jeudi 16 septembre 2010
L'UA veut la "tenue rapide" du second tour de la présidentielle

L'Union africaine, exprime jeudi sa préoccupation face au report sine die du second tour de l'élection présidentielle en Guinée, initialement prévu dimanche, et rappelle son attachement à la "tenue rapide" du scrutin.

"Le Président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, suit avec préoccupation la tension croissante en Guinée due aux incertitudes pesant sur la tenue du deuxième tour de l'élection présidentielle, ainsi qu'à la confusion qui en résulte", indique un communiqué diffusé à Addis-Abeba, siège de l'organisation panafricaine.

"Il rappelle que l'UA tient à la tenue rapide du second tour de l'élection présidentielle. Le Président de la Commission réaffirme son soutien aux efforts du Président de la Transition, le général Sékouba Konaté, visant à parachever avec succès la Transition (...)", poursuit le communiqué.

M. Ping "déplore profondément les incidents survenus à Conakry les 11 et 12 septembre 2010, et appelle les parties au processus électoral au calme, à la retenue et au sens des responsabilités".

Le second tour de l'élection présidentielle a été reporté mercredi à une date qui reste à déterminer, la Commission électorale ayant reconnu qu'il lui fallait encore deux semaines pour être totalement prête.

Ce second tour doit opposer l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo, un Peul qui part favori avec 43,69% des voix obtenues au premier tour du 27 juin, à l'opposant historique Alpha Condé, un Malinké qui a rassemblé 18,25% des suffrages.

La campagne électorale a été suspendue et les manifestations ont été interdites après des violences entre partisans des deux candidats qui ont fait un mort et 50 blessés durant le week-end.

Le scrutin doit mettre un terme à la période de transition instaurée à la suite d'un coup d'Etat sans effusion de sang le 23 décembre 2008, au lendemain du décès du général Lansana Conté qui dirigeait le pays depuis 24 ans.


16 septembre 2010

AFP


www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
balde, jeudi 16 septembre 2010
Le peuple de Guinée en première ligne, l’Union africaine et toute la Communauté internationale, doivent arrêter de jouer avec le feu. La Guinée est en danger. Elle n’est pas sortie de l’ornière. Le peuple se trouve toujours entre les griffes de ces dangereux militaires. Ces militaires qui, si on ne se montre pas ferme à leur égard, tueront davantage des innocentes personnes pour se maintenir autant que possible au pouvoir. C’est une mafia très bien enracinée. Le procès des narcotiques en dit très long. On n’a ni justice, ni armée, ni dirigeants honnêtes actuellement. Sans quoi, comment un haut magistrat comme Dora Chérif, sur qui tous les guinéens comptent, sous les ordres de je ne sais qui, peut condamner, avec sursis des gens qui ont manipulé pendant longtemps la drogue dans le pays. Une substance très dangereuse pour la Nation, surtout les jeunes et leurs familles. De surcroit, on ne retrouve aucun des éléments moteurs cités en début de procès en sa fin. Ou sont passés les Siafa Béavogui, Ousmane Conté, Bemba Bangoura et autres. Quel genre de procès avons-nous assisté. Je pouvais peut être accepté qu’on les condamne au bénéfice du doute (c’est-à-dire sans preuve), mais en sursis veut dire qu’il y a eu quelque part une preuve irréfutable. Mettons la pression sur ces gens là. Ils se cachent derrière quelque chose.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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