Par l'union de leurs forces, les petits établissements s'accroissent et par la discorde, les plus grands se renversent.
Le narco trafic et la criminalité qui s'y associe menacent fortement nos sociétés, les économies et les institutions démocratiques en mettant en péril les valeurs éthiques sur lesquelles elles reposent et constituent des obstacles majeurs au développement humain durable et au développement économique.
La criminalité organisée incluant celle du narcotrafic est un problème frontalier alarmant et qui nécessite une coopération accrue et efficace entre tous les Etats. La consommation et la production illégales de la drogue dans les Etats africains qui, à la différence des pays avancés, ont une économie vulnérable; entrainent des coûts sociaux énormes à nos Etats qui se cherchent. Les diverses formes de violence qui s'associent à leur caractère illégal portent dangereusement atteinte à la sécurité de l'ensemble de nos populations.
Le narcotrafic a proliféré à des niveaux sans précédent en ce qui concerne sa présence dans nos pays. Sa capacité de violence, et son effet déstabilisateur sur l’Etat guinéen ne sont un doute pour aucun guinéen aujourd'hui.
La drogue et l'argent de la drogue détériorent rapidement les conditions sociales et mettent en doute la vigueur de l’Etat en tant que structure institutionnelle capable de garantir les aspects les plus fondamentaux de la sécurité des citoyens. Tout cela mine la consolidation démocratique du pays, étant donné que celle-ci ne dépend pas seulement de la tenue d’élections, mais aussi du renforcement d’un Etat de droit transparent et fort, dans lequel fonctionne effectivement les valeurs et processus institutionnels de transparence, et de responsabilité des autorités devant les citoyens.
Les transformations institutionnelles et accords politiques pour mettre fin à l’impunité et à la corruption - systèmes informels d’opération utilisés par de multiples entités et pouvoirs étatiques- doivent être mis en place. Ceci est la cause de fond de la criminalité organisée qui affecte dangereusement nos Etats.
La délinquance organisée a pu y proliférer non pas seulement grâce à ses propres capacités et à une situation géographique avantageuse (le cas de la Guinée à la frontière du plus grand marché de drogues de l'Afrique de l'ouest Guinée-Bissau), mais à cause d’un régime politique qui avait favorisé la reproduction de la corruption, et la capture d’institutions étatiques par des intérêts privés, voir criminels.
Les institutions en charge de la lutte contre la drogue et le grand banditisme de nos différents Etats doivent détecter et immobiliser les actifs patrimoniaux et financiers des organisations et personnes qui s'illustrent dans ses sales besognes.
Cet aspect n'est autant pas négligeable qu'il a pourtant fait recette dans les pays touchés par des activités criminelles. Cela s’est fait en Italie, aux Etats-Unis, et même en Colombie, où ça a permis de donner un coup décisif il y a quelques mois à une organisation délinquante d’origine mexicaine. Le manque de résultats des autorités guinéennes dans ce domaine n'est pas surprenant. Dans la mesure où ceux qui avaient la lourde charge de combattre le fléau avaient retourné leurs vestes pour se confondre à ceux qu'ils devraient combattre "HAUTE TRAHISON ".C'est pourquoi dans mon article précédent "Combat contre les cartels en Guinée ",j'ai levé le chapeau pour ceux qui se battent dans ce sens même si cela n'a pas plu à certains compatriotes qui estiment que je n'avais pas le droit.
A ces compatriotes, que je remercie d'ailleurs pour leurs remarques qui les engagent, je voudrais juste dire qu'à la différence d'eux, je n'ai pour le moment pas de preuves que Kegboro et son équipe sont des narcos et leur tiens la ferme promesse que dès que j'en aurai, je vais les faire voir un Aure visage de Pablo.
Pour réussir ce combat de manière radicale les pays africains doivent :
* S'engager à faire le suivi du problème du narcotrafic ainsi que des conventions et traités qui ont déjà été signés afin d'en mesurer l'impact sur la réduction de la production, du trafic et de la consommation de la drogue sur l'échelle régionale, internationale et au sein de chaque pays.
* Convenir de poursuivre les efforts en vue de la mise en application de nos pays respectifs des accords et des conventions régionaux et internationaux auquel plusieurs pays ont déjà souscrit.
* Sensibiliser les populations sur les ramifications du narcotrafic et la criminalité qui y est associée ainsi qu'à leurs effets dévastateurs sur le développement humain et économique de la population.
* Favoriser une plus grande harmonisation des législations et de contribuer à éliminer les lourdeurs administratives des appareils étatiques afin de lutter de plus en plus efficacement contre toute forme de criminalité liée au Narcotrafic.
* Exhorter les chefs d'Etat et de Gouvernement à accentuer la coopération interafricaine voire même internationale pour réduire la production et la consommation des drogues y compris les produits agricoles et chimiques précurseurs.
* Mener une lutte farouche contre tout blanchiment d'argent par le biais du narcotrafic ainsi qu'à sanctionner sévèrement tous les individus, groupes, organisations et personnes physiques ou morales reconnus coupables de ces activités criminelles dans le respect des principes de souveraineté territoriale.
* Favoriser la participation des professionnels et techniciens (ex: les cadres guinéens), à des conférences et forums internationaux qui débattent du problème de la lutte contre le narcotrafic et ses corollaires.
Comme je le disais ce matin à mon oncle Barbie, "Qu'Allah nous donne un Président qui va sortir la Guinée et les Guinéens de la boue". Si c'est Dadis qu'il le transforme et le maintienne, si il y'a un autre qui peut faire mieux que Dadis pour le bonheur des guinéens, que Dieu lui accorde sa force pour qu’il sorte victorieux des urnes
Wa Salam
Abas Pablo Bangoura
www.guineeactu.com