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La Guinée a-t-elle raté une autre occasion de son histoire ? Je m’en vais en tant que président du dynamique mouvement JRGG (Jeunesse Républicaine pour une Guinée Gagnante), répondre à cette question essentielle en tenant compte des réalités du terrain en guinée. Pour mieux répondre à cette question, je trouve, malgré mon jeune âge, qu’il est nécessaire de faire un rappel de l’histoire de la Guinée.
La guinée fut l’un des dernier pays à se plier à la volonté du colon blanc qui s’est soldée par la capture de Samory Toure. Après 60 ans de domination coloniale, cette même guinée fut la première à dire non au colonisateur et de facto, la première à accéder à l’indépendance avec comme président le petit fils de celui la même (Samory) qui était le dernier à être capturé avant le début de colonisation. Cette indépendance a été le résultat d’un consensus entre tous les guinéens sans exception. L’espoir était là et se lisait sur le visage de tous les Guinéens et Guinéennes. L’égoïsme et la soif du pouvoir de nos nouveaux gouvernants transformèrent cet espoir du peuple par l’instauration d’une dictature sanglante. Pendant 26 ans, le peuple indécis se plia à la volonté de leur fils devenu dictateur. Le rendez-vous pris à la veille du 28 Septembre 1958 était donc totalement raté. Il fallait donc attendre une nouvelle occasion ; celle du 3 avril 1984.
Comme le 2 Octobre 1958, les Guinéens et Guinéennes sans distinction ont salué la prise du pouvoir par l’armée le 3 avril 1984. Un nouvel espoir est né et une autre occasion de refaire la guinée était là. Mais hélas, l’égoïsme et la soif du pouvoir prédominaient et une seconde occasion pour bâtir cette guinée que j’aime tant était de nouveau ratée. 24 ans après, nous voila encore devant l’histoire le 23 Décembre 2008. C’est une nouvelle occasion qu’on ne peut plus rater !
Revenant à la question de savoir si notre chère guinée a raté une nouvelle occasion de son histoire, je ne dirai pas : tout à fait ; mais on n’est sur cette voie qui, inéluctablement nous conduira à l’échec. C’est à dire une autre occasion est entrain d’être ratée. Il nous faut donc mettre le régionalisme, l’ethnocentrisme, et surtout l’égoïsme et la soif du pouvoir de côté pour éviter à la guinée une autre occasion ratée.
Chaque Guinéen ou Guinéenne a le droit inaliénable de se présenter à toute élection et devenir président. Mais voulons nous encore voir, comme par le passé, des égoïstes et assoiffés de pouvoir devenir nos futurs gouvernants ? L’objectif de notre mouvement (JRGG) dont je suis le président, est de barrer la route à tout égoïste et affamé de pouvoir sans exception, pour le bonheur de cette jeune génération. La direction de JRGG est composée de jeunes cadres diplômés de grandes universités occidentales qui n’ont rien à envier au salaire d’un cadre guinéen. Raison pour laquelle nous nous battrons sans parti pris pour le bonheur de la Guinée. Nous ne épaulerons aucune personne politique parce qu’il est de telle ou telle région ou ethnie. Nous n’appuierons qu’un programme dans l’intérêt supérieur de la guinée et Ceci sans propagande !!
Depuis le 2 Octobre 1958, la Guinée a toujours été un pays, mais pas fondamentalement un Etat. La priorité des priorités pour notre jeune nation est la refondation d’un vrai Etat de droit à l’image de nombreux pays de l’occident. La démocratie et l’Etat de droit que ces occidentaux connaissent aujourd’hui ne sont point le résultat de simples élections. Ils sont et demeurent le fruit d’un long parcours et d’un patriotisme et dialogue profonds qui ont abouti a des lois et règles qui assurent le fonctionnement d’un vrai Etat. Donc, la guinée a besoin d’un parcours pareil si bien sur, nous voulons voir de la lumière à la sortie du tunnel. Sans un dialogue patriotique, le chemin du tunnel sera long et pénible. C’est conscient de cela, que la JRGG a jugé opportun de soutenir le CNDD dès la prise du pouvoir le 23 Décembre 2008 pour une transition réussie.
La JRGG est convaincue que le CNDD est conscient qu’un régime militaire n’est pas la solution pour cette guinée nouvelle que chaque guinéen et guinéenne rêvent de voir. C’est pourquoi, dès la prise du pouvoir, le CNDD s’est engagé de remettre le pouvoir à un civil propre et qualifié à l’issue d’élections libres et transparentes en fin 2010 qui d’ailleurs correspondrait à la fin du mandat du régime défunt. Mais hélas, au lieu de soutenir nos jeunes républicains, des égoïstes et avides de pouvoir avec la complicité de nos syndicalistes, ont jugée nécessaire de saboter l’élan de nos jeunes républicains réunis au sein du CNDD.
Avec tout le respect que la JRGG a pour nos syndicalistes et société civile, nous pensons qu’ils ont failli à leur rôle. Sinon, au lieu de conjuguer le même verbe avec les leaders de partis et anciens barons du régime défunt, nos syndicalistes et la société civile devraient sans doute soutenir le CNDD dans son programme de rendre le pouvoir à un civil capable et propre. Le rôle d’un syndicat et société civile est de travailler avec les gouvernants pour le bonheur des travailleurs et citoyens civils. Mais en guinée, il me semble que leur rôle est de combattre les gouvernants en s’associant aux leaders de partis. Je suis désolé de voir nos syndicalistes et société civile collaborer avec les barons du régime défunt qu’ils ont combattus lors des évènements de 2007. On se rappelle que l’un des points d’accord réclamé par les syndicats et la société civile était le non retour des barons dans le gouvernement qui allait se former après ces événements. Pourquoi donc préférer aujourd’hui ces mêmes barons au CNDD ? Ils conjuguent aujourd’hui le même verbe avec ces politiciens en perte de vitesse au sein d’une force dénommée force vive ! Ah, la force que nos syndicalistes et société civile avaient formée lors des douloureuses événements de 2007 n’était peut être pas aussi forte ? Ah, chers compatriotes, les morts de ces événements nous regardent ! On ne parle plus d’eux. Quel dommage !
La JRGG reconnait que le président Dadis a le droit comme tout autre citoyen guinéen de se présenter aux élections qui pointent déjà. Malgré le respect que j’ai pour la communauté internationale, elle n’inspire pas la JRGG à cause de son double visage face aux problèmes des pays en développement. Sinon, pourquoi soutenir d’un côté, ce qui s’est passé au Togo, au Niger, au Congo Brazzaville, et tout récemment en Mauritanie et au Gabon et de l’autre côté sanctionner la junte en guinée ? Pourtant, la situation guinéenne est très particulière et ne devrait point être sous sanctions. Mais la JRGG comprends cette position de la communauté internationale : C’est parce que tout simplement la Guinée ne produit pas de l’or noir (pétrole). Sinon, cette junte allait être applaudie par cette même communauté !
C’est compte tenu de ces facteurs que la JRGG lance un appel au CNDD et à son président de se ressaisir et suivre l’exemple de nos frères du Mali pour l’intérêt supérieur du peuple guinéen qui a tant souffert. L’exemple Mauritanien ne bénéficiera pas la guinée parque tout simple le pays ne produit pas le pétrole et malheureusement avec toutes nos ressources, nous dépendons en grande partie sur l’aide étrangère. Donc, nous demandons au président Dadis et le CNDD de voir parmi les millions de guinéens et guinéennes, quelqu’un qui est capable et qui est propre pour les élections qui pointent.
La JRGG se réjouit et remercie le président Dadis pour avoir choisi le doyen Issa Yacine Diallo comme son conseiller politique et économique. Cela prouve la volonté du président de travailler avec des gens qui ont déjà prouvé leur compétence sur les plans national et international. Le doyen Issa Yacine inspire les jeunes membres de la JRGG.
Les membres de la JRGG ne connaissent pas personnellement le doyen, mais nous pensons qu’il est l’un des rares cadres guinéens qui peut jouer le rôle Konaré du Mali. La guinée a besoin d’un cadre comme le doyen pour baliser le chemin du changement que nous rêvons de voir. Le doyen Issa a un carnet d’adresse bien garni et des relations qui font de lui l’homme du moment. Dadis et le CNDD peuvent faire le deal avec ce cadre aguerri pour revenir aux affaires après comme le cas du Mali voisin. La JRGG ne doute point de la capacité de Dadis et du CNDD à apporter le changement voulu. Mais les menaces de sanctions contre la guinée ne favorisent pas une candidature de Dadis.
Pourquoi le doyen Issa Diallo parmi des milliers de guinéens ? Avant tous, je dirai que nous (JRGG) ne connaissons pas personnellement le doyen. Malgré sa retraite et ses relations, le doyen Issa n’a jamais eu l’intention de se voir un jour président de la république et n’est point impliqué au bradage de nos deniers publics. Il n’a jamais milité dans un parti et n’a jamais penser à créer un. Ceci prouve qu’il n’est pas un assoiffé de pouvoir. De plus, il répondu à l’appel de Dadis pour le bonheur de la guinée, malgré les pressions familiales. Il est d’une famille respectée et comme son père, il ne fera que ce qui est bénéfique pour la Guinée. Oui ! La JRGG reste convaincue qu’avec le doyen comme président de la république et le retour de Dadis après un ou deux mandats du doyen, la guinée ne ratera pas l’occasion cette fois ci.
Nous invitons chaque Guinéen et Guinéenne qui partage nos idées de rejoindre la JRGG. Notre contact est bahziz09@gmail.com. Nous comptons lancer notre site sous peu.
Vive l’unité entre les Guinéens !
A bon entendeur salut.
Abdoulaye Aziz Bah, Ohio USA Président et membre fondateur de Jeunesse Républicaine pour une Guinée Gagnante (JRGG)
www.guineeactu.com
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