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C’est avec la citation de Platon que je veux introduire mon propos : « Aller à la vérité avec toute l’âme. »
Quelle serait cette vérité ?
Celle de l’histoire !
Celle exprimée actuellement par la majorité écrasante des Guinéens !
Qu’elle plaise ou non, qu’elle ne soit pas partagée par des esprits méprisants et revanchards ou, pour être concret, cette vérité détrônera le mensonge des « djihadistes » du net. Ceux-là qui chagrinent à la vue des conquêtes et performances réalisées par le CNDD, en huit mois, à peine. Battus sans avoir livré de combat, ils sont déjà aux abois. Alors, ici et là, ils ont chargé de désinformation et d’intoxication les actes du CNDD. Pourtant, c’est avec ferveur et confiance que les Guinéens de l’intérieur et d’autres de l’extérieur les accueillent. Leurs performances n’ont pas besoin de chapelet pour être égrenées, voilà qui dérangent.
Comment le Guinéen pouvait-il réagir sinon que soutenir l’effort fourni ?
Voilà la première vérité sur la Guinée actuelle. Son peuple souverain, dans sa majorité écrasante, l’a compris. Il le dit haut fort à travers le soutien qu’il apporte à Dadis et son équipe du CNDD ! Seuls les sourds volontaires et aveugles intentionnels n’ont pas encore entendu le message, ni vu les réalisations.
Conséquemment, ils sont tombés dans le discrédit lamentable et piteux. Disons-leur qu’aucune distraction belliqueuse ne doit détourner la partie consciente de nos populations du choix déjà opéré avant la lettre.
En revanche, cette première vérité mérite une explication afin que sa luminosité ne soit entachée d’aucune ombre.
Et oui, plus la Guinée avance progressivement, plus les faits sociaux et l’histoire nous invitent à regarder dans le rétroviseur de notre évolution. Ce regard retourné sur le passé permet d’évaluer le parcours déjà effectué.
Mais surtout de comprendre pourquoi le train du voyage guinéen n’a pas bien avancé ?
Interrogeons-nous : Pourquoi, à des étapes, la machine s’est crispée jusqu’à l’arrêt, parfois, du fonctionnement du moteur dont la propulsion aurait fait remporter des victoires par la Guinée?
La panne de l’Etat a été souvent provoquée et bénéfique à ses auteurs. Mais leurs concitoyens, (moi y compris), n’avaient pas encore saisi leur manœuvre et manipulation aussi machiavéliques que criminelles. Cela nous avait fait forger une image grotesque et des acteurs de la vie politique de mon pays, surtout ceux de la première République.
Avec et dans la Guinée de Lansana Conté, les mêmes avaient réussi, non seulement à infiltrer les parties névralgiques de l’économie guinéenne, mais surtout avaient vermoulu les poutres de la République. Et la Nation, et l’Etat guinéens devinrent inexistants pendant qu’ils grouillaient à l’intérieur comme des vers dans un cadavre en putréfaction. En le faisant, ils pensaient réussir la stratégie (la tragédie?) la plus fiable dont le dessein imaginaire était perçu comme la voie du destin à cueillir parce qu’à la portée des mains.
Ils se sont préparés et ont envahi toutes les sphères d’activités lucratives, principalement l’économie avec des méthodes et moyens moins catholiques, moins musulmans donc sataniques et charlatanesques. Que d’animaux sacrifiés ! Heureusement que l’élevage est l’apanage de l’une de nos régions, sinon les Guinéens n’auraient plus eu d’alimentation carnée.
L’argent et encore l’argent, seul comptait. Peu importait la morale dans la quête. Ainsi la Guinée eut un Etat narcotrafiquant. Tous les indicateurs économiques plongèrent dans le rouge, s’ils n’étaient pas néants pendant que la planche à billet fonctionnait à merveille. C’est en milliard que se chiffrait leur fortune. L’impunité sur fond de corruption en devint l’arme dévastatrice. Le Chef d’Etat, entre leurs mains, était un jouet et objet de jouissance financière.
Ils exproprièrent de malheureuses et nombreuses familles en leur achetant leurs domaines, souvent à vils prix. La cupidité conduisit certains à s’accaparer des domaines publics, (patrimoines nationaux) longtemps réservés et préservés.
Pour être les prébendiers de la Guinée, leur arme fut la victimisation sans jamais se dire que toutes les couches socioprofessionnelles ont eu leur part de victimes comme s’il s’agissait d’une contribution sociale obligatoire. Ce fut la page triste de notre histoire.
Que Dieu soit loué parce que le plus grand nombre parmi eux est attaché foncièrement à l’esprit républicain qui, pour la dignité contre le déshonneur, n’a pas renoncé à la fierté et l’honneur. Cet honneur et cette fierté qui les ont toujours caractérisés comme une partie de leur identité. L’honneur et le respect millénaires qui fondent leurs civilisation et tradition continuent à servir de joints à leurs rapports avec toutes les autres composantes de la société guinéenne. C’est pourquoi, il n’y a pas lieu de croire aux égarés parlant en leur nom.
C’est cette marque millénaire transmise, de génération à génération, que de petits extrémistes du net veulent envoyer en éclat.
Au nom de quoi et pour qui ?
De la soif du pouvoir, et pour protéger des voleurs doublés de faussaires. Ces licenciés pour faute lourde !
Par leurs agissement et agitation, ils veulent opposer les Guinéens à leur communauté. Or, dans toute la sous région ouest-africaine, les populations guinéennes sont pacifistes et tolérantes. A partir de ce moment, je dis que leur stratégie est vouée à l’échec.
Il suffit de se rappeler de 1976-1977 dans notre histoire pour s’en convaincre. Aucun Guinéen n’avait pris le parti du premier régime.
Au fait, ne sommes-nous pas tous Guinéens ?
Après tous ces dérapages, ces joutes d’une extrême sensibilité ethnique, il ne nous restera que notre chère Guinée à tous, autour de laquelle nous aurons à serrer le coude pour travailler à son développement. Aucune composante ne doit être perçue ennemie de l’autre, des autres pour des raisons politiciennes ou de pouvoir.
Aujourd’hui, la volonté de « talibanisation » de notre pays ne répond à aucune logique de notre vécu passé et présent. Ainsi les talibans du net oublient-ils que l’équilibre de la morale et de l’action, de la fin et des moyens ; c’est d’en revenir à la sagesse, de rechercher en politique non pas le meilleur, mais le moins mauvais.
Ce moins mauvais se trouve être aujourd’hui Dadis Camara du CNDD qui a évité un nouveau martyr aux Guinéens avec ses collaborateurs.
Voilà pourquoi le soutenir empêchera la guerre tribale annoncée en Guinée, mais qui n’aura jamais lieu.
Paris, le 23 septembre 2009
Jacques KOUROUMA
www.guineeactu.com
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