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Ainsi la junte au pouvoir à Conakry depuis le 23 décembre 2009 entend faire taire le Magazine « Aujourd'hui-en-Guinée », un des derniers nés de la presse en ligne en République de Guinée.
Notre équipe éditoriale fait des nuits blanches au quartier général du CNDD à Conakry. Les flics sont mis aux trousses de nos correspondants dans la quasi-totalité des cybers de la capitale guinéenne.
Le vendredi 9 et le samedi 10 octobre 2009, les internautes de deux cybers de Conakry, dont un situé à Matoto et le second à Kaloum, l'ont constaté à travers cette insolite question d'un homme apparemment des services de sécurité s'adressant en ces termes à un client connecté : « Vous êtes correspondant de Aujourd'hui-en-Guinee.com » ?
« Non, répond le connecté, je cherche les photos des femmes violées que le site a mis en ligne ». L’homme revient à la charge.
Se sentant emmerdé, le client lui dit sèchement « Monsieur, achetez un ticket à la réception puis venez vous connecter pour voir les images en question. Vous n'avez pas besoin de correspondants du site pour cela ». Constatant que tous les regards sont désormais tournés vers lui dans ce cyber, l'homme prendra la poudre d’escampette. Ironie du sort, la même scène s'est produite au très fréquenté Cyber MOUNA, du quartier administratif de Kaloum avec les mêmes questions et les mêmes comportements suspects de la part de l'enquêteur, qui a fini par sortir sans se connecter. Ce qui a fait dire à ceux qui étaient présents sur les lieux que c'est une chasse aux correspondants de « Aujourd'hui-en-guinee.com » qui se pointe à l'horizon à Conakry.
A cette occasion, notre jeune rédaction informe l'organisation ''Reporters Sans Frontières'' de la menace à peine voilée dont sont l'objet nos correspondants qui ne font que leur boulot qui est celui d'informer les citoyens.
M. Camara, S .Kaba, F. Traoré du QG de l'info de ''AEG'' à Conakry.
Source : www.aujourdhui-en-guinee.com
www.guineeactu.com
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