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Après l’annulation de l’arrêté de cession de quelques hôtels guinéens - Hôtel Niger, Hôtel Camayenne, Hôtel Kaloum - à la Grande Jamouhirya Arabe Libyenne, un silence semble planer sur les rapports des deux pays. De quoi s’agit-il exactement ? De sources fiables, il ne serait question que de revoir le dossier et de relancer, dans les brefs délais, la procédure de cession au même pays frère, conformément aux textes législatifs en vigueur. Etant entendu que la cession de ces édifices, signée de l’ancien premier ministre Kouyaté, n’avait pas tenu compte du respect de la procédure. C’est dire, qu’entre les deux pays - Guinée et Libye - les relations de coopération sont au beau fixe. Pourquoi la Libye a-t-elle choisi d’intervenir dans le développement de la Guinée ? D’abord, parce que ce pays qui regorge de tant de ressources naturelles éprouve de grosses difficultés à se sortir de l’ornière. Les compagnies d’exploitation qui sont sur le terrain, depuis des décennies, n’ont rien apporté aux populations, au contraire, leur présence a largement contribué à augmenter la pauvreté, en détruisant le couvert végétal et en cabossant, dans la plupart des localités qui les abritent, les quelques routes vicinales. L’intervention de la Libye en Afrique, sans contrepartie, s’inscrit dans la politique d’assistance de la Grande Jamahiriya Arabe aux masses populaires qui sont les victimes toutes désignées de la mauvaise gestion des affaires publiques, signe patent de la mal gouvernance qui caractérise nos Etats. L’accueil réservé au Guide Suprême de la révolution guinéenne et à sa forte délégation, par les populations guinéennes, exprime l’attachement de celles-ci à un pays qui, à travers des actions désintéressées, a pu permettre à bien des Etats en difficulté, de retrouver du souffle et de relancer leur développement économique sur une base nouvelle. La Guinée, dans son état actuel, a plus besoin d’équipements pour exploiter ses propres ressources, que de compagnies étrangères fantômes pour vider son sous-sol de son contenu, et n’en tirer que des subsides. La politique d’assistance de la Libye protège, non seulement les ressources, mais donne aux autorités du pays, les moyens de profiter entièrement de ce qu’elles en tirent. Selon des sources approchées, la Libye aurait souhaité rénover les hôtels qui lui avaient été cédés, d’ici le cinquantenaire de la Guinée, pour donner un nouvel espace d’accueil aux invités. L’ambassadeur de la Jamahiriya, s’est employé personnellement, pour que l’assistance à la Guinée soit un exemple dans le cadre de l’intervention de son pays en Afrique. Il n’est pas tard pour dissiper les préjugés. Pourvu que la coopération soit sauvée. Thierno Dayèdio Barry L’Indépendant, partenaire de www.guineeactu.com
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