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La Guinée est devenue la préfecture du Burkina.
Souvenez-vous de cette chanson de l’époque « c’est nous les Guinéens qui avons choisi la liberté, la liberté ; en votant le 28 septembre, non à la domination… pour cela nous avons préféré la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage… »
Avant 1958, la Guinée exportait des milliers de tonnes de fruits, elle connaissait une autosuffisance alimentaire ; la ville Conakry était dénommée la perle de l’Afrique de l’ouest, les plages impeccables, les villes électrifiées, l’eau courante, l’enseignement de bonne qualité, etc.
En 1984, à la fin du régime du PDG, presque plus de fruits exportés ; la ville de Conakry était devenue la perte puis en 2010, la poubelle de l’Afrique de l’ouest ; pas ou presque de plages ; la Guinée importe presque toute sa consommation alimentaire ; pas d’eau, pas d’électricité, etc.
Nous voulions la pauvreté ? Bien joué, nous avons mieux : la misère.
Et l’indépendance alors ? Eh beh, mal joué ; la France est notre premier bailleur de fond ; notre économie est sous perfusion de l’aide internationale, donc en bref pas indépendante économiquement.
Et politiquement ? Depuis que M. Blaise Compaoré président de Burkina Faso est médiateur, à la moindre crispation, nos politiques courent pour demander son intervention.
Permettez-moi deux constats en tant qu’homme de communication ; à regarder les images lors de la signature des accords de Ouaga, le capitaine Dadis et le général Sékouba Konaté ont l’air d'écoliers à côté du maitre le Président Blaise Compaoré ; ensuite, les deux candidats au second tour, en présence du même président lors des accords pour une bonne campagne, ont l’air de ministres prenant des consignes de leur président.
Tout porte à croire que la Guinée est politiquement devenue une préfecture du Burkina Faso ; un pays indépendant après nous.
Mon analyse :
Maintenant que nous avons raté notre indépendance à tel point que nous ne sommes même pas capables de financer notre élection présidentielle ; maintenant que la cacophonie sied au seing de l’organisme désigné pour l’organisation de ladite élection ; je trouve qu’il ne sert à rien de se montrer orgueilleux et parler de souveraineté. Demandons à notre préfet président par intérim de dire à notre président politique M. Blaise Compaoré, avec le concours du groupe de contact, de nommer des hommes intègres, pour organiser l’élection en Guinée.
Elle sera transparente, acceptée par tous, et permettra à notre pays de sortir de cette situation désastreuse pour rentrer dans le concert des nations et développer notre économie. La paix est à ce prix là.
Paul THEA
www.guuineeactu.com
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