vendredi 23 octobre 2009
La CEDEAO patine : un horrible sanguinaire mérite-t-il une sortie honorable?
I.Kylé Diallo

La Guinée n’a vraiment pas de chance ! La gestion de sa crise actuelle est confiée à une organisation à palabres (la CEDEAO) qui a choisi un facilitateur complaisant envers Dadis (Compaoré) au moment où l’Union Africaine est sous l’influence d’un dictateur (Kadhafi) qui s’intéresse à la Guinée mais jamais aux Guinéens. Ce dernier n’aide pas Dadis pour ses beaux yeux (qui sont plutôt rouges et effrayants) mais pour mieux nous asservir. Aurait-il eu la même position si le viol et les tueries avaient concerné des Arabes ?

Comme toute organisation à l’africaine, la CEDEAO fait beaucoup de bruit pour peu d’actes et s’apparente davantage à un syndicat de chefs d’Etats qu’à autre chose. L’embargo sur les armes n’a aucun intérêt dans la mesure où Dadis en aurait encore suffisamment pour traumatiser les Guinéens.

A l’ultimatum « fraternel » de la CEDEAO lui demandant un engagement écrit, Dadis a déclaré s’en remettre à Compaoré. Pourquoi ne pas prendre acte de ce comportement d’un individu très bavard mais qui ne sait peut-être pas écrire à ceux qu’il estime être ses pairs? Il faut considérer que le principe du retrait de Dadis est acquis (reste à lui trouver une cabane avant sa traduction en justice) et passer à une autre étape à savoir la mise en place d’un organe pour rectifier une transition mal engagée.

Dadis est tellement bête qu’il ne sait même pas qu’en mettant fin à sa carrière sanglante, la médiation de la CEDEAO lui sauverait la vie. Car il risque de finir en baignant dans son propre sang. En effet, tous les militaires ne sont pas pour Dadis (non par patriotisme mais parce qu’ils n’ont pas pu profiter de son système) qui n’est pas que cruel et bête mais une bête cruelle aux pulsions sexuelles incontrôlables. Dans sa folie des grandeurs, il a dressé une milice  guerzée visant spécifiquement la communauté peuhle accusée d’être un frein pour son maintien au pouvoir. Cette « épée de Dadis » menace l’unité nationale déjà fragilisée. Observez très bien la composition des bandes armées mono ethniques de Dadis ; rien n’y reflète la diversité de la Guinée! Dadis n’est pas fou ; il est méchant et ethnocentriste et ses liens avec son ministre Boubacar Barry ne tromperont personne ! Au sein même des cadres de la Guinée Forestière, qu’on m’indique les hauts responsables Konos, Manos, Tomas et Kissis. Au fait, qu’a-t-il fait de Sâa Alphonse ? Il se méfierait même de Claude Pivi dont il trouve la « kpeletude » insuffisante.

L’hypocrisie que nous entretenons nous tuera tous si nous continuons lâchement à nous taire. Dadis envisage, d’après de bonnes sources, un rééquilibrage ethnique de Conakry où les Peuhls seraient trop nombreux à son goût ! C’est extrêmement grave et personne n’a le courage de dénoncer publiquement cette politique discriminatoire. Sortons de la démagogie ! Certes, on ne peut parler de grand amour entre les ethnies guinéennes mais il n’y a pas non plus d’animosité entre elles, du moins pour l’instant. Soussous, Peuhls, Malinkés, Kissis, Tomas, Guerzés, Manos, Konos, etc. vivotent et souffrent ensemble sans problème particulier.

Pour la petite histoire, je rappelle qu’aux XVIIIe et XIXe siècles Soussous, Peuhls, Diakhas et Malinkés ont toujours combattu ensemble pour propager l’Islam, le clivage à l’époque n’étant pas ethnique mais se situant entre musulmans et non musulmans ! Les Mandingues se sont installés pacifiquement dans ce qui est devenu la Guinée Forestière sans rencontrer une hostilité de la part des autochtones !

Sékou Touré (qu’il ne faut jamais confondre aux Malinkés) avait déclaré la guerre aux Peuhls mais aucune ethnie ne l’avait suivi dans son ignoble aventure. Il avait échoué ! Lansana Conté (qu’il ne faut également jamais confondre aux Soussous) avait pris prétexte du « coup Diarra » pour éliminer des dizaines d’officiers Malinkés dont certains avaient pour seul tort le fait d’appartenir à la même ethnie que son rival direct. Aujourd’hui, Dadis (qu’il ne faut pas confondre aux Guerzés) architecte d’une « kpelecratie » primaire dresse son ethnie contre les Peuhls. Ne le laissons pas faire car ce qui pourrait arriver aujourd’hui aux uns risque de nuire demain aux autres ! L’attaque contre une personne pour délit d’appartenance à une communauté doit être considérée comme une attaque contre tous. Aucun n’a eu le libre choix de son ethnie. Alors, attention ! On sait où ça commence mais pas comment ça finit.

Dadis va, quoi qu’il en soit, quitter (ou fuir !) sans qu’on ne sache exactement quand et comment. Pour prendre une image, je dirais qu’il a déjà déguerpi du salon mais stationne encore à la porte. C’est une pratique courante de certains visiteurs en Afrique qui ne savent jamais le moment le mieux indiquer pour partir : vous parlez assis, puis vous parlez debout en les raccompagnant et, à votre séparation, il reste toujours un sujet qui n’est pas évoqué….

Je persiste à croire que Dadis n’est pas fou. Il n’est cependant pas en bonne santé. Faut-il le soigner ? Peut-être, en commençant même par une castration chimique ! Autrement, d’autres pourraient le saigner. Des soins spéciaux par du sang !

Si la CEDEAO patine, nous ne devons pas en faire autant. Il faut préparer l’après-Dadis immédiatement avec l’accord de principe de la CEDEAO et de l’UA et l’appui technique de l’UE et de l’ONU, notamment de la France, de la RFA, des USA, de la Russie et du Japon. Pour le moment, il faut se méfier de la Chine, s’éloigner de la Libye et ignorer la Ligue Arabe (en réalité ligue uniquement des Arabes).

Ce qu’il faut à la Guinée, c’est un gouvernement d’unité nationale (je dis bien « unité » et non « union ») pour désamorcer la bombe ethnique placée par un Dadis à la psychologie sommaire. J’avais proposé il n’y a pas si longtemps un tirage au sort pour désigner un chef pour l’Etat (en guise de chef d’Etat provisoire), aucun de nos principaux leaders ne voulant céder sa place à l’autre. Je sais que la Guinée ne devrait pas être une loterie mais comment faire autrement dans des circonstances historiques exceptionnelles ? Ce n’est pas une solution idéale et je le sais bien. Ou alors, autre idée, confier le pouvoir à Mg Sara pour mettre en place des institutions républicaines à l’issue de l’incontournable conférence nationale souveraine que beaucoup appellent de leurs vœux.

Aujourd’hui, la priorité des priorités c’est d’assurer la sécurité des populations civiles prises en otage par des terroristes armés et drogués. Nous aurions plus besoin de policiers que de soldats. Ce qu’on appelle l’ « armée guinéenne » est le plus gros distributeur de violence du pays. Le rôle d’une armée est la défense de l’intégrité territoriale. Celle-ci n’est menacée par personne. Pour que les responsables civils prennent des décisions en toute tranquillité,  ils doivent être loin de tout fusil, chargé ou non. Qu’on cantonne donc les militaires hors des villes et notamment aux frontières qu’aucun voisin ne cherche d’ailleurs à violer. Faute de pouvoir supprimer l’armée, il faut l’encadrer et la réorganiser avec l’aide d’experts onusiens.

Au début du « Dadis show », le chef de la junte actuelle apparaissait en Afrique de l’ouest comme l’amuseur militaire régional numéro un. Depuis le 28 septembre 2009, le « Dadis Circus » est devenu sanglant, ce qui n’amuse que lui-même. Nous pouvons mettre fin à ce cirque car Dadis, le « boucher de Koulé » (très bouché, sans doute) ne flotte pas que dans sa tenue militaire taillée sans mesure (voyez ses images clownesques qui ont fait le tour du monde) mais dans une marre de sang. Dadis a réussi par sa mondialisation l’exploit de faire la honte de l’homme noir ! Comment voulez-vous qu’on nous respecte ?

Je mesure la portée de cet article qui pourrait me coûter en matière de relations personnelles. Je me félicite à l’avance du tri salutaire qu’il va probablement opérer. Je reste ouvert au dialogue pour consolider l’unité nationale. A cet effet, j’ai créé spécialement, par souci d’indépendance www.kylediallo.over-blog.com que je vous invite patriotiquement et dans un respect réciproque à visiter même si vous ne partagez pas, ce qui est normal, toutes mes opinions.


Ibrahima Kylé Diallo


P.S. : Je note qu’à ce jour aucun militaire n’a encore démissionné. Aucune femme, non plus. Pourtant, ce sont des femmes qui ont été violées et non des hommes !


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
africain, vendredi 30 octobre 2009
Mr Kylé, « Pour la petite histoire, je rappelle qu’aux XVIIIe et XIXe siècles Soussous, Peuhls, Diakhas et Malinkés ont toujours combattu ensemble pour propager l’Islam, le clivage à l’époque n’étant pas ethnique mais se situant entre musulmans et non musulmans ! Les Mandingues se sont installés pacifiquement dans ce qui est devenu la Guinée Forestière sans rencontrer une hostilité de la part des autochtones ! » Mr Kyllé, ne vous improvise pas ethnologue ou anthropologue. L’histoire ethnique de la guinée ne se résume pas à ces deux siècles. Bien avant cette date l’islam était présent en Guinée, les ethnies que vous citées aussi étaient présentes en Guinée, et les mandingues étaient présent dans la Forêt. Il n’ y a pas eu de combat pour propager l’islam en Guinée de la part des groupes ethniques susdits. Les malinkés ont immigré ou se sont installés dans la forêt bien avant l’arrivée de l’islam en Guinée, et ça n’a jamais été dans le cadre d’une islamisation de cette partie. La vraie petite histoire pour cette immigration mandingue, était beaucoup plus due aux guéguerres interminables que seul le mandingue avait le secret; et aussi la famine qui sévissait de façon sporadique dans cette région de la savane. Le nom de la ville de Kissidougou illustre bien mes dires, c’est à dire « Kissi » vient de « en barra kissi » en malinké, nous avons la vie sauve, est venu comme ça selon les mandingues ou les occupants de cette ville, d’où les autochtones portent le nom Kissi aujourd’hui. Et dire qu’il n’y avait pas de clivage ethnique avant, c’est faire preuve d’une méconnaissance extra ordinaire de l’histoire de notre pays; et je vous conseille de lire l’avant dernier livre de notre compatriote Monembo qui a pour titre les PEULS, pour se rendent compte qu’ils y avait un clivage ethnique et cela bien avant l’islam soit pour le contrôle des terres, soit pour garder l’influence d’un groupe ethnique; et dans ce même livre, Monembo parle bien de ce clivage avec ses cortèges de victoires et de défaites dans cette partie de l’Afrique de l’ouest où les frontières n’étaient pas encore délimitées. Oui Mr Kylé, il y a eu des échanges entre mandingue et plus précisément la ville de Kankan (Cheick Fanta Mamady Kaba), et le Fouta ; échange dominé sur les questions de la culture de l’islam, et d’armement ; mais aussi échange de talibés (étudiants). En ce qui concerne les échanges pour les autres groupes ethniques, je ne saurais vous le dire, par ce que je n’ai jamais lu quelques choses la dessus. Alors revoyez votre petite histoire Mr. « Sékou Touré (qu’il ne faut jamais confondre aux Malinkés) avait déclaré la guerre aux Peuhls mais aucune ethnie ne l’avait suivi dans son ignoble aventure. Il avait échoué ! Lansana Conté (qu’il ne faut également jamais confondre aux Soussous) avait pris prétexte du « coup Diarra » pour éliminer des dizaines d’officiers Malinkés dont certains avaient pour seul tort le fait d’appartenir à la même ethnie que son rival direct. Aujourd’hui, Dadis (qu’il ne faut pas confondre aux Guerzés) architecte d’une « kpelecratie » primaire dresse son ethnie contre les Peuhls. » C’est là où on sent le sensationnel et l’émotion. Sékou Touré n’avait pas déclaré la guerre aux peuls, mais il avait déclaré dans un premier temps la guerre aux guinéens de toutes les ethnies téléguidés par notre très cher démocratique royaume de France, et sous la houlette de Mr Focard qui était l’homme de main du feu Gl De Gaule. Dans un second temps il avait déclaré la guerre aux élites et intellectuels peuls téléguidés par la même France. Je n’invente rien, lisez le livre la PISCINE, le service secret français de 1945-1984 de Pascal KROP, et de Roger FATIGOT où s’est écrit noir sur blanc, que lorsque la même France s’est rendu compte que Sékou était beaucoup plus coriace qu’il ne la pensait, s’est mise à diviser le peuple de Guinée en s’appuyant sur les élites et les intellectuels peulhs Guinéens installés en Afrique, et en France. Ce livre Mr Diallo n’est pas écrit par des admirateurs ou les fanatiques ou encore les PDGISTES de Sékou, ce sont des français qui l’ont écrit, bien documentés et annexés aussi. Et maintenant aux guinéens de s’acquérir ce livre pour comprendre le contexte historique de cette période de notre histoire commune. Et aussi d’autres livres comme Silence Noir, la FranceAfrique de François Xavier Verschave, et de tant d’autres livres qui sont écrits par des auteurs neutres, et non guinéens avec tous les reculs possibles permettent de comprendre ce contexte historique. En vous lisant j’ai l’impression que Sékou s’est levé un beau jour pour déclarer la guerre à une bonne partie de sa population par ce qu’il les détestait comme ça, et ça sans raison ; et Conté avait fait la même chose. Faites au moins un effort de nous d’écrire même succinctement pourquoi cette déclaration de guerre par ces deux premiers Présidents. Pour ce qui est le cas des livres que je viens de citer ; c’est maintenant aux guinéens lecteurs de croire à ces livres ou à ces auteurs neutres loin de tous nos problèmes ou de croire aux différentes tribunes de certains intellectuels qui ne prennent aucun recul, et qui ne cherchent même pas à donner des références crédibles à ce qu’ils avancent dans leur texte.
GONOTA, samedi 24 octobre 2009
C`est au bon DIEU de plaire à tout le monde.Tu veux tu veux pas,tu vas danser. Le soleil ne se lèvera jamais à l`Ouest.Et la vie continue.
GONOTA, samedi 24 octobre 2009
C`est au bon DIEU de plaire à tout le monde.Tu veux tu veux pas,tu vas danser. Le soleil ne se lèvera jamais à l`Ouest.Et la vie continue.
ericsson lezulu, samedi 24 octobre 2009
Cher Diallo, pouvez-vous nous dire pour Sekou toure avait-il declare la guere aux peuhls? Pour vous les peulhs, vous jouez toujours a la politique de la victime? dans ce gouvernement de daddis, compter combien il ya de peulh et forrestier? saviez-vous que les forestiers sont faches contre Daddis pour le mepris avec lequel il les traitent? Meme dans les nomminations. Arretez votre folklore.Vous etes entraint de provoquer un peuple tres docile, mais a la fois guerier. Abon attendeur salut!
ericsson lezulu, samedi 24 octobre 2009
Monsieur Diallo,
K. Diallo, samedi 24 octobre 2009
Mr Kyle vous dites "Dadis par sa mondialisation a fait honte a la race noir". Vous avez parfaitemnet raison ici. Moi au temps de Conte quand quelqu`un me demandait dou je viens jetais fier de lui dire que je suis guineen. Une fois jai dit sa a quelqu`un le jour suivant il est venu me dire que mon president s`appelle Conte. Et j`ai compris qu`il a su que je viens d`un pays pauvre mais cela ne m`a pas gene parceque c`est quelque la pauvrete fait parti de l`idntite de l`afrique. Mais apres le 28 Septembre jetais avec quelques personnes et l`un d`entre eux m`a demande dou je viens ah s`etait la un serieu problem pour moi parceque je sais que les immages des femmes violees sont postes partout la ou on donne info sur la guinee meme sur google. Et je me demandait depuis le 28 Sept que dirais je si on me demande sa. J`ai fini par mentir en disant que je sui senegalais. Parceque sil arrivait a voir ces photos de feemmes violees et dans un stade, il dira que cela est le comportement de tout guineen. Apres avoir dit sa ce dernier que je suis senegalais cela m`a vraiment fait mal interieurement. Et je souhaite que Dadis quitte, cela signifierai au moins que le guineen ne partage pas ces astrocites, mais s`il reste ce sera le contrire
barry, samedi 24 octobre 2009
j`apprecie toutes ces analyses precedentes.Une chose reste claire le POUVOIR se trouve dans la rue. le Mali,la Cote D`ivoir,la Sierra Leone...en sont l`exemples.
Amara Lamine Bangoura, samedi 24 octobre 2009
Que la providence nous debarasse rapidement du boucher de Koule avant qu`il nous dirige vers la partition de notre pays.L`exacerbation des tensions ethniques a atteint son paroxysme depuis l`usurpation par la junte du pouvoir.Les Guineens doivent faire preuve de hauteur de vue,en depassionant le debat et en nous debarassant des stereotypes et des prejuges de tous genres.A.L.B-Birmingham,AL-USA>
Ibrahima Bangoura, samedi 24 octobre 2009
M. Diallo, je suis entièrement d’accord avec votre article, et si vous devriez le réécrire, je vous conseillerais de ne modifier aucun point. Dadis, cet escroc à la petite semaine, manipulateur bête et ignare ; lors de son interview sur telesud a fait référence à la basse Guinée. Il (Dadis) y fait des éloges et félicite la basse Guinée (en l’occurrence les soussous dont j’appartiens) pour avoir accueillie et accepté des ethnies différentes (ex : en la personne du défunt Président Sékou Touré). Donc lors de la présidence du feu Conté, il (dadis) n’a pas voulu renverser ce dernier pour ne pas humilier les soussous. Pour couronner ses élucubrations, ce drogué, lâche et imposteur félicite à nouveau la population de la basse guinée (les soussous) de ne pas avoir suivi les manifestants lors du carnage du 28 sept. (Pour la petite anecdote, ma vieille mère analphabète assise à côté de moi à sursauter pour me dire, mon fils ces éloges sont pour nous soussous afin de le soutenir lui le forestier, comme Sékou Touré et Conté ont su le faire……….Combat le pour son incitation à la haine, notre pays mérite mieux) A la lecture des propos ci-dessus : j’en appelle à toute la population de la Guinée et d’où qu’elle vienne de ne pas marcher dans les déclarations d’un assoiffé de pouvoir. Dadis pense qu’il n’y a que des peulhs qui font obstacle à son pouvoir. Non seulement il se trompe car tout le peuple guinéen rejette le pouvoir militaire ; mais souhaite par dessus tout bâtir une société et un état juste. Comme vous le dites M. kylé Diallo, ces propos de dadis pour moi confirme vos dires. Dadis veut semer la discorde au sein du peuple de Guinée. Je le dénonce ici par mon intervention et dans toutes les discutions auxquelles je prends part. Dadis doit partir sans condition. Nous devons tous être responsables de nos paroles, et j’ose espérer qu’un état de droit légitime fera disparaitre le communautarisme ethnique. Seules les compétences s’exprimeront au service de l’état guinéen. Vive la Guinée, Vive le peuple de Guinée, Vive la démocratie Patriotiquement
amyson, samedi 24 octobre 2009
Salut Kylé. Attention à ce que tu dis. Au lieu de commecer à méditer sur ce qui peut arriver comme conséquence après cet article, tu feras mieux d`être plus précis sans pour autant tirer le drap vers toi. Tu soulèves une idée qui va déclencher un mouvement aux conséquences incalculables. Un rééquilibrage ethnique, même l`ONU ne peut pas réussir ça à plus forte raison Da10. A moins que Da10 nous dise avec preuves que les peulhs sont des Boliviens si non, il trouvera tous (peulhs ou non) sur son chemin.
M.FALL, vendredi 23 octobre 2009
Mr Kyllé Encore une fois merci pour le courage de vos opinions. IL est vrai que votre texte peut faire grincer les dents de ceux qui ne veulent pas dire les choses telles qu`elles sont. Mais il fallait le dire: Dadis comme ses prédécesseurs dictateurs utilise l`argument ethnique pour semer la zizanie et avoir un certain soutien. Ce que Dadis doit savoir c`est que les Guinéens ne veulent plus de la dictature, ils souhaitent choisir leurs dirigeants. Je pense également qu`il ne faudrait pas trop compter sur les organisations africaines comme la CEDEAO qui est composée des pays dont la moitié sont des dictatures. Notre chance c`est l`attention que nous porte les puissances démocratiques (FRANCE, USA). il faudrait donc maintenir la pression pendant qu`on préte attention à nos maleurs. Il faudrait en même temps dénoncer les adeptes du nationalisme périmé qui vont commettre des crimes et accuser l`occident d`en être l`auteur.
Youssouf Bangoura, vendredi 23 octobre 2009
Très intéréssant ce que vous dites, il y a pas l`ombre d`un doute que dans la tête de Moussa Dadis le seul danger sur sa route aujourd`hui est l`ethnie peulh. Le carnage du 28 septembre a été orchestré pour le seul but de mâter les peulhs, on savait très bien que ces derniers seraient les plus nombreux au stade. Les malinkès ne pouvaient pas y être en grand nombre, tout simplement Alpha n`était pas à Conakry, quant aux soussous, depuis la mort de Lansana Conté, ils n`ont plus de repère, même si Sidya Touré y est implanté. C`est difficile de le dire mais chaque ethnie en guinée ne peut se battre que lorsqu`elle a un leader politique. Je continue à penser si Alpha etait à conakry qu`il y aurait pas eu cette boucherie du 28 septembre, tout simplement Sekouba Konaté aurait empeché Dadis d`envoyer ses commandos de mort, car Sekouba sait qu`Alpha condé peut drainer tous les Malinkés de conakry au stade. On est tellement divisés, depuis ce carnage les peulhs sont les plus motivés (les 85 pour cent des morts sont peulhs) à ce que la justice soit rendue, j`ai l`impression que les soussous ( mon ethnie) et les malinkés pensent que ce n`est pas leur problème. Je reste convaincu si les trois principales ethnies decident demain à ce que Dadis quitte le pouvoir, aucun doute la dessus ce dernier partirais. Aujourd`hui , on est dans une situation chaotique, si nous ne nous organisons pas, si nous ne nous battons pas ensemble, nous ne nous debarasserions jamais de ces maudits militaires.Il faut que les ethnies acceptent de se battre l`une pour l`autre, après les differentes condamnations la communauté ne leve pas un doigt, c`est notre problème et c`est à nous de trouver la solution.
Bangaly Traoré, vendredi 23 octobre 2009
Pour éviter une guerre civile dans notre pays,l`unique solution c`est le départ sans condition de tyran moussa dadis et son fameux cndd.NB:ce criminel ne mérite que la justice(CPI).Il est temps de faire quitter ce criminel,car l`objectif de Dadis ce comment organiser la guerre civile en guinée.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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