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Il y a des idées simplistes, des vraies fausses idées politiques qui ont la vie dure, dopées par un marketing politique autodestructeur de la cohésion nationale puisque corrélées à la fameuse règle d’or des politicards consistant à opposer les guinéens sur des bases ethniques loufoques pour briguer leurs suffrages. Celle qui me préoccupe aujourd’hui c’est la déconstruction du vieux logiciel de l’ethnophobie ambiante installée par le ténébreux soleil de nos indépendances pour pérenniser des dictatures multiformes et intégralement néfastes par la paresse, la médiocrité intellectuelle, le déficit chronique de probité morale et civique qu’elle induit.
Ces vieilleries politiciennes ont infligé à l’Afrique une lourde perte de sens de l’intérêt général, de l’éthique des responsabilités, ne la gênant guère de s’accommoder sans vergogne du sinistre record du continent abritant la plus forte densité de dictateurs au mètre carré au monde, ceci dans un océan de pauvreté à faire pâlir d’effroi ou douter qui que soit de son intelligence à changer le destin de notre « race », de notre continent.
L’épicentre de cette inhumaine catastrophe à échelle continentale est l’idéologie afro-socialiste qui a infesté nos indépendances, à la fois foireux et boiteux de nos théologiens d’une négritude déjantée qui avaient une piètre idée de ce qu’est développer politiquement un pays encore moins l’émanciper économiquement, produisant sur l’entrefaite en quantité industrielle des erreurs stratégiques monumentales quasi-irréparables.
La promiscuité philosophique de l’antique collectivisme africain avec le socialisme scientifique ont conduit à la déroute de nos économies enferrées dans un enfer politique indescriptible dont les contreperformances démocratiques ont valu à tout un continent le sobriquet de club très privé de petits pays opprimés sévèrement surendettés sans marge de repentirs.
La simple gratification psychologique de s’être opposé à un blanc, se suffisant à elle même, devient le fin mot de l’histoire pour tenir lieu de philosophie de vie: l’Afrique n’a jamais été aussi pauvre et indigne que depuis le départ des occupants coloniaux ! C’est à se demander si elle est suffisamment même rentrée depuis la décolonisation dans la modernité malgré les apparences trompeuses de ses dirigeants qui veulent parler comme des démocrates africanistes alors qu’ils se comportent comme de vulgaires autocrates à la tète de leurs Etats en y semant la haine, la prédation, l’impunité et la violence comme unique fonds de commerce politique.
Ne pouvant même pas gérer des pays qui font à peine la ville de Paris, je ne vois pas comment ils pourront tenir le pari de gouverner les Etats Unis d’Afrique qui selon les prévisions avoisinerait le milliard et poussières de millions dans sous peu. Alors que la seule Afrique de l’Ouest réorganisée en Etat Fédéral pourrait en moins de dix ans intégrer le peloton de tète des dix nations les plus développées au monde et prendre la place de la France au conseil de sécurité et faire d’elle un débouché pour nos industries. Ceci n’est pas un mirage politique ironique mais le nouveau visage volontariste de notre sous région car si nous le voulons, nous le pourrons sans coup férir donc s’unir ou périr.
Du tableau générale de l’inhumaine condition économique et politique de l’Afrique au cas singulier de l’exception culturelle Guinéenne, le miroir ne caricature en rien quant au mode opératoire chirurgical qui a lobotomisé un pan entier de notre élite, négriers des temps modernes, oppresseurs politique et économique de leurs contemporains.
Aujourd’hui en Guinée, on a poussé l’indécence religieuse et l’indigence politique jusqu’à mettre l’intolérance ethnique et sa nuée fétide d’incivilités ethnocidaires comme le seul enjeu de cette élection en lieu et place d’une véritable thérapie électorale collective pour assainir les esprits et soulager les âmes quant au choix de modèle de société qui incombent aux guinéens par les urnes, abstraction faite des coordonnées ethniques historiquement contreproductif quant à l’émergence d’une nation moderne et démocratique supplantant le fumeux slogan « la Guinée est une famille ». « L’amour de la religion » n’est pas « la religion de l’amour » car celle-ci commande l’amour de son prochain comme l’acte de foi suprême en un Dieu unique bienfaiteur de l’humanité entière. Du reste avec les africains c’est à y perdre son évangile ou sa Fatiha, somme toute réduites à des séances de gymnastiques collectives ou de transes sans prise réelle avec nos devoirs de fraternité et d’humanisme.
Les Guinéens sont les victimes de fausses représentations culturelles et idéologiques et ceci depuis les indépendances. En dépit de tout, c’est à Sékou Touré et ses compagnons d’indépendance à géométrie ethniques variable nous devons notre souveraineté avec sa cohorte de malheurs sur les droits humains et l’effondrement afrosocialisant de notre économie nationale. Et a Lansana Conté notre démocratie bannière anémiée par une gabegie économique endémique, le tout chapeautée par une scélérate impunité Généralisme. Le dire ne constitue nullement en soi une attaque en règle contre une quelconque ethnie car il ressort du droit absolu de chaque citoyen à l’exercice critique de l’action politique de nos décideurs publics pour donner un sens à nos suffrages afin qu’ils prennent l’habitude de rendre des comptes pendant et âpres leurs mandats électifs.
Cependant cette supercherie politique ou terrorisme intellectuel sortis des délires mégalo-mythomanes de Sékou Touré consiste de nos jours à faire croire encore à un pan entier de nos frères de race et de foi islamique Malinké : que le reste de la Guinée est un appendice du mandingue dont la Haute- Guinée serait devenue une portion incongrue. Si ma mémoire ne me joue pas des tours un certain M. Béavogui n’étant pas du sérail tribal originel ne pouvait assumer la continuité historique du régime, pardon du règne sous peine de crime de lèse-majesté au lendemain de la disparition du petit père des goulag africains La suite vous la connaissez c’est « Calamity Conté » qui est sorti du chapeau de l’histoire avec une violence politique meurtrière décimant une partie de ce qui nous tenaient encore lieu d’armée. A ce sujet une concurrence mémorielle déloyale serait intolérable pour l’identité pluriethnique de ce pays : tous les morts guinéens se valent. Car il y va de l’honneur sauf de nos valeurs républicaines et traditionnelles (sic) !
Les tenants de cet ethnonationalisme étriqué de mauvaise aloi, réfractaires à tout examen critique de l’action politique de notre Père de l’indépendance, persiste à croire et qu’ils auraient une mission de civilisation donc de mise sous coupe réglée, en direction des autres communautés en brandissant un « péril Peulh » ou « un Foulani Power » économiquement vorace. Aux autres peuplades ou partis politiques croupions de constituer une armée de réserve ou de variables d’ajustement électoral mercantilistes. C´est tout de même incroyable quand plein 21 siècle que certains continuent de fonctionner avec des schémas de pensée, des logiciels périmés, complètement déconnectés des réalités républicaines et humanistes du village planétaire. Cette philosophie de vie ou vision politique est historiquement intenable au risque de faire exploser notre jeune pays. Il est urgent que nos hommes de savoir de bonne volonté et de bonne foi de nos différentes communautés reprennent au plus vite les allumettes des mains de ces apprentis pyromanes d‘autant plus que sept siècles de métissage nous séparent du déclin du Mandée, elle-même surclassée par le Sonrai et l’Afrique Occidentale Française.
La Guinée est une création de l’occupant colonial Français qu’on se le dise pout toute, puisque dessiné à Berlin dont l’intangibilité est consacrée à Addis-Abeba, foin d’une quelconque excroissance du Fouta Djallon même si Cellou devenait Président. Donc il revient de droit à tous nos citoyens de la faire prospérer en âme et conscience dans l’intérêt de tous et chacun sans discrimination.
Nos frères de race et de foi islamique Peulh, j’entends bien la clameur des souffrances des uns dans leur âme et les velléités stériles de certains qui se trompent lourdement d’époque pensant à un bras séculier messianique vengeur, porte-étendard de « notre tour » ethnique de régner. Cellou Président, doit tout simplement mettre hors d’état de nuire cette horde ultra minoritaire pour préserver l’équilibre national pétri dans la foi inébranlable en la devise de notre chère Guinée pour un mieux vouloir vivre ensemble protecteur de la dignité et de la liberté de tous. L’arc-en-ciel républicain déployé par Cellou rejoint par Sydia, Abé, peut-être par Kouyaté et un autre leader de la Foret est à ce prix. Ce sera sans nul doute une occasion historique de renouer les fils de la concorde nationale, préalable aux « Etats Généraux du Cinquantenaire » dont le nouveau président garantira la sérénité des débats et leur judiciarisation symbolique pour solder les lourds passifs de notre Indépendance dévoyée dans une industrie politique meurtrière et l’enrichissement illicite comme seul objectif et mode de gouvernance de ce beau pays.
N’y a-t-il pas péril en la demeure Guinée, malgré le socialisme gâteux de Papy Maximo Condé qui fait encore de la résistance en se livrant à des surenchères irréalistes, sur fond de gratuité providentielle dont la cote d’alerte a été atteinte avec des gadgets électoralistes « Wadesiennes » incompatibles avec l’état comateux de notre économie ? On aimerait bien connaitre le mode de financement de cette augmentation bananière de la soldatesque quand nos pauvres paysans et éleveurs peine à trouver des intrants et autres microcrédits pour assurer notre souveraineté alimentaire. Il est temps de remettre les Guinéens au travail avec des salaires à la hauteur de leurs mérites.
Papy Condé incapable de briller par un projet de société économiquement porteur, tenable « update » continue de prendre ses lubies révolutionnaires pour des rubis qui aveuglent à peine ses nouvelles trouvailles politiciennes sortis des rebus du koudeisme. Les guinéens n’en reviennent pas de cette volte face historique alors que toute la crédibilité politique de l’homme a été bâtie sur une certaine éthique de l’intransigeance. Vous me direz bien quand le caméléon prend la couleur de la poubelle la plus proche sans risque de me tromper, il finira à la décharge, mieux dans une débâcle électorale fracassante.
L’amateurisme de Papy Maximo Condé est affligeant, assuré d’avance de perdre par les urnes, il tempête dans un verre d’eau de les gagner par la rue. A cet effet les grosses ficelles d’un Pédégisme déluré son mis à contribution : appel à peine voilé aux pulsions Foulanophobiques, à la complotite aigue pour livrer à la vindicte populaire un pan entier de nos agents économiques qui tiennent ce pays à bout de bras depuis des lustres pendant qu’il couve le fameux poussin échappé de la bassecour judicaire de notre republiquette.
Je vous fais l’économie du festival de pétards mouillés dont la rampe de lancement est le populisme démagogique pathologique qui caractérise ce pays au point que les scrupules politiques sont mis sous le boisseau d’un opportunisme éhonté pour solliciter l’adoubement par des coordinations apolitique au mépris des convenances de l’éthique et du code honneur de bonne conduite. Peut-être l’Oracle de Zaley, s’il s’est pas encore étouffé de haine dans sa marre de café, nous éclairera sur le futur immédiat de notre Papy National, pour lui indiquer la plus proche maison de retraite politique jouxtant celle de Dadis pour d’interminables conciliabules sur les voies impénétrables du machiavélisme à la sauce Guinéenne : car les lendemains de gueule de bois électorale seront les plus difficiles à surmonter. Si d’ici là les charognards politiques transhumants n’eurent pas précipité la carcasse défunte du RPG aux oubliettes de l’histoire politique de ce pays. Le pays est excédé de la vacuité assourdissante de ses offrandes politiques chimériques dignes des délires du troisième âge quand ce n’est pas le chantage ethnique qui est explosivement mis à contribution pour forcer la main invincible du Général à inverser le verdict des urnes. De Sekou à Dadis on n’en peut plus de tous ces amateurs boiteux, sans talent, ni étoffe encore moins les compétences qui s’improvisent Chef d’Etat alors que le pays a un urgentissime besoin d’Homme d’Etat doué d’un Leadership fédérateur et visionnaire à la hauteur de ses espérances économiques pour résorber tous nos déterminismes ethniques qui crispent l’unité et l’identité pluriethnique de la Guinée.
Encore une fois l’enjeu majeur de cette élection se résumera à la confirmation du choix de modèle de société démocratique dans la poursuite d’une économie libérale prospère ou de la régression vers une société autarcique socialisante déconnectée dans laquelle les droits sociopolitiques sont placés sous haute surveillance omniprésidentielle ; Les causes produisant les mêmes effets les Guinéens s’aviseraient bien de ne pas se faire mordre deux fois par le même hydre révolutionnaire déguisé en agneau pour un hypothétique changement.
Notre redresseur de tors national Sékouba Konaté est certes ethniquement gêné aux entournures pourtant il devra respecter la volonté des guinéens pour se rapprocher des mythes vivants de Mandela, de Rawlings enfin de Toumani en faisant preuve d’un leadership éclairé et impartial pour relever la dignité du débat électoral coincé dans les bas fonds d’une rivalité ethnique fétide et insensée où les référents historiques Mandingue et Peulh sont arbitrairement sollicités à tours de bras et manipulés à escient pour sceller le sort des élections. Neutraliser la stratégie du chaos qui plane sur les issues du scrutin. Cependant il faut un courage politique historique pour recentrer les protagonistes sur les enjeux de société sur les perspectives de modernisation de notre économie et sonner le glas de la communication dissonante de la primature, sommée de s’aligner sur l’autorité indépendante de la Ceni habilitée à garantir la sureté du scrutin dans une transparence invulnérable à toutes formes de contestations farfelues. Afin que les Guinéens puissent choisir leur président en âme et conscience, s’ils leur en restent encore une once, pour sédimenter le cycle médiocratique hérité des indépendances ou ouvrir un cycle vertueux technocratique démocratiquement éclairé pour une prospérité économique pérenne. Espérons que Sekouba Konaté sera à la hauteur des enjeux de son époque. Sinon c’est toute sa crédibilité légendaire d’Homme d’Etat qui s’effondre avec elle toutes les aspirations et espérances de rédemption de la Guinée et des Guinéens.
Cette élection n’est que la première manche d’une bataille car il va falloir gagner la guerre de l’implémentation de l’Etat de Droit : seul vecteur de l’égalité des droits et des chances, moteur de l’avenir de ce pays pour une société où règnent l’harmonie et la joie de vivre. Seule la capacité de se battre et de défendre un modèle de société humaniste à notre convenance pourra nous affranchir des dérives autocratiques et gabegiques de la rotation ethnique au sommet de la magistrature de notre Guinée. L’axe républicain mené par Cellou et ses alliés doit sortir la Guinée grandie de cette élection historique pour le plus grand bien de tous les Guinéens.
Alpha Oumar Barry, Paris
www.guineeactu.com
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