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Dans la grande atmosphère des premières élections libres et transparentes en Guinée, certains individus trouvent mieux de proférer des propos non moins conciliateurs et scandaleusement racistes. Des propos qui n'épargnent pas, en particulier, l'UFDG d'El Hadj Cellou Dalein Diallo. Incompréhension. Car, avoir un score de plus de 43 pour cent de votes dans un premier tour des élections générales, ne s'obtient pas en se cantonnant sur des considérations spéciales ou régionales. Il faut de l'efficacité du parti politique pour attirer l'électorat. Cette efficacité, l'UFDG l'a démontrée en s'identifiant aux principes démocratiques. Par exemple. Pendant toute sa campagne électorale, le parti d'El Hadj Cellou Dalein Diallo a fait savoir qu'une démocratie électorale fonctionnerait efficacement avec des conditions suivantes:
Primo. Les partis doivent exposer le plus explicitement que possible ce qu'ils feront dès qu'ils auront obtenu les voix nécessaires pour accéder aux postes de responsabilité dans le gouvernement. Par conséquent, chaque parti doit formuler un programme cohérent et spécifique. Se positionner sur des questions de politique sociale, de politique économique, et de politique extérieure.
Secundo. Les votants doivent comprendre de manière détaillée, les programmes des partis rivaux et voter pour les candidats qui répondent le mieux leurs propres préférences.
Tercio. Quand le parti vainqueur arrive au pouvoir, qu'il réalise son programme et ses promesses.
Ces trois conditions qui sont des exigences, sont un leitmotiv dans tout le programme du parti de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). En effet, et selon la théorie de l'élection rationnelle, les votants individuels sont rationnels dans la mesure que:
1- ils savent quelles sont leurs préférences et priorités.
2- ils recueillent l'information accessible sur les divers candidats et comprennent leurs positions sur les différentes questions (spécialement celles qui se réfèrent ou affectent leurs préférences individuelles).
3- enfin, ils votent aux candidats auxquels ils espèrent qu'ils satisferont mieux leurs préférences et priorités.
Par conséquent, il est clair que l'UFDG est un parti responsable. Un parti conscient de certaines réalités sociodémographiques et culturelles. Tous, nous avons des caractéristiques qui nous identifient socialement: la classe, l'ethnie, le sexe ou l'âge. Et dans plusieurs des cas, à partir de ces traits, se constitue socialement une série d'identités (de classe, ethnique, religieuse ou générationnelle). Chaque individu peut avoir des affinités pour une ou plusieurs identités collectives. Et la conscience de son appartenance à ces caractéristiques sociodémographiques, d'habitude, peut avoir des influences sur son comportement politique. Par exemple. Beaucoup de personnes ont un certain type d'identité religieuse. D'autres individus acquièrent aussi une identité occupationnelle: des étudiants, les ouvriers industriels, les avocats ou les médecins. Beaucoup aussi se sentent identifiés avec une classe socioéconomique (haute, moyenne ou basse). D'autres s'identifient avec le territoire dans lequel ils vivent, développant ainsi une identité régionale. Aussi des personnes s'identifient avec un groupe linguistique (ou ethnolinguistique). Comme les canadiens anglophones et francophones. Les Basques en Espagne. Les Flamands en Belgique, etc... Cependant, il faut noter que ces caractéristiques sociodémographiques et culturelles ne se convertissent pas nécessairement en identité. Mais quand elles le deviennent, elles peuvent se constituer en une source de conflit. Et ce conflit devient politique, lorsque les autorités publiques se mêlent ou prennent parti entre les groupes confrontés. L'Allemagne d'Hitler, le Ruanda ou la Serbie, sont un exemple de conflits sociaux politisés.
Cela dit, en toute connaissance de cause, l'Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) clame haut et fort, qu'aucun régime guinéen ne s’est systématiquement dirigé contre un groupe ethnique. Aucun conflit social en Guinée n’a eu une connotation politique. Des propos scandaleux et antidémocratiques qui se font entendre tout le long du processus électoral, ne peuvent être attribués qu'aux individus de mauvaises intentions. La Guinée est confrontée à un problème de Culture Politique. La culture politique est rarement statique. Le changement des altitudes est réel. Toutes les cultures politiques évoluent. Quand certains segments clef d'une génération concrète incorporent des altitudes politiques différentes de celles de la génération antérieure, la culture politique de ce pays change en conséquence. La Guinée ne sera pas une exception. L'espoir d'une Guinée démocratique est bien une réalité.
Naby Laye Camara Secrétariat de l'Ufdg Belgique
www.guineeactu.com
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