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On a beaucoup glosé sur la situation guinéenne et très souvent déploré cette misère de la population, ainsi que la violence et le mépris qu'elle subit de ses gouvernants depuis l'accession en 1958 à la souveraineté nationale de notre pays.
A la lecture des articles sur le net, on découvre que beaucoup de sujets dans tous les domaines ont brillamment été abordés et largement commentés. Je m'associe à la plupart des écrits dans lesquels je me sens pleinement représenté.
Les guinéens ont de vrais talents individuels, mais l'on peut légitimement s'interroger sur l'absence de résultats heureux pour la collectivité nationale.
Pourquoi la diaspora guinéenne n'est pas associée à la prise de décisions ?
Cette communauté qu'on désigne comme la 5ème région du pays qui en compte 4 naturelles ne doit pas être seulement sollicitée que pour sa contribution. Son apport économique est au-delà de l'aide publique au développement.
Et pourtant, la diaspora guinéenne était présente dans toutes luttes du peuple de guinée. Elle a initié des luttes, s'est mobilisée pour relayer et porter au niveau international les revendications des populations en souffrance. Il n'est d'ailleurs ni nécessaire, ni utile à ce stade d'énumérer, voire justifier les actions de cette diaspora dont le dynamisme constitue un des caractères les plus marquants.
Cette diaspora guinéenne a des atouts et constitue une vraie richesse humaine avec une formation de qualité, des expériences multiples pour contribuer efficacement à sortir notre pays de ses difficultés.
A l'instar de la plupart des pays, la Guinée doit valoriser l'expertise de sa diaspora et facilite le retour et son insertion.
Au lendemain de la désignation du gouvernement de transition de M. Jean-Marie DORE, pléthorique pour un gouvernement de mission à durée de six mois, on peut observer le maintien d'un ministre des guinéens de l'étranger confié à un guinéen de l'intérieur. Sera-t-il l'avocat le mieux indiqué pour examiner et apporter les solutions idoines ?
Certains départements ministériels, qui normalement correspondent à des directions nationales, sont été créés à des fins de placer les amis.
Le ministère des guinéens de l'étranger n'a même pas cette valeur symbolique de prise en compte de la diaspora en confiant ce département à un « diaspo ».
La diaspora guinéenne est composée de citoyens à part entière et mérite d'être correctement recensée pour participer aux élections présidentielle et législatives
A défaut pour le tout nouveau ministre des guinéens de l'étranger de disposer le temps nécessaire pour traiter les dossiers de ses attributions, il y a au moins un dossier urgent qu'il doit pouvoir régler, celui du recensement correct des guinéens vivant à l'étranger. La tache prioritaire à mes yeux est de s'atteler à ce dossier.
C'est donc un vrai test ou challenge qui attend ce ministre en collaboration bien entendu avec les autres ministres concernés par l'organisation des premières élections, libres, transparentes et crédibles de la Guinée depuis son indépendance.
Pour le reste et sans faire le procès d'intention, il semble aux dernières nouvelles que dans le Conseil National de Transition (CNT) 8 ou 9 postes sont prévus pour la diaspora. Il est donc urgent de définir les modalités de la désignation de ses représentants.
J'ai souhaité partager avec vous ma préoccupation du moment et vous invite à une vigilance permanente, puisque rien n’est encore réglé.
Abdoulaye-Baïlo DIALLO, Paris, France
www.guineeactu.com
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