lundi 7 juin 2010
La NGR et sa vision de l’Education Pour Tous

L’éducation, une des clés de la croissance économique future de la Guinée, est une composante essentielle de lutte contre la pauvreté et un des leviers déterminants de la construction d’une démocratie durable.

De nos jours, le système éducatif guinéen est confronté à une crise de fonctionnement. Il faut lier cette crise au contexte politique de démocratie en construction mais aussi aux difficultés économiques du pays. L'école guinéenne a été fortement marquée par des successives perturbations de cours, des grèves et des violences qui ont émaillé les années scolaires.

Le développement de l’éducation en Guinée se heurte à un certain nombre de facteurs limitants :

·    la part du budget de l'État consacrée à l'éducation, n'arrive toujours pas à couvrir les besoins pressants qui se posent au secteur (manque de structures d’accueil alors que la demande est en augmentation) ;

·    l'accès à l'éducation primaire (comme au secondaire) est limité et inéquitable pour les populations rurales et périurbaines. Cette inégalité est très marquée entre les sexes. Depuis le début, la scolarisation des filles est moins importante que celle des garçons. Cette inégalité existe à tous les niveaux du système éducatif. Présente dès l’enseignement fondamental, elle s’en va croissant à la poursuite des études dans le secondaire.

Malgré une politique faisant appel au secteur privé, les problèmes de l’éducation en Guinée persistent et se situent :

1 – Au niveau de l’accès et du maintien

-    un manque d’infrastructures ;

-    un déficit du personnel enseignant ;

-    le faible taux d’alphabétisation ;

-    les disparités entre les régions et les sexes.

2- Au niveau de la qualité

-    des effectifs pléthoriques, notamment à Conakry qui nuisent à la qualité de l’éducation ;

-    un faible niveau de qualification des enseignants doublé de la faible capacité d’encadrement des académies ;

-    un accès insuffisant aux manuels et au matériel didactique (fournitures, manuels, bibliothèques, laboratoires insuffisants tant dans les écoles que dans les instituts de formation) ;

-    l’inadaptation de la formation avec la vie socioprofessionnelle et le milieu.

La recherche de solutions à ces différents problèmes et contraintes a conduit la NGR à proposer des alternatives et /ou a introduire des innovations dans le système éducatif en tenant compte des recommandations du forum mondial sur l’éducation (Dakar, Sénégal, 26-28 avril 2000) de donner à tous les enfants, garçons et filles, partout dans le monde, les moyens d’achever un cycle complet d’études primaires d’ici 2015. Pour la NGR, l’éducation occupe une place centrale dans sa lutte contre la pauvreté. Donc, elle s’est fixé comme objectifs :

- la collaboration avec les bailleurs de fonds et les institutions multilatérales pour s’assurer que l’objectif international du développement, visant à parvenir à une éducation primaire universelle d’ici l’an 2015, soit atteint ;

- la multiplication des écoles publiques, la réalisation et réhabilitation d’infrastructures scolaires et l’augmentation du nombre des écoles privées ;

-un programme de formation continue des formateurs ;

- l’institutionnalisation de mécanismes destinés à améliorer le statut et les conditions de travail des enseignants – leurs conditions de vie, leur perfectionnement professionnel et les mécanismes nationaux de soutien ;

- l’introduction des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans le système éducatif ;

- l’élaboration des stratégies pour l’utilisation du savoir-faire et des compétences des Guinéens de la diaspora dans le domaine scientifique et technologique en vue du développement de la Guinée. De veiller à ce que l’expertise des Guinéens installés dans les pays développés soit utilisée dans le cadre de l’exécution de certains projets ;

- la création des écoles à cantines dans les zones défavorisées (les programmes d'alimentation scolaire améliorent la fréquentation scolaire, aident les enfants à mieux apprendre et poussent à de meilleures performances en classe). La NGR va offrir des possibilités d’éducation aux groupes difficiles à atteindre comme les filles, les minorités ethniques, les ménages pauvres vivant dans des zones rurales reculées et les enfants handicapés.

Il y a quelques années, l’école guinéenne était une école de référence, de qualité dans la sous-région. Mais malheureusement, cette école a fini par être politisée, détournée, hypothéquée au profit des intérêts personnels.

Nous avons besoin d’une école qui répond aux aspirations de tous les Guinéens, une école compétitive, performante qui répond aux critères sélectifs du monde actuel. C’est pour cette raison que [la NGR se fixe les axes prioritaires suivants:

  • Une éducation de base de qualité pour tous 
  • Un enseignement professionnel adapté aux besoins de l’économie 
  • Un enseignement secondaire général et technique rénové et performant 
  • Un enseignement supérieur de qualité adapté aux besoins prioritaires et aux coûts maîtrisés
  • Une politique du livre et du matériel didactique et opérationnel 
  • Une politique soutenue de formation des enseignants 
  • Un partenariat véritable autour de l’école 
  • Une restructuration et un ajustement institutionnel nécessaires à la refondation du système éducatif 
  • Une politique de communication centrée sur le dialogue et la concertation entre tous les partenaires
  • Une politique de financement soutenue, rééquilibrée, rationnelle et s’inscrivant dans la décentralisation.

Pour un développement accéléré de l’éducation, la NGR propose le renforcement du principe de partage des coûts sur la base d'un partenariat entre l'Etat, les Bailleurs de Fonds, les collectivités décentralisées, les communautés et les parents d'élèves.

Il est très important que l’éducation devienne un secteur caractérisé par l’obligation de rendre compte à l’opinion publique. Ce qui signifie qu’à la fois au niveau national et au niveau local, il importe réellement que le système éducatif soit performant ; les gens doivent pouvoir en être informés et demander une amélioration de l’éducation, les parents doivent pouvoir exercer une influence sur ce qui se passe à l’école, le gouvernement local doit avoir une influence sur le programme des cours et, lorsqu’il y a des évaluations internationales, les journaux doivent écrire à ce sujet pour que l’on connaisse le niveau des élèves. 

Bonne lecture


Oumar CAMARA
Secrétaire General NGR/USA


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
saran cisse, mardi 8 juin 2010
M.ABE SYLLA LE FUTUR PRESIDENT POUR LA GUINEE VOUS ETES GARDER PAR LES ANGES DE DIEU EL VOUS ETES TOUJOURS PROTEJER PAR LE GRAND DIEU MEME LES SEPT <7> ETOILS VOUS GARDENTS A LEUR LA M>ABE SYLLA MEM LES GUINEENS SAGES ER DIGNES C"EST TOULEMONDES QUI PRIS POUR VOUS M.AABE SYLLA DONC VOUS ETES BENIT PAR LE GRAND CREATEURS ET PAR NOUS LS GUINEENS QUI VEUL LA PAIX CHEZ NOUS I CI M.ABE SYLLA NOUS SOMME DERRIERE VOUS lE FUTUR EXELLACE Elu MERCI
oumou barry fonfoyah, mardi 8 juin 2010
M.DDIALLO le temp et le moment sera pour M.ABE SYLLA par ce que nous les guineens on veut un neutre president on n`est fatiguer maintenant nous on veut un homme qu`il faut pour la guinee et sa c`est M.ABE SYLLA le futur presidentque dieu vou benit amen choukrane djiarabi.
diallo, lundi 7 juin 2010
si c`est pas l`ethtonosatrisme abe c`est vous le futur chez de l`etat guinee ou sidia alors les guineen choision un parmis c`est deux personne

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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