lundi 21 février 2011
L'indépendance en Afrique : une mascarade
Eva Joly

Certains disent que la solution aux multiples problèmes de l'Afrique et des Africains aujourd'hui n'est pas de ressasser le passé colonial. D'autres soutiennent que les malheurs des Africains, leur pauvreté notamment, viennent d'eux-mêmes, de leur paresse, de leur esprit jouisseur, etc. voire de leurs dirigeants – qu'ils méritent par ailleurs (!) – et en aucun cas de l'exploitation abusive et ancienne de leur terre. Nous proposons à la lecture de ces aveugles et bien-pensants l'extrait ci-après d'un texte écrit par une Européenne, haut fonctionnaire à Paris, d'origine étrangère, elle aussi séduite par les déclarations humanistes avant d'être dégoutée puis révoltée par les pratiques de la république française. Calme, factuel, décapant, le propos n'a jamais été démenti par qui que ce soit en Françafrique.

Lorsque j'ai pris en charge l'instruction de l'affaire Elf, j'avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n'aimais pas leur arrogance, la façon qu'ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu'ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j'étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue.

J'avais confiance dans les institutions de mon pays d'adoption. Je n'imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même. Pourtant au fil de mon enquête, j'ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m'arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l'étranger. Je découvrais des chemins qu'il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m'ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d'un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l'Elysée.

Ce n'était pas mon rôle d'en tirer les conclusions politiques, mais j'en ai gardé l'empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j'ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. Il serpente depuis le bureau d'un directeur des hydrocarbures d'Elf, jusqu'à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d'Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d'une part, le budget de l'Etat et le gouvernement d'autre part. J'emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l'étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis, que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l'influence par de vastes réseaux de corruption ; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l'économie des pays.

Et si je m'arrête un instant au Gabon, qu'est-ce que j'y vois ? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un Pib par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $) ? Ou un pays pauvre où l'espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole ? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l'uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.

Si les habitants de Libreville n'ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c'est parce que la France s'est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d'un président, enrôlé dès son service militaire par l'armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris. Il était alors le plus jeune chef d'Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune. En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, avenue Foch ou à l'hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences. Dans les années 1990, un homme politique français du premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d'un contrat de « consultant » signé par Omar Bongo et largement rémunéré.

De Roland Dumas, le président gabonais dit qu'il est « ami intime ». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu « prendre conseil » en tant que candidat à l'élection présidentielle. Lorsqu’au cours de l'instruction, nous avons perquisitionné au siège de la Fiba, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients, qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C'était une sorte de Who's Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l'envers de la République et des médias. A ceux qui croient encore à l'aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l'aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n'a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris…Il n'est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l'un des premiers bénéficiaires de l'aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d'éducation. L'argent s'est perdu en route.

Il est justement fait pour cela. Il ne s'agit pas d'une dérive mais d'une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d'espionnage permanent et de barbouzes. Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au parquet de Nanterre, qui se gardait bien d'ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd'hui, est un État dans l'État, conçu par Pierre Guillaumat un ancien ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris. La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures.

La France se sert d'Elf-Total pour affirmer sa puissance. La compagnie intervient dans le golfe de Guinée, au Nigéria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s'est fait sentir. Le chaos, lorsqu'il se produit, ne trouble pas le système. Il n'est qu'à voir l'Angola, en guerre pendant des dizaines d'années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n'a raté sa destination.

Pendant la guerre, les affaires continuaient… Les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises. Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf, dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant. L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être.

Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain. Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d’expatriés blancs. Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant. Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente.

Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d’espoir. La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l’image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la Justice et la démocratie ? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu ? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir ? L’indépendance en Afrique : une mascarade Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille : la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest.

L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le « gendarme » qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique. Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que « là-bas, c’est différent ». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas c’est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l’ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles. D’ailleurs « tout le monde fait pareil ». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington.

Il y a pourtant bien des symétries. J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigéria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l’indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses.

La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes…A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire. Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élection…

Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient. Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d’une proposition de loi, largement soutenue par les députés.

Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du Sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar les vazas, ces pieds-noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance. Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout : du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes. La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins, nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970.

Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres. Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : « indigène musulman », « sujet africain non naturalisé », « Jfom » (Jeune français originaire du Maghreb), « jeune issu de l’immigration », « fils de harkis », « jeune des quartiers », « Arabo-musulman », « Français d’origine arabe », « Français musulman »… La France de 1789, incompatible avec la Françafrique La France vit encore comme si en Afrique elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, à cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigéria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol ? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer. Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve, pour ce pays que j’aime, d’un réveil collectif. Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible.


Extrait de « La force qui nous manque », Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages


Source : BDP – Gabon nouveau 18/02/2011

 
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Vos commentaires
Youssouf bangoura, mardi 1 mars 2011
Ben Mory Sylla, je n`ai pas dit que Sekou Touré etait un messie, non non pas du tout . Mais, ça n`empeche de lui rendre un vibrant hommage .
Mory Sylla, mardi 1 mars 2011
Mr.Youssouf Bangoura,c`est ce genre d`eloges qui m`agacent par rapport aux supporters de Sekou Toure`(parmi lesquels je m`inclus myself).Sekou Toure` etait certes un grand politicien sans aucun doute.Mais il est aussi a des annees lumieres du portrait du messie que nous lui attribuons. Il ya peu,c`est un parent lointain qui se livrait au meme exercice d`incantations.Je lui dit d`arreter sur le champ.Ce a quoi il s`est plie`. Nous avons besoin de leaders qui sont encore plus efficaces que Sekou Toure` et les Alpha Conde`(mr.Cellou Dalein est un pietre politicien a mes yeux et il ne merite certainement pas de nous diriger). C`est la condition sine qua non d`un progres veritable de notre grande patrie.
Oumar Bah, lundi 28 février 2011
Quand des gens comparent Nixon et AST, je me demande ce qu`ils ont e tete. L`un a fait la guerre aux autres pour proteger les interets de son pays alors que l`autre a assassine des propres compatriotes pour rester au pouvoir.
Youssouf bangoura, lundi 28 février 2011
Encore merci lepassant. ah Sekou Touré, syli sekhè comment l`appelait ma grand mère . Le digne fils de la guinée, l`homme immortel, que Dieu t`ouvre son paradis, amen, tant pis pour les aigris.
Saïdou Nour Bokoum, lundi 28 février 2011
M. Le Passant, votre longue prose qui pourrait intéresser certains nous fait passer subrepticement de 1946 à 1956, un petit saut de 10 ans. Dans ce grand écart vous noyez le poisson. Houphouët était physiquement absent à Bamako mais présent par la voix de Philippe Yacé. Je répète, et cela est dans le Ki Zerbo, c’est AST qui est venu à la rescousse de Philippe Yacé/Houphouët pour enterrer l’Etat unitaire de l’Afrique. Le reste est hors sujet. Moi je connais Bara Diouf comme « fondateur » du Soleil, journal du PS en vérité créé par Philippe Gaillard, également véritable créateur de Jeune Afrique. Il a peut-être collaboré au Monde ou publié des papiers, mais Bara Diouf et le Monde ? Ne vous abritez pas trop sous cette autorité-là. Bara Diouf, c’est le Soleil gouvernemental (Senghor). Et qui n’a pas été membre de la FEANF ? Futurs opposants « historiques » mais surtout futurs dictateurs ou complices de dictateurs ? Et puisque nous parlons de la FEANF, c’est justement là que l’idée d’indépendance a été anticipée, dès 1950 (Idéologies des Indépendances, Ives Benot, éd. Maspero), longtemps avant que AST ne se résolve à dire la trop fameuse phrase qu’il a empruntée au même Nkrumah dont l’idée d’Etat unitaire a été salopée par l’imposture. AST a participé au grand élan d’émancipation et de libération des peuples colonisés. Cela est attesté. Dépouillé de l’imposture, et de l’idolâtrie, il reste aussi un grand criminel de son peuple. Cela dit sans haine à ceux qui se bercent dans l’illusion et qui sont encore en quête de "petit père des peuples" ou tout simplement de père œdipien.
Mory Diakité, lundi 28 février 2011
Je vous recommande aussi de vous rapprocher de Fidel. Il ne faut pas que ce trésor de connaissances que vous avez se perde.
Lepassant, lundi 28 février 2011
Une précision, Lepassant n’est pas SERIGNE SECK; LEPASSANT vous fait partager certaines de ses lectures. Donc navré pour ce petit oubli qui est cette absence de guillemets. A la réponse à la question : EST-CE QUE HOUPHOUÖT BOIGNY A REINTEGRER LES RANGS ? BARA DIOUF journaliste au journal Le monde en 1958 et militant dans la fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France nous rapporte ce témoignage « Oui, il réintègre les rangs en 1951 et coupe ses relations avec le Parti communiste. Il en veut un peu au Sénégal… Par reconnaissance pour sa loyauté et sa fidélité, on le fait rentrer dans le gouvernement français et curieusement on en fait sortir les Sénégalais. Il n’y a plus de Sénégalais dans le gouvernement. Ces mêmes socialistes qui nous ont demandé de ne pas aller à la réunion de 1946¸ nous excluent systématiquement du Gouvernement français et y intègre Houphouët-Boigny. Voilà donc l’homme que nous avons négligé devenu le numéro un de l’Afrique de l’Ouest ! Ce n’est plus ni Lamine Gueye ni Senghor. Cette prérogative leur a été reprise par cette même France et ces mêmes socialistes qui la leur avaient accordée. Guy mollet est au pouvoir, après les élections législatives de 1956 qui ont vu le Front républicain qu’il animait gagner d’une courte majorité. J’étais en France à l’époque. Houphouët-Boigny réintègre le gouvernement comme ministre d’Etat. Il a une puissance extraordinaire et commence à nous mépriser. Il découvre soudain, parce qu’il est entré dans le secret des dieux, qu’il est intéressant. Il possède le café, le cacao, la banane, le bois … Tout ça fait qu’il est devenu incontournable. La Côte-d’Ivoire est le pays le plus riche de la Fédération. Et les Français lui mettent dans la tête l’idée de « foutre le camp et de ne pas perdre son temps avec les autres ». S’il y a un intérêt politique, c’est à long terme. C’est ainsi qu’Houphouët-Boigny lance, à l’époque, sa belle formule : « La Côte-d’Ivoire ne sera plus la vache à lait de l’AOF ». Le pays veut prendre son indépendance et partir tout seul. La situation s’y prête : les guerres d’Algérie et l’Indochine acculent la France ; le Canal de Suez a été saisi par l’Egypte ; en Indonésie, Sukarno a réuni ce qu’on appelle la Conférence de Bandung, en 1955. Ce qui représente un certain nombre de problèmes. Tout le monde sait que la colonisation est finie. On réfléchit à l’après colonisation. Comment faire de nouveaux Etats tout en maintenant une amitié avec la France ? Houphouët-Boigny est gonflé d’orgueil parce qu’il n’est jamais sorti d’un gouvernement français pendant près de dix ans. Au moment du clash, De Gaulle récupère le leader ivoirien en lui disant : « J’ai besoin de vous pour la mission que j’ai à accomplir ». C’est à ce moment-là et à ce moment-là seulement que la Guinée éclate de colère. Sékou Touré, nationaliste forcené, qui est très puissant et appuyé par beaucoup de monde, déclare : « Si, vous, les dirigeants de l’Afrique de l’Ouest, vous ne voulez pas aller à l’indépendance en votant “ Non ”au général De Gaulle, moi je le ferais et je partirai. Si vous voulez suivre Houphouët-Boigny dans l’esclavage, suivez-le ! Moi, je dis “ Non ” et je prends ma liberté. » Il dira, en août 1958, à De Gaulle lors de son passage en Guinée : « La Guinée préfère la pauvreté dans la liberté que la richesse dans l’esclavage ». Il sera le premier à déclarer l’indépendance de son pays dans cette partie de l’Afrique. La conclusion fondamentale est la suivante : le malheur de la Guinée a été provoqué par la Côte-d’Ivoire qui a refusé la fédération et par le Sénégal qui, dés le départ, à refusé de jouer le rôle d’aîné. La puissance de Sékou Touré, son émergence comme leader politique, découlent de là. Pendant que tout le monde disait « Oui » à De Gaulle, lui a dit « Non », incarnant toutes les espérances de l’Afrique et du Tiers-Monde. Voila donc l’environnement politique, économique et même historique qui a créé le personnage Sékou Touré. » BARA DIOUF journaliste au journal Le Monde en 1958, et militant journaliste au journal Le monde en 1958 et militant dans la fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France.
Mory Diakité, lundi 28 février 2011
M. Serigne Seick, Chapeau bas. Vous devriez écire un livre...si ce n`est déjà fait
Saïdou Nour Bokoum, lundi 28 février 2011
M. Le Passant, alias Serigne Seick, je vous encourage à écrire à partir de ce commentaire une thèse monumentale, définitive sur les crimes contre l’humanité commis ça et là par l’homme, blanc, jaune, noir ou bleu. N’oubliez surtout pas le plus grand d’entre eux, l’esclavage (dixit Léopold Sedar Senghor). Je vous suggère un titre : « Humain, trop humain ! » (Friedrich Nietzsche). Mais les écritures saintes disent : « quand vous tuez un seul homme, vous avez tué toute l’humanité, quand vous sauvez un seul homme, vous avez sauvé toute l’humanité ». Inutile d’aller plus loin, tout le monde ne croit pas à ces écritures. Mais il y a le gros bon sens. Un million de TENTATIVES d’assassinat qui me visent personnellement ne justifieront jamais LA PENDAISON EFFECTIVE d’un seul, à fortiori celui de 5 ou 50 000 « présumés complices ». Vous avez beau accumuler des noms, des témoignages, vous ne construirez qu’une montagne de justifications sur une fondation sablonneuse : « On a failli me tuer, j’ai failli tuer tout mon peuple ». C’était cela la révolution cannibale d’AST, c’est cela qui est en cours dans les pays arabes. J’espère que cela traversera les Atlas pour souffler sur nos indépendances avariées. PS : contrairement à votre affirmation sur ce point précis, c’est AST qui, in extrémis, a ruiné l’idée de Kwame Nkrumah de grands ensembles unitaires africains, en venant à la rescousse de Philippe Yacé représentant Houphouët qui n’en voulait pas, au congrès de Bamako. Sékou Touré et d’autres avait bidouillé hâtivement la notion fumeuse « d’Exécutifs fédéraux » et l’idée unitaire sombra dans la fumée et le brouhaha. Nous sommes en pleins hommages à Ki Zerbo, cherchez cela dans son gros pavé sur l’histoire de l’Afrique, qui devrait nous servir de sainte écriture, même si nous étions tous athées.
Youssouf bangoura, lundi 28 février 2011
Lepassant, je vous dis chapeau, on ne peut plus clair .
Lepassant, lundi 28 février 2011
Je vous ferai remarquer que vous ne proposez aucune source qui vient corroborer les accusations que vous portez contre le régime Guinéen entre 1958 et 1984. Aucune ! Messmer, Foccart, et Mamadou Dia du Sénégal ont confirmé dans leurs mémoires les coups d’états préparés depuis l’Élysée contre le régime de Sékou Toure. Il devint le « Castro » Français. «Sékou Toure je le veux à plat ventre» (De Gaulle) Il ne fait aucun doute que la France, qui vécu comme une humiliation le non de la Guinée au referendum de 1958, a cherché à prouver par tous les moyens l’impossibilité d’une réussite africaine sans la France. Auriez-vous seulement lu le texte du referendum ? Il n’ya pas de morale en politique, il n’y a que des conjonctures, des circonstances qui appellent des décisions. Pourriez vous penser Sékou Toure ne serait-ce qu’une minute dans le contexte des années soixante ? Entre 1958 et 1973 Sékou Toure a vécu entre deux assassinats : Ruben Um Nyobe (1958), Felix Moumié (1960), Nkrumah (déposé 1966) ; Lumumba ; Okito ; Mpolo (1961), Olympio (1963), et Cabral (1973). On lui reproche d’avoir survécu à la violence de son époque, de ne pas être mort comme tous les autres, d’avoir échappé au martyr, de ne pas avoir succombé à l’angélisme de Lumumba qui lui couta la vie. Avez-vous lu les ouvrages de Jules Chomé et de Kamitatu sur les circonstances qui précédent son assassinat ? Votre plus grande faute est de penser Sékou Touré comme on pense De Gaulle, c`est-à-dire un homme à la tête d’un état pourvu d’une structure et qui ignore les contingences des rivalités ethniques. Votre seconde faute est de n’avoir pas compris que Sékou Toure dés 1958 à déjà perdu. Le «non» pour lequel il opte était une décision qui n’avait de sens que dans le cadre de la conservation des grands ensembles (AOF ; AEF), trahi, tout seul, il n’avait aucune chance. Vous pensez réellement qu’il était possible de construire la Guinée dans de pareilles circonstances sans qu’il y ait mort d’homme? Il se peut qu’il ait tué des hommes comme on déracine des arbres, (ce qui reste à démontré de façon tangible) mais à ce jeu là, il n’était qu’un apprenti. La France tue 48.000 personnes à Sétif en 1945 ; un million d’homme en Algérie entre 54 et 62, sans oublier la torture, documentée par Verges, Vidal-Naquet et le général Aussares et il n’y a personne pour hurler au crime ! Avez-vous visité les sites des victimes de bombardement à l’arme chimique au Viêtnam, sous Johnson d’abord et sous Nixon ensuite ? Où sont ces bourreaux? Ils dorment tranquilles au panthéon des grands hommes, criminelles immortelles. Je vous rappellerai que c’est la «Terreur» révolutionnaire qui enfanta la France Républicaine. Mais par delà toutes ces considérations, ce qui me dérange le plus chez vous, c’est que vous faites là ou on vous demande de faire ! SERIGNE SECK, Historien chercheur.
KAMANO, dimanche 27 février 2011
Merci frère Bokum pour votre apport que j’apprécie. Sous les feux de l`action bien des erreurs peuvent être commises ce qui n’enlève en rien à la pertinence des objections de Mme Eva . C`est à nous africains de prendre acte de l`existence de ce phénomène et d`ajuster en terme de propositions concrètes non partisanes pour des actions concrètes au bénéfice de notre terre Afrique et Guinée en particulier. D`où l`idée corroborant la thèses en faveur d`une concertation de vues sur les jalons à poser pour un processus consensuel de bonne gestion politique dans notre pays. Il n y a pas d’impossibilité de retrouvail des filles et fils sous le Baobab de Guinée.
Saïdou Nour Bokoum, dimanche 27 février 2011
M. Kamano, pour éviter toute confusion chez nos jeunes esprits, je dois préciser que « l’Afrique noire est mal partie » est de René Dumont, 1961. Frantz Fanon est l’auteur entre autres chefs-d’œuvre, de « Les damnés de la terre ». Je vous l’accorde, avec un effort d’interprétation, et beaucoup d’acrobaties intellectuelles, on peut lire dans ces deux incontournables classiques, les racines de la Françafrique. Il faudrait toutefois faire le grand écart entre le rôle central accordé à la paysannerie par l’un et l’autre d’une part la Françafriqque, cette collusion contreproductive entre nos bourgeoisies compradores et bureaucratiques, et les puissances néocoloniales déblayant le terrain politique pour leurs mastodontes économiques d’autre part.
Oury Diallo, dimanche 27 février 2011
La joie des Guinéens après la chute du PDG explique en elle seule les 26 ans de règne de Sekou Toure. Au lieu de nous bourrer les oreilles de discours digne du temps du PDG, peut être que Fidelito aura la gentillesse de nous expliquer cette attitude des populations qui n’est pas différente de celle que nous avons observée à la chute du PUP et a la prise du pouvoir par le CNDD.
dantrees, samedi 26 février 2011
Sekou touré nationaliste de quoi ?avec toutes les tueries qui ont été perpétré pendant son règne? guinée mis sous embargo!! zéro développement !! pas de routes !! point de barrage hydroélectrique pour alimenter le pays ,avec création d` une monnaie qui ne vaut rien aux niveaux des marchés des devises et de changes .vous voulez nous faire croire qu` il a eu un bilan positif avec tout cela. pour ce qui est des francais c `est les francais qui ont demandé a ben ali de garder plus de deux cents millions d`euros dans un armoire dans un de ses palais? ,c`est eux qui demandait a mubutu de donner des pots de vins aux chefs d`etats occidentaux?c `est les francais qui ont demandé a sassou guesso d` avoir une villa dans chaque ville d`europe d `une valeur d`aumoins le million d`euro? vraiment un peu de lucidité il ya en nos dirrigeants un manque manifeste de volonté de développement et tant que nous pointerons toujours le doigt sur les français ils continueront a manger .
Saïdou Nour Bokoum, vendredi 25 février 2011
M. Diakité, voici le fameux poème de Rimbaud en guise de réponse : "A noir, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d`ombre ; candeur des vapeurs et des tentes, Lances des glaciers fiers, rois,frissons d`ombelles ; I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles Dans la colère ou les ivresses pénitentes ; U, cycles, vibrements divins des mers virides, Paix des pâtis semés d`animaux, paix des rides Que l`alchimie imprime aux grands fronts studieux ; O, suprême Clairon plein des strideurs étranges, Silence traversés des Mondes et des Anges : - O l`Oméga, rayon violet de Ses Yeux ! –" M. Diakité, il y a là me semble-t-il, toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Pour votre gabarit, je vous imagine un peu poupin, comme un o, et dans la palette de l’arc-en-ciel, vous êtes un « flakè » (light) manqué ou réussi, cela dépend de la prononciation de ce mot. Pour la dot disparue, mon opinion est : les Guinéens n’ont senti son goût mielleux que par les oreilles. A moins que les économistes et les historiens m’en apportent la preuve du contraire. En 1984, j’ai découvert un cimetière à la place de « La perle de l’Afrique de l’ouest ». Wa Salam.
KAMANO, vendredi 25 février 2011
J`adresse mes très vifs remerciements à Mme Eva Joly pour nous avoir rappelée ce que nous savions déjà à savoir : Que l`Afrique était mal parti.L`histoire ne cessera de donner raison à ce grand militant disparu du développement en Afrique qu`à été FRANZ FANON.C`est celle qui au sein des indépendances ne songe qu`à utiliser en les accommodant à une nouvelle réalité les structures coloniales exploitrices alors que le bon départ pour l`Afrique serait l`histoire qui comprend que c`est sa tâche de briser de manière définitive les structures coloniales . En effet , les échecs sont pratiquement consommées dans la quasi totalité des pays africains anciennes colonies Françaises. Ce qui nous pousse encore à nous interroger sur les causes qui ont entraînées cette considérable régression socio-économique. Réponse ," LA FRANCAFRIQUE".C`est ainsi que les africains sont arrivé à se focaliser sur la nature des systèmes socio-économiques mis en place par la France dans ses anciennes colonies et la logique de leur fonctionnement, source de corruption et d’inégalités présentement appréhendés comme facteurs principaux de blocages, sinon de paralysie des économies nationales.Ce qui explique l`accent mis sur les divergences à l’intérieur de systèmes politiques des pays africains expliquant les divergences d`objectifs et même de résultats, entre les différents acteurs économiques nationaux et occidentaux pour la plupart. Nous voyons et sont les témoins de la perpétuation ou reconstitution au sein des nations libérées du joug colonial, de véritables structures coloniales ou colonialistes et des phénomènes de récurrences typiquement colonialistes, utilisées non pas par le colon ,mais par un groupe d`hommes au service de l`ex-colonisateur ,qui dès l`ors se situent comme les épigones du colonialisme en se servant des instruments inventés par l`ex colonisateur.Ce que cherche la jeunesse Africaine aujourd`hui et la tâche s`avère immense mais non impossible est la Bonne gouvernance qui doit caractériser un Etat régulateur de la gestion de service publique à la gestion selon les principes du marché ainsi que de la coopération des acteurs publiques et privés. Bien évidemment que cela implique une nouvelle organisation du pouvoir et façon de gouverner la société. En somme ce que je pourrais qualifier de paradigme nouveau de gestion publique.Les conditions de fonctionnement des Etats et les conditions de leur transformation constituent aujourd`hui un problème théorique et pratique majeur que les générations présentent doivent résoudre au profit des prochaines générations.Pourrions-nous à notre époque arracher son auréole au néocolonialisme?.ce serait service rendu à l`Afrique.La colonisation et la Franc-Afrique ne doivent pas être des faits historiques pour nous africains, mais considérées comme des accidents de l`histoire.A cet égard nous assumerons notre histoire et assurerons un continuum historique rompu par la colonisation et la Franc-Afrique.Merci encore à Mme Eva Joly.
Ptit Con..., vendredi 25 février 2011
Voila` pourquoi les plaintes contre X pour biens malacquis sont juge`es irrecevables par le parquet de Paris. Du plaisir a lire les aveugles (lol).Ils n`ont pas encore compris la leçon du blanc tout blanc.Querrelles intestine sont notre denrhee, pauvrete` et misere deviennent notre demeur avec l`hypocrisie des freres ennemis. Grand merci Eva la JOLY. Avec AST,les avoirs du Guine`en e`tait trictement controle`s halas ses successeurs corrumous jusqu`aux os.
Mory Diakité, vendredi 25 février 2011
Doyen, je ne sais que dire si vous dévoilez maintenant les sécrets de Mohamed (lol). Plus sérieusement, concernant votre question, je ne dispose pas de données pour me faire un avis. Moi quand je ne sais pas, je bluffe rarement et préfère dire que je ne sais pas. C`est la raison pour laquelle je suis là pour apprendre de tout le monde. Votre dernière phrase ("savoir si vous ressemblez à votre nom") m`intrigue.
FIDEL, vendredi 25 février 2011
En 1984 il a été clairement dit que nul ne serait poursuivi pour crimes politiques, vu que tout le monde était trempé, aussi bien ceux de l’extérieur que de l’intérieur, pas tous certes. Et c’est là que quelqu’un aurait rétorqué : mais pourquoi alors retenir Hadja André, son fils et Hadja Nounkoumba Touré, ils n’ont jamais rien gérer eux !!! Une commission d’audit a été ainsi mise sur pied pour la recherche des crimes économiques. Il en est ressorti clairement qu’il n’y a pas eu de crimes économiques impunis jusqu’à ce jour. Pendant la Révolution, un détournement de plus d’un million cinq cent mille Syllis, était synonyme de peine de mort (fusillade). C’est ce qui envoya la discorde entre les membres de la junte militaire, parce qu’il y en avait qui ne parlaient que de vengeance, ils en manifestaient le désir… Je ne vous parlerai même pas de ceux qui ont continué avec Lansana Conté, mais les membres du CMRN qui n’ont fait qu’une seule année de pouvoir, ont laissé des réalisations que le Camarade Ismaël Touré n’a pas, le tout puissant Ismaël oui. Vous pouvez vous informer aussi, Ismaël n’a aucune construction à Conakry, alors que tous les membres du CMRN morts en 1985 ont au moins une villa à Conakry. Menez vos enquêtes !!! Nous savons comment les ex-patrons du trésor ont été menacés et malmenés pour rendre les clés !!! Fidelito
Saïdou Nour Bokoum, jeudi 24 février 2011
Tiens, tiens, M. Diakité, on ne peut plus raser les murs, ou plutôt les bois ? C’est où déjà le Métro Pyrénées, c’est loin du Bois de Boulogne ? Je cherchais mon fiston, Sampil.. C’est bon, ce n’était qu’un malentendu entre lui et un autre internaute noctambule ! Pour ma question d’économie, c’est de vous les économistes que j’attends une réponse, mon cher ! Je ne suis qu’un cultureux allergique aux chiffres, à cause des impôts ; quand il s’agit du RSA, je ne dis pas.. Que c’est dur, vraiment dur la vie d’un SDF nègre à Paris, on ne peut même plus se cacher derrière son clavier. Cela dit je serais ravi de savoir si vous ressemblez à votre nom.
FIDEL, jeudi 24 février 2011
Le CMRN a vidé le BCRG et le tresor, ne l`a pas trouvé vide!!!Nous sommes venus pauvres, celui qui achète une voiture c`est qu`il l`a volée... Fidelito
Mory Diakité, jeudi 24 février 2011
Doyen Bocoum. Bonjour. Je vous ai vu la dernière fois dans le XIXème vers le métro Pyrénées. Mais j`étais en voiture. Une prochaine fois peut-être. Concernant la réponse à votre question, je vous invite à nous le dire. Le suspense à trop durer et devient insupportable comme dans "24 H chrono". Bien à vous
Thierno A bah, jeudi 24 février 2011
Un débat courtois et civilisé est créateur de valeur. Vous en convenez, à l’image de nos ‘‘fructueux’’ échanges ? Cela prouve que nous pouvons vivre ensemble et nous accepter malgré nos différences. La démocratie ne consiste pas seulement à jeter un bulletin dans l’urne. Le civisme, l’acceptante et la tolérance en sont le socle. Dans une société libre et civilisée, il ne faut jamais faire confiance à la parole d’une seule personne, même à celle du président de la république. Selon Pigeon (2009), les « désaccords et les conflits font partie des réalités de la vie, parce que chaque personne est unique et pense différemment ». L’auteur affirme que « les différences de personnalité font en sorte que les gens perçoivent et découvrent le monde autour d`eux de façons différentes. Parfois, ces perspectives différentes peuvent causer des conflits …». Mais «… en apprenant à gérer les désaccords, l’on pourra établir et conserver de solides liens d`amitié plus longtemps ». Malheureusement, et je conviens avec Pigeon, « dans toute société il y aura toujours des gens qui ne sont pas satisfaits des règles de la société et de la liberté civile, qui signifie le droit de penser et d`agir à sa guise tant que nos actions n`empiètent pas sur la liberté d`autrui ». Il faut accepter les différences de points de vue dans le respect, la dignité et la tolérance comme des atouts pour créer une société libre et moderne. La liberté d’expression, diplomatique et respectueuse des dogmes et des valeurs locales, est fondamentale dans une société car la promotion des débats d’idées impulse un pays vers la démocratie. « Cette question d’intolérance exige une vigilance constante, car il est très facile de passer d’un extrême à l’autre. Seules les personnes qui gardent à l’esprit que ce que nous croyons n`est pas nécessairement vrai, ce que nous aimons n`est pas nécessairement bon, et que chaque question a deux côtés sont à l`abri du danger » (Pigeon, 2009). A quoi servirait un débat si nous avons tous les points de vue? Une piste à exploiter pour consolider l’unité nationale. Merci encore MM. Bokoum, FIDEL, Bangoura, etc. pour vos interventions.
Saïdou Nour Bokoum, jeudi 24 février 2011
Donc AST n’aurait pas dilapidé nos richesses : le Mont Nimba est toujours en grossesse. Le Konkouré dort. Le corps guinéen « est et demeure » lisse comme la peau d’une vierge, les rails et les traverses du Conakry-Niger, telles des balafres, ne sont que pour le souvenir de nos martyrs, rappelez-vous la chanson des travaux forcés « un mort pour deux traverses ! ». Oublions même les rigoles du sang versé pour préserver l’hymen de la douce fiancée. Vingt six ans durant, le peuple se contentait de l’eau pure de nos rivières, de la lumière du soleil et du clair de lune. La Guinée "est et demeure" une nubile, tel l’Etat sauvage, au sens écologique. Donc ma question : pendant que Vendredi se la coulait douce sur le sable fin de Bel Air, que faisait le monde alentour ? Avait-il cessé de tourner ? Et d’ailleurs où le défunt tuteur de la belle Vendredi avait-il planqué les 350-450 millions de dollars ? Le CMRN avait trouvé les caves de la BCRG vides. En attendant que les spécialistes répondent, je sais qu’ils travaillent à ma question, je me hasarde à indiquer une piste, que me suggèrent les conventions matrimoniales internationales. Sékou Touré qui aurait préservé notre Guinée vierge, l’a rendue à 26 ans, telle quelle à Lansana Conté, SANS LA DOT. Or chez les Blancs, nos principaux partenaires, c’est la Go qui doit venir avec sa dot, et non l’inverse comme chez nous, Nko, Niankoye, Tana et Tanam confondus. Condamner Lansana Conté tout de go, c’est trop vite aller en besogne. Il fallait bien, pour l’honneur national, qu’il donnât (Aïe !) à marier notre Guinè avec quelques « cailloux », non ? J’attends toujours la réponse de nos historiens de l’économie, où passait donc, où est passée la cagnotte..euh la dot ? Wa Salam.
FIDEL, jeudi 24 février 2011
Tierno Aliou Bah, sans oublier la taxe speciale de l`exploitation inventée par un presqu`analphabète(comme le dirait quelqu`un), pour resoudre le probleme d`usine de transformation. Ils nous ont refusé le barrage parcequ`ils savaient que Sékou avait la ferme intention de construire des usines de transformation d`alumine. Donc il fallait par tous les moyens empecher cela. Mais Sékou étant un stratège, il taxa ensuite les 49% qui leur revenait de plein droit, d`une taxe speciale d`exploitation. Je ne suis pas économiste pour vous donner le taux exact, mais en attendant cet expert, il vous faut un peu d`information pour ouvrir les esprits. Je suis en pleine consultation avec un ami qui a un doctorat canadien dans ce domaine, je garde les informations pour le moment. Fidelito
Youssouf bangoura, mercredi 23 février 2011
Mr Gandhi, je n`ai jamais dit que Dadis n`est pas responsable des massacres du 28 septembre, je me rappelle bien, j`etais l`un des ceux qui condamnaient avec vehemence Moussa Dadis et consorts sur ce site après 28 septembre . Je n`ai jamais aussi dit que Dalein est l`unique responsable, je l`ai toujours accusé au même titre que mes parents Kassory, Fode Bangoura et autres . Je ne suis pas quelqu`un qui dit une chose et son contraire . Je suis très constant dans ma prise de position . Tous les anciens collaborateurs de Conté sont pareils pour moi, je les traite tous de la même façon. Quant à Dadis Moussa, il a été un accident de circonstance .
FIDEL, mercredi 23 février 2011
Déjà rien qu`à cette phase, ceux qui disent que Sékou Touré n`était qu`un petit comis ont leur reponse. Cette force de caractere là aussi a été inventée par Saifourlaye Diallo, avant que Sékou ne s`en serve? Petit à petit on saura qui fut cet homme, quant on ose parler de bruit du moustique pour effrayer quelqu`un qui a habitude de traire la lionne, c`est vraiment ridicule. Sékou avait la solution des colons, il ne visait que les imperialistes, donc des types comme Kaman, Fodeba, Noumandjan ...ne pouvaient lui creer d`inquietudes. Nous attendons attentivement l`intervention de cet économiste pour nous dire davantage qui fut cet homme. Celui qui ne connait pas, ne connait pas vraiment(Mô andha, andha).Fidelito
mamadou saliou bah, mercredi 23 février 2011
Mr Bokoum ! Bonne question que vous posez la ! Moi je vous propose L`ANCIEN AMBASSADEUR a PARIS de Ane Super Tetu et PRESIDENT DE L`ASSEMBLEE NATIONALE dans LA 2EME REPUBLIQUE .Il doit surement savoir qque chose : aux 2 rateliers et je vous assure qu`il est tres loquace . Pas besoin de trop d`effort avec lui .J`oublie son nom . Amities !
Oumar Bah, mercredi 23 février 2011
Personne ne doute de l`autorite que AST avait dans ce pays et de son patriotisme. Mais il faut reconnaitre que l`argent obtenu par la Guinee durant ces annees de reigne n`ont rien servi. Toutes les usines existantes en Guinee en 1984 etaient construites par des etrangers a travers des dons. A cela il faut ajouter la maniere avec laquelle il a traite ses opposants. Reveillons nous enfin. Il est possible de faire face aux occidentaux et de proteger ses interets sans tuer ses compatriotes. Au contraire, c`est en attaquand ses propres compatriotes qu`on echoue dans politique de developpement.
Gandhi, mardi 22 février 2011
Mr Bangoura, on est d`accord sur l`essentiel de ce que vous dites. Sur le plan économique Sékou Touré a sauvegardé les intérêts du pays, contrairement au régime de Conté. Je ne suis pas un fan de Conté, mais il a été nationaliste à sa manière. Il faudrait voir dans le détail qui a bradé nos intérêts. C`est trop facile de dire tout et son contraire. Dire d`un PM qu`il est responsable de tout parce qu`il est PM, mais exonérer l`ex PRG Dadis de sa responsabilité pour les massacres du 28 Septembre n`est pas cohérent. Ou on estresponsable en tant que chef, ou il faut examiner de près les responsabilités de chacun, et là les surprises risquent d`être nombreuses.
Thierno A bah, mardi 22 février 2011
Comprenons-nous bien. Mon intervention ne consiste pas à réhabiliter qui que ce soit. Et par modestie, je dois avouer ne pas être un spécialiste de l’économie Guinéenne, particulièrement celle allant de la période des indépendances au début des années 90 compte tenu de mon jeune âge. Je tenais simplement à souligner qu’à l’ère du nationalisme africain, il faut savoir s’inspirer de certains idéaux qui ont prouvé leur utilité, dans la transparence et le respect des libertés civiles bien sûr, pour apporter un regain de vitalité à notre souveraine nationale que nous avons tendance à perdre. Je ne cherche pas à rentrer dans une quelconque polémique avec nos grands intellectuels et écrivains Guinéens pour qui j’ai beaucoup de respect et d’estime. Etant donné mon ignorance, je vous prie de m’étayer sur cet aspect de l’économie guinéenne dont je n’ai vraissemblement aucune connaissance. Sa anda a anda a andata (?). Je m’incline devant vous les intellectuels. Je vous salue.
FIDEL, mardi 22 février 2011
Ah voilà ! Donc l’objectif de certains sur ce site n’est pas la recherche de la vérité mais juste baver sur un homme et le salir, continuer donc la lutte des leurs et les venger par écrit. Comme ceux qui ont fermé nos usines, pour effacer les traces d’un homme, afin que l’histoire ne parle plus de lui. Causer du tord à tout un peuple pour effacer les traces d’un homme, un indélébile dans l’histoire du monde. Cette dame n’a rien en commun avec Sékou Touré pour le défendre, elle n’a même pas fait mention de son cas. Mais quant on sait lire entre les lignes, on s’en rend compte aisément qu’elle joue à son avocate, certes indirectement. Au fait, c’est ça le recoupement de la vérité, c’est ce qui vous fait dire dès fois que Fidel c’est Youssouf Bangoura. Dieu sait si nous nous connaissons plus que sur guineeactu !!! Et la dame est claire pour ceux qui avaient des doutes sur le financement des différents complots : le pétrole. Elf est plus riche que la France et tous les gouvernements Africains, donc ce doute est levé pour les esprits clairvoyants. Quant on vous dit que nos (con)patriotes se sont vendus à l’impérialisme pour des billets de dollar, comprenez qu’on ne les accuse point à tord. Je sais que cela dépassait la compréhension de la plus part des jeunes qui n’ont pas une grande information sur ce dossier, et ça rendait le débat difficile. Quand les différents interlocuteurs n’ont pas le même niveau d’information face à un problème donné, le débat devient difficile. Cette dame est neutre, elle ne peut être traitée ni de Madame Touré, ni de la fille de Diané lansana, elle n’est pas non plus une victime du camp Boiro. Donc libre dans sa tête, surement qu’elle ne pensait même pas à la Guinée en écrivant ce livre. Mais la vérité reste elle-même… Fidelito
Saïdou Nour Bokoum, mardi 22 février 2011
Lors d’une fameuse réunion des actionnaires A et B à Kamsar ( ?), nos partenaires ont trouvé que la taxe versée à l’Etat guinéen était devenue impossible. Ismaël a eu beau faire, les partenaires étaient intraitables. C’était à prendre ou à laisser. Ismaël décida une pause et alla téléphoner au Guide suprême qui lui dit en substance : « je t’interdis de poursuivre toutteu négociassssion Ismail. Je leur donne 24 heures pour plier bagages.. ». « Mais prési… », « 24 heurs Ismaël.. ». Naturellement, Ismaël rendit compte fidèlement. Tout rentra dans l’ordre, et nos « puissants » partenaires firent profile bas. AST était un chef d’Etat. Un homme d’Etat à la dimension des plus grands de l’Afrique ou du tiers monde de son temps. Les recettes minières à l’époque rapportaient bon an mal an, 350M à 450M de dollars US directement gérés à la présidence, il faut le dire. Avec la seconde république, la taxe s’est réduite en peau de chagrin et aujourd’hui, nous encaissons à peine 80 millions de dollars US. Mais à quoi servait, à quoi a servi pendant 26 ans cette manne du temps d’AST ? S’il vous plaît, je pose la question à ceux qui connaissent vraiment l’histoire économique de notre pays. Hal pular, Maninka, bref, Tanam, Tana ala, Ninakoye, Koniagui, etc., soyons gentils, taisons-nous et laissons les spécialistes débattre. Nous pourrons toujours applaudir ou lyncher, après.
FIDEL, mardi 22 février 2011
Youssouf permets-moi de repondre à ta place. Nous étions en pleine Revolution, pour consolider notre Etat. Une Revolution n`a guere besoin de fantoches...Fidelito
Youssouf bangoura, mardi 22 février 2011
Mr Gandhi, regardez bien en afrique francophone, tous nos politiciens, avant de commencer leur carrière politique, cherchent avant tout d`abord à se créer des reseaux mafieux en france, des amitiés obscures, ils installent leur base en france avant d`être opposant en afrique, du coup, dès qu`ils deviennent president dans leur pays, c`est l`ouverture automatique à la corruption et au clientelisme. La difference entre Sekou Touré et Lansana Conté, le premier avait soigneusement protegé nos ressources naturelles tandisque le second, les avait bradées avec ses ministres . prenez l`affaire Friguia, elle est edifiante non, brader une usine à 20 millions de dollars qui en vaut plus de 300 millions US . Si je pouvais, aucun ancien ministre de Lansana Conté, n`occuperait le moindre poste de responsabilité . Ils doivent tous répondre de leurs forfaitures .
Oumar M. Bah, mardi 22 février 2011
Une question à Mr. Bangoura (et j`espère une réponse sincère): admireriez vous Sékou Touré si votre père avait été l`un des pendus du pont du 8 novembre ? Il y a eu des machinations de la France mais était-ce nécessaire de tuer Kaman, Fodéba, Barry Diawadou, Barry III et tous les autres ?
H.O KEITA, mardi 22 février 2011
Ha Bocoum qui fait des panneaux pare pluie d`article chaque jour,Kylé ....j`oubliais! plutôt des articles et commentaires de haines à chaque seconde qui passe.Et alors avec cet article c`est bouche B.Malgré que Ghandi à honte de rien dire de potable il se plonge dans leur univers d`illusion.En tout cas vous les RMIstes vous avez intérêts à ne pas soutenir ces preuves irréfutables.Sinon l`administration française vous supprimera cette aide et c`est vous qui savez comment vous allez vivre;)
Mory Diakité, mardi 22 février 2011
Je suis assez d’accord avec pas mal de réactions qui ont été exprimées ci-dessous. C’est avec celle de Youssouf que je me reconnais le plus. En effet, Yambo Ouloguem (malien, premier africain à recevoir le prix Renaudot en 1968) a écrit en 1969 dans sa « Lettre à la France nègre » cette phrase géniale : « C’est du jour où le notable a vendu son domestique noir aux négriers que l’homme noir est devenu Nègre ». Le rôle de nos « notables » ne doit jamais être oublié. C’est trop facile de regarder la France et l’Occident. Au fond, qu’est-ce qu’elle regarde la France et les Occidentaux ? Leurs intérêts, c`est-à-dire faire en sorte que leurs populations et leurs entreprises aient accès aux matières premières au plus faible coût. A partir du moment où on ne veut pas payer le juste prix, cela passe par l’instauration de « chefaillons » totalement à la solde de la grande puissance (puisque ne tirant sa légitimité que d’elle). Et ça, au fond, on ne peut pas ça aux Occidentaux dans l’absolu (ne sommes-nous pas tous des opportunistes ?). Par contre, on peut reprocher à nos « notables » le fait de ne pas se battre pour les intérêts de leur pays et de leur nation. Il est temps que nous nous réconcilions avec nous-mêmes et avec les autres, qui ne sont pas forcement des Occidentaux (les Blancs). Ainsi, dans son livre « Out of America. A Black man confronts Africa », Keith Richburg (un journaliste noir) en est même venu à « remercier le négrier qui a transporté ses ancêtres ». Encore une fois, il est temps que l’Homme noir se réconcilie avec lui-même. Une des voies de cette réconciliation ? Je l’ai déjà dit ici, 52 pays en Afrique, c’est trop. En effet, alors que l’Afrique compte presque 1 milliards d’habitants, la moitié de cette population vit dans 7 pays. Tant que nous aurons de petits Etats, ce genre de relations perdurera.
Diogo Diallo, mardi 22 février 2011
Mr baldé, je crois au lieu que la jeunesse africaine se tourne toujours vers un autre; elle devrait savoir créer sa propre richesse et collaborer de façon loyal avec qui elle veut. Et ceux qui parle de donner raison à Sékou Touré le boucher, je ne vois rien qui amène vers lui dans ce texte si ce n`est que contredire l`auteur de cet article. En fait si la France a fermer les yeux pour tous les crimes commis en Afrique dans les temps ou même a participer dans d`autres; Sékou Touré lui a commis ces crimes tout seul sachant que la France n`avait pas une vraie force en ce moment en guinée. Mais il a toujours vu des complots partout autour de lui comme si son pouvoir était plus important que la vie de tous ceux qu`il tuait.
mamadou saliou bah, mardi 22 février 2011
La dame Eva Joly risque de donner raison , quelque part a SEKOU TOURE . Ce que je ne souhaite pas .
mamadou saliou bah, mardi 22 février 2011
" Ce qu`une generation a fait une autre peut le defaire " . C`est quand meme la generation de EVA JOLY qui a fait LA FRANCE AFRIQUE . De quoi pleurniche t elle ? Elle savait tout ce qui se passait avant l`affaire ROLAND DUMAS et ELF .
balde, mardi 22 février 2011
Après la lecture de ce extrait facinant, je me suis immédiatement demandé pourquoi, après tout ce que cette france a fait aux Africains, pendant et après la colonisation, pourquoi les africains continuent à croire à la coopération sincère avec ces colonisateurs. Cette ancienne puissance est plus nuisible que les rebellions qu`elle forme contre nos pays. Cette france est très pauvre. Elle nourrit ses citoyens des produits de nos ressources naturelles. Mais, je dis bien mais, la Chine, la Republique de Chine dis-je, est une grande alternative vers laquelle la jeunesse africaine devra se tourner à l`avenir.
karifa, mardi 22 février 2011
Ou sont passés nos professeurs fârouches défenseurs de la France pour apporter une corection à cet article lumineux?
Gandhi, lundi 21 février 2011
Oui Mr Bangoura, Sékou Touré était un nationaliste et les rares qui ont pu afficher leur patriotisme ailleurs l`ont souvent payé de leur vie. Cela n`excuse pas les crimes commis sous son régime pour des motifs fallacieux. Ne pas oublier que les terroristes sont des résistants pour d`autres et réciproquement, tout dépend de quel côté on se trouve pour obtenir la bonne qualification. Par ailleurs, c`est aller un peu vite de croire que la Guinée de Lansana Conté était aux ordres (de qui ?) En revanche, je ne suis pas d`accord avec cette généralisation qui fait que lorsqu`on est politicien on est pourri. Dans ce cas, on l`est autant de les laisser faire !!! Nos hommes politiques n`ont pas le niveau pour diriger un pays. Aux dernières élections, 24 personnes ont été qualifiées pour le premier tour, mais combien avaient la capacité. Il y en a qui n`ont même pas honte de s`être présentés, preuve que nous sommes tombés bien bas. Dès lors, il est facile pour la France de manipuler des gens, qui ne pensent qu`à leurs intérêts personnels, la notion d`intérêt général leur étant complètement étrangère.
Conde Mamoudou, lundi 21 février 2011
je ne pouvais pas tenir mes larmes au moment où j`ai fini de lire cet article. C`est totalement épouvantable. Dieu est grand (super). Je crois qu`il y aura plusieurs d`autres qui sortiront pour dire vrai de ce qui est arrivé. L`Afrique a subi trop et continue à souffrir. Cependant, un jour, les choses changeront. Dieu ne dort pas. Peut Dieu continuer à protéger l`Afrique et nous donner les leaders qui travailleront dur, surmonteront tous leurs intérêts égoïstes de se battre pour les intérêts des gens (du peuple). J`avais de jolies idées de ces histoires mais je n`ai pas été vraiment sûr s`ils étaient vrais ou non. Particulièrement, après a passé l’enseignement (éducation) formel, j`ai été ainsi recrutant pour en écrire dans le cas où les gens(le peuple) me demandent de ma source que je n`avais pas en main. Ainsi, je remercie l`auteur cet auteur et Peut Dieu nous donner plusieurs d`autres qui révéleront beaucoup plus d`histoires de ce qui est arrivé dans notre histoire. Il est tout à fait clair que nous sommes non seulement en arrière en raison de l`esclavage, mais aussi en raison du système qui mettait en place
Youssouf bangoura, lundi 21 février 2011
Plus les temps passent, plus j`admire Sekou Touré, plus je lis les temoignages, plus je renforce ma conviction, à mes yeux, il est le seul africain depuis 1958 jusqu`à maintenant à connaitre et comprendre la France . On peut dire sans avoir l`air rigolo que la Guinée etait le seul pays francophone independant 1958 à 1984 . Je ne pense pas que les pays qui étaient ou qui sont amis avec la france sont mieux que nous . Ce toignage de Mme Joly, prouve avec aisance que l`afrique ne doit rien mais absolument rien attendre de la France, cette dernière,est egoiste, hypocrite et corrompue, toutes les corruptions en afrique sont d`origine française . Mais le hic, les politiques et les intellectuels africains sont tous des pourris, ceux qui se reclament de l`opposition, le sont tant qu`ils n`atteignent pas la mangeoire, une fois dedans, c`est fini . Que faire, qui pour sauver l`afrique ? Tous nos hommes politiques opposition et pouvoir sont tous dans la poche de la France . Parfois, j`ai même l`impression qu`un africain ne cherche le pouvoir que pour servir la France .
balde, lundi 21 février 2011
Voilà les causes qui ont poussé les francais, à travers leur OIF et compaoré le mercenaire d`Afrique a user de tous leurs moyens pour imposer un des leurs à la Guinée. Tout président africain qui n`acceptera pas de verser les avoirs de son pays dans les caisses de l`Elysée n`aura pas longue vie. Mais tout cela finira bientot. Car l`Afrique commence à se reveiller avec ces multiples revolutions arabes.
Thierno Aliou Bah, lundi 21 février 2011
A qui la faute ? L’égoïsme et la naïveté de l’africain en sont probablement responsables. Nous n’avons pas su nous prendre en charge depuis nos pseudos indépendances. Ceux qui ont essayé de résister au dicta de la France ont payé de leur vie. La déclaration universelle des droits de l’homme stipule que les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits. Si nous voulons que ce principe puisse se défendre, il faut changer certaines façons d’agir. A défaut, il convient de se demander si le sous-développement ne profiterait-il pas à certains pays riches ? La distribution doit se faire en faveur de la société tout entière et non en faveur de quelques individus ou quelques pays. Ainsi seulement préserverions-nous les principes humanitaires. Si nous continuons de la sorte, de nouveaux mécanismes de sélection entre les pays industrialisés et les pays pauvres vont apparaître. Mais si c’est la valeur monétaire des personnes ou des Etats qui prévaut, ce sera le début d’une nouvelle ère inéluctable de haine à l’image du divorce entre la France et certaines de ses anciennes colonies d’Afrique. Le développement économique (ou la modernité) ne relève pas seulement du savoir faire ; il est la consécration de certains comportements moraux sacrés des Hommes face aux problèmes socioéconomiques des plus démunies. Il faut en finir avec les combines (la Françafrique, par exemple) ou aux ‘‘stratégies d’aide au sous-développement’’ au profit de méthodes plus humaines et équitables. Quitte à nos Etats de s’organiser pour représenter leurs intérêts avec assez de courage et d’intégrité pour stopper les injustices à caractère exogène. Ce magnifique extrait d’Eva Joly est un appel à la prise de conscience des africains de leur passivité et des frictions internes qui contribuent aux déséquilibres socioéconomiques. Réveillons-nous et prenons notre destin en main car le développement est endogène. Il faut arrêter de caresser les impérialistes ou certaines institutions internationales dans le sens du poil pour des rendements historiques médiocres. Un pays qui ne peut pas s’assumer sur les plan économique, financier, culturel ou alimentaire ne peut pas prétendre à une souveraineté étendue (ou absolue). Aujourd’hui il faut adopter les bonnes habitudes car aucun programme d’assistance internationale ne pourra nous sortir du sous-développement à moins que nous n’embrassions de nouvelles méthodes de travail et d’interactions sociales créatrices de valeur. Monsieur Sékou Touré est diabolisé pour n’avoir pas mis nos ressources naturelles au profit du développement. Mais après plus de vingt-six (26) ans d’économie de marché et d’ouverture de notre pays aux investissements étrangers, qu’en est-il du bilan économique de la Guinée ? Pas grand-chose à se mettre sous la dent. Selon Stiglitz (2003), le revenu qu’apportent les concessions minières, s’il n’est pas détourné, est parfois inestimable, mais le développement est une transformation de la société. Un investissement dans une mine située dans une région reculée ne contribue guère à cette mutation, sauf par les moyens financiers qu’il apporte. « Il peut aider une économie où il existe des poches de richesse, mais cette forme d’économie n’est pas une économie développée ». L’ancien président Sékou Touré l’avait compris. Même si la Guinée ne possède pas les technologies de pointe ou les compétences humaines pour valoriser ses ressources naturelles, ces ressources lui appartiennent et la décision d’en jouir ou pas lui revient. Pour ses opposants irréductibles, il faut préciser qu’il ne s’agit pas ici de débattre de la nature dictatoriale du régime mais de justifier la nécessité de s’inspirer de certains de ses idéaux pour apporter un regain de vitalité à notre souveraineté nationale. Fin de précision.
Conde Mamoudou, lundi 21 février 2011
I could not hold my tears by the time I finished reading this article. It is totally terrible. God is great. I believe there will be many others who will come out to tell true about what happened. Africa has suffered too much and continues to suffer. However, one day, things will change. God is not sleeping. May God continue to protect Africa and give us leaders who will work hard, overcome all their selfish interests to fight for the interests of people. I had pretty ideas about these stories but i was not really sure whether they were true or not. especially, after went through formal education, i have been so recluctant to write about it in case people ask me about my source which i did not have in hand. So, i thank the author this writer and May God gives us many others who will reveal many more stories about what happened in our history. It is quite clear that we are not only backward due to the slavery but also due to the system which was putting in place by the West, which purpose is to get our resources and develop their countries. God sees everything and will never let us down. This can be a testimony for us (Africans) to unite and understand that we only have one common enimy. We should not let these criminals to laugh at us after all they have done to us.Please brothers let us unite and face to our common enimies.
mohamed sampil, lundi 21 février 2011
Merci Mme JOLY de votre éclairage..Nous nous doutions de ce côté " jardin " des relations franco-africaines mais jamais à ce point..Epoustouflant votre témoignage qui ne décrit que le 5e de ce qui se passe en réalité côté sous-sol...Les Africains devraient s`en inspirer en créant des grands ensembles régionaux voire des états fédéraux...Hélas à l`intérieur de nos micro-états les ennemis de l`afrique ( des africains eux-mêmes ) nous divisent alors que le véritable combat est ailleurs...Merci Mme EVA JOLY.. Enfin s`agissant de Bernard Kouchner , actuellement à Conakry pour dit-on réformer notre système de santé, ce témoignage de Mme JOLY, apporte de l`eau à mon moulin quand je dis et ecris que le french doctor n`a ni la formation , ni la compétence pour cette mission que lui a confié son jumeau...Sans être NOSTRADAMUS...on en reparlera dans pas longtemps...En effet si avec cette aussi longue période de présence française au Gabon, le taux de mortalité infantile et l`espérance de vie des Gabonais est à ce point, c`est à désespérer....Alors il nous reste a en tiré les conséquences...Je suis convaincu que les états africains devraient rapatrier tous leurs cadres de la diaspora et les étudiants dès la fin de leur scolarité pour servir leurs pays comme font les Asiatques ou les pays du golfe (Iran...par ex..).Un autre voeu pieux ..Nos dictateurs ayant d`autres chats a fouetté...Pauvres de NOUS...Mohamed Sampil
FIDEL, lundi 21 février 2011
Je signe: si la France avait preconnisé en Guinée, une politique autre que le brigandage, l`évolution des droits de l`homme aurait connu un autre élan!!! Fidelito
Yves, lundi 21 février 2011
Le site des frustres

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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