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Chers compatriotes, on ne le dira jamais assez notre pays est en déperdition, ou en panne ou si vous préférez il est tout simplement malade ou je ne sais quoi encore. En tout cas il va mal très mal et rien de bon ne se profile à l’horizon. A se demander où est passé le destin ou plus exactement si nous en avons un. La situation guinéenne n’a rien de commun, elle est unique en elle et en son genre. Pays très riches, non pardon je m’excuse, pays potentiellement riche et où le peuple végète. La Guinée est devenue Le nid de la misère, Le carrefour de la souffrance Le lit des malheurs Qui coulent comme Ces nombreux fleuves Qui longent le pays Le berceau du libertinage. Le chantre du vandalisme Le cœur de la délinquance Le nœud des maux Le pire des maux Un superbe nœud Bourré de filature Intriqué et imbriqué Difficilement détachable. Hobbes disait que les Hommes se sont rendus compte que l’état de nature ne leur garantissait pas paix et sécurité et c’est pourquoi ils ont imaginé et créé l’état civil. Les Guinéens eux se sont rendus compte que l’état civil ne leur garantit pas paix et sécurité et ils sont revenus à l’état de nature. Oui c’est regrettable et mon cœur grince en le disant mais nous en sommes là, dans l’état de nature mes chers compatriotes. J’ai honte de le dire Je me voile la face En l’écrivant Voulant éviter de contempler Sur mon ardoise L’évidence qui se dessine Par le fait de mes doigts Sur mon clavier J’en vux à mon esprit De se l’imaginer De me l’inspirer Je m’en prends A mes mitochondrie Pour m’avoir octroyé L’énergie pour le faire Mais je me félicite Du courage qui me Pousse à le noircir Car ce constat N’est qu’évidence Visible par l’aveugle, Audible par le sourd Et dictable par le muet. Je ne suis pas un philosophe politique et de loin mais ces derniers définissent l’état de nature comme «une entité où tout est permis et rien n’est interdit et où le plus fort peut faire ce que bon lui semble. La seule loi étant la sienne» Pour illustrer cette situation il n’y qu’à voir et à contempler ce cynique spectacle de désolation dans lequel le destin d’une nation se joue dans la bagarre féroce des dames de la bassecour, tandis que le peuple tire le diable par la queue en traversant cette longue et interminable période de vache maigre. C’est là où j’ai plus honte Là dans cette guerre bizarroïde La guerre des «quatre» Ou la guerre des dames Ou si vous préférez encore La guerre des couettes Ou mieux la guerre des «batè» Dieu ! Non je préfère Allah Car on a l’impression que le Dieu Ne nous écoute Ne nous entend pas Toi qui Vois tout Qui entend tout Qui sait tout faire Je voulais dire que Peut-être il faut En tout cas pour Le bonheur des Guinéens Retrancher du coran Oh ! Oh ! Mon Dieu pardon Je te demande pardon Toi qui n’es que pardon Ce verset Ce fameux verset Qui ouvre ces quatre portes Qu’on ne peut jamais emprunter à la fois Je te supplie d’en fermer trois Il le faut je pense Puisque les hommes Ne voient pas Ou ne veulent pas voir La suite du verset Qui est « si vous pouvez être équitable » Oui je sais je le sais Et je le vois venir, Je vais me faire flinguer Par les hommes au turban. Mais qu’ils soient rassurés je ne suis pas là pour déclarer la guerre au coran. Croyant je le suis et le resterai. De cette guerre Médiateurs on ne peut avoir Des négociateurs encore non Des facilitateurs non plus Des accords on en rêve Des trêves on s’en passe Les diplomates N’y connaissent rien Et n’y voient rien Hébétés ils ne trouvent Aucune stratégie Aucun moyen d’intervention. Vous me direz tout bonnement alors la solution elle est où ? Et moi de vous dire tout simplement, dans les mains du chef. Chef avant tout comme chef de famille. Oui mes compatriotes le GENERAL s’il est encore lucide doit nous faire grâce de ses problèmes conjugaux. Car même avec moi qui n’ai aucune parcelle, aucune sphère, aucun rayon de pouvoir vous ne pouvez vous mêlez de mes affaires conjugales qui ne relèvent que de ma vie privée. Je vois mal comment vous pouvez vous mêlez de celles du GENERAL, le GUINEENBACHI (père de tous les Guinéens) en tout cas c’est ainsi que THIAM l’appelle ; que les THIAMS me pardonnent, là je parle de l’ex THIAM de la présidence. Excusez-moi de peu nous n’en avons rien à faire des problèmes conjugaux du GENERAL et nous ne devons pas en pâtir d’un seul iota. Et c’est justement là que se trouve le malheur de la nation, dans cette guerre obscure souterraine et peut-être même maraboutesque que se livrent les dames de la nation pour ne pas dires les premières dames de la nation. Elles ne sont pas premières car en règle générale les premiers donnent toujours le bon exemple. Cette course et cette ambition obsessionnelles qui animent ces dames de la nation consistent à placer les siens comme des pions d’échec pour mieux se positionner comme si chacune « commence » à comprendre que c’est le débit de la fin. La fin cette période redoutée et redoutable et qui est inévitable. C’est dans cette stratégie d’occupation du terrain et de repositionnement stratégique que se trouvent les malheurs de ce valeureux peuple et c’est inacceptable. Les historiens vous diront que : La guerre de cessession a unifié les USA La révolution française a amorcé la démocratie en France Mai 68 a libéré la jouissance Le printemps de Prague a bousculé le communisme Souffler le vent de la liberté à l’Est Mais la Guinée que deviendra-t-elle A la suite de cette guerre des dames ? Quel effet aura-t-elle sur le pays et la nation ? Que faut-il faire pour l’arrêter ? Puisque toute guerre doit avoir une fin Voilà parmi tant d’autres des questions Que doivent répondre non pas les historiens Mais nous : vous et moi Puisque attendre l’histoire serait fatal Pour le devenir du pays Alors à notre courage London Camara pour www.guineeactu.com
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