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Lors de l’élection présidentielle où nous avons assisté entre les deux tours à la chasse aux militants de l’alliance Cellou Dalein Président, notamment à Siguiri, Kankan, Kouroussa et Kissidougou, avec l’appui tacite du gouvernement J.M. Doré et du Président de la transition Sékou Konaté, les acteurs de cette mascarade électorale ont obtenu les résultats voulus par Bernard Kouchner avec l’aide de l’OIF.
Aujourd’hui, après le nouveau coup d’Etat soutenu par l’OIF, qui prétend parler au nom de la communauté internationale mais qui, en réalité, parle au nom de Bernard Kouchner (commerçant « bana-bana ») se faisant passer pour médecin de la cause du tiers monde (voir ses actes au Gabon), le Président du RPG Alpha Condé reprend la même pratique, le même discours que celui du sanguinaire Sékou Touré en créant un climat de suspicion entre tous les Guinéens. Comment expliquez-vous le fait de rayer d’un trait de plume les contrats signés entre l’Etat guinéen et des entreprises guinéennes du simple fait que les actionnaires de ces entreprises ont choisi lors de l’élection, le camp adverse ?
Comment peut-il dire qu’il va annuler tous les contrats que les anciennes autorités ont signés depuis 53 ans ? En persévérant dans cette attitude souvent guidée par des considérations partisanes et ethniques, on risque de créer des précédents qui vont plonger la Guinée dans une incertitude juridique propre à faire fuir tous les investisseurs. Il faut rappeler à M. A. Condé qu’il n’est que de passage au pouvoir en Guinée, ce pays était là avant lui, il lui survivra, si du moins, par ses actes, il ne provoque pas son explosion.
Pourquoi s’attaque-t-il aux Guinéens et évite-t-il de parler des contrats miniers qui, cette fois, mettent en cause les intérêts de ses amis qui ont triché pour qu’il soit « élu », alors que tous les observateurs savaient que Cellou Diallo était élu avec 60% des votes ?
Comment se fait-il que ce soit toujours la communauté peulhe et ses amis, fussent-ils Soussous ou Forestiers, qui sont soumis à cette chasse aux sorcières ?
En observant les actes d’A. Condé depuis qu’il est aux affaires, est-ce que quelqu’un peut citer un seul acte qu’il a accompli allant dans l’intérêt national et non celui d’une ethnie dont il se réclame (à vérifier) ?
Aujourd’hui, il prétend que les commerçants (en réalité il parle des Peulhs) fixent des prix pour asphyxier l’économie. Quelle bêtise ! Aujourd’hui dans notre pays, l’économie ne produit RIEN si ce n’est la Bauxite (une terre rouge) exportée vers la Russie et l’Amérique du Nord. Tout le RESTE est importé. Même le sel, alors que nous avons l’océan Atlantique, est importé. Nous savons tous aujourd’hui, que les prix mondiaux des produits alimentaires ont augmenté entre 20% et 70%. Comment voulez-vous que le commerçant guinéen qui achète ses produits sur le marché international et qui voit ses prix d’achat augmenter ne répercute pas cette hausse, sur le prix de vente de ses produits aux consommateurs guinéens ?
En effet, un commerçant, comme tout entrepreneur, cherche à maximiser son profit et, l’augmentation de son coût de revient entraine automatiquement l’augmentation de son prix de vente (comme le disent les économistes « toute chose égale par ailleurs »).
Même chose pour la faiblesse du « franc guinéen ». Sur un marché de concurrence, les prix sont fixés par l’offre et la demande. Une fois encore, avec l’incertitude créée par les élections et l’attitude IRRESPONSABLE d’A. Condé, qui passe tout son temps à masquer son incapacité, à faire croire à certains Guinéens que nous sommes au bord d’une « guerre civile », cela pousse les acteurs économiques à ne pas prendre beaucoup d’engagements en matière financière. Conclusion : personne ne demande le « franc guinéen ». Sa demande diminuant, l’offre restant la même, sa valeur par rapport aux devises, notamment l’euro et le dollar, baisse. C’est pourquoi aujourd’hui, sur le marché de change monétaire, le vrai c’est-à-dire chez l’agent de change qui se trouve dans la rue, en face de grande Poste, à la Sabena, au grand marché à Conakry1, à Madina, Bellevue, Taouyah et sur les marchés de Dabola Mamou, Dalaba, Pita, Labé, Gaoual, Tougué et Koundara, et non le marché de change administré de la Banque Centrale, nous avons
1 euro contre 10.500 FG !
La monnaie n’est que le reflet d’une économie. Quand l’économie est en croissance, florissante, saine, la monnaie prend de la valeur car les agents économiques (ménages et entreprises notamment) en font la demande pour acheter des biens et/ou des services dont ils ont besoin.
Pour finir, allons-nous laisser un homme, A. Condé, qui pour masquer son incompétence, va continuer à dresser les Guinéens les uns contre les autres comme l’avait fait le sanguinaire Sékou Touré ?
Allons-nous accepter que notre pays soit toujours la risée du reste du monde, où des personnes incapables passent leur temps à se moquer de nous, en inventant des problèmes qui n’existent pas et en fuyant nos vrais problèmes : se nourrir, se vêtir et se loger ?
Je pense qu’il est temps de contester ce qu’A. Condé veut faire de notre pays à savoir : rendre les Guinéens encore plus malheureux qu’ils ne le sont, en les conduisant à se battre entre eux.
A cet égard, l’opposition a aussi une responsabilité historique : par son attitude (passivité ou action), elle contribuera à faire de la Guinée une dictature ou un pays de liberté.
Il est regrettable aujourd’hui que l’opposition laisse le champ libre à la violation en permanence des Droits des citoyens. Qu’avons-nous fait pour ne mériter que des MEDIOCRES, pour nous mener droit dans le mur ? En réalité notre sort dépendra de ce que nous en ferons ; seule notre vigilance ferme et déterminée incitera le pouvoir à plus de raison et de responsabilité. La mobilisation doit donc continuer.
Alpha-Malal BARRY
www.guineeactu.com
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