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Un des problèmes auxquels nous sommes confrontés, c’est le manque de bonne foi manifesté par certains Guinéens, pour des raisons obscures. C’est le cas notamment de ceux qui n’arrêtent pas ces derniers temps de nous bassiner avec les réalisations de Sékou Touré.
Or, une des manifestations éclatantes de ces réalisations nous est donnée aujourd’hui par l’attitude de ce qu’il est convenu d’appeler la « génération koko-lala »
La Guinée vit un chaos indescriptible. Tout fonctionne sans dessus dessous. Le pays est bloqué. Rien ne fonctionne dans la mesure où, l’élite guinéenne, je parle des gouvernants, est la première à donner le mauvais exemple.
En effet, lorsqu’on circule en voiture à Conakry, on n’est tout simplement stupéfait .Ces gouvernants et parfois de simples soldats dépassent illégalement des véhicules à l’arrêt et créent d’énormes embouteillages. Ce qui m’est arrivé personnellement au mois d’Août 2009 au carrefour « Cimenterie » en provenance de Kindia.
Au sein de l’administration tout est à l’arrêt. Les Guinéens comme d’habitude attendent les bailleurs de fonds (BM, FMI, PNUD…) pour se mettre au travail. Les salariés font semblant de travailler alors qu’en réalité, ils partent dans leur bureau pour passer le temps dans la mesure où, psychologiquement et socialement, il est convenable de s’accrocher à un hypothétique emploi.
Les gouvernants guinéens continuent comme ils l’ont toujours fait depuis 50 ans à piller les ressources du pays et à détruire la richesse fondamentale de tout pays les « Hommes ».
Les Responsables continuent le mensonge comme au temps du régime clano-fasciste Sékou Touré. Ainsi, certains Guinéens ont tendance à présenter Sékou Touré Comme le père de l’indépendance Guinéenne et vanter les « mérites » de ce dictateur. Je tiens à rétablir la vérité Historique.
Le PDG de Sékou Touré a été le dernier parti politique de l’époque à opter pour l’indépendance bien après le BAG de Dianwadou BARRY et après le Parti de BARRY III.
De plus lorsqu’on parle de « réalisations » je rappelle aux Guinéens qu’en 1984 (lors de la mort de Sékou Touré), la quasi-totalité des fabriques étaient à l’arrêt depuis une dizaine d’années. La seule fabrique qui fonctionnait une fois sur trois était la manufacture des Tabacs ENTA.
Enfin lorsqu’on regarde les réalisations des pays voisins (Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal) et surtout ce qui a été fait au Ghana en neuf ans (pays ayant eu la même orientation politique que la Guinée) nous ne pouvons qu’avoir honte devant une comparaison.
Les beaux slogans « château d’eau d’Afrique » ou « scandale géologique » n’ont strictement RIEN rapporté au pays : dans nos robinets, il n’y a pas une goutte d’eau ; nos ressources minières ne profitent qu’à des prédateurs avec la complicité de nos dirigeants.
Le Ministre Tiégboro demande aux Guinéens de créer des comités de défense au niveau de chaque quartier pour dénoncer les « bandits » c’est à dire faire de la délation. A quoi servent les policiers et gendarmes si nombreux, que l’on rencontre à chaque coin de rue ? Les Guinéens sont-ils tous sensés faire la police en dénonçant un hypothétique « trafiquant » ? Cela ne vous rappelle-t-il pas le PRL Sékou Touré ? Quelles seront les conséquences des dénonciations abusives? Bientôt, Tiégboro va instituer des réunions obligatoires pour les habitants du quartier tous les vendredis et, pourquoi ne pas remettre le ravitaillement en denrées alimentaires à Conakry ?
La situation de la Guinée est la suite logique du régime clano-fasciste Sékou Touré.
Ainsi, le carnage du 28 septembre en 2009 doit en partie être imputable au régime Sékou Touré dans la mesure où la génération « koko-lala » qui est au pouvoir en Guinée n’a pas pu accéder à une éducation et une formation.
En effet, la génération « koko-lala» sortie de l’université Guinéenne de1985 à 1997 est celle qui paye la facture la plus élevée de la dictature clano-fasciste Sékou Touré.
Nous connaissons tous dans notre entourage des personnes de cette génération.
Nous connaissons également beaucoup de personnes prétentieuses appartenant à ce groupe passant pour des ingénieurs, médecins, économistes…diplômés de l’Université Guinéenne alors qu’en réalité, leur niveau scolaire est à peine équivalent à celui du secondaire !
Aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, c’est cette génération qui se trouve aux commandes du pays.
Néanmoins, cette génération est victime de la démission des parents qui ont laissé faire Sékou Touré et sa bande détruire l’éducation et la formation des jeunes.
C’est pourquoi, lorsque nous entendons des révisionnistes nous parler des « réalisations » du régime clano-fasciste Sékou Touré nous ne pouvons qu’être que révulsés par cette malhonnêteté intellectuelle. Lansana Conté et Dadis Camara ne sont que les conséquences du régime clano-fasciste Sékou Touré.
Si Sékou Touré ne s’était pas transformé en dictateur sanguinaire, Lansana Conté n’aurait jamais pensé un instant avoir le pouvoir politique, il aurait pris sa retraite avec le grade peut être d’Adjudant-chef, Dadis Camara aurait eu une bonne formation scolaire, donc un travail correct qui n’allait pas faire de lui un militaire. En effet, les fondateurs de l’Armée Guinéenne en Novembre 1958, avaient tous l’amour du pays car, ils ont abandonné des statuts confortables en Europe pour s’investir au pays. Malheureusement ils ont fini tous par être broyé par la machine sanguinaire Sékou Touré.
De plus, la culture de l’impunité pour les dirigeants de la Guinée a pour origine le système clano-fasciste de Sékou Touré.
La génération de Lansana Conté, au sein de l’armée, a vécu ce traumatisme fait, je vous rappelle par un gouvernement dit « civil » qui avait remplacé l’armée par la milice.
C’est pourquoi, l’incompréhension entre l’armée et la population civile a pour origine la dictature Sékou Touré. Les civils pensent à la brutalité supposée des militaires et ces derniers pensent aux « trahisons » supposées des civils.
Il est vrai que Dadis n’a pas vécu le traumatisme que l’armée a subi entre 1969 et 1984. Néanmoins, il a baigné dans cette culture même si entre temps la culture de la méfiance entre l’armée et la population s’est frelatée.
En supposant que les « diplômés » de la dernière promotion « koko-lala » trouvent du travail dès leur sortie de l’Université en 1997, alors nous allons payer la facture Sékou Touré pendant 79 ans !
Nous allons subir la génération « Koko-Lala » jusqu’en 2037!
Chacun sait qu’il est plus facile d’abattre un arbre que d’en faire pousser et grandir un autre. Et pendant qu’on essaie de remplacer l’arbre meurtri, on reste longtemps exposé aux rigueurs des intempéries. C’est exactement ce qui nous arrive aujourd’hui.
Les futurs responsables du pays auront un travail titanesque.
Alpha-Malal BARRY
www.guineeactu.com
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