général doivent primer sur les intérêts partisans et égoïstes.
Une telle attitude serait plus raisonnable de la part du capitaine Dadis et du CNDD et nous conduirait à une issue heureuse de la transition.
Une position contraire mettrait inévitablement la junte en conflit avec le peuple de Guinée, les forces vives et tous les partisans du changement.
Cette fois-ci, la manipulation et les liquidations/exécutions ne passeront pas comme en Janvier et Février 2007, Le combat se fera et la victoire finale reviendra au vaillant peuple de guinée, fatigué de se voir confisquer son destin par des opportunistes en quête de légitimité.
À bon entendeur…
Alpha Ousmane Diangolo BARRY
Sociologue, Ecrivain, journaliste
Administrateur et Directeur de Publication
du Groupe Alfa Communication et de www.guinea-forum.org
www.guineeactu.com
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