vendredi 25 juillet 2008
La fin d’un combat par Tolomsè Camara
Tolomsè Camara

L’UPR Lanséboundji ! L’expression est bien trouvée et elle correspond parfaitement à l’étroitesse de situation géographique dans laquelle la réalité sur le terrain a confiné le groupe résiduel des Frondeurs de mai en Guinée. Contre la logique et toute morale politique, ses acteurs continuent de mener leur combat d’arrière-garde, désespérément, pour sortir de l’eau la tête haute. On ne peut que les comprendre et s’apitoyer sur ce qui ressemble de plus en plus à un ultime appel au secours d’une lente et inévitable agonie. Réussiront-ils à saisir la bouée de sauvetage que leur tend toujours l’UPR Guinée, de mieux en mieux remis de ses bobos, sans autres conséquences que le renforcement attendu de ses institutions ? C’est toute cette démarche de bon sens et de vision mâture que nous leur souhaitons. Ils sont des nôtres.

Car à César, rendons ce qui lui appartient. Reconnaissons à la Fronde d’avoir secoué le baobab UPR et fait tomber ses feuilles mortes restées accrochées à ses branches et à ses aspérités. Elle a permis de renouveler le dialogue au sein du parti, en remettant en cause les poncifs. Mais c’est tout. Elle a en même temps refusé le dialogue, le débat interne, pour s’insurger contre tous ceux qui voulaient l’entamer. Elle a atterri, de platitude et de ridicule pour tous, sur la place publique. Et curieusement, c’est durant la crise, au moment où on croyait l’UPR dépecé, que nous avons enregistré le plus d’adhérents et de retours qu’il n’en avait été auparavant. Le phénomène continue, comme un appel d’air, malgré une poignée de défections signalées ici et là comme une calamité irréparable. Le Parti s’est renouvelé, rajeuni, revigoré d’un trop-plein d’énergie qui ne peut que le hisser plus haut encore et dont on ne peut que se féliciter.

La Fronde, après avoir bien pensé à ce qu’il fallait faire, a poussé si loin le bouchon qu’elle s’est trucidée, d’orgueil et d’ambitions démesurées. Or la démarche, celle de beaucoup d’entre nous, était simple : il ne suffisait que d’aller au Congrès, se soumettre au verdict indispensable des militants dans un mouvement qui se veut démocratique et ouvert à la critique. Mais non, malheureusement ! Le sombre dessein de certains contestataires, scellé depuis bien longtemps, était de tout détruire ou de tout céder de nos longues et enrichissantes années de lutte, à un marchandage indécent digne d’autres époques, à des clients en mal de notoriété nationale.

D’autres se sont laissé abuser dans ce marché de dupes, croyant sincèrement à une modernisation du Parti. A ceux-là, qui n’ont jamais envisagé de troquer leurs cartes du Parti contre le mirage d’autres avantages, encore indécis, la porte de leur parti reste ouverte. L’UPR est notre parti commun, ex-dissidents ou pas ; nous l’avons construit ensemble. Le salut de tous ne se trouve pas ailleurs. Le Parti a besoin du dynamisme des uns et des autres pour continuer à bâtir une Guinée libre, démocratique, viable économiquement et socialement. Il n’y aura pas de perdants dans notre combat légitime à mener ensemble ; nous serons tous gagnants, ensemble.

Tolomsè CAMARA
Créteil, le 24 juillet 2008
pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Ali Sylla, samedi 26 juillet 2008
Merci monsieur pour votre analyse1mais que ce soit clair dans les esprits,nous feront appel à PIVI pour nous debarasser definitivement du predateur CELLOU DALEIN,de l`ethno BA MAMADOU,....
Mohamed Aly 56 Alias Caissier New York, vendredi 25 juillet 2008
Mr, Camara je vous embrasse et vous remerci pour votre article. C`est la verite que vous avez dit. Encore une fois je vous dit 1000 fois merci

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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