samedi 25 avril 2009
La Jeunesse guinéenne face aux défis du Changement !

La  question du changement constitue un défi de haute élévation morale, interpellant notre foi au travail en se projetant vers l’avenir et notre patriotisme pour bâtir.  Il faut donc nous y préparer avec volonté qui nous permettra de réaliser effectivement cette mission pour que vive l’espoir.

 

La jeunesse constitue le défi du changement et, conscient que la réussite d’une nation de demain réside et demeure dans le dynamisme et la clairvoyance de sa jeunesse d’aujourd’hui, force est de reconnaître que l’ors qu’un changement se produit, il s’accompagne pour les personnes qui l’initient, d’un deuil des situations antérieures. C’est donc une rupture avec le passé pour migrer d’un Etat à un autre.

 

Le changement  pour le progrès, est la chose du monde la mieux partagée dans la Guinée d’aujourd’hui. Après tant de souffrances, le moment est venu qu’une réflexion se mène en profondeur pour voir quelle trajectoire de progrès on veut donner à ce pays que nous aimons tant. Cette œuvre gigantesque, exigeante en rigueur et en organisation ne peut se faire sans la jeunesse qui pendant longtemps, a été laissé à elle-même sans savoir quel itinéraire prendre.

 

C’est donc le temps de faire un peu plus pour sortir cette jeunesse de l’ornière de banditisme, la consommation de la drogue, de l’alcoolisme, la prostitution, la fuite des cerveaux, l’immigration pour ne citer que ceux, tous avait affaiblit la sécurité et l’éducation, d’ailleurs l’image de l’Etat guinéen était remis en cause.

 

C’est ainsi nous dirons que la prise du pouvoir par l’armé avec le CNDD (le Conseil National pour le Développement et la Démocratie), constitue un acte de Civisme, de Patriotisme et plein d’espoir, qui a été d’ailleurs prononcé par Monsieur président de la République, son Excellence Capitaine Moussa Dadis CAMARA, dans son premier discours je cite : « la prise du pouvoir par l’armé est un acte de civisme ». Cet acte de Civisme mérite pour les hommes conscients, beaucoup de respect et d’accompagnement pour une transition réussie, qui nous conduira à une victoire nationale.

 

Cet acte incarne pour ma part, un symbole majeur constituant un appel du cœur au cœur débordant d’amour et de fraternité. Car le changement prôné nous concerne et pour ce faire, il faudra s’investir, non pas dans la démagogie mais dans la vérité, dans l’honnêteté et dans la solidarité, pour qu’ensemble, le défi qui nous attend, soit relevé pour une Guinée nouvelle et prospère.

 

La jeunesse pour tout Etat qui aspire au développement, devrait être ce vivifier inépuisable et de savoir que la nation utilise pour se construire et se développer. C’est à cette raison qu’un illustre esprit affirmait : « Dis moi quelle jeunesse tu as, je te dirais quel peuple tu serras ». Il vient alors que la grandeur de la nation guinéenne se mesurera à l’aune de sa capacité à donner à sa jeunesse, les  capacités nécessaires à l’éclosion d’une énergie constructive. Dans un monde qui se singularise aujourd’hui par l’économie de l’intelligence.

 

L’un des piliers importants de notre progrès social et économique devrait être l’organisation et le renforcement de l’éducation, qui constitue un model très essentiel pour la dynamique économique de notre pays.

 

Notre pays, la Guinée, constitue elle-même un scandale géologique, un château d’eau de l’Afrique occidentale. Donc, il faut beaucoup de compétence et de métier pour pouvoir utiliser ces ressources gigantesques et cela passe d’abord, par la pleine formation du capital humain susceptible de relever le défi.

 

Selon l’UNICEF, le taux d’alphabétisation des adultes est de 30% en Guinée et le taux de fréquentation de l’école primaire est de 51% sur la période allant de 2000 à 2005. Ces chiffres qui en disent long sur l’effort à fournir pour éduquer notre population, n’augurent pas encore le siècle de lumière.

 

C’est pourquoi, l’une des missions  premières à prendre en compte par les nouvelles autorités, c’est la formation en capital humain. Car, ce pays regorge d’énormes potentialités en ressources naturelles, dont une partie est exploitées de manière nébuleuse, ce qui amène certains à l’assimiler a un véritable ‘’scandale géologique’’. La mise en valeur de l’ensemble de ces ressources requiert un Investissement soutenu dans la formation des jeunes, afin que le pays puisse posséder des experts avérés dans plusieurs domaines connexes.

 

Par ailleurs, depuis  l’accession de la Guinée à la souveraineté, la jeunesse a été oubliée dans les plans de développement. L’absence de politiques d’intégration, par le canal de l’emploi garantie après le cycle universitaire et la responsabilisation, fait que depuis longtemps, ils ont regardé les sphères des décisions comme un univers à la fois lointain et inaccessible. Or, la jeunesse est nécessaire à toute entreprise de construction vitale à long terme.

 

C’est la raison pour laquelle, le moment est venu de donner à cette jeunesse, la foi en l’avenir  par une politique d’intégration soutenue dans le tissu socioéconomique, pour que cette jeunesse ait une éducation encadrée et bien équipée avec :

 

Les outils de la nouvelle technologie·  (des centres informatiques et cybernétiques);

 

Une bourse d’entretien soulageant et un logement décent et acceptable, une documentation·  faisant très à l’évolution de la science, voir des bibliothèques électroniques.

 

Des centres hospitaliers bien équipés et des restaurations·  

 

La construction des cités des étudiants et des professeurs·

 

Des professeurs compétents·

 

Un système d’enseignement spécialisé bien coordonné·

 

Des programmes d’enseignement faisant trait à la pratique·

 

De cette manière, une incitation à l’acquisition de la connaissance (Learn by Doing),  permettra l’émergence d’une nouvelle génération qui s’occupera des affaires.

 

Il est temps de faire de cette masse inépuisable, des entrepreneurs respectables, bien formés et qui ont un sens élevé du Doing Business : créer et gérer son entreprise.

 

Un autre tournant important de notre ère, demeure les NTIC. Ne pas les posséder à notre époque, c’est à contre-courant de l’évolution de l’humanité. Ces NTIC ont cette capacité de rétrécir les écarts de connaissance entre le nord et le sud. L’information utile est désormais disponible à moindre coût, ce qui contribue à créer des externalités positives dans toute la société. C’est la raison pour laquelle, ce grand boulevard des savoirs devrait être développé en Guinée par une politique volontariste.

 

Dans le monde d’aujourd’hui, le savoir se dirige vers les nations qui se donnent les possibilités et les moyens de l’acquérir. Ceci explique d’ailleurs la raison pour laquelle la Chine et l’Inde sont devenues les vitrines des NTIC à l’échelle mondiale.

 

Mais tout cela passe d’abord par une éducation civique de notre jeunesse et de notre peuple à comprendre le sens du devoir.

 

A ce titre, le président J.K Kennedy, dans son discours d’installation à la Maison Blanche, le 20 janvier 1961, disait aux américains, je cite : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ». La responsabilité apparaît alors comme une superposition de nos droits et de nos obligations.

 

De la même manière que la jeunesse à droit à l’éducation et l’emploi, il leur incombe aussi d’assurer leur devoir d’accomplir des taches ponctuelles de nature civique, telles que contribuer à l’assainissement de leur cadre de vie, le respect des institutions du pays, la défense de la patrie et l’instauration de la paix etc.… Lorsque nous aurons réussi à créer au sein de notre population, cette dynamique bienveillante, notre chère Guinée nous apparaîtra alors plus grande, plus équitable et plus humaine.

 

Cher (es) guinéen (es), sachons que la meilleure manière de changer notre cadre de vie et notre pays, viendra de nous-mêmes. Donc, il faut s’investir dans la solidarité, la paix et l’entraide.

 

La force d’une nation de demain réside et demeure dans le dynamisme et la clairvoyance de sa jeunesse d’aujourd’hui. Ensemble, luttons pour construire un avenir meilleur de notre pays, un avenir de paix et de concorde nationale.

                                                   

 

KABA Fodé

3e année Economie-Finance

Université Général Lansana Conté de Sonfonia

pour www.guineeactu.com

 

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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