samedi 16 août 2008
La guerre des dames et la misère du peuple
London Camara

Chers compatriotes, on ne le dira jamais assez notre pays est en déperdition, ou en panne ou si vous préférez il est tout simplement malade ou je ne sais quoi encore. En tout cas il va mal très mal et rien de bon ne se profile à l’horizon. A se demander où est passé le destin ou plus exactement si nous en avons un. La situation guinéenne n’a rien de commun, elle est unique en elle et en son genre. Pays très riches, non pardon je m’excuse, pays potentiellement riche et où le peuple végète.

La Guinée est devenue
Le nid de la misère,
Le carrefour de la souffrance
Le lit des malheurs
Qui coulent comme  
Ces nombreux fleuves
Qui longent le pays
Le berceau du libertinage.
Le chantre du vandalisme
Le cœur de la délinquance
Le nœud des maux
Le pire des maux
Un superbe nœud
Bourré de filature
Intriqué et imbriqué
Difficilement détachable.

Hobbes disait que les Hommes se sont rendus compte que l’état de nature ne leur garantissait pas paix et sécurité et c’est pourquoi ils ont imaginé et créé l’état civil. Les Guinéens eux se sont rendus compte que l’état civil ne leur garantit pas paix et sécurité et ils sont revenus à l’état de nature. Oui c’est regrettable et mon cœur grince en le disant mais nous en sommes là, dans l’état de nature mes chers compatriotes.

J’ai honte de le dire
Je me voile la face
En l’écrivant
Voulant éviter de contempler
Sur mon ardoise
L’évidence qui se dessine
Par le fait de mes doigts
Sur mon clavier
J’en vux à mon esprit
De se l’imaginer
De me l’inspirer
Je m’en prends
A mes mitochondrie
Pour m’avoir octroyé
L’énergie pour le faire
Mais je me félicite
Du courage qui me
Pousse à le noircir
Car ce constat
N’est qu’évidence
Visible par l’aveugle,
Audible par le sourd
Et dictable par le muet.

Je ne suis pas un philosophe politique et de loin mais ces derniers définissent l’état de nature comme «une entité où tout est permis et rien n’est interdit et où le plus fort peut faire ce que bon lui semble. La seule loi étant la sienne»

Pour illustrer cette situation il n’y qu’à voir et à contempler ce cynique spectacle de désolation dans lequel le destin d’une nation se joue dans la bagarre féroce des dames de la bassecour, tandis que le peuple tire le diable par la queue en traversant cette longue et interminable période de vache maigre.

C’est là où j’ai plus honte
Là dans cette guerre bizarroïde
La guerre des «quatre»
Ou la guerre des dames
Ou si vous préférez encore
La guerre des couettes
Ou mieux la guerre des «batè»
Dieu !
Non je préfère Allah
Car on a l’impression que le Dieu
Ne nous écoute
Ne nous entend pas
Toi qui Vois tout
Qui entend tout
Qui sait tout faire
Je voulais dire que
Peut-être il faut
En tout cas pour
Le bonheur des Guinéens
Retrancher du coran
Oh ! Oh ! Mon Dieu pardon
Je te demande pardon
Toi qui n’es que pardon
Ce verset
Ce fameux verset
Qui ouvre ces quatre portes
Qu’on ne peut jamais emprunter à la fois
Je te supplie d’en fermer trois
Il le faut je pense
Puisque les hommes
Ne voient pas
Ou ne veulent pas voir
La suite du verset
Qui est « si vous pouvez être équitable »
Oui je sais je le sais
Et je le vois venir,
Je vais me faire flinguer
Par les hommes au turban.
Mais qu’ils soient rassurés je ne suis pas là pour déclarer la guerre au coran.
Croyant je le suis et le resterai.

De cette guerre
Médiateurs on ne peut avoir
Des négociateurs encore non
Des facilitateurs non plus
Des accords on en rêve
Des trêves on s’en passe
Les diplomates
N’y connaissent rien
Et n’y voient rien
Hébétés ils ne trouvent
Aucune stratégie
Aucun moyen d’intervention.

Vous me direz tout bonnement alors la solution elle est où ? Et moi de vous dire tout simplement, dans les mains du chef. Chef avant tout comme chef de famille. Oui mes compatriotes le GENERAL s’il est encore lucide doit nous faire grâce de ses problèmes conjugaux. Car même avec moi qui n’ai aucune parcelle, aucune sphère, aucun rayon de pouvoir vous ne pouvez vous mêlez de mes affaires conjugales qui ne relèvent que de ma vie privée. Je vois mal comment vous pouvez vous mêlez de celles du GENERAL, le GUINEENBACHI (père de tous les Guinéens) en tout cas c’est ainsi que THIAM l’appelle ; que les THIAMS me pardonnent, là je parle de l’ex THIAM de la présidence.

Excusez-moi de peu nous n’en avons rien à faire des problèmes conjugaux du GENERAL et nous ne devons pas en pâtir d’un seul iota.

Et c’est justement là que se trouve le malheur de la nation, dans cette guerre obscure souterraine et peut-être même maraboutesque que se livrent les dames de la nation pour ne pas dires les premières dames de la nation. Elles ne sont pas premières car en règle générale les premiers donnent toujours le bon exemple.

Cette course et cette ambition obsessionnelles qui animent ces dames de la nation consistent à placer les siens comme des pions d’échec pour mieux se positionner comme si chacune « commence » à comprendre que c’est le débit de la fin. La fin cette période redoutée et redoutable et qui est inévitable. C’est dans cette stratégie d’occupation du terrain et de repositionnement stratégique que se trouvent les malheurs de ce valeureux peuple et c’est inacceptable.

Les historiens vous diront que :
La guerre de cessession a unifié les USA
La révolution française a amorcé la démocratie en France
Mai 68 a libéré la jouissance
Le printemps de Prague a bousculé le communisme
Souffler le vent de la liberté à l’Est
Mais la Guinée que deviendra-t-elle
A la suite de cette guerre des dames ?
Quel effet aura-t-elle sur le pays et la nation ?
Que faut-il faire pour l’arrêter ?
Puisque toute guerre doit avoir une fin
Voilà parmi tant d’autres des questions
Que doivent répondre non pas les historiens
Mais nous : vous et moi
Puisque attendre l’histoire serait fatal
Pour le devenir du pays
Alors à notre courage

London Camara
pour www.guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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