vendredi 19 novembre 2010
L'égalité républicaine, ainsi que les droits de l'Homme sont-ils remis en cause ?

Le comportement des représentants de l’Etat, notamment celui des forces de l’ordre, semble indiquer que oui. Aujourd’hui, au-delà des élections, au-delà des manifestations et au-delà  des tensions interethniques se pose la question du respect de la légalité des droits de l’Homme par les forces de l’ordre. Les habitants de la banlieue et de la Moyenne Guinée subissent une répression disproportionnée et systématique. Des militaires pénètrent dans les concessions, volent et tuent. Pourquoi cette présence militaire massive au Fouta alors que les peulhs tués et chassés de la Haute Guinée n’ont bénéficié d’aucune protection de la part de l’Etat. Je suis tout à fait conscient que ces violences n’ont pas étés orchestrées par la communauté « malinké », mais par des  groupuscules haineux. Ce qui est révoltant dans cette histoire, c’est que ces individus bénéficient d’une impunité totale. L’Etat n’a pris aucune mesure pour  sécuriser les victimes. Cette impunité ajoutée aux événements du 28 septembre a frustré la communauté peulh à juste titre. D’où la psychose dans cette communauté. Tous les Guinéens peulhs, soussous, malinkés et forestiers ont le devoir de condamner les violences dont sont victimes les peulhs. Il y va de la cohésion de notre nation. Le minimum de confiance, entre communautés, nécessaire à un contrat national, disparaîtra s’il n’y a pas un sursaut de solidarité, un sursaut républicain (signifie un traitement égal de tous les citoyens de la part de l’Etat). Et ce n’est pas en niant violences que la confiance sera restaurée. Les compatriotes, notamment de la Haute et de la Basse Guinée, sachez que des familles de vos amis et camarades de classes sont chassés de leurs maisons. Sachez que des personnes âgées, des femmes qui peuvent êtres vos parents  sont humiliés et violentés. En ce qui me concerne, je dis clairement aux compatriotes que tous les jeunes membres de ma famille ont été obligés de quitter la ville de Labé pour aller se réfugier à la campagne parce que tous les jeunes sont systématiquement pourchassés dans la ville. Je demande à toutes les personnes dont les familles ont été inquiétées de quelque façon que ce soit, de prendre la parole pour informer les autres membres de la communauté guinéenne de ce qui se passe. Dans ce contexte postélectoral difficile, l’Etat se doit d’être exemplaire pour apaiser les tensions, mais au lieu de cela, il les suscite par la répression systématique et l’impunité.

Nous devons nous mobiliser tous pour qu’aucun Guinéen ne soit plus tué ou violenté par l’armée pour quelque raison que ce soit. Nous devons organiser un sitting pour souligner notre indignation face à l’utilisation excessive de la force de la part de l’Etat contre une communauté.


Mamadou BARRY, Lille
Doctorant CLERSE/Lille1
Economie de Développement/Gouvernance Mondiale de la santé


www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Ansoumane Doré, samedi 20 novembre 2010
A quoi bon poser ce genre de question qui a été qui la réalité de la Guinée depuis très longtemps?
mohamed sampil, samedi 20 novembre 2010
La république n`a jamais existé dans notre pays...
Alpha Rafiou Diallo, vendredi 19 novembre 2010
Bérété,peut-être que les français ont commis l`erreur de nous réunir sous le même drapeau(...).Force est de constater que le mépris et la provocation que vous nous témoignez aujourd`hui,n`est que la traduction de votre obsession du pouvoir politique depuis le départ des colons...Le fouta et aussi de cadres soussous,forestiers et malinkés ont payé un lourd tribu du régime sékoutouréen et vous voulez perpétuer la même chose...Là,nous n`allons pas vous laisser faire,autrement nous ruinerions les fruits de tous les sacrifices consentis par nos chers disparus.FINITO!
Barry A., vendredi 19 novembre 2010
BERETE, n`ajoutez rien. Nous avons déjà compris. C`est pourquoi nous disons que puisque vous confirmez nos soupçons : « personne n’est disponible de vous assister dans votre demande, parce que tout le monde en a marre de vous » tout cela à cause de Dalein dites-vous ; nous avons été incapables de nous entendre dans l’unité et la fraternité, alors soyons capables de nous entendre dans la séparation de préférence pacifique. Comme ça, vous aurez votre Guinée ou votre « grand Mandé » et nous nous aurons notre Fouta, comme par le passé. D’accord ?
BERETE, vendredi 19 novembre 2010
Votre parole a une chance si vous étiez acuser, moi j`ai mes parents en passant à Maamou pour Kouroussa, leur vehicul etaient arreté et depuillé de leurs bien et être blessés, il plus d`une centaine sont dans les hopitaux de Dabola, qui n`ont pas pu joindre leur destinations pour la fête, avez vous droit de ce la, faire d`abord tes devoires avant que les autres t`apporte tes droit. il faut etre realiste, un voyou delinquant, predadeur peut être president de la Guinée, c`etait votre tour si, je dis bien si vous avez bien choisi le candidat, on connais bien Dalein, son passé n`echappe personne en Guinée. personne n`est disponible de vous asister dans votre demande, par ce tout le monde en a mar de vous.
KAMANO, vendredi 19 novembre 2010
Je désapprouve l`opprobre de l`armée Guinéenne contre des populations qu`elle est censée apporter soutient et réconfort en ces moments difficiles d`enfantement de la DÉMOCRATIE.Je conteste aussi la naissance dans notre pays des VELLÉITÉS COMMUNAUTARISTES. il n`y a à mon sens pas de communauté en Rep. De Guinée mais des populations hétérogènes qui partagent la même culture , langue et tradition fondu dans le creuset de la NATION GUINÉENNE.Ce distinguo de singularité n`est pas de nature à aplanir les divergences et favoriser l`Unité Nationale au contraire, c`est source permanent de discorde .Ceci est un thème à réflexion pour nos intellectuelles ET cOORDINATIONS REGIONALES. Je peux comprendre que des raisons électoralistes puissent pousser à l`origine les sieurs SIRADIOU ET BAH MAMADOU à Y FAIRE RÉFÉRENCE dans les années 1991 et je serai d`avis qu`ils n`envisageaient pas que cette forme de collaboration mise en exergue puissent prendre un tel élan.Je suis Kissi et s`il arrive bonheur à un Kissi je me dirai qu`un Guinéen a eu le bonheur qu`il partagera volontiers avec nous et ne réfléchirai pas en terme de communauté .Les dangers d`une telle stigmatisation sont eux réels et l`envers de la médaille aussi. RÉFLÉCHISSONS ENSEMBLE POUR LE BIEN DE CE PANIER à CRABE.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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