|
Dans un Communiqué rendu public aujourd'hui, le Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, un organe intergouvernemental qui a pour objectif d'aborder des situations de violations de Droits de l'Homme et d'émettre des recommandations, a accusé l'armée et les forces de sécurité guinéenne de « graves violations des droits de l'homme » suite aux manifestations des partisans de l'Alliance Cellou Dalein Président la semaine dernière.
Le Conseil, composé de 47 États qui ont la responsabilité de «renforcer la promotion et la protection des Droits de l'Homme autour du globe » accuse les forces de sécurité guinéennes d'avoir tiré à balles réelles sur des manifestants qui protestaient pacifiquement. Selon les rapports de presse, un manifestant aurait été tué et au moins 62 personnes ont été blessées tous des partisans de l'«Alliance Cellou Dalein Président.»
Dans le même communiqué, le Conseil informe l'opinion internationale des violences sur des manifestants ainsi que des arrestations arbitraires. Le Conseil accuse des éléments d'une unité spéciale de la police chargée de garantir la sécurité de l'élection d'être parmi les fauteurs. Le Communiqué indique son inquiétude sur le caractère ethnique de certaines violences. Il se dit « particulièrement préoccupé par le fait que certains membres des forces de sécurité semblent avoir fait des menaces, et même commis des agressions, sur la base de l'appartenance ethnique des victimes ou de leur affiliation politique ».
Le mardi 19 Octobre, des milliers de partisans du candidat Cellou Dalein Diallo avaient manifesté pour indiquer leur opposition à Louncény Camara à la tête de la CENI, l'organisme chargé de gérer des élections. Ils ont aussi accusé le Président par intérim chargé de la Transition, le Général Sékouba Konaté d'« indifférence coupable ». Les forces de l'ordre - FOSSEPEL - financées par la communauté internationale, sont descendues et ont réprimé les manifestants. Certains des manifestants se sont plaints d'avoir perdu leurs biens et des viols ont été dénoncés.
Suite à ces manifestations, un général malien, Toumany Siaka Sangaré a été nommé à la tête de la CENI. Une décision saluée par les 2 camps. Entre temps Jean Marie Doré, Premier Ministre de la Transition, a menacé de trainer en justice les «semeurs les troubles».
Hier jeudi, les partisans de Cellou Dalein, ont accusé leurs adversaires de l'Alliance Arc-en-ciel qui soutient le candidat Alpha Condé, d'avoir jeté des pierres sur leur cortège lors du retour de la grande caravane électorale du candidat de l'UFDG qui a obtenu 43 pour cent des voix au premier tour.
Les deux candidats se sont engagés à calmer l'ardeur des extrémistes de leurs militants pour la première élection libre de la Guinée indépendante.
Source: Guinéenews
www.guineeactu.com
|