jeudi 24 mars 2011
La nécessité d’un modèle économique alternatif pour la Guinée
Thierno Aliou Bah

Une inflation galopante, une monnaie qui flanche, un commerce et une économie qui tournent au ralenti. Bref, un contexte macroéconomique désespérant et des fondamentaux qui se maintiennent au rouge depuis la fin de la transition. Telle est la situation socioéconomique actuelle de la Guinée. Sur le plan économique et sur l’échelle régionale, nos voisins ne sont pas mieux lotis. Un situation structurelle, il faut en convenir, qu’il ne faut pas attribuer à la nouvelle administration car celle-ci a engagé quelques réformes qu’aucun gouvernement précédent n’a osé entreprendre. Espérons que d’autres mesures, fondées sur le respect des droits des citoyens, vont voir le jour. Cela relève peut-être de la naïveté d’un jeune esprit ; mais jeune esprit ou esprit mature, personne n’a le monopole de la raison. En démocratie chacun est libre de ses sentiments, mais tachons de ne pas politiser ce débat bien que la relation entre le «politique» et «l’économique» soit étroite. Cet écrit est purement informatif et l’objectivité de l’analyse suppose mon impartialité politique. Dès lors, s’il devait s’ensuivre un débat, il faut s’assurer qu’il reste courtois, apolitique et respectueux de la dignité humaine des intervenants. "Un problème sans solution est un problème mal posé" (Albert EINSTEIN). Il faut trouver des solutions sur mesure à nos problèmes structurels. D’un point de vue économique quel est le problème en Guinée?...



Pour lire la suite : http://dl.dropbox.com/u/22518805/modele_economique_alternatif_Guinee.pdf


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Thierno Aliou Bah, lundi 28 mars 2011
Petite correction sur l’intitulé des devises dans l’exemple du fournisseur français. Je vis aux etas unis alors j’ai tendance à raisonner en terme de dollars. Dans l’exemple, c’est une confrontation entre l’euro et le FGN. Je veux dire que l’importateur cherche à acheter des euro en les payant avec ses FGN, il ya alors une offre de FGN et une demande d’euro. Je sais que vous avez compris ce que je voulais dire… je voulais juste le souligner en passant.
Thierno Aliou Bah, lundi 28 mars 2011
(mis à jour). Prière de retirer le précédent (si vous ne l’avez pas encore publié) pour cause de faute de frappe. M. Habib Diallo, pour très humblement répondre à votre question, la fermeture des bureaux illicites de cambistes n’est pas une mauvaise chose en soi. En fait c’est une bonne démarche vers la légalité. Personnellement je ne suis pas opposé aux reformes qui vont dans le sens de la légalité. Cependant, il faut s’assurer que les banques locales (la banque centrale et les banques commerciales) aient suffisamment de devises pour faire face à la demande du marché (si nous devons absolument importer) et que bien entendu les opérateurs économiques y ont accès. Encore une fois, l’objectif c’est de réduire la quantité de Francs Guinéens sur le marché car c’est la demande d’une monnaie qui fait sa valeur. La confrontation de l`offre et de la demande d`une devise sur le marché des changes fait monter ou baisser son taux de change vis-à -vis des autres devises. Par exemple, si la demande de Franc Guinéen augmente, la valeur du FGN dans les autres monnaies, en l’occurrence le dollar et l’euro en ce qui nous concerne, s`accroît. Et, inversement, si la demande de FGN baisse ou si l`offre augmente. D`où viennent l`offre et la demande d`une monnaie ? Si un importateur Guinéen doit régler son fournisseur Français en euro, il va chercher à acheter des dollars en les payant avec ses FGN, il y a alors offre de FGN et une demande de dollars. C’est ce scenario qu’on veut éviter. Il faut une forte demande de FGN sur le marché pour rééquilibre le taux de change. Comment ? En offrant les devises étrangères à un taux attractif pour récupérer le FGN. La demande de FGN va faire monter sa valeur, à condition bien sur que les FGN récupérés ne soient pas réinjecter dans l’économie (c’est ce que j’entends par manœuvres peu catholiques qui ont un peu contribué à déstabiliser notre monnaie). Mais qui détient les devises en Guinée ? La banque centrale ou les cambistes (légaux ou illégaux) ? Je n’en ai aucune idée, mais je peux garantir que les réserves de devises au niveau de la banque centrale sont presqu’au néant. Dans ce contexte, il est légitime de se demander comment elle va intervenir sur le marché des changes pour supporter le FGN. Il faut une forte offre de devises étrangères et une forte demande de FGN pour faire baisser le taux de change du FGN face aux monnaies étrangères. Etant donné que nous importons presque tout ce que nous consommons, la demande de devises sur le marché parallèle sera toujours plus forte que l’offre, ce qui contribue naturellement à la dépréciation du FGN. C’est ce marché que le gouvernement veut éliminer (à très juste titre). La nature même de l’activité économique Guinéenne contribue à renchérir les devises étrangères face à la monnaie locale : importations à caractère commercial, tourisme, achat de mobilier personnel à l’étranger, etc. Dans un Etat de droit (le respect de l’autorité publique), la concentration de l’activité de change au niveau des banques ou des cambistes légaux, le paiement en monnaie locale, la réduction des importations et la conscientisation des populations sur l’importance de la stabilité monétaire sur l’activité économique locale pourraient réduire les fluctuations inopinées des devises étrangères face à la monnaie locale. Mais il faut une méthodologie, un rythme, et une adhésion totale de tous les citoyens que seuls la volonté, le courage, la discipline et la persévérance pourront accomplir. En résumé, ce n’est pas une mauvaise stratégie de réguler le marché des changes en Guinée, mais il faut s’assurer que l’Etat a les moyens de réduire les incitations à l’import et à la demande de devises.
Habib Diallo, dimanche 27 mars 2011
Correction: je m’adresse à Mr Bah Theirno Aliou bien sure. Je veux ajouter quels seront les effets de cette politique sur la valeur du Franc Guinéen? Par ailleurs, je sais que vous ne possédez pas toutes les données de notre pays et celles que vous détenez peuvent ne pas être fiables. Je me contenterai de ce que pouvez faire dans ce cas.
Habib diallo, dimanche 27 mars 2011
Bah, Mr Dramou ? Mr Bocoum Ibrahima et toutes les autres personnes de culture et de bonne volonté, voulez-vous nous parler de l’opportunité (dans le domaine strictement économique) de la fermeture des bureaux de change ou de la chasse des cambistes dans notre pays? Qu’est ce que cela rapporte à l’État? La BCRG ? Pensez vous que cette politique est en rapport avec « la recherche d’un modèle économique alternatif » que Mr vous avez bien expliqué dans ce débat? Merci d’avance.
Dan Apollinaire Dramou, dimanche 27 mars 2011
Merci mon cher Bah, Je suis heureux que vous ayez tenu compte de mes commentaires. Comme vous le constatez, nous avons contribué à notre manière aux débâts d`idées à partir desquelles de bonnes décisions peuvent être prises dans l`intérêt de notre chère patrie. Je confirme que nous sommes sur la même longueur d`onde, seulement comme on le dit en politique There is no one best way. Merci au doyen Bokoum et à tous ceux qui ont bien voulu prendre part à ces amicaux débâts d`idées. J`attends de savourer votre prochain article. Dan Apollinaire Dramou, MA Analyste de politique Montréal, Canada
Thierno Aliou Bah, dimanche 27 mars 2011
Un passant. ooops! bien vu. Correction made!
Thierno Aliou Bah, dimanche 27 mars 2011
Bonjour Mr. Dramou. Deux points : premièrement, s’agissant de l’analyse économétrique, j’ai effectué une petite tournure pour corriger l‘imperfection. « Une petite précision avant de continuer. Compte tenu du manque de données fiables, il est impossible de mener une régression économétrique qui, dans les conditions optimales, pourraient corroborer certains faits. Il faut éviter de rentrer dans le jeu spéculatif de l’analyse empirique basée sur des données erronées que certains analystes mènent pour justifier leur théorie. Fin de précision. Revenons-en à nos moutons. » Deuxièmement : y a-t-il contradiction entre la mondialisation et le nationalisme économique ? Là aussi j’ai effectué un rajout pour lever le doute. « Il convient de signaler que ce n’est pas une contradiction de prôner à la fois le nationalisme économique (ou réalisme économique) et la mondialisation car la dernière ne s’inscrit pas forcément dans la logique de la définition du libre échange, du moins dans l’état actuel des règles (imparfaites) du jeu et pour nous autres africains. Il faut comprendre et appliquer les règles du jeu de la mondialisation pour en tirer profit. » Bien à vous. Bonjour El Hadj Bokoum ! ‘’L’économie n’est pas une science dure’’, j’en conviens comme je l’ai souligné plutôt. Une note dans mon écrit pour clarifier : « Nous sommes au début d’une crise à la veille d’une autre depuis belle lurette parce qu’effectivement il n’y pas de modèle économique parfait. On jongle entre le capitalisme privé (le capitalisme américain, p.ex.) et le capitalisme d’Etat (l’on s’en s’accommode lorsque les déséquilibres sociaux persistent aux Etats Unis, la période de l’après 2ème GM jusqu’en 1970 p.ex., ou le modèle économique de l’Europe centrale). En ce qui concerne l’Afrique, il faut admettre que la guerre des idées entre le socialisme et le capitalisme universaliste est révolue. Pour ma part, ni l’un ni l’autre n’améliore le sort de ceux qui ont le plus besoin de leurs soi-disant bienfaits : le système capitaliste Occidentale ne profitant qu’aux « faiseurs de roi », les faiblesses majeures du modèle socialiste quand à lui ayant conduit à l’éclatement du bloc soviétique et à la disparition des cellules communistes africaines. Ce qui amène à penser qu’il n’y a pas de modèle standard optimal de développement. Aujourd’hui, chaque pays doit adopter un système alternatif en tenant compte du contexte socioéconomique et culturel local tout en promouvant le pragmatisme et la gouvernance démocratique ». Voyez-vous, c’est dans cet esprit que nous pourrons contribuer au développement de notre pays : teamwork, unity, compassion and tolerance. A très bientôt, j’espère!
Un passant (étudiant en économie), dimanche 27 mars 2011
Oh pardon ! J’ai voulu dire indexer les salaires sur… et non indexer les salaires à/au…. Toutes mes excuses
Un passant (étudiant en économie), dimanche 27 mars 2011
@M. Thierno Aliou Bah, je me permets juste de préciser un aspect conceptuel (erreur de frappe de votre part) : on dit bien « indexer le salaire à l’inflation (ou à l’IPC ou plus prosaïquement au coût de la vie) » comme le suggère justement Dan Apollinaire Dramou et non pas indexer le salaire au pouvoir d’achat. En effet, dire qu’on indexe le salaire au pouvoir d’achat revient à dire par exemple qu’on augmente le salaire à chaque fois que le pouvoir d’achat augmente. Or, je suppose que ce n’est pas ce que vous avez voulu exprimer. D’où : erreur de frappe de votre part. Pour le reste, n’ayant pas eu le temps de vous lire (je ne l’ai fait que très rapidement et surtout en diagonal par manque de temps), je m’abstiens de tout commentaire. @doyen Bocoum, ok c’est bien guineeactu qui a tardé à publier le post. D’où le déphasage… au point que j’ai fini par croire à la censure. Big up !
Saïdou Nour Bokoum, dimanche 27 mars 2011
Un passant, vous avez donc eu tort de craindre la censure. Ok ? Plus grave, vous êtes passé (tautologie) à côté de mon propos. Je ne me suis pas permis de donner des.. « poings », ni à Gandhi ni à Mickmack. Au fond, vous êtes passé trop vite, ou pas assez, car Mickmack a fini par dire à Gandhi : « Je finis par m’incliner devant votre science ». Or c’est cela que je souhaite ici. En effet, dans un sain débat d’idées, il n’y a qu’un vainqueur et pas de vaincu. Je vous laisse deviner qui. Wa Salam
Un passant (étudiant en économie), samedi 26 mars 2011
Cher doyen Bocoum, j’apprécie votre sens (raffiné) de la diplomatie et votre esprit de conciliation. Mais !!!… parler de débat entre MM. Gandhi et Micmac, alors que les arguments de ce dernier ont été littéralement soufflés par la puissance des explications pédagogiques de M. Gandhi, me parait quand même exagéré. L’histoire retiendra qu’entre les deux hommes, il n’y a pas eu match, comme le disent les camerounais. Du reste, j’espère que je ne serai pas censuré et que ma liberté d’expression sera pleine et entière sur cet ilot de liberté qu’est guineeactu.
Thierno Aliou Bah, samedi 26 mars 2011
Merci très sincèrement de vos interventions. J’aimerais rapidement répondre à El hadj Bokoum avant de clarifier quelques points évoqués par M. Dramou. Je conviens avec vous El Hadj que l’économie ne relève pas de la science pure ; autrement on ne serait pas en crise. Le monde passe de crise en crise depuis belle lurette parce qu’il n’y pas de modèle optimal de développement. On jongle entre le capitalisme privé (lorsque tout va bien, la période Ronald Reagan, p.ex.) et le capitalisme étatique (lorsque les déséquilibres persistent, la période Obama, p.ex.). Aujourd’hui, en ce qui concerne l’Afrique, il faut admettre que la guerre des idées entre le socialisme et le capitalisme universaliste est révolue. Pour ma part, ni l’un ni l’autre n’améliore le sort de ceux qui ont le plus besoin de leurs soi-disant bienfaits : le système capitaliste Occidentale ne profitant qu’aux « faiseurs de lois », les faiblesses majeures du modèle socialiste ayant conduit à l’éclatement du bloc soviétique et à la disparition des cellules communistes africaines. Ce qui amène à penser qu’il n’y a pas de modèle standard optimal de développement. Aujourd’hui, chaque pays doit adopter un système alternatif en tenant compte du contexte socioéconomique et culturel local tout en promouvant le pragmatisme et la gouvernance démocratique. Encore une fois, nous sommes d’accord ; ce ne sont que des pistes à exploiter. M. Dramou ; belle intervention ! Premièrement, en soulignant d’entrée de jeu que la crise se maintien depuis la fin de la transition, je suggère que c’est une situation héritée des administrations précédentes et pas nécessairement attribuable à la nouvelle équipe (comme c’est le cas aux Etats Unis, p.ex.). Je vais un peu plus en détail dans le premier paragraphe du chapitre 1 pour indiquer, diplomatiquement et implicitement, que les responsabilités sont ailleurs mais que d’une part, elles ne doivent pas être attribuées à tous les anciens cadres car il y en a qui ont essayé de mouiller le maillot malgré les obstacles et que, de l’autre, il ne s’agit pas forcément d’une question d’incompétence mais plutôt de mal-gouvernance. L’existence d’un Etat irrationnel et désorganisé (manque de solidarité gouvernementale et d’une ligne de conduite commune, p.ex.) crée les conditions d’une forme de gestion destructrice de valeur. Mon objectif n’est pas de rentrer dans les détails, mais de permettre à chacun de lire entre les lignes et de se faire sa propre analyse de la situation, comme vous le faites. Je suis très ravis que vous ailliez pris le soin de demander des clarifications. Merci encore. Cependant, nous devons apprendre à être tolérants et chercher à trouver des voies et moyens de sortir de l’impasse plutôt que de toujours faire porter le blâme. En ce qui me concerne, la rationalité et la tolérance sans abus d’autorité vont de paire car nul n’est parfait. Deuxièmement, s’agissant de l’analyse économétrique, je précise bien qu’à défaut de données fiables il est impossible de mener une régression économétrique qui, comme vous le dites, dans les conditions optimales pourraient corroborer certains faits. J’évoque le jeu spéculatif de la régression en référence à des analyses basées sur des données erronées que certains analystes mènent pour justifier leur théorie. Je ne rentre pas dans ce genre de manipulations. Effectivement, la disponibilité d’une base de données fiable pourrait corroborer ou infirmer certains détails. That’s what I meant. Troisièmement, l’indexation des salaires sur le pouvoir d’achat. Il faut la mettre dans le contexte de notre économie et non celui d’une économie organisée. Je m’explique. En Guinée les causes des déséquilibres proviennent à la fois d`un dysfonctionnement du système monétaire et du système économique tout entier. Par conséquent, la combinaison de la dépréciation monétaire et de l’inflation en situation de forts déséquilibres macroéconomiques constituent un cycle de destruction de valeur tant au niveau micro que macroéconomique. L’intervention de l’Etat sur le marché des changes pour stabiliser la monnaie (une solution de court terme) ne peut laisser présager une politique salariale laxiste qui consiste à augmenter les salaires (ne serait-ce que d’un centime) pour faire face à la perte de pouvoir d’achat des ménages. L’objectif c’est de réduire la quantité de monnaie sur le marché et pas l’inverse même si, comme vous l’indiquez, l’inflation augmente plus vite que les salaires. Dans ce contexte là, la solution n’est pas monétaire, mais économique et structurelle. C’est-à-dire la création de valeur locale. Il faut des solutions économiques à long terme et pas des rafistolages. Nous ne sommes pas en contradiction. C’est simplement une question d’interprétation. Parlons un peu de la mondialisation. La mondialisation suppose le libre échange. Nous sommes d’accord ? Mais le libre échange suppose que toutes les nations ont, théoriquement, un certain avantage factoriel (comparatif) dans la production d’un bien X qui permet de produire ce bien à moindre coût et de pouvoir l’exporter vers les pays qui traditionnellement ne seraient compétitif s’ils s’engageaient dans la production de ce bien. Dans ce contexte, la mondialisation est une très bonne chose parce qu’elle permet le transfert de valeur d’une nation (d’un marché), à une autre. Mais il ya un préalable ; un pays ne peut pas être compétitif sur le plan international s’il n’est pas compétitif sur son propre marché. Comment pouvons-nous assurer la compétitive locale si nous importons tout ce que nous consommons ? Oui, la mondialisation est une bonne chose pour les pays qui ont compris les règles du jeu, mais pas nous autres africains. La richesse. Je suis d’accord avec votre définition, mais je fais référence à la richesse naturelle. Les ressources naturelles sont des richesses exploitables. J’aurais dû être plus explicite. En gros nous sommes sur la même longueur d’onde. Je ne prétends pas avoir la potion magique pour sortir la guinée de l’ornière. Ce ne sont que des pistes et j’espère que le débat va vous en offrir d’autres. Merci sincèrement de vos interventions. Que Dieu vous garde.
Saïdou Nour Bokoum, samedi 26 mars 2011
Le débat entre MM. Gandhi et Mickmack (sous l’article du premier), et celui qui s’instaure entre M. Bah et M. Dan Apollinaire Dramou me conforte dans l’espoir qu’à condition de partir d’un minimum de maîtrise des connaissances du champ soumis à l’analyse dépouillée des postures subjectives de toutes sortes (inutile de les énumérer), nous allons vers l`apaisement et la performance profitable à tous; aussi pourrons-nous offrir aux acteurs politiques en charge de conduire le changement social, du grain moulu, voire un aliment mâché prêt à être consommé, pour le plus grand bien de la nation, par delà les frontières idéologiques et ethniques. Gandhi et Micmack ont été sans concession l’un avec l’autre, seulement sur le plan des idées. M. Dramou après avoir salué la hauteur des vues de M. Bah, a énuméré un certain nombre de questionnements absolument fondés en théorie, auxquels le premier répondra avec le même calme zen qui rend son texte agréable et instructif à lire. Enfin, je dirai qu’il ne faut jamais oublier que l’économie politique n’est pas une science dure. On peut construire des schémas avec des faits, des chiffres, etc., mais qui ne font sens qu’à condition de ne jamais oublier que leur fondement plus ou moins caché est l’acceptation de quelques postulats longtemps « admis » par l’économie bourgeoise et libérale. Le communisme a duré 75 ans et s’est effondré. Les économies basées sur le respect de l’écosystème et le don (voir Marcel Mauss) comme celles de l’Afrique ancestrale ne se portaient pas plus mal que nos économies de misères scandaleusement dominées depuis la "pacification", par « l’échange pour le marché » (Lucien Goldmann) et donc sur l’impérialisme de la monnaie, et la toute puissance de l’Ecole de Jules Ferry. Y aurait-il une troisième voie ? Je le crois comme on croit à l’utopie qui a déplacé les montagnes du changement dans la montée et la chute des civilisations (A. Toynbee). Il existe un alter-développement qui commencera par notre capacité à manger à notre faim, à consommer ce que nous produisons par des facteurs de productions que nous avons-nous-mêmes fabriqués. C’est le défi et le débat que nous devrions lancer. A condition que les uns et les autres nous renoncions à nos prétentions de tout savoir. Il y a ici de l’excellence en économie, en politologie, en génétique, en médecine, en mathématiques, mais aussi des phraseurs (comme moi).. Wa Salam.
Shaolin, samedi 26 mars 2011
Oui Guilavogui ne sait pas lire Parceque c`est toi seul qui sait lire LOL. Votre mégalomanie vous donne de la cécité mon Frere. Vous avez dans l`actuel gouvernement que la Guinee forestière est a été mise de coté et qui a parlé de victimisation. Nous aussi on est victime. Un point c`est tout. Je veux simplement te demander de l`apprendre a lire et écrire Mr VOLTAIRE. Si vous êtes intelligents il vaut mieux respecter les fils de la Guinee forestière car eux au moins il le reconnaitront et vous rendront la monnaie car ils ne sont pas hypocrites comme la plupart d`entre vous. A bon entendeur salut. C`est vrai que ces moments ne sont vraiment pas de la gloire pour notre région mais n`empêche nous sommes les dignes fils de ce pays et pas discutable. Affaire a suivre. Vous avez été les premiers a vous braquer contre le président MDC mais vous allez le regretter toute votre vie car on ne vous a jamais rejeté même pendant les violences post électoral on vous a protègé mais vous êtes ingrats. Et c`est dommage. Il est temps de corriger le tir ça y va dans votre intérêt
Dan Apollinaire Dramou, samedi 26 mars 2011
Bravo Monsieur Bah, vous êtes resté dans l’esprit de votre article, c’est-à-dire impartial et objectif. Pourquoi ne pas reconnaître que vous avez aussi fait de la politique parce que vous avez parlé des affaires de tout le monde, hors par définition, la politique c’est l’affaire de tout le monde. N’ayez donc pas peur de le reconnaître, c’est votre droit le plus absolu. Cependant, vous me permettrez de faire quelques commentaires amicaux pour que vous en teniez compte dans vos prochains articles que j’espère ne tarderont pas à venir. D’abord, une contradiction semble transparaître quand vous dites que la situation délétère actuelle de notre économie date depuis la fin de la transition et dans le même paragraphe introductif vous dites qu’il ne faut pas l’attribuer à la nouvelle administration. Il faut plus tôt dire qu’elle persiste. Tout le monde sait qu’elle date depuis la sclérose de la Deuxième République au début des années 2000. Elle a même été amplifiée pendant la transition quand tous les robinets ont été fermés et le pays mis en« quarantaine ». Ensuite, vous saluez le dévouement et le professionnalisme des anciens cadres sans aucune exclusion. Il faudrait plutôt mettre au compte de certains cadres et pas tous. Il faut être honnête, il y en a qui ont bien travaillé et méritent notre admiration et notre reconnaissance. Par contre, d’autres nous ont réellement nui. Je ne citerai personne au risque d’en oublier dans chaque cas ou de soulever des polémiques inutiles. Par ailleurs, il y a des points discutables. Premièrement, lorsque vous dites qu’il faudrait éviter de rentrer dans le jeu spéculatif de l’analyse empirique en suggérant une régression économétrique, moi je dirais qu’on ne se livrerait pas à un jeu spéculatif en utilisant des outils ou méthodes scientifiques telle que la régression économétrique qui ne sert qu’à démontrer les faits. Il suffit d’éviter les biais et de rester scientifique. À mon avis, si les données sont fiables (ce qui n’est pas évident dans le contexte des données en provenance des pays en voie de développement y compris le nôtre), l’utilisation de cette méthode ne viendrait que corroborer votre appréhension et vous conforter dans vos propos. Deuxièmement, votre observation sur l’augmentation des salaires me semble confuse voire incomplète. Vous dites qu’on a indexé le salaire au pouvoir d’achat et triplé les salaires sur la période en revue. Pour ce qui est de l’indexation, il me semble, sauf erreur de ma part, que le pouvoir d’achat est la dérivée première du salaire et des prix des biens et services accessibles au moyen de ce salaire. Il aurait été mieux, selon moi de parler d’indexation à l’IPC (Indice des Prix à la Consommation) ou simplement à l’inflation. La deuxième remarque concerne le manque de démonstration de cette corrélation. Sous réserve de vérifications, si les salaires ont triplé sous la période en revue comme vous le dites, vous n’avez pas démontré que le pouvoir d’achat a été multiplié par trois au cours de la même période. Il fallait aussi donner la tendance de l’IPC pour rendre la lecture agréable et convaincante. Moi je crois plutôt au contraire en disant que même si les salaires ont triplé, les prix en ont fait plus. Si je prends simplement le cas du riz (notre aliment de base), son prix est passé d’environ 40 000 francs à plus de 250 000 aujourd’hui. Soit plus de 8 fois. C’est plus ou moins la même tendance pour les autres biens et services. Quelqu’un dira que les salaires ont pris les escaliers tandis que les prix ont pris l’ascenseur. À mon avis, l’incidence des salaires dans la situation inflationniste en Guinée tient à plusieurs facteurs dont entre autres, au fait qu’ils sont payés soit à des fictifs, soit à des doublons, soit à des gens qui ne vivent plus, soit à des gens qui ne remplissent pas bien leurs tâches, soit à un effectif pléthorique comparativement au volume de travail à exécuter. Troisièmement, quand vous parlez du fait que nous n’avons pas su profiter de la mondialisation, êtes-vous vraiment sûr que la mondialisation est une bonne chose pour les pays en voie de développement eu égard à l’asymétrie des niveaux de développement ? Vous-mêmes vous le dites plus loin en dénonçant le manque d’équité et autres facteurs dans les échanges avec les pays développés. Cela me paraît un peu contradictoire. L’on se rappellera toujours que l’économiste anglais Adam Smith a défendu le libre échange parce que c’était favorable à son pays à l’époque. En fait, son pays avait une longueur d’avance technologique sur ses concurrents au début de l’ère industrielle. Il a fallu que les autres aient rattrapé leur retard pour rétablir l’ordre et par la suite inverser la tendance. Pour moi, la mondialisation dans le contexte actuel, n’est pas favorable aux pays en développement y compris notre pays. C’est une marche à pas forcés auquel nous sommes soumis, hélas ! Mais si nous unissons nos voix, nous pouvons nous en sortir. Le sommet de Cancun en est une preuve. Quatrièmement, lorsque vous dites que nous devons rester les maîtres du jeu dans la concession et l’exploitation de nos ressources, à mon avis, il faut ajouter la condition que nous acquérions la technique et la technologie nécessaires pour transformer sur place nos ressources. On définit la richesse comme étant la somme de la matière première plus la transformation. Tant que ces conditions ne sont pas réunis, nous perdons toujours, quelques soient notre patriotisme et notre détermination. D’ici là, nous ne saurions prétendre être le maître du jeu. Cinquièmement, lorsque vous parlez de l’hypocrisie manifeste de la part de certains investisseurs privés ou partenaires au développement, vous ne dénoncez que le comportement peu orthodoxe de certains partenaires étrangers au développement, quid des investisseurs nationaux ? S’il est vrai que ces derniers créent de la richesse et de l’emploi et partant, contribuent au développement de notre pays, mais ce n’est pas tous. Il y en a qui ne voient que leurs intérêts. Ceux-là méprisent les plus faibles et se moquent de nos lois et règlements. Seules une justice impartiale et une administration efficace peuvent contrer de tels agissements. Encore une fois toutes mes félicitations pour ce bel éclairage ! J’espère que d’autres s’ajouteront à vous pour créer un cercle vertueux que la Guinée a besoin pour aller de l’avant. Dan Apollinaire Dramou, MA Analyste de politiques Montréal, Canada
Balde ousmane Bruxelles, vendredi 25 mars 2011
Merci monsieur ALIOU BAH de faire une telle analyse , je ne sais votre niveau mais je comprends que vous etes un homme qui raisonne comme un intellectuel qui sait prendre de distance et analyser un probleme d`une facon objective tout en restant axiologiquement neutre.contrairement à d`autres articles bidons qu`on poste sur ces cites internet. merci
Mariame Barry, vendredi 25 mars 2011
Merci M Thierno. Ça fait plasir de vous lire pour qui comprend le français. j’ai lu votre texte 3 trois fois et l’ai même suggéré à des amis. Votre démarche est salutaire. Vous êtes l’incarnation de l’intellectuel moderne, diplomate et rassembleur et une inspiration pour nous autres. B
GUILAVOGUI, vendredi 25 mars 2011
Mr GANDHI J`ai bien lu ce document.Il n`a pas de rapport avec les Peuls.Je voulais simplement diire son article était mieux et ne parlait de victimisation peule.Au jourd`hui sur tous les sites Guinée58,guinéepresseinfo et autres na parlent que de cela. Je sais bien lire le Français peut-ètre pas comme vous mais je suis allé à l`école
Jean Maurice, vendredi 25 mars 2011
Congratulation Mr BAH pour votre belle réflexion qui pointe au bout du doigt la situation guinéenne dans son ensemble.l`analyse que vous avez mener doit être pour nous guinéen une lueur d`espoir pour un changement meilleur et le bien être des guinéens. Je rencheri en disant que: "Nous (guinéens) sommes en retard mais nous ne somme pas les derniers" Merci Mr BAH et courage pour la conscientisation des miliers de personnes qui sont encore figés sur leur position péssimiste à notre situation socio-économiques et même politique. ça va aller Dieu aime notre belle Guinée.
tiekourani, vendredi 25 mars 2011
Guilavogui voit "du peul" partout.il est sur ce site pour casser du"peul"
TANIKO, vendredi 25 mars 2011
En d`autres terme le pays est geré par des charlots
Gandhi, vendredi 25 mars 2011
Mr Guilavogui, avez-vous lu ce doc ? Quel rapport avec les peuls et une pseudo victimisation ? Savez-vous lire le français ? Vous voulez donner la main à qui ? Quels sont (devrais-je dire qui sont) les maux de la Guinée ?
Ibrahima, jeudi 24 mars 2011
Ce doc. de thiernoojo on est tres riche. Un document d`OR.
GUILAVOGUI, jeudi 24 mars 2011
Belle analyse de la situation. Au lieu de parler que des peuls à tout moment se faisant passer pour victime eternel, c`est bon moment de se donner la main pour lutter contre nos maux

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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