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C’est une réalité de nos jours, que les Guinéens souffrent de façon particulière des conséquences de la flambée des prix, au point qu’on a du mal à imaginer ce que va devenir le coût de la vie pendant la période de soudure qui pointe déjà. Le chemin de croix pouvait être évité, si... Qui ne cherche pas à résoudre l’épineuse question du moment ? Il n’y a que des tricheurs qui ne veulent absolument pas que le peuple de Guinée jouisse de son droit à une vie décente. Pourtant, il n’y a rien à faire à part se jeter à l’eau, pour sortir la solution idoine qui soit à même de rectifier les tirs croisés des mauvais choix de politiques sectorielles. Entre autres propositions de sortie de crise, il y a qu’on peut faire recours aux multiples ressources minières qu’exploitent nos partenaires depuis des décennies. Sans rentrer dans les détails, il faut alors considérer la production bauxitique, aurifère et diamantifère de notre pays, afin de savoir si toutes les quantités extraites de nos sols et sous-sols, ne sont pas à même de résoudre une bonne partie de nos demandes en devises. La question de la sécurisation des productions se conjugue au présent, mais bien plus que la transparence dans l’exploitation minière. En effet, depuis qu’un certain clan de cadres haut placés s’est donné pour objectif d’expatrier nos recettes minières, il y a des années, et jamais personne n’a daigné travailler pour les rapatrier au bénéfice des populations guinéennes. L’on assiste à la mort lente des Guinéens, par manque de moyens financiers adéquats. Qu’on vende des diamants, de l’or et de la bauxite pour poireauter dans la misère est un crime. Que reste-t-il à faire, sinon attaquer le sujet brûlant des fonds issus des ventes des mines, pour faire face aux besoins urgents du peuple ? Cette solution avait connu un début de commencement, quand les contrats miniers ont été remis en cause par le CIRCAM, qui s’était attelé à dénicher les cloisonnements flous dans l’exploitation minière en Guinée. Mais, tant qu’on ne touche pas aux intérêts des clans mafieux, la chose peut se passer comme sur des roulettes. Mais une fois qu’un bout de leurs intérêts égoïstes est menacé, c’est le blocus. Qui n’a pas compris ce jeu des bandits à col blanc ? L’on ne saura jamais ce que nous rapporte l’exploitation minière sans une réelle volonté de rendre aux Guinéens ce qu’ils méritent, si la Guinée est aux Guinéens. Par un simple jeu de chiffres sur les recettes minières, nous sommes à même de pouvoir payer du riz quel que soit son prix, et toutes les autres denrées alimentaires, pour un début avant de subventionner, nous-mêmes, l’agriculture comme ailleurs en Europe et aux USA, pourquoi pas. A deux cent mille francs guinéens (200 000 fg) le sac de riz, il y a lieu de s’arrêter pour cogiter sur les causes et la solution de cette crise qui risque d’aller de mal en pis. La question du pétrole guinéen doit être prise au sérieux plus qu’avant. Avec Hyperdynamics ou pas, il faut que ça bouge, enfin, dans ce secteur. A trop attendre, ça nous coûtera trop cher dans les pertes, pendant que des enfants sont en souffrance avec leurs parents, avec le panier de la ménagère en ébullition permanente. Allons-nous faire le cinquantenaire dans la famine ou quoi ? Aboubacar Sidick Sampil L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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