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J’avais décidé de m’éloigner du net guinéen mais compte tenu de l’amnésie qui caractérise notre peuple, je voudrais griffonner quelques lignes pour nous remémorer quelques faits récents de notre parcours,
Ceci dit, je commencerai par les 3 dernières années. J’espère que tout le monde conviendra avec moi qu’en moins de trois ans notre Guinée a connu trois premiers ministres, chef du gouvernement, deux d’entre eux étant le choix du syndicat et de la société civile. Lansana Fuyanté et Kapinet Komara (ou toilettes en soussou) étaient considérés comme les plus intègres des Guinéens après le massacre du 2007. Doftoru Tidiane Souaré, le filou quant à lui, il avait été choisi par l’architecte de la situation actuelle de la Guinée, le Gl Lansana Conté. Nous savons tous dans quel bourbier ces laquais nous ont plongés.
A-t-on réellement besoin d’un autre PM laquais ?
Il ne faut pas crier victoire… La transition de 6 mois paraît très courte mais le chemin à parcourir est périlleux
Moi je crois que non ! Quel que soit son parti d’origine.
Avant d’argumenter mon point de vue, je voudrais continuer à vous rappeler chers compatriotes que notre nation, la Guinée a été bâtie sur un tas de mensonges, ce qui est synonyme d’une maison construite sur le cratère d’un volcan actif, et par conséquent les éruptions sporadiques de violences politiques ont toujours été au rendez- vous. C’est pourquoi depuis les années 60 jusqu’en 2009, on n’a vécu que des violences.
Un regard rétrospectif sur notre histoire montre que ces violences ont été tantôt dirigées contre un groupe d’individus (exécution de potentiels opposants ou concurrents du pouvoir) tantôt contre tout un peuple ou une ethnie (le complot peulh 1977, wofatara juillet 1985, juin 2006, janv. /fév. 2007 et Dadis contre les peulhs sept 2009...). Ces exactions ne finiront jamais tant que nous ne réédifierons pas notre nation sur une base de la Vérité, de la Justice et de l’Egalité pour tout le monde. Les prières effectuées dans les mosquées /églises et mots doux pour la quiétude sociale ne seront que peine perdue.
En revenant sur le PM chef du gouvernement, comme mentionné plus haut, ce poste n’est pas nécessaire, il ne créera que de la cacophonie au sommet de l’Etat durant la transition; voici quelques cas possible que nous aurons à affronter :
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Espérant que le choix de celui qui va occuper ce poste ne nous pose pas de problème (une difficulté de moins)
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La première confusion commencera juste au moment de la formation du gouvernement d’union, dans la mesure où chaque composante du paysage politique voudra réclamer sa part du gâteau (et surtout la partie juteuse) ; les anciens du CNDD voudrons la leur, l’ANR se fera entendre aussi, sans compter que les forces vives elles-mêmes ont eu en leur sein des petites dissensions.
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Imaginons que notre futur PM prenne une ou des décisions qui vont à l’encontre d’un ou des partis autres que le sien, inévitablement on se retrouverait dans une situation qui risque de prolonger la transition.
Me limitant à ces 2 exemples, je pense que pour une transition apaisée, la Guinée, pour cette courte phase, n’a pas besoin d’un autre PM (source de confusion) mais plutôt d’un organe de transition dans lequel tous les Guinéens se reconnaîtront. Pour ce qui est de la présidence de cet organe, elle doit être assurée de façon rotatoire entre ses composantes que nous diviserons en deux : FORCES VIVES et CNDD / SUPPORTERS.
Avec une structure de ce genre, il n’y aura jamais une décision personnelle de qui que ce soit ; toutes les décisions du pays durant la transition seront collégiales. En cas de dissension entre les membres dans la prise de décision, on passe au vote.
Il faudrait que nous tirions des leçons de notre passé. Tant que nous ne rebâtissons pas notre nation sur de nouvelles bases où la vérité et la justice seront les piliers, il n’y aura jamais de paix
BALDE MS
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