samedi 23 février 2008
L'ascension d'Obama, avec le reste du monde en observateur.
Barack Obama

Le marathon électoral américain aborde aujourd’hui la plus dure de ses étapes, dans les états comme Texas, Pensylvanie, Ohio, les choses s'annoncent très difficiles et, déjà le monde entier se passionne pour le phénomène Obama. Certes, la route est longue jusqu’à l’investiture des candidats cet été, puis jusqu’au scrutin présidentiel du 4 novembre. Du côté républicain, on est presque rassuré de qui sera l'adversaire du camp démocrate. Mais le sénateur Barack Obama est déjà entré dans la légende en désarçonnant Hillary Clinton dont la candidature s’imposait presque comme une évidence dans le camp démocrate. Au point que comme elle a à nouveau perdu jeudi, l’épouse de Bill Clinton est sérieusement fragilisée dans sa course à la Maison Blanche.
Mais, bien sûr, Barack Obama, fils d’un père kényan et d’une mère américaine blanche, est surtout entré dans l’histoire comme le premier noir à arriver en tête chez les démocrates dans un caucus électoral, surtout dans des Etats comme: Iowa, Utah, Idaho,...et autre Nebraska, qui comptent à peine 5% d’électeurs noirs. Cette question n’est pas anodine dans un pays qui a connu un tel passé de discrimination raciale. Ni dans des sociétés de plus en plus multiculturelles.
Le reste du monde assiste fasciné à cette bataille électorale dans le camp démocrate, une des plus disputées depuis longtemps. Signe des temps, la primaire du tout petit New Hampshire (à peine plus d’un million d’habitants), reçoit une couverture médiatique digne d’une élection nationale.
Le reste de la planète, y compris le continent africain, sait que l’issue du scrutin présidentiel américain sera lourde de conséquence aux quatre coins du monde. D’abord parce que l’héritage que laissera derrière lui George Bush est tout simplement désastreux, et pas seulement à cause de la guerre en Irak. Il laissera une situation plus dangereuse que celle qu’il a trouvée en prenant les rênes de la première puissance mondiale il y a sept ans.
La personnalité de son successeur importe, car sur la guerre ou la paix dans le monde, sur l’état de l’économie mondiale, ou encore sur la lutte contre le réchauffement climatique, les décisions du président des Etats-Unis pèsent lourd.
Et Barack Obama, de ce point de vue, a tout pour incarner le changement auquel aspirent aussi les citoyens du monde désespérés par les années Bush. Même si, évidemment, il est un pur produit du système politique américain, et se montre plus habile à séduire et à se "vendre" qu’à emporter l’adhésion sur un programme précis. Comment, par exemple, sortir d’Irak, un conflit auquel il s’est opposé dès l’origine contrairement à Hillary Clinton...
Même sans se faire trop d’illusions, il est clair que le monde sera mieux à même de repartir sur de nouvelles bases avec un président démocrate qu’avec un républicain comme John McCain un proche de l'administration Bush et supporteur fervent de la politique de Bush et de la guerre en Irak, actuellement en tête dans son camp.
Le camp démocrate dont les résultats risquent de se reposer sur  les voix finales des "Supers délégués" chose qui risque de faire basculer le camp démocrate,  favorisera le camp républicain.
Au vu des observateurs, le mieux du coté démocrate serait de favoriser l'expression populaire par rapport a celle des Supers délégués pour éviter la récidive du coup de foudre de la convention de 1972 dans le Miami Beach.
 
2008  l'annee OBAMA? les chances se joueront au Texas, en Pennsylvanie et dans l'Etat de Ohio avec le reste du monde en observateur.
 
Amadou S DIALLO. Washington DC.pour www.guineeactu.com

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Vos commentaires
Mamane Kaba, mardi 26 février 2008
CET HOMME A TOUT POUR ÊTRE LE FUTUR PRÉSIDENT AMÉRICAIN ET CE SERA BIEN MERITÉ.

Dernière mise à jour 25/06/2011 13:53:55
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