Dans mes écrits, j’ai toujours évité de me positionner en raciste, contrairement à certains de mes compatriotes, car je trouve cela trop inculte. Cependant, face à la campagne d’exclusion et d’intoxication que certains partis politiques ont entreprise avec des hommes déroutés de leurs ambitions politiques et qui jurent d’œuvrer sans calcul pour se faire récupérer, je suis obligé par probité morale de dénoncer ces impuretés et ces manœuvres hégémonistes visant à imposer un homme par des jeux téléguidés et malhonnêtes. On n’est pas Leader politique par un simple jeu de hasard mais par un mérite soutenu par une confiance collective. C’est exaspérant et même navrant de voir des militants qui avaient choisi leurs leaders par conviction politique, se laisser emporter par la haine raciale qui vise tout simplement à diviser les Guinéens pour imposer un candidat soutenu par des forces extérieures.
Les choses sont maintenant claires, la campagne d’exclusion engagée et les manœuvres dilatoires du deuxième tour des élections présidentielles ne sont plus un mystère et visent tout simplement à remettre en cause le processus démocratique en Guinée au cas où le candidat perdant ne gagnerait pas à la place du candidat gagnant ; comprend qui peut.
A l’épreuve des faits, nous constatons que la « neutralité de l’armée » est une pure comédie. Elle a bel et bien son candidat. Le paradoxe est que Hadja Rabiatou Diallo, remplissant ses hautes fonctions politiques avec honneur et dignité, autrefois porte étendard du peuple, reste cette fois-ci inerte face à toutes ces manœuvres. « Ce n’est rien faire que de faire quand on peut mieux faire »
Les multiples composantes ethniques et religieuses se trouvent dans les mailles de l’élite dirigeante qui elle aussi ne souhaite pas rendre le tablier de sitôt. Joue-t-on réellement franc jeu en Guinée ?
L’ingérence éhontée des grandes puissances dans les affaires intérieures de la Guinée continue de plus belle ; dans un cadre organisé de quelques Etats maffieux qui essaient d’utiliser les institutions sous-régionales comme une référence légale pour nous imposer leur volonté illégitime et immorale. Les Guinéens ne sont pas dupes, ils se lèveront comme un seul homme pour combattre toute ingérence extérieure. Cet avertissement vaut pour toutes les branches de la déstabilisation du processus démocratique en Guinée, y compris celles de l’intérieur du pays.
Nous voulons le deuxième tour des élections présidentielles maintenant car c’est par lui que se joue et se détermine notre destin.
Nouhou Badiar Diallo, New York, USA
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