vendredi 23 octobre 2009
l'opposition rencontrera le médiateur le 2 novembre à Ouagadougou

Les forces d'opposition de Guinée doivent rencontrer le 2 novembre à Ouagadougou le médiateur dans la crise guinéenne, le président burkinabè Blaise Compaoré, a indiqué vendredi à Conakry un proche de l'opposant Cellou Dalein Diallo, Oury Bah.

"Nous allons à Ouagadougou le 2 novembre pour répondre à une invitation du médiateur. Mais il n'est pas prévu une rencontre avec la junte", a déclaré M. Bah à l'AFP.

"De toute façon, la question de la junte est réglée. Nous demandons leur départ et nous comptons sur l'habileté politique et l'intelligence du médiateur pour faire aboutir cette demande", a-t-il poursuivi.

La délégation sera "homogène, avec des partis politiques, la société civile et les syndicats", a précisé M. Bah.

Le pays traverse une grave crise depuis la répression sanglante, par les forces de défense et de sécurité, d'une manifestation pacifique de l'opposition le 28 septembre à Conakry, qui a fait plus de 150 morts selon l'ONU. La junte s'en tient à un bilan de 56 civils tués et 934 blessés.

"Nous avons insisté auprès du médiateur pour obtenir un geste d'apaisement d'ici cette date, le 2 novembre, en réclamant la libération des personnes détenues", a souligné M. Bah, ajoutant: "Nous souhaitons que ces personnes soient libérées avant cette rencontre (du 2 novembre)".

En début de semaine, une liste de 80 personnes disparues depuis le 28 septembre avaient été remise à Conakry au sous-secrétaire général de l'ONU chargé des affaires politiques, Haïlé Menkerios, venu préparer la mise en place prochaine d'une commission internationale d'enquête.

Au cours de sa première visite en tant que "facilitateur", le 5 octobre, à Conakry, M. Compaoré avait proposé aux représentants de la junte et de l'opposition de les recevoir à Ouagadougou pour qu'ils renouent un "dialogue politique".

Mais l'opposition avait refusé de dialoguer avant le départ du pouvoir des militaires putschistes.

"C'est le groupe de contact international sur la Guinée qui nous a demandé d'accepter cette médiation", a expliqué à l'AFP le dirigeant de parti Mouctar Diallo (Nouvelles forces démocratiques, NFD, opposition).

"Mais si nous partons à Ouagadougou, c'est pour parler avec Blaise Compaoré, pas pour parler avec la junte", a-t-il ajouté.

"Les préalables que nous avions posés feront l'objet de discussions. L'important, c'est que nous ayons gain de cause sur nos revendications, notamment le départ du chef de la junte, la mise en place d'un gouvernement de transition, la création effective de la commission internationale d'enquête sur le massacre du 28 septembre et la libération de tous ceux qui restent détenus depuis", a ajouté M. Diallo, interrogé à Conakry par téléphone depuis Dakar.


AFP
/ 23 octobre 2009 17h21


www.guineeactu.com

 

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Vos commentaires
GONOTA, samedi 24 octobre 2009
Sans la force,le type ne cèdera pas parce que les FV sont composées d`éléments qui ont frotté autour de Conté et se sont habitués au système qui les a engandrés.Et si la mise en place de cette force se concrétise,les lendemains seront auront des conséquences plus dramatimes donc le Guinéen n`a jamais vues. Alons-nous acceté la destabilisation de notre pays par les politiques sous prétexe de defense de la DEMOCRATIE? Ce qui est pire,c`est que la plupart de nous qui jettons de l`eau au feu ne sont pas dans le pays donc les vies inocentes seront encore plus mises en danger qu`au paravant.
Bangaly Traoré, samedi 24 octobre 2009
L`opposition l`unique solution le départ de tyran MOUSSA DADIS CAMARA ET SON FAMEUX CNDD,nous nous voulons point un gouvernement d`union nationale avec le criminel dadis comme président,le souhait du peuple,c`est bien la fin de ce régime criminel dans notre pays.NB:pour éviter une guerre civile en guinée,le départ de dadis est nécessaire.
diop, vendredi 23 octobre 2009
Mr Toure, je me presse de reagir d`abord face a votre reaction: Savez vous combien de milliards Dadis a distribue sans aucune comptabilite depuis Janvier 2009 ? Aussi bien ces conteistes que vous citez que ceux Dadistes, ils doivent bcp a cette population. Mais nous sommes d`abord preoccupes aux massacres que ces dadiste ont perpetrees contre leur population ce 28 septembre 09, puis juin 2006 et enfin en janv et fevr 08. c`est cela la priorite.
Lewru DJEARREA, vendredi 23 octobre 2009
Ce programme est une erreur qui masque mal les difficultés à garder le consensus au sein du forum des forces vives. Il y a forcément un membre qui joue un double jeu. Il suffirait de faire attention à ce que chacun propse dans les discussions; pour cela, il faudrait tenir des PV de réunion. L’analyse de ces PV pourrait révéler l’acteur qui joue le double jeu. Les points posés pour la négociation légitiment le CNDD et son gouvernement qui ne repose que sur la force des armes. Ils doivent tous être traduits devant la Cour Pénale Internationale. Comment? C’est ça qu’il faudrait discuter avec le médiateur; sans oublier que partout où ce médiateur est intervenu, l’acteur au pouvoir a joué la prolongation: Togo, Côte d’Ivoir, … Il faudrait discuter (à l’interne) des modalités de l’instauration du Conseil National de la Transition; qui devrait entreprendre de mettre en place: 1)- le gouvernement d’union nationale (pour l’expédition des affaires courantes et l’organisation des élections), 2)- le futur cadre juridique et institutionnel du pays et 3)- la supervision des élections qui doivent se tenir dans les 12 mois après l’installation du gouvernement d’union nationale.
TOURE, vendredi 23 octobre 2009
dans ce cas restez à conakry et si vous pensez faire partir l`équipe actuelle chapeau car il y a une frange de la population qui demandera egalement a ce que tous les anciens ministres de conte se retire du processus les guinéens n`accepterons pas que de predateurs des voyous en col blanc des narcottrafriquants et des ex cministres conteistes se recyclés en politicar se fassent appelés oposants

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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