vendredi 11 janvier 2008
La grève n’est que suspendue
Lansana Conté

Le mot d’ordre de la grève a été levé sans la réhabilitation du Ministre de l’information on peut dire que le Président a gagné la bataille.

Les quatre principales centrales syndicales de Guinée ont décidé mercredi de suspendre jusqu'au 31 mars leur mot d'ordre de grève générale illimitée qui devait débuter jeudi 10 janvier 2008.

Dans un communiqué transmis à la presse, elles "décident de la suspension du mot d'ordre de grève", détaillent une série de mesures à prendre pour que le partage du pouvoir entre le président Lansana Conté et son chef de gouvernement soit respecté et fixent "la date butoir de mise en œuvre au 31 mars 2008".

Les syndicats veulent "œuvrer sans délai avec le gouvernement à l'amendement du décret" du 5 décembre, qui attribue l'essentiel des pouvoirs au secrétaire général du gouvernement au détriment du Premier ministre nommé par consensus début 2007.

Ils demandent aussi la "mise en place d'un cadre permanent de concertation et de dialogue pour permettre l'évaluation et le suivi de l'application des accords" de partage du pouvoir. Un "comité de suivi" sera en conséquence mis en place "avec des représentants du gouvernement, des institutions républicaines, de l'inter centrale, du patronat, de la société civile et du conseil des sages".

Les syndicats souhaitent "rendre plus opérationnelle la structure de veille constituée par les autorités religieuses", demandent la "publication immédiate des résultats d'audit des départements ministériels" et exigent des enquêtes sur les dernières violences, notamment celles de début 2007.

La suspension de la grève intervient après plusieurs jours de discussions avec les institutions républicaines, le patronat, les dignitaires religieux et la société civile. Le gouvernement avait demandé un peu plus tôt dans la journée aux syndicats de suspendre leur mot d'ordre de grève.

Les quatre principales centrales syndicales avaient menacé d'une grève générale et illimitée à compter du 10 janvier pour protester contre la violation, par le général Conté, des accords de partage du pouvoir et exiger le retour au gouvernement du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement qui avait été limogé le 3 janvier par le président Conté.

Le ministre bouc émissaire est déjà oublié. Il  n'apparaît pas dans le communiqué des syndicats, alors que son retour au gouvernement était une des principales revendications de l'inter centrale.

Correspondance locale pour guineeactu.com

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Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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