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Le Bureau de la coordination des associations guinéennes des États-Unis (GACU) constate, non sans surprise, le mépris de la loi dont fait preuve le Président de la Commission électorale nationale indépendante à travers sa déclaration. Cette décision de dénier le droit de vote aux Guinéens de l’étranger qui, nous le savons, constituent près de la moitié de l’électorat de notre pays, est une claire tentative d’exclusion. Le Bureau condamne avec sa dernière énergie cette attitude de mépris de la loi et des principes démocratiques pour lesquels des milliers de nos compatriotes ont payé de leur vie et de leur sang.
Le Bureau tient à rappeler à toutes les autorités guinéennes que la volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics. Cette volonté s'exprime par des élections honnêtes et transparentes qui respectent le droit de vote de chacun des citoyens. En conséquence, le Bureau exige le strict respect du droit de vote reconnu à tous les citoyens guinéens par la Constitution.
Le bureau déplore le retard accusé à dessein par la Commission électorale nationale indépendante non seulement dans le processus de décision et l’acheminement de l’information aux Guinéens de l’étranger, mais aussi par les méthodes et matériels de recensement utilisés, qui avouons-le étaient des plus caduques. Ce retard est de nature à compromettre l’issue finale du processus d’élections des prochains leaders guinéens.
Le Bureau rappelle aux autorités guinéennes que depuis l’ouverture de la transition en République de Guinée, les ressortissants guinéens aux États-Unis ont exprimé, à plusieurs occasions, leur disponibilité à contribuer à la réussite de cette transition. Dans le cas particulier de l’enrôlement des électeurs, les associations guinéennes dont Action Guinée, l’Association des Guinéens d’Atlanta, etc. ont offert à plusieurs reprises d’apporter leurs contributions. Ces offres ont été quasiment ignorées.
Le bureau demande l’envoi, dans les meilleurs délais, des missions de recensement pour les États-Unis. Les villes suivantes devront être impérativement visitées par les agents recenseurs :
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Washington pour les résidents du District de Columbia et des États de Maryland, de Virginie, et de Virginie Occidentale,
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New York pour les résidents des États de New York, de New Jersey et de Connecticut,
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Philadelphie pour les résidents des États de Pennsylvanie et de Delaware,
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Boston pour les résidents des États de Massachussetts, de Rhodes Island, de New Hampshire, de Maine et de Vermont,
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Columbus pour les résidents des États d’Ohio et de Kentucky,
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Indiana pour les résidents des États d’Indiana, d’Illinois, de Michigan et de Missouri,
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Atlanta pour les résidents des États de Géorgie, de Caroline du Nord, de Caroline du Sud, de Floride, d’Alabama, de Mississipi et de Tennessee,
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San Francisco pour les résidents des États de Californie, de Washington, d’Oregon, de Nevada et d’Arizona,
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Minneapolis pour les résidents des États de Minnesota, de Wisconsin, de Dakota du Nord, de Dakota du Sud, de Nebraska et d’Iowa,
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Dallas pour les résidents des États de Texas, de Louisiane, de Nouveau Mexique, d’Oklahoma et d’Arkansas,
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Et Denver pour les résidents des États de Colorado, de Kansas, de Wyoming, de Montana, de Utah et d’Idaho.
Le Bureau tient à préciser que malgré l’exigence de onze lieux d’enrôlements des électeurs, des sacrifices énormes sont encore demandés aux Guinéens résidant aux États-Unis d’Amérique pour s’enregistrer sur les listes électorales. Pour comprendre l’énormité de ces sacrifices, il convient de dire que le fait de demander aux Guinéens résidant en Louisiane, au Nouveau Mexique, en Oklahoma, en Arkansas et au Texas d’aller jusqu'à Dallas pour s’enregistrer est l’équivalent de demander aux Guinéens vivant au Liberia, au Mali, au Togo, au Ghana, au Benin, au Nigeria, etc. de se rendre à Abidjan pour se faire enregistrer.
Le Bureau invite le Président de la transition, le Premier Ministre, la Présidente du CNT, les partis politiques et les organisations de la société civile à engager au plus tôt la procédure de destitution de M. Ben Sékou Sylla pour le mépris des principes démocratiques et de droit dont il a fait preuve. C’est d’ailleurs l’occasion de restructurer complètement la CENI dont la composition et les attributions ne reflètent plus la réalité politique actuelle de notre pays.
Le Bureau de la Coordination
www.guineeactu.com
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