lundi 12 janvier 2009
L'Histoire se répèterait-t-elle en Guinée ?

Ce Communiqué fait en son temps, sur la situation en Mauritanie, serait-il valable pour la Guinée ?

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef de la Garde présidentielle, le dirigeant du Haut Conseil d'Etat (exclusivement formé de 11 militaires), a chargé ce civil de former « un gouvernement de transition ».

En Afrique, comment s’éternise au pouvoir, un pouvoir civil pourri et oppresseur du peuple ? Grâce à la garde présidentielle, garde prétorienne au-dessus de l’armée nationale.

A sa tête, des officiers corrompus qui protègent la civile marionnette au pouvoir et qui spolient les richesses du peuple, derrière ce paravent. Et pendant 10, 20, 30 ans, le peuple est martyrisé, battu, les journalistes emprisonnés, les bouches cousues, la drogue un fléau, les trafiquants au frontière, maîtres de l’économie en décadence.

Dans tous ces pays dirigés par un civil associé à des officiers corrompus, on peut lire à la porte d’entrée « mange la bouche fermée ».

Tous les régimes militaires sont dictatoriaux donc par essence, non démocratiques, donc non populaires. Si par malheur le président démocratiquement élu n’obéit plus aux injonctions des militaires, ou ne regarde plus dans la même direction que ceux qui lui ont prêté des yeux, c’est alors le coup d’état. Et le chef de la garde présidentielle, devenu chef d’une junte salvatrice, promet l’instauration prochaine d’un gouvernement issu d’élections libres et démocratiques !

De qui se moque-t-on ? Le général Mohamed Ould Abdel Aziz et le Haut conseil d'Etat doivent être bannis de la communauté internationale. Le premier ministre ne doit être reçu par aucun gouvernement, car les textes existent et ont été ratifiés par les Etats de l’UE et de l’UA.

Anjouan est là, s’il le faut, pour rafraîchir les mémoires. L’Union africaine (UA) a participé à l’opération baptisée "Démocratie aux Comores", sur l'île d'Anjouan. L'offensive a rétabli, par la force, l'ordre légal et constitutionnel sur Anjouan.

L'objectif était de chasser le président d'Anjouan, le colonel Mohamed Bacar, dont la réélection en juin 2007, n'a été reconnue ni par l'Union des Comores, ni par l'UA. Bacar avait pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2001, puis avait été élu président d'Anjouan en mars 2002. 

Deux poids, deux mesures ? Non ! La même chose doit être appliquée au général Mohamed Ould Abdel Aziz et le Haut Conseil d'Etat, dont certains officiers doivent être poursuivis pour torture.

Aux peuples mauritanien et africain qui souffrent de notre malgouvernance, nous leur transmettons toute notre solidarité et notre conviction, que le plus vil des gouvernements civils, issus d’élections frauduleuses, restera toujours mille fois meilleur qu'un gouvernement issu d’un coup d’état militaire.

Il restera quand même, que tous deux doivent être dépassés par l’Afrique actuelle, dont les combats, nombreux, sont ailleurs.

Que l’on ne nous fasse pas, non plus, le coup de judo du Général ATT sauvé au Mali, par une décision de la cour constitutionnelle.

Le secrétaire général du BRDS
Professeur El Hadj Hamidou Diallo
pour
www.guineeactucom

Dakar, le 15/08/2008

 

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Vos commentaires
Bangaly Traore, lundi 12 janvier 2009
Merci Mr Diallo pour votre analayse,le cas de la guinee est different des autres pays.Car la guinee est en retard sur tout les plans de developpement d`une nation,apres 50ans d`independance.Selon mes analyses,il faut etablir la justice,pour cree un Etat democratique dans notre pays.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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