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Depuis le 23 Décembre 2008, la Guinée est entrée dans une phase de transition dont la finalité est l’organisation d’élections libres, transparentes et démocratiques dans un délai raisonnable.
L’insertion systématique des processus constitutionnels dans les solutions de sortie de crise et de transition demeure une constante dans l’histoire politique africaine. Cette réalité trouve une résonance particulière dans la volonté de rechercher une stabilité institutionnelle et la nécessité de changements inhérents à tout processus démocratique. Concilier ces deux préoccupations dans les Etats engagés dans un processus de transition exige une très grande lucidité fondée sur une prise en compte effective des expériences passées.
Dès lors, l’enjeu pour une transition réussie en Guinée est fondé sur l’édification d’un Etat de droit après plus d’un demi-siècle de léthargie et d’instabilité politique. Cet objectif doit être fondé sur l’encadrement de la puissance publique pour éviter qu’elle devienne oppressive.
Pour y arriver, nous devons nous donner les moyens au travers des institutions crédibles dont le fonctionnement est garanti par une Constitution impartiale garantissant également le respect des droits fondamentaux. Comme l’a dit Barack Obama lors de son passage au Ghana, « Les pays Africains n’ont pas besoin d’hommes forts mais d’institutions fortes !».
Toutefois, du constat partagé sur la nécessité d’une révision constitutionnelle aux modalités pratiques de sa mise en oeuvre, subsiste une complexité liée à la particularité de chaque expérience. La constitution est, en effet, à la fois la règle suprême d’un Etat moderne car elle est l’expression de la souveraineté nationale et la règle fondamentale en raison du rang le plus élevé qu’elle occupe dans la hiérarchie des normes juridiques. Cet acte doit s’établir dans un cadre rigoureux et respectueux des valeurs historiques, politiques, économiques et sociales de la Guinée. Les points de dissonance devront être aplanis par l’ensemble des Guinéens afin d’aboutir à un processus de transition apaisé et respectueux des principes démocratiques. Le débat sur le texte constitutionnel est donc au cœur du processus de transition et c’est dans ce cadre que nous avons jugé nécessaire de participer à ce débat salutaire en apportant notre modeste contribution.
Loin d’apporter toutes les solutions à ce débat déterminant pour l’avenir de la Guinée, engagée dans un processus de transition, ce travail examine en substance la Loi fondamentale de 1990 modifiée en 2001 pour saisir son caractère dysfonctionnel et propose des amendements. Nous souhaitons simplement susciter la réflexion et le débat par nos propositions. Ces propositions permettront de mettre en place des verrous empêchant tout homme politique de prendre le pays et la population en otage ou de supprimer des droits et libertés fondamentales.
Pour découvrir et télécharger le document, rendez vous sur http://www.nimbacap21.org/
Vous trouverez en couleur rouge, les propositions d’amendements du Club NIMBA CAP21.
Nimbacap21
www.guineeactu.com
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